Alain Jean-Mairet » Perles du Coran: les épouses du prophète

Perles du Coran: les épouses du prophète

On dit souvent qu’il est possible de tout trouver et son contraire dans les grands livres de la foi, et tout particulièrement dans ceux qui inspirent le djihad. S’il est vrai que les ouvrages inspirés, religieux ou pas, misent souvent sur des contradictions apparentes pour faire réfléchir les lecteurs, cette affirmation n’est vraie que d’une manière purement formelle pour l’Islam. On peut certes se concentrer sur des éléments sélectionnés pour en donner une image orientée, mais une vision globale indique clairement et systématiquement que l’Islam est fondamentalement, intrinsèquement malveillant et que seules des approches terriblement négligentes ou hypocrites permettent de lui accorder un quelconque crédit. Voici un exemple basé sur une récente apologie de Hani Ramadan consacrée aux épouses du prophète.

Il y parle d’abord de Juwayriya:

Après l’expédition militaire contre la tribu polythéiste des Banu-l-Mustaliq, remportée par les croyants, le Prophète épousa et affranchit une captive : Juwayriya bint al-Hârith.

J’ai un peu honte de jouer ainsi les rapporteurs, mais je pense qu’il est indispensable de signaler ici, car tous les croyants dignes de ce nom auront lu le texte entier et le sauront, que cette tribu a été attaquée par surprise et que ses femmes ont été violées par les soldats d’Allah avec l’assentiment explicite de son doux prophète. Plusieurs hadiths, même dans la très sélective collection en anglais de l’université de Californie du Sud, relatent l’événement (ici, ici, ici), car le prophète, le beau modèle, en aurait profité pour recommander de renoncer au coitus interruptus (que ses hommes semblaient trouver usuel) en de tels cas. Progrès?

Cela eut des conséquences étonnantes, car la plus grande partie de la tribu défaite avait été réduite à la captivité. Les Compagnons du Prophète  eurent le sentiment qu’il ne convenait pas de garder en captivité des proches de la nouvelle épouse de Muhammad, devenue «mère des croyants». Une centaine de familles furent ainsi libérées. (On rapporte qu’ils étaient en tout plus de 700). Toute la tribu des Banu-l-Mustaliq bénéficia de ce mariage librement consenti, et chacun vit dans l’Islam une religion de paix et de miséricorde. (…)

Il s’agissait de la fille du chef de la tribu que les Musulmans venaient d’attaquer, de piller et de réduire en captivité (ai-je dit que c’était par surprise?). Elle était très belle, disait-on. Après sa capture, Mahomet l’a rachetée au Musulman dont elle faisait partie du butin et l’a épousée, certes, mais sa «libération» vient d’ailleurs. Peu après, en effet, le père de cette jeune femme était venu payer sa rançon, à Mahomet.

Alors, le père a demandé à la jeune fille, qui venait d’être ainsi libérée, réellement libérée, si elle préférait rentrer avec lui ou rester avec le prophète des Musulmans. Et elle aurait en effet déclaré préférer rester avec Mahomet, ce qui a entraîné la libération de son peuple, comme, sans doute, elle le savait. On raconte qu’elle était très, très pieuse, et qu’à chaque fois que Mahomet pénétrait dans sa case, il la trouvait profondément absorbée dans ses prières. 

Puis HR mentionne deux autres cas dans lesquels on peut certes exclure que le prophète ait agi par luxure, car il s’agissait de femmes âgées, auxquelles il accordait ainsi sa protection. Mais on peut tout de même s’interroger sur l’aspect fort indifférencié de l’institution du mariage dans cet esprit. Est-il bien souhaitable que des hommes puissants doivent épouser des femmes nécessiteuses pour leur venir en aide? Le mariage comme institution d’aide sociale? Le prophète faisait loi, à l’époque — en faisait-il une bonne avec de telles décisions?

Ensuite, HR nous enseigne la chose suivante:

Il faut savoir en outre que certaines épouses du Prophète, en tant que mères spirituelles des croyants, étaient des savantes dans divers domaines, notamment en matière de jurisprudence islamique (fiqh).

