Alain Jean-Mairet » La leçon du Londonistan

La leçon du Londonistan

Aucune capitale occidentale n’a fait autant pour accommoder les islamistes, depuis les années 1990, que le Londonistan. Mais, après le tout de même inacceptable 11 septembre 2001, le gouvernement britannique dut prendre des mesures contre le terrorisme et perdit bientôt le bénéfice de son accord de sécurité avec ses islamistes.

Dès janvier 2005, les Musulmans britanniques furent donc enjoints soit à quitter le pays, soit à y pratiquer le djihad. Les premiers attentats «réussis» qui s’ensuivirent firent plus de 50 morts et plusieurs centaines de blessés, des actes, il faut le rappeler, en accord avec les textes coraniques.

Quels enseignements en tirer?

La présence bien tolérée d’une large communauté musulmane ne permet pas de prévenir des attentats islamistes de grande envergure. Les tueries de Londres ont nécessité de nombreux exécutants et partenaires, au cours de plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Et rien n’a transpiré, malgré, par exemple, les excellentes relations du maire de Londres, Ken Livingstone, avec un islamiste notoire. On ne peut donc pas compter sur les Musulmans pour empêcher d’autres Musulmans de faire le djihad.

Une fois qu’une vaste communauté de Musulmans est installée dans un pays, il devient extrêmement délicat d’y intervenir contre les éléments extrémistes. Toute attaque efficace à leur encontre est présentée comme une croisade moderne et sert de motivation à des attaques terroristes. Il devient impossible d’appliquer la loi.

Les communautés musulmanes dans les États occidentaux sont donc autant de foyers de terrorisme potentiels. Nous avons le choix entre leur laisser toute latitude et ne jamais intervenir vigoureusement contre les extrémistes parmi eux, ou subir des attaques terroristes.

Au-delà des motifs profonds de cette situation et des points de vue adoptés à son endroit, il faut y faire face, et réfléchir aux mesures à prendre à la lumière de cette réalité, aussi désagréable soit-elle. Si nous ne tenons pas compte du danger inhérent aux communautés musulmanes, nous subirons le sort de Londres, de New York, voire du Liban ou de l’Algérie.

D’autre part, l’option de non-résistance, la solution qui consisterait à faciliter au maximum l’accueil des communautés musulmanes, en somme à tout leur permettre au motif qu’une fois leur intégration accomplie, une fois l’Islam à l’aise chez nous, leur présence serait finalement bénéfique, n’est guère viable non plus, comme le montre, par exemple, une comparaison entre la liste des États islamiques et celle des États garantissant les droits politiques et les libertés civiles de leurs citoyens.

Ainsi, si nous voulons conserver les acquis de la démocratie, nous n’avons d’autre choix que de rejeter totalement l’Islam, de refuser absolument toute entrée en matière avec les représentants de cette religion avant qu’ils n’aient fait la preuve, ailleurs, de leur compatibilité avec ce qu’il est convenu d’appeler ici la tolérance. Nous devons, nous sommes tenus, en regard de nos principes constitutionnels et moraux les plus élémentaires, d’interdire l’Islam. Tout en respectant, naturellement, la liberté de conscience. Et cela est parfaitement possible.

En Suisse, la mesure dans laquelle les religions sont libres de s’organiser et de répandre leurs dogmes dépend aujourd’hui des cantons. C’est en même temps un avantage et un risque. Un avantage car les procédures sont ainsi multiples et différenciées, donc complexes et peu gratifiantes, si bien que peu de mouvements islamistes s’y sont encore attelés: la Suisse est une proie difficile. Et un risque, car un seul canton peut largement suffire à créer une situation irréversible. Il y a donc urgence à créer une législation fédérale en la matière, autant que possible après un large débat public. Une initiative populaire me semble le moyen le mieux approprié.

Mais il faut aussi faire plancher les juristes, les spécialistes du droit pénal et constitutionnel, envisager de nouveaux concepts tels que l’élargissement du principe (ou, mieux, l’introduction du devoir) de précaution, afin de justifier valablement l’exclusion de toute manifestation organisée de la foi islamique dans les pays occidentaux. Il faut pour cela mettre en contact des juristes de haut niveau avec des experts critiques des textes fondateurs de l’Islam afin de mettre au jour d’une part les aspects irrémédiablement contraires à la civilisation du message répandu par les mosquées et d’autre part les moyens légaux et politiques de stopper la progression du fléau.

Les Musulmans qui craignent Dieu et lui font confiance ne s’en offusqueront pas – ils comprendront: pour eux, Dieu seul décide et ils savent bien que la politique a toujours été la plaie de leur foi. Ils se réjouiront, même – car il leur sera enfin permis de témoigner de leur qualité d’âme sans les vociférations et les mensonges des Musulmans politisés, qui accaparent systématiquement les manifestations sociales de leur religion

Si l’Islam paisible et généreux existe, c’est alors – ou jamais – qu’il apparaîtra.

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