Alain Jean-Mairet » Mise au point pour Iran-Resist
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Mise au point pour Iran-Resist

Ce matin, Iran-Resist (IR) affiche une critique personnelle fort décevante. La pomme de discorde est un récent article de Daniel Pipes — Il faut déchaîner l’opposition iranienne — consacré à l’OMPI, un mouvement iranien au passé sulfureux. En tant que traducteur de cet article, je me sens interpelé.

IR déclare notamment:

À cette occasion, [Daniel Pipes] a écrit un texte élogieux sur l’OMPI et sa présidente Maryam Radjavi, appelant les Etats-Unis à réhabiliter ce mouvement et en faire son principal allié en Iran.  (…)

Dans cet article, Pipes nous invite à oublier la qualification de marxiste-islamique terroriste à propos de ce mouvement. (…)

Pipes s’adresse à des gens naïfs ou il prend ses lecteurs pour des idiots (…)

En fait, Pipes propose d’aider un groupe qui est incapable de s’auto-défendre et incapable de fédérer la haine des Iraniens pour les mollahs. (…)

Alors que Daniel Pipes avait écrit:

Comme Patrick Clawson and moi le suggérions il y a quatre ans, «pour dissuader les mullahs d’adopter une attitude hostile (soutenir le terrorisme contre les troupes de la coalition en Irak, fabriquer des armes nucléaires), il pourrait se révéler fort utile de menacer que les États-Unis ne rencontrent l’OMPI ou ne lui fournissent leur aide dans sa campagne d’information contre le régime». 

En relisant l’article de l’époque, on voit qu’il s’agissait, pour Daniel Pipes, de simplement cesser d’entraver l’action de l’OMPI. Daniel Pipes relève que le mouvement n’a plus recouru au terrorisme depuis des décennies, bien qu’il dispose d’une armée de plusieurs milliers d’hommes. Quelque 10.000 de ses membres ont été massacrés par les Mollahs en 1988, ce qui illustre bien la profondeur de son antagonisme envers le régime iranien.

Que l’OMPI soit capable ou non de fédérer les mouvements anti-gouvernementaux (est-il jamais utile de fédérer la haine, comme le propose IR?) est tout au plus écrit dans les étoiles. Il y a certes des raisons d’en douter, mais qui peut émettre ici de quelconques affirmations définitives? Et même si l’OMPI en était de toute évidence incapable, pourquoi l’empêcher de tenter sa chance, même sans «fédération», contre un régime qui constitue un ennemi autrement plus puissant et dangereux et dont les valeurs, toujours actuelles, sont au moins aussi inquiétantes que celles, semble-t-il réellement révolues, de l’OMPI? 

À titre d’exemple, le Hezbollah, lui, n’a jamais renoncé à l’usage de la violence contre des civils et il est reçu officiellement en France. Concrètement, en qualifiant l’OMPI de groupe terroriste alors qu’il ne représente plus de danger pour l’Occident, on fait une fleur aux mollahs. Ce n’est pas raisonnable. Il faut le dire.

Daniel Pipes propose des références pour chacune de ses assertions. IR choisit de faire croire que Pipes parle uniquement, en fait d’aide offerte par l’OMPI à l’Occident, d’images satellites provenant en fait d’Israël. Voici pourtant ce qu’on peut lire en suivant la référence indiquée par Daniel Pipes:

Can the MEK be useful? Yes. Western spy agencies are short on “human intelligence” – meaning spies on the ground in Iran, as distinct from eyes in the sky. Coalition military commanders should seek out the MEK for information on the Iranian mullahs’ agents in Iraq. The MEK can also supply key information on developments in Iran – where, despite a tendency toward exaggeration, it has had some major scoops. Its information in mid-2002 about Iran’s nuclear program, for example, was better than what the International Atomic Energy Agency knew, thereby leading a shocked U.S. government to kick off an investigation that confirmed just how far advanced the Iranians are toward building a nuclear bomb.

Daniel Pipes n’invite pas à «oublier la qualification de marxiste-islamique terroriste», il donne des raisons pour la considérer comme appartenant au passé de cette organisation:

Mais ces obstacles n’ont pas empêché l’OMPI de claironner que l’islamisme est la nouvelle menace mondiale, de fournir des renseignements importants à l’Occident (par exemple sur le programme nucléaire iranien), de terrifier le régime de Téhéran et de mettre sur pied de grandes manifestations de solidarité contre le régime iranien.

Et, dans l’article référencé (qui date de quatre ans):

Is the MEK a terrorist group? No. It used terrorism decades ago, when its members attacked Americans. For the last 15 years, however, the MEK has been organized as an army, and its only violent actions have been directed against the Iranian regime. Unlike Hezbollah (which targets Jewish community centers and shoots rockets into civilian areas), the MEK attacks specific regime targets. Unlike the PLO (whose leaders were terrorists more recently and arguably still are), the MEK really has foresworn this barbaric tactic.

Personne ne parle de faire de l’OMPI un «principal allié», comme le prétend IR pour mieux fonder une réaction en fait épidermique. Mais quelle autre organisation iranienne possède un rayonnement comparable en Occident? Sans terrorisme depuis des décennies? Sans théories conspirationnistes? Le passé de l’OMPI lui vaut des inimitiés sans doute justifiées, et qu’il ne faut certainement pas excuser, mais ceux qui ne misent pas sur l’avenir n’ont guère de chances d’en faire partie.

Et pourquoi de telles calomnies de la part d’IR:

En remontant même plus loin dans ses écrits, nous avons déniché un texte datant de 1980, dans lequel il se félicitait que grâce à la révolution islamique les Iraniens aient détruit toutes les grandes avancées industrielles et technologiques du régime du shah.

Cette présentation n’est soutenue d’aucune manière par le texte en question, qui compare la situation actuelle des pays producteurs de pétrole à celle de l’Espagne du XVIe au XXe siècle. Comme l’Espagne d’alors, qui vivait de ses gisements d’or et d’argent situés en Amérique du Sud et dont la richesse ne devait rien à ses qualités propres et à son travail effectif, les pays producteurs de pétrole profitent d’une rente de situation et risquent, comme l’Espagne de l’époque, de sombrer avec la diminution de leurs richesses naturelles. Dans ce contexte, Daniel Pipes notait (je rappelle que ce texte date de juillet 1980, quelques mois avant le début de la guerre Iran-Irak):

Il pourrait en être autrement en Iran. Depuis que le mouvement visant le renversement du shah a pris son essor, en 1978, les Iraniens se concentrent sur des questions politiques et ignorent presque entièrement les affaires économiques. Ainsi a eu lieu un événement majeur, mais peu remarqué: l’Iran a effectué sa transition vers une économie post-pétrolière. Il est devenu le seul producteur pétrolier majeur à avoir renoncé à ces enivrants milliards pour vivre par ses propres moyens. Cette transition n’est certes ni aisée ni terminée, mais elle s’est bien déroulée pour l’instant parce qu’elle était le résultat d’une action volontaire. (…)

Il y a deux ans, l’Iran exportait six millions de barils par jour; aujourd’hui, ses exportations ont baissé jusqu’à passer peut-être sous la barre du demi-million de barils par jour. En dépit du doublement des prix du brut, les revenus pétroliers iraniens ont chuté de près de 75%.

D’un certain point de vue, cet arrêt volontaire des exportations de pétrole pourrait bien être l’aspect le plus significatif de la révolution iranienne. Alors que d’autres pays n’envisagent pas encore la vie sans les milliards du pétrole, l’Iran a franchi le pas. Il continue de compter sur certains revenus pétroliers, et sa révolution n’est pas achevée, mais ses difficultés pourraient fort bien se révéler bénignes comparées à l’agonie d’autres exportateurs de pétrole. Le point essentiel est celui-ci: une catastrophe potentielle semble pouvoir être évitée aisément parce que les Iraniens eux-mêmes, et non un acteur extérieur, ont décidé de limiter leur dépendance du pétrole.

Hélas, cet élément positif ne s’est guère imposé, notamment à cause de la guerre engagée par Saddam Hussein. Mais pour tirer parti de cet avantage, il fallait commencer par en devenir conscient. C’est pourquoi Daniel Pipes en parlait, en mettait en évidence les tenants et aboutissants. De même qu’aujourd’hui il parle des implications prévisibles de la politique américaine (occidentale) envers l’OMPI.

UPDATE: voir le point de vue d’Eric Gaillot.

Comments

  1. July 23rd, 2007 | 7:02 am

    Faisant partie des “inconditionnels” (pour l’essentiel en tout cas) de Pipes, ajm ET Iran-Resist, je me sens naturellement pas trop à l’aise, vu que je partage tout à fait les doutes d’Iran-Resist sur la proposition de Pipes.

    Mais bon, comme je disais ailleurs, on peut pas être tout le temps d’accord sur tout même si on partage l’essentiel.

    Surtout en plus dans des situations où les options satisfaisantes disponibles sont si rares …

    Quant à la citation de l’article de Pipes de 80, Gaillot a raison qu’elle montre à quel point Pipes s’est alors (apparemment- j’ai pas lu tout l’article) planté sur la révolution khomeiniste.

    AJM: À quelqu’un qui a pris la peine de lire le tout, il apparaît qu’il s’agissait pour Daniel Pipes de souligner que les États producteurs de pétrole feraient bien de se dégager de la dépendance de cette richesse naturelle; et certainement pas de vanter la révolution islamique iranienne, pour laquelle cet aspect positif était de toute évidence purement fortuit. Cependant, le fait que cet exemple soit pris dans une communauté largement musulmane avait de quoi encourager d’autres États musulmans à suivre cet exemple, ce qui aurait contribué à stabiliser durablement leur situation politique et à diversifier, donc enrichir, leur éventail d’activités économiques. Ce qui, soit dit en passant, allait aussi dans le sens des intérêts américains bien compris.

    Comme d’ailleurs… la plupart des opposants au Shah de l’époque (et d’abord en Iran, OMPI compris!) qu’il a, comme on sait, royalement (quand il les a pas assassinés), roulés dans la farine!

    Résultats des courses: s’il est vrai que Pipes n’appelle pas à un soutien inconditionnel de l’OMPI mais simplement à les utiliser contre un pire ennemi, mon “gut feeling” est que ces gens-là sont vraiment pas nets (peut-on imaginer plus perverse combinaison: un hybride entre deux des pires totalitarismes de l’Histoire: le communiste ET l’islamiste!) et qu’on peut absolument pas leur faire confiance.

    Sans compter sur le plan opérationnel, comme le rappelle Iran-Resist, que leur ralliement à Saddam pendant la guerre et les milliers d’Iraniens qui en ont payé le prix les disqualifient totalement aux yeux desdits Iraniens sur lesquels une stratégie sérieuse de changement de régime doit nécessairement s’appuyer …

    http://jcdurbant.blog.lemonde.fr/2007/07/11/iran-qu%e2%80%99arrive-t-il-a-daniel-pipes-is-pipes-also-falling-in-for-the-peoples-jihadists-pretty-cheerleaders/

    AJM: Le principal obstacle à l’instauration de sociétés stables et productives au Moyen-Orient est probablement la culture de la propagande et du conspirationnisme qui y infeste la vie publique (et religieuse). Retenir les organisations qui font des efforts concrets pour sortir de ce schéma est une erreur, quoi que l’on pense de leur sincérité et de leur passé. Corriger ses erreurs, c’est aller dans le bon sens.

  2. July 23rd, 2007 | 1:47 pm

    “les Iraniens se concentrent sur des questions politiques et ignorent presque entièrement les affaires économiques. Ainsi a eu lieu un événement majeur, mais peu remarqué: l’Iran a effectué sa transition vers une économie post-pétrolière. (…) elle s’est bien déroulée pour l’instant parce qu’elle était le résultat d’une action volontaire. (…) D’un certain point de vue, cet arrêt volontaire des exportations de pétrole pourrait bien être l’aspect le plus significatif de la révolution iranienne”…

    Effectivement, le but de l’article n’était manifestement pas de rendre hommage à la révolution islamique, mais on peut quand même émettre des doutes sur le bien-fondé du choix d’un tel exemple.

    Vu qu’il s’agissait pour l’essentiel (il semble le dire lui-même puis se contredit en parlant d’action “volontaire” présentée comme un des grands apports de ladite révolution?) de l’effet (vous le dites vous-même) “fortuit”, ie. non voulu, de la négligence des questions économiques de la part de dirigeants majoritairement religieux (hormis les quelques partis d’extrême-gauche qui les avaient rejoints au début) et donc en fin de compte du gaspillage, sinon de la destruction, d’une importante capacité industrielle.

    Et surtout pour la remplacer par une économie planifiée dont on voit les résultats aujourd’hui (la tant vantée diversification n’ayant pas réellement eu lieu et le retour en force d’une oligarchie d’affairistes qui n’a rien à envier à celle de l’époque du Shah) …

    AJM: À l’époque où Daniel Pipes écrivait ces lignes, les chances de l’Iran étaient encore intactes, l’élan de soutien était encore bien sensible (d’où le qualificatif de volontaire) et c’était tout simplement le seul et unique exemple de ce type à proposer aux autres États producteurs de pétrole de la région. L’échec de la révolution islamique devenu patent entre-temps ne peut guère être mis au débit de Daniel Pipes.

  3. July 23rd, 2007 | 2:20 pm

    “À l’époque où Daniel Pipes écrivait ces lignes, les chances de l’Iran étaient encore intactes” ….

    Désolé d’insister mais, sans le lui reprocher en quelque manière (qui à l’époque était assez lucide pour l’avoir repéré ?), je ne peux laisser un de ceux qui m’a le plus appris sur la nature résolument totalitaire de l’islam(isme) dire une chose pareille.

    Les jugements rétrospectifs sont bien sûr toujours faciles, mais il est évident, avec ce qu’on sait aujourd’hui sur l’islam, que c’était condamné dès le départ et que le projet fondamental de la révolution islamiste (de contrôle le plus total possible de la société et de lutte à mort contre le “libéralisme”, ie. au sens politique), n’a, derrière les inévitables évolutions de surface (essentiellement au niveau économique justement avec une politique de laisser-faire ou plutôt d’accaparement privé des ressources) et sous peine de se renier et de tout perdre, jamais vraiment changé …

    AJM: Il faudra bien que cela change un jour. Et ce sera forcément un phénomène «islamique», dans une mesure ou une autre. Il faut donc signaler les éléments qui pointent vers le progrès, inlassablement et même s’ils semblent provenir des pires chaudrons. Ou imaginer un projet ultime, comme moi. Difficile de dire ce qui est le plus utopique ou le plus réalisable…

  4. July 23rd, 2007 | 2:47 pm

    “Il faudra bien que cela change un jour”…

    Oui, mais comme pour le précédent totalitarisme (bolchévique) qui est effecitvement tombé (au moins en Europe et après 70 ans!), je vois pas ça arriver par la réforme du système mais plutôt par son bazardage pur et simple aux poubelles de l’Histoire.

    Et, quand ça arrivera, je pense pas que beaucoup d’Iraniens, comme la plupart des Européens des ex-“démocraties populaires” aujourd’hui, le regretteront …

    AJM: L’URSS est bien morte, mais l’Islam est d’une autre trempe, d’une autre substance. Nous pouvons le mettre à la poubelle dans nos pays, mais pour les Musulmans, c’est une autre histoire. Comme le montre l’exemple de la Turquie, le simple rejet ne marche pas. Il faudra qu’ils en gardent quelque chose.

  5. July 23rd, 2007 | 4:11 pm

    “Il faudra qu’ils en gardent quelque chose” …

    Oui, mais rigoureusement séparé de la vie politique, comme en Occident …

    C’est-à-dire qu’ils abandonnent ce fondement de l’islam(isme), qui est le refus de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la question étant de savoir ce qui pourra bien rester une fois qu’ils auront lâché l’essence même de l’islam … ?

    AJM: Peut-être la foi en Dieu, toute simple? Sans la fable mahométane. Peut-être aussi le retour à d’anciennes cultures, pré-islamiques? Ou encore une chose entièrement nouvelle, née de la performance unique qui consisterait à décrédibiliser une religion de l’intérieur? Ou simplement un nouveau départ, sans lien avec le passé, une expérience toute entière tournée vers l’avenir, comme une nouvelle Amérique? En tout cas, l’inconnu.

  6. firouzeh
    July 27th, 2007 | 10:57 am

    L’OMPI est une organisation terroriste. Jamais les iraniens voudront changer le régime islamique actuel par un autre régime islamique. Dans quel but ?
    Meme si l’OMPI a arreter ses actions terroristes, il faut quand meme rapeller que l’OMPI a conservé des pratiques presque mafieuses comme le racket de plusieurs commercants iraniens, les actions forcées contre certains réfugiés politiques… Ces révolutionnaires islamiques de la première heure sont devenus hostiles à la RII mais en y regardant de plus près ils sont hostiles à tout.

  7. Jean
    July 31st, 2007 | 9:24 am

    De toute façon il ne faut pas consacrer de temps aux charabias d’un site comme Iran Resist dont tout le monde sait qu’il s’agit de monarchistes sectaires qui malgrè les apparences n’ont à proposer qu’un retour à la sinistre Savak en Iran. Des gens qui passent leur temps à s’attaquer aux veritables opposants et particulièrement aux plus efficaces c’est à dite l’OMPI. Je me demande même s’il n’y a pas connivence entre ce site et la République islamique.

  8. Firouzeh
    July 31st, 2007 | 10:42 am

    salam agha Jean !

    Les monarchistes sectaires comme vous dites sont nombreux. Iran Resist n’a jamais proposé un retour à la sinistre Savak comme vous le dites. L’OMPI est peut être populaire chez les non iraniens mais l’organisation est très détestée chez les Iraniens. On préférerais même garder notre régime actuel que de voir ces tchadorette viellottes à la tête de l’Iran. Le prince n’a jamais posé de bombes, le prince n’ordonne à personne de s’immoler, le prince ne piège pas et ne dénonce pas les réfugiés politiques aux autorités.

    Ahhhhhh Radjavi quand tu nous tiens ……. tu nous laches plus!

  9. helene
    July 31st, 2007 | 2:59 pm

    l’arroseur arrosé ne sait plus quoi faire pour ne pas etre mouillé. Plus on avance dans le temps et plus on se rend compte du danger de l’intégrisme des mollahs iraniens et plus s’affiche la nécessité d’une alternative démocratique pour régler les problèmes de l’Iran. Alors tous ces entremetteurs qui n’ont cessé de jeter des fleurs aux mollahs en jetant des épines (quand ce n’est pas du sel sur les plaies ou des coups de poignards dans le dos) aux résistants iraniens, aujourd’hui se mordent les doigts de voir combien ils ont contribué au développement de la bete immonde et à justifier la répression cruelle en Iran.

    Plus je lis vos remarques et plus je vous trouve sectaires : quand un groupe réussit à rassembler 50.000 Iraniens, j’y étais, dans les conditions actuelles autour d’un programme de démocratie, d’égalité des femmes et des hommes, et de laicité face à une théocratie misogyne, je tire mon chapeau et je lui fais confiance. Quand je sais qu’il a payé très cher en centaine de milliers d’exécutions la défense de ces principes, je lui fais encore confiance. Et quand je vois des “monarchistes” ou des “partisans du dialogue” avec la pire espèce de truands que la terre ait portée, les couvrir d’insultes de la meme manière que les mollahs, je me dis que ce sont eux les vrais ennemis des mollahs et que ce sont eux la véritable alternative démocratique.
    je vous attends mesdames et messieurs les beaux parleurs, rassemblez donc, allez je vais etre indulgente, une petite centaine de personnes pour une manif, après on verra. Moi depuis quatre ans, les seules actions que je vois devant le parlement europeén, l’union européenne, les grandes capitales d’Europe et d’Amérique du nord, ce sont seulement ces fameux OMPI que vous décriez. Moi et de très nombreux Français, nous les applaudissons.
    A bon entendeur, salut.

  10. arman
    July 31st, 2007 | 3:12 pm

    Je ne partage pas toutes les idées défendues par le MEK,mais ayant observé la scène politique iranienne depuis près de quatre décennies, je pense que Daniel Pipes a parfaitement raison de recommander aux décideurs occidentaux de miser sur ce mouvement pour trouver une solution raisonnable à la question iranienne. Evoquer d’anciennes formules de propagande (dépassées d’ailleurs par l’actualité)utilisées par deux régimes dictatoriaux telles que marxiste-islamique terroriste ou l’absence de base populaire (qui reste encore à vérifier dans l’impossibilité de faire ce type d’enquête d’opinion sous la théocratie totalitaire au pouvoir)ménera nulle part ceux d’entre nous qui aspirent réellement à un changement démocratique en Iran. Quelques soient les reproches que l’on puissent faire à ce mouvement, il s’est investi (au prix fort) dans une vraie lutte pour instaurer un pouvoir laïque et démocratique dans ce pays. Tout contraire à certains qui s’autoproclament “opposition” et passe leur temps à fustiger la vraie opposition aux mollahs. Les rédacteurs du site “IranResist” en font partie, me semble-t-il.Les dirigeants de Téhéran “terrifiés”,pour reprendre les propos du Dr.Pipes,par ce mouvement et on sait pourquoi,ne peuvent que s’en réjouir. Par ailleurs,je n’ai pas trouvé l’article de M. Pipes du tout “élogieux” mais d’une lucidité et d’une objectivité surprenantes de nos jours où une multitude de commentateurs nous ont habitué à entendre tout et son contraire sur l’Iran. Il s’agit d’une analyse bien raisonnée,claire et sans illusion s’appuyant sur des faits réels et non des affabulations que l’on entend par ci et par là, comme, par exemple l’appel aux Iraniens sans visage, aux ONG indépendantes imaginaires et à une “société civile” inexistante à l’intérieur du pays pour faire changer le système totalitaire dirigé par Ali Khamenei et Ahmadinejad. Pourquoi d’ailleurs et au nom de quoi continuer à enchaîner les Moudjahidine du peuple avec le label “terroriste” collé à ce mouvement à la demande, tout le monde le sait,des mollahs, les vrais terroistes? Ne peut-on laisser l’OMPI d’au moins tenter sa chance comme le suggère le Dr.Pipes? Le jugement de l’histoire sera sans appel sur les positions des uns et des autres en ce moment charnier de l’histoire où se joue le sort du peuple iranien, de la région et du monde entier pour les décennies à venir.

  11. Noori Abdullah
    July 31st, 2007 | 3:43 pm

    En tant qu’écrivain iranien, et journaliste d’origine iranienne qui connais de près la situation iranienne, je voudrais faire quelques points sur le “bagarre” qui se déroule sur l’article de Daniel Pipes sur l’Iran, et un éventuel soutien de la part des Etats-Unis, proposé par Pipes, au mouvement de l’opposition iranienne l’OMPI (Organisation des Moudjahidins du Peuple d’Iran). Il parle d’ailleurs plutôt de laisser libre les mains des Moudjahidins et non même pas de les soutenir, au vrai sens du mot.

    On se demande, pourquoi cette réaction exagérée de la part d’IRAN RESIST. Ce site se réclame être contre les mollahs au pouvoir en Iran, et va même plus loin que Daniel Pipes, accusant ce dernier de vouloir uniquement affaiblir le régime des mollahs en proposant de laisser libre les Moudjahidins d’agir en Iran, tandis que lui, il cherche le renversement des mollahs. En laissant pour un moment Daniel Pipes et en revenant sur les Moudjahidins, personne sauf l’auteur d’IRANRESIST ne peut alléger que les plus fervent – et d’ailleurs unique- partisans d’un reversement du régime des mollahs ont toujours été les Moudjahidins. Donc l’IRANRESIST aurait fait bien s’il avait nommé ces prétendus “opposants qui ont un appui populaire en Iran” et qui selon le site, cherchent à renverser le régime! Au moins, Daniel Pipes aurait pu conseiller à George Bush de les soutenir, à la place des Moudjahidins taxés par IRANRESIST comme “mouvement peu recommandable.” Pour un Iranien, la question est simple: Monsieur Mohséni, chroniqueur politique et fondateur du site n’est pas naïve au niveau de présenter son équipe comme l’alternative politique du régime des mollahs, mais on peut sentir à travers les lignes qu’il écrit les odeurs nauséabond de l’ancien régime du chah dont il déplore “les grandes avancées industrielles et technologiques.”

    Mohséni ne connaît aucun obstacle pour pousser en avant ses arguments. Comme c’est connu que le programme nucléaire iranien a été révélé par l’OMPI, et comme Daniel Pipes en a fait allusion dans son article, Mohséni écrit: “Pipes s’adresse à des gens naïfs ou il prend ses lecteurs pour des idiots : ce n’est pas l’OMPI qui fournit des renseignements importants sur le programme nucléaire iranien. Les renseignements en question (…) sont communiqués à l’OMPI par les services israéliens.” En fait c’est lui-même qui croit s’adresser à des naïfs et prend ses lecteurs pour des idiots. L’existence des sites clandestine nucléaire des mollahs a été révélé pour la première fois en août 2002 par l’opposition iranienne, et peu après un équipe de l’Agence international d’énergie atomique (AIEA) s’est rendu sur place pour prouver les renseignement comme précis. Toutes les autorités internationales, y compris le secrétaire d’Etat américain et le président américain et plusieurs autorités israéliennes ont confirmé que personne ne saurait le moindre sur ce programme si l’opposition iranienne n’en avait pas parlé. Quel intérêt auraient pu avoir les Israéliens de fournir ces renseignements sensibles à un mouvement que le département d’Etat américain avait taxé du terrorisme? N’était-il pas la meilleur façon de décrédibiliser cette même information?

    En fait, il y a un point que l’auteur d’IRANRESIST ignore. Les Etats-Unis, selon lui, ou certains experts aux Etats-Unis, cherchent à trouver une solution à tout prix pour faire face aux mollahs au pouvoir en Iran car ils sont dans des graves difficultés en Irak et au Moyen Orient à cause des mollahs iraniens. Ils font feu du tout bois comme ils avaient cherché, en veine pendant des années, sur des conseilles de gens comme Monsieur Mohséni, de faire revivre les jours du Chah ou bien trouver une solution intermédiaire avec les mollahs. Ils ont échoué. Ils n’ont pas d’autre solution. Israël non plus, lorsqu’il trouve à deux pas de chez lui les barbus de Hamas au pouvoir à Gaza et ceux du Hezbollah au Liban, tous deux manipulés par les mollahs iraniens. Le dernier conseille qu’ils vont prendre et ce d’IRANRESIST, de ne rien faire, sauf laisser agir les mollahs sur place.

    En fait, ce genre d’interventions exagérées laisse beaucoup d’Iraniens penser à des actes douteux manipulés par les mollahs et leurs ambassades aux capitales européennes, ou bien ceux qui défendent les intérêts communs avec ces derniers, contre toute tentative hostile au pouvoir intégriste à Téhéran.

  12. Firouzeh
    July 31st, 2007 | 5:05 pm

    Helene

    Quand vous parler de contribution au développement de la bete immonde, je pense que l’OMPI y a quand même jouer un role significatif!!!
    Si l’OMPI est retiré de la liste des groupes terroristes, s’ils sont réarmés que vont ils faire ?
    Des attentats ? Certainement car ils ont toujours procédé de la sorte!

    Se réclamer pro-démocrate et laic s’est effectivement leur seule carte à jouer ici en Europe. Ils cherchent à se réhabiliter, à se racheter une conduite.

    Ils larmoient sans cesse pour être retiré des listes mais ils sont terroristes et leurs actions (faire sauter ambassades et consulats) jusqu’à présent n’ont strictement rien changé à la politique intérieure comme extérieure de l’Iran.

  13. Jean
    July 31st, 2007 | 7:49 pm

    Tout compte fait j’ai l’impression que Kaveh Mohseni et sa petite amie Firouzeh craignent avant tout un renversement de la République islamique si les Moudj sont retirés de la liste terroriste. Puisqu’ils savent très bien que personne d’autre ne sera capable de menacer sérieusement les mollahs.
    Alors autant retarder la chute de ces Ayatollahs et leur porter un coup de main dans leur propagande contre l’OMPI. C’est d’ailleurs ce que fait l’IR avec haine et sans états d’âme. Si les mollahs étaient intelligents ils auraient remercié Mohseni pour ses services gracieux à moins que… c’est déjà fait.

  14. Jean
    August 1st, 2007 | 9:48 am

    Réponse à Firouzeh la monarchiste,

    Chère Firouzeh ,
    C’est vraie que l’OMPI n’est pas populaire parmi les Iraniens ! En fait les dizaines de milliers d’Iraniens rassemblés à Villepinte se sont trompés ils ont cru soutenir le fils de la dictature du chah il se sont juste trompé de lieu. Les mollahs se sont également trompés d’ennemi et devraient craindre le fils oisif du chah plutôt que l’OMPI, puisqu’à vous croire les Moudjahdine ne sont pas populaire.
    Au fond je crois que vous exprimer bien le fond de la pensée des gens comme Kaveh Mohseni. Autant la maintien de ce régime plutôt qu’un changement à moins que ce sois moi qui arrive au pouvoir. Alors que les Moudjahidine du peuple ont toujours dis que nous applaudissons quiconque peut renverser ce régime à condition de respecter la liberté.

  15. Firouzeh
    August 1st, 2007 | 12:43 pm

    Jean,

    Avant toute chose, je tenais à préciser que je ne suis absoluement pas la petite amie de Monsieur Kaveh Mohseni.
    Je ne suis pas non plus une monarchiste convaincue et c’est vous qui me qualifiez ainsi.
    Je pense que l’attitude des puissances occidentales qui consisterait à dire “légalisons l’OMPI on verra bien….” c’est se dédouaner d’un point de vue responsable et morale sur un groupe terroriste et puis cela ne servirait à rien. Ils ont toujours connu de cuisantes défaites par le passé même quand ils étaient équipé d’une artillerie lourde.

    La situation politique iranienne est tellement complexe que même ici entre iraniens on arrive à se disputer. Certes je ne dis pas que l’OMPI ne rassemble pas quelques milliers d’iraniens mais persiste en disant qu’ils ne font pas l’unanimité loin de là. Ce que je critiques c’est leurs méthodes, leur insistance et leur facon d’agir. Certains d’entre nous qui ont approché l’OMPI de près ont été forcé à écrire des poèmes débiles à la gloire des Radjavi, forcé de faire signé des pétitions dans la rue.. Si ces petites conneries là peuvent servir à quelque chose!!! je reste sceptique

    Je ne cherche pas à maintenir le régime actuel.. loin de là. J’ai perdu des amis, des membres de ma famille et une de mes nièces a connu le fouet. Je souhaite seulement un changement qui viendrait de l’intérieur et c’est uniquement cela qui me rapproche de la pensée du prince. “C’est aux Iraniens de choisir leur destin”.

    Comme on a l’air de toute facon de camper sur nos positions, vous pouvez me répondre, je vous lirai mais je ne posterai plus!

    PS – La seule chose que j’aime chez l’OMPI c’est leur orchestre (mieux que les coeurs de l’armée rouge)! La section cuivre envoie pas mal 😉

  16. michel
    August 1st, 2007 | 4:28 pm

    Oui c’est comme dans les meetings de deVillier. Il rassemble des milliers de personnes dans ses meetings mais quand on regarde son score à la présidentielle on est mort de rire lol

  17. Khoshkel
    August 2nd, 2007 | 12:44 pm

    Par Chahdortt Djavann, écrivain, auteur de « Bas les voiles », Gallimard, et d’« Autobiographie de l’autre », paru chez Sabine Wespieser.

    La crise nucléaire iranienne n’aura pas de fin heureuse. Les mollahs veulent la bombe et ne reculeront devant rien. Plusieurs années de « dialogue », de gesticulations diplomatiques, de politique de « la carotte et du bâton » et, surtout, l’inefficacité des sanctions ont prouvé la détermination du régime islamique et la faiblesse de la diplomatie face à un régime qui poursuit un but bien précis : exporter son idéologie islamique totalitaire (ce que l’Occident nomme l’« islamisme »).

    La bombe atomique est le meilleur garant de ce projet. Nul n’ignore le rôle du pouvoir iranien dans l’expansion mondiale de l’islamisme, son aide économique, militaire et logistique au Hamas, au Djihad islamique, au Hezbollah, aux milices irakiennes, mais aussi à al-Qaida et à la mouvance islamiste mondiale, qu’elle soit sunnite ou chiite, qu’elle soit djihadiste ou terroriste.

    Ce régime a eu aussi, via ses agents d’influence, un rôle néfaste dans les banlieues européennes. Ahmadinejad n’est qu’un agitateur, une marionnette au service des vrais dirigeants iraniens, comme le fut, en son temps, Khatami, qui jouait le rôle de la marionnette paisible et rassurante. Le guide suprême et absolu, Khamenei, le président du Conseil de discernement islamique, Rafsandjani, et le Conseil des gardiens contrôlent tout le pouvoir. Le président iranien n’a qu’un pouvoir limité et surveillé par ces instances non élues, et il est révocable. Dans un essai que je viens de terminer, j’analyse, entre autres, la structure et la nature du régime iranien et montre pourquoi il ne se conformera pas à la culture de la dissuasion nucléaire, mais se lancera dans l’expansion du terrorisme nucléaire pour ac-croître l’influence mondiale de son idéologie.

    À l’heure actuelle, le pire scénario est à craindre. Du côté américain, des forces navales importantes se déploient dans le golfe Persique, avec des porte-avions à propulsion nucléaire, et du côté iranien, le Corps des gardiens de la révolution, qui dépend directement du guide suprême, renforce sa capacité à agresser des navires de guerre et à perturber la circulation du pétrole dans le détroit d’Hormuz, itinéraire maritime par lequel transitent les deux cinquièmes de l’approvisionnement quotidien en pétrole dans le monde.

    Je suis de ceux qui pensent qu’il faut empêcher à tout prix ce régime de se doter de l’arme nucléaire, car déjà sans la bombe sa capacité de nuisance fait peur, non seulement au Moyen et au Proche-Orient, mais aussi en Europe avec le terrorisme. En outre, la course aux armements nucléaires des autres pays dans une région où la situation est explosive sera un sérieux danger non maîtrisable. L’Europe sera la première à en subir les conséquences directes et indirectes.

    Il est temps d’en finir avec la realpolitik cynique et l’intérêt économique de quelques multinationales. Il est peut-être encore temps d’éviter le pire : la guerre. La clé de toutes les crises dans la région est l’Iran. C’est le pays le plus important géographiquement, stratégiquement, le plus riche par ses ressources pétrolières et gazières, et le plus influent par son idéologie islamique.

    Le problème n’est pas seulement le fait que l’islam soit la religion d’État, le problème est que l’islam est l’État et que l’islam n’est plus une religion, mais une idéologie pensée, construite au service des dirigeants iraniens. Cette idéologie, pire que celle du communisme ou du nazisme, a des ambitions mondiales et veut implanter le drapeau de l’islam politique dans le monde, comme l’a proclamé souvent le guide et récemment repris Ahmadinejad. On peut penser folle cette ambition ; celle du nazisme l’était tout autant.

    Il est pourtant possible de renverser le régime des mollahs plus rapidement qu’on ne l’imagine. Pour cela il faut le soutien absolu de l’Occident. Le régime est plus fragile qu’on ne le croit. Le peuple iranien, à part ceux qui font partie du noyau dur du régime, lui est hostile ; cela fait des années que le peuple espère son renversement.

    Les Iraniens se sont mordu les doigts et, dans leur immense majorité, ils regrettent le régime du chah. La seule personne capable de prendre le leadership, la seule personne légitime aux yeux du peuple iranien est l’héritier du chah, son fils. Et les mollahs savent que seul l’héritier des Pahlavi peut rassembler les Iraniens.

    C’est pourquoi le régime a inventé ses faux opposants qui, trente ans après la chute du chah, ne cessent de le condamner tout en ne faisant qu’une critique modérée des atrocités commises par le régime islamique. Ces faux opposants dénoncent l’ingérence occidentale, alors que le droit d’ingérence, lorsqu’un peuple est pris en otage par un régime totalitaire qui menace par ailleurs la paix dans le monde, est un devoir.

    J’ai réfléchi longuement, car je ne suis pas royaliste par conviction. Je suis une républicaine laïque et démocrate, mais une monarchie constitutionnelle en Iran, à l’image de celle de l’Espagne, est la seule porte de sortie pour éviter une guerre aux conséquences néfastes.

    Si l’Europe et les États-Unis soutiennent sans équivoque le renversement du régime islamique, il ne tiendra pas plus de quelques mois. La crise économique, l’inflation, la privation des droits les plus élémentaires ont poussé le peuple iranien à bout. Il existe quelques moyens pour ébranler le régime des mollahs et leur idéologie. Mais l’Occident sera-il capable de s’unir, de renoncer à ses intérêts pendant quelques mois et de faire pression sur la Chine et la Russie ?

    Et pourtant, l’Occident, surtout l’Europe, aurait tout à gagner, y compris économiquement, à ce qu’un régime pro-occidental soit instauré en Iran. Sans les pétrodollars iraniens dépensés à foison, l’islamisme dépérirait en Irak, au Liban, en Afghanistan, en Turquie, en Afrique, ainsi que dans les pays du Maghreb, et la paix entre Israël et la Palestine deviendrait possible.

    Puissent ces paroles être entendues par les dirigeants occidentaux.

  18. April 29th, 2008 | 5:37 pm

    L’interview que vous mentionnez peut-être consultée ici :
    http://djavann.wordpress.com/2007/07/04/liran-regime-aux-pieds-dargile/

    Dans son dernier livre, « A mon corps défendant, l’Occident », dont je termine la lecture, Chahdortt Djavann revient à nouveau sur les thèmes ci-dessus, de manière encore bien plus précise et plus pressante.

    Entre-autres sur le caractère anti-occidental de l’OMPI, dont elle ne croit pas un seul instant, comme Iran-Resit, qu’au delà des aspects cosmétiques (1), il ait pu changer.

    (1) voir aussi discussion ici :
    http://www.ajm.ch/wordpress/?p=718

    Je donnerai bientôt un résumé sur mon blog, avec quelques-uns des passages intéressants.

  19. benvenuto
    July 1st, 2008 | 12:46 pm

    je ne suis pas expert en ces matières et fais appel aux spécialistes pour m’apporter leurs éclairages. J’habite un départment où l’OMPI a de très nombreuses communautés. J’observe que les élus des communes accueillantes montrent un soutien sans faille et sans borne aux moudjahidin. Par ailleurs, j’ai lu sur certains sites quelques allusions à des liens très étroits entre une partie du PS et l’OMPI, notamment via l’Internationale socialiste. Qui pourrait me dire ce qu’il en est de ces liens et, si ces dernierx existent, s’ils peuvent aller jusqu’à des actes délictueux. Merci