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Le djihad est bien vivant. Voici comment et pourquoi

Après la mort de Mahomet, l’Islam se dota d’un livre de récitation, le Coran, censé constituer le recueil des psalmodies inspirées du prophète, et développa des lois, basées sur ce Coran ainsi que sur un corps grandissant de «traditions» collectées par divers historiens. De ce processus de création législative émergèrent quatre écoles de juristes qui formèrent la base des lois en vigueur dans les nations soumises à l’Islam. Voici des extraits résumant les interprétations des quatre écoles de juristes sur les principaux axes légaux islamiques concernant le djihad (présentation basée sur The Legacy of Jihad).

École malékite
(Ibn Abi Zayd al-Qayrawani)

Le djihad est une institution divine. Sa mise en œuvre par certains peut en dispenser d’autres. Nous (Malékites) affirmons qu’il est préférable de ne pas entamer les hostilités contre l’ennemi avant de l’avoir invité à adopter la religion islamique, excepté lorsque l’ennemi attaque le premier. Il a le choix entre se convertir à l’Islam et payer la taxe (jizya); sinon, la guerre sera déclarée contre lui.

École hanbalite
(Ibn Taymiyyah)

Étant donné que la guerre licite est essentiellement le djihad et que son objectif est de faire en sorte que la religion devienne celle de Dieu uniquement et que la parole de Dieu soit ultime, de l’avis de tous les Musulmans, ceux qui y font obstacle doivent être combattus. Quant à ceux qui ne peuvent opposer de résistance, tels que les femmes, les enfants, les moines, les vieillards, les aveugles, les handicapés et autres, ils ne seront pas tués à moins qu’ils ne luttent par leur parole et leurs actes.

École hanafite
(Burhanuddin Ali)

Il n’est pas licite de faire la guerre contre quiconque n’a jamais été appelé à adopter la foi sans préalablement les enjoindre à le faire, car c’est là l’instruction donnée par le prophète à ses commandants, leur ordonnant d’appeler les infidèles à adopter la foi et également pour que les gens sachent bien qu’ils sont attaqués au nom de la religion et non pour s’emparer de leurs biens, ou pour faire des esclaves de leurs enfants, car en constatant cela, il se pourrait qu’ils soient enclins à s’épargner les tourments de la guerre (…). Si les infidèles, en recevant l’appel de la foi, ne consentent ni à l’adopter, ni à payer la capitation, alors, il appartient aux Musulmans de demander l’aide de Dieu et de leur faire la guerre, car Dieu assiste ceux qui le servent et détruit leurs ennemis, les infidèles, et il est indispensable d’implorer son aide à chaque occasion; ce d’autant plus que le prophète nous ordonna de pratiquer de la sorte.

École chaféite
(Al-Mawardi)

Les infidèles du domaine de la guerre (dar al-harb) sont de deux sortes: d’abord, il y a ceux que l’appel de l’Islam a atteints, mais qui l’ont rejeté et ont pris les armes. Le chef de l’armée a latitude de les combattre (…) de la manière qu’il juge la plus fructueuse pour les Musulmans et la plus préjudiciable aux infidèles. (…) Deuxièmement, il y a ceux que l’invitation à adopter l’Islam n’a pas encore atteints, quoique ceux-ci soient rares de nos jours puisque Allah a clairement manifesté l’appel de son messager. (…) Il est interdit (…) d’entamer une attaque avant d’expliquer l’invitation à l’Islam, d’informer sur les miracles du prophète et de rendre évidentes les preuves qui encourageront l’acceptation (des interlocuteurs). S’ils refusent toujours d’accepter après cela, la guerre est déclarée contre eux et ils sont traités comme ceux que l’appel a atteints.

Il faut encore préciser que la guerre est également bien définie dans le Coran. Et, selon un consensus incontesté parmi les historiens musulmans des origines, le prophète en personne a ordonné, par exemple, la décapitation de centaines d’hommes en une seule journée. Et il doit servir d’exemple, par chacun de ses actes, pour chacun des croyants.

Certes, ce sont là de vielles histoires. Le Coran n’est qu’un livre, après tout. Et ces lois islamiques médiévales poussiéreuses au possible n’engagent que ceux qui décident de les suivre. Mais le fait est que rien, vraiment rien de sérieux et d’islamique, jusqu’à présent, jamais, n’est venu contredire explicitement ces ordres qui font partie du bagage normal et commun de chaque Musulman qui s’intéresse à sa religion. De même que l’obligation, liée au djihad, comme nous venons de le voir, de «convaincre» les infidèles au préalable en vantant les qualités de l’Islam.

Ainsi, lorsque des Musulmans, aujourd’hui, vantent leur religion et la paix qu’elle transporte, ils mentent de manière éhontée ou sont coupablement ignorants. S’ils disaient vrais, ils commenceraient par reconnaître l’aspect fondamentalement coercitif de leur religion et affirmeraient vouloir dépasser cet héritