Alain Jean-Mairet » Qui a besoin des «services publics»?
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Qui a besoin des «services publics»?

La question va sembler abusive à beaucoup, car

Le «service public» est omniprésent dans le discours politique. Aucun parti n’ose le remettre en question: si le Parti socialiste suisse se définit comme «le parti du service public», les autres partis affirment tout au plus vouloir le réformer ou le moderniser, lorsqu’ils ne le soutiennent pas ouvertement. 

Mais elle mérite tout de même d’être posée. Et de recevoir, entre autres, les éléments de réponse élaborés (en français et en allemand) par l’Institut Constant de Rebecque, car 

Le «service public» sert de slogan pratique à bon nombre de politiciens, alors qu’en réalité les services publics consistent en des monopoles étatiques qui servent surtout à maintenir des privilèges pour certains, au détriment de la grande majorité des consommateurs.

C’est bien le coeur du problème. De toute évidence, certains services doivent être accessibles à l’ensemble de la communauté, mais il y a très peu de bonnes raisons, tangibles, de penser que l’État est mieux à même que l’économie privée d’assurer ces services.

Au fond, la raison la plus puissante provient de cette charlatanerie du siècle passé, le communisme, qui voulait croire que la recherche de profit est intrinsèquement malveillante et doit donc être sévèrement régulée. Mais aujourd’hui, alors que tous les systèmes communistes ont fait faillite, en maintenant leurs populations dans la médiocrité et le mensonge, et que la quasi-totalité des progrès qui ont profité à l’humanité peuvent être attribués à des sociétés capitalistes, il serait temps, vraiment, de jeter enfin le socialisme étatique dans la poubelle de l’histoire.

Comments

  1. Beaugeard F.
    October 3rd, 2007 | 9:40 pm

    ATTENTION ! les Services Publics privatises sur le moyen-terme, dans le monde anglo-saxon par exemple, fonctionnent tres mal (et ne servent plus qu’une minorite) ou periclitent carrement. Les acteurs prives ne reinvestissent tout simplement pas suffisament sur le long terme pour garantir leur perinite et profits.
    Lorsque des regles strictes de reinvestissements sont etablient et le but de Services Publics globalement preserve, c’est simple, personne n’en veut ! Si ce n’est que, rapidement toucher des aides puis les couler au profits de moyens concurents dont “ces repreneurs” sont parties prenants par ailleurs….

    C’est un jeu de dupe.
    Les marges de profits degages (au debut a l’avantage du consommateurs), sont rapidement reduites a l’avantage des actionnaires, les concurents sur le moyen terme s’entendant sur le dos des consommateurs pour ne pas tuer non plus, par des prix trop bas , la Poule aux oeufs d’Or !
    Les Services Publics (bien souvent utiles a la majorite pour des prix tres accessibles) doivent etre reformes (gestion moderne visant le profit) certes, mais doivent aussi (51%) rester dans le giron de l’Etat , seul a meme de les aider (au cas ou) et les organiser sur le long terme.
    Devoir reconstruire un service public apres des annees de gestion privee lamentable, s’avere exhorbitant (les infrastructures meme ayant ete sabotees). Il faut y reflechir a 2 fois avant de tout ceder.

    Pour certains adeptes du capitalisme du tout entreprise, Services Publics signifit seulement Heresie du refus de devoir faire de l’argent de tout meme du Principe de Solidarite. C’est pourtant une des bases de cohesion de nos societes modernes (tres peuplees, sur un espace reduit). L’oublier, c’est aussi nous engager sur une pente de precarite qui elle aussi a un cout social, donc financier sur le long terme.
    L’exemple d’une societe avec un Etat reduit au minimun est pourtant historiquement parlant : c’est le Monde Arabe !!!! ou des clans qui ne dirigent rien ont laisse la masse des pauvres a l’abandon (sauf pour les reprimer en cas de revolte) au sein de villes de l’Empire Romain tombant progressivement en ruines.

  2. October 4th, 2007 | 5:32 am

    Il n’est bien sûr pas exclu qu’un exploitant privé rate son affaire. Mais il est très excessif d’en faire, comme vous ici, une règle générale pour justifier l’intervention étatique systématique. Seules des fripouilles peuvent croire avoir intérêt à faire péricliter leur propre affaire. S’il y a certes des fripouilles dans le marché libre, il n’y en a pas plus que partout ailleurs. Et il est même très probable qu’elles ont la vie plus difficile sur le marché libre que dans les couloirs des administrations étatiques.

    La règle générale réelle est que l’économie fonctionne beaucoup mieux sans l’état, par le jeu normal du marché. L’intervention de principe de l’État apporte un élément rigide qui, d’une manière générale, entrave le bon fonctionnement du marché en y ajoutant des critères artificiels. Qu’ils semblent découler de bonnes intentions n’y change rien.

    L’intervention étatique est rassurante, mais en fait, elle est moins efficace que les mécanismes normaux du marché, basés sur l’intérêt général à disposer d’activités économiques vigoureuses. Et, à bien y réfléchir, elle ne protège guère que d’un nombre fort restreint de cas vraiment nuisibles et d’une large majorité de purs fantasmes. En contrepartie, elle crée un instrument qui, mal utilisé, permet de provoquer des catastrophes économiques majeures. Elle crée donc un risque bien supérieur à celui qu’elle prétend prévenir.

  3. Beaugeard F.
    October 12th, 2007 | 7:48 pm

    L’Etat doit s’inspirer pour sa gestion des societes privees (quoique ses buts soient differents, moins de notion de pur profit). L’Etat n’a pas a tout gerer et ses spheres de competences doivent etre reduites au minimum. Si des entreprises privees remplissent deja parfaitement, un secteur public, point n’est besoin de nationaliser. Seulement lors de denationalisation, il est necessaire d’inscrire par la loie, un niveau de reinvestissement eleve, et la signature d’une chartre contraignante pour le secteur concerne.
    MAIS, (pour vous repondre)
    la Liberte du Marche est sans ame et a tout momment se reformera en trusts, etc… Il faut l’encadrer par des loies rigoureuses de libre concurence, et de respect des droits de l’individu et du principe de reunion en son sein, meme contestataire. De meme, le jeu du marche est lui aussi sujet a erreur, ou devient nefaste pour certaines categories de la societe, voire porte prejudice a une stabilite economique donnee pour X raison. Il est important, qu’un etat puisse se reserver un levier pour influence, corriger, donner une direction le cas echeant.
    Comment ne pas exclure, par exemple, la possibilite de soutenir le pouvoir d’achat, en cas de crise economique, d’une partie de la population via les fonctionnaires ? C’est peut etre cher, mais c’est toujours mieux que de vendre l’ensemble d’un parc de production en faillite conjecturelle, a l’etranger. Alors que l’orage passe, une partie a pu etre sauvee, et est redevenue meme competitive apres restructuration.

  4. October 12th, 2007 | 8:42 pm

    Ce ne sont que des théories. L’économie fonctionne, dans les faits. C’est elle qui a une âme, celle formée par tous ses participants, dont la satisfaction est le but de tous. Pourquoi diable l’État (concrètement une équipe de théoriciens) saurait-il mieux que les acteurs du marché comment réagir aux effets qu’il provoque? L’État doit être le serviteur de la population, il doit donc obéir à l’économie, pas le contraire.