Alain Jean-Mairet » La charia avant les bœufs
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La charia avant les bœufs

Le mois passé, le conseiller national zurichois Ulrich Schlüer, président du «comité d’Egerkingen», le comité qui a lancé l’initiative contre les minarets, a adressé la question suivante au Conseil fédéral:

Le Conseil fédéral estime-t-il possible d’appliquer la charia en Suisse dans le respect des droits fondamentaux?

 

L’UDC propose aujourd’hui le développement suivant:  

L’objectif déclaré des associations islamiques est d’imposer dans toute l’Europe occidentale, donc aussi en Suisse, la sharia, c’est-à-dire le droit islamique. Dans les pays où les musulmans sont en minorité, ces milieux entendent agir en favorisant l’éclosion de sociétés parallèles appliquant un droit différent de celui de la majorité. En revanche, lorsque les musulmans ont la majorité, la sharia serait imposée globalement et exclusivement. (…)

C’est en tout cas en effet ce qu’exigent d’importants mouvements politiques se réclamant de l’Islam dans tous les pays (plus ou moins) musulmans du monde, et de plus en plus en se servant des moyens démocratiques, après l’échec des tactiques plus classiques.

Il faut rappeler que la sharia comporte des normes pénales drastiques: amputation de membres pour les criminels, lapidations, meurtres pour l’honneur, etc. La sharia ne reconnaît pas l’égalité de tous devant la loi. Elle distingue entre les “purs” et les “impurs”; elle tolère la persécution de non musulmans.

Elle rend obligatoire le djihad jusqu‘à ce que l’Islam règne sur le monde entier. Elle institue un apartheid religieux, où les non-Musulmans sont explicitement placés dans un statut humiliant. Elle prévoit des châtiments corporels en place publique pour des délits contre Dieu. Elle impose aux ressources de l’État des limites qui rendent indispensable le recours à l’esclavage de masse et au fonctionnement de l’économie des restrictions qui en font un véritable parcours d’obstacles juridiques. Et bien sûr, elle établit la subordination de la femme à l’homme (exemples: Coran, Sunnah). En fait, la charia, basée sur des préceptes aléatoires (ou censément dictés par Dieu) n’a jamais pu fonctionner.

En Suisse aussi on assiste à des efforts d’imposer la sharia, du moins de certaines parties de ce système légal. De surcroît, la Commission de recours en matière d’asile (CRA) a expressément déclaré dans un jugement de dernière instance que le droit sharia avait force obligatoire. Compte tenu de ces développements, il paraît indispensable de vérifier si la sharia est compatible avec les droits fondamentaux prétendument inaliénables ancrés dans la Constitution fédérale.

C’est un bel essai de la part d’Ulrich Schlüer, mais il ne manque hélas pas d’experts prêts à déclarer, les deux mains sur le coeur, que la charia est le prototype même des droits de l’homme et que le reste peut être réglé à l’aide d’un peu d’imagination (après tout, de plus en plus d’intérêts sont en jeu). Ainsi, il y aura un débat, et c’est très bien, mais des avis fort divergents s’y feront entendre et rien n’en sortira de vraiment clair et décisif, qui permette aux citoyens de se faire une idée définitive.

Avant le débat, il faudrait réunir les moyens de preuve.

SITA un moment, SITA un timbre alors participe à l'opération SITA !

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