Le prophète aurait eu tant de femmes afin qu’elles soient en nombre suffisant pour porter témoignage de son génie juridique. En effet: 

«Et souvenez-vous (ô femmes du Prophète) des Versets de Dieu et de la Sagesse qui sont récités dans vos maisons. Dieu est, en vérité, Subtil Bienveillant et Parfaitement Connaisseur.» Coran 33/34

Oui, si bienveillant et connaisseur qu’il estime nécessaire de dire aussi (on ne sait jamais), à ces mêmes femmes:

Coran 33:30
Ô femmes du prophète! Celle parmi vous qui pratique une turpidure manifeste, le châtiment lui sera redoublé au double!

C’est aussi dans cette sourate que «Dieu» leur dit:

33:33
Fixez-vous dans vos maisons. Ne vous exhibez pas
comme l’exhibition de [l’époque (précédant l’Islam)] de la première ignorance. Élevez [la salat], donnez [la zakat] épuratrice et obéissez à [Allah] et à son envoyé. (…)

33:36
Lorsque [Allah] et son envoyé ont décidé d’une affaire, il n’appartient pas à un croyant ou une croyante d’avoir le choix dans leur affaire.

33:51
Tu fais attendre qui tu souhaites parmi elles, et tu abrites chez toi qui tu souhaites. Puis nul grief sur toi à rechercher l’une de celles que tu avais écartées. (…)

33:52
Il ne t’est pas permis
après cela [avoir pris une 7e épouse], de prendre des femmes, ni de les échanger contre d'[autres] épouses, même si leur beauté t’étonne, à l’exception de ce que ta main droite possède [les esclaves].

33:59
Ô prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leur mante [jalabibihinna / jilbabs].

Puis le coran retourne à sa routine:

33:61/62
Maudits! Où qu’on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement. C’est la loi [d’Allah] pour ceux qui sont passés auparavant. Jamais tu ne trouveras de changement dans la loi [d’Allah].

33:64/65
[Allah] a maudit les mécréants et leur a préparé un brasier. Ils y seront éternellement, à jamais. Ils ne trouveront ni allié ni secoureur.
etc.

Et HR à la sienne:

Toutes [les femmes du prophète], sans exception, considéraient comme un honneur de vivre sous la protection de Muhammad, et aucune n’aurait cédé sa place, tant leur amour pour la personne du Prophète était grand. (…) toutes, sans exception, choisirent Dieu, Son Messager, et l’au-delà…

Autres perles:
Perles du Coran: «la liberté religieuse»
Perles du Coran. «La preuve»

Comments

  1. fingers
    June 13th, 2008 | 8:21 am

    Le comportement induit par la croyance islamique semble correspondre au tout premier stade du développement moral établi par Kohlberg,
    Constat qui s’avérerait plutôt rigolo si cette croyance n’essayait pas de s’imposer par tous les moyens à ceux qui ont justement dépassé ce stade-là.

  2. June 13th, 2008 | 12:48 pm

    Que ce soit Hani ou Tarik Ramadan, ils ont trouvé un filon pour assoir le dogme islamique et c’est les femmes. En pratiquant ces soit disant enseignements, ils prêchent pour donner à la femme un statut de “spirituelle” et comme soumission à  l’adoration du “beau modèle” Mahomet, sa doctrine,  ces épouses…
    Voilà deux modèles, un pour la femme et un pour l’homme islamisés… C’est dans cela, qu’ils voient l’égalité des sexes dans la pratique de la “piété” et la “dawa” , qui attire les nouveauux convertis, pour entre autre  le groupe des salafistes.
    Sans la domination des femmes point d’islam!

  3. tol
    June 27th, 2008 | 9:09 pm

    Comment admettre que mahomet, le beau modèle, aux femmes sinombreuses n’ait pas été gratifié d’un fils par son dieu allah?

  4. 17lilirh153
    June 28th, 2008 | 8:44 pm

    Les épouses du prophète (auto-proclamé) constituent un harem, donc un bordel, ce qui signifie que le  beau modèle
    de l’islam n’était qu’un souteneur  et cela se perpétue jusqu’à nos jours. S’il s’agissait d’une vertu ou d’une  promotion de la femme, il  y a longtemps qu’on n’en entendrait plus parler. C’est la femme qui sert de marchandise d’échange sur l’échiquier international et je me demande comment les banques de l’islam n’ont pas encore réussi à faire un tirage de femmes au lieu de billets. Puisse  allah y pourvoir.

  5. October 29th, 2010 | 5:10 am

    […] Source: AJM.CH […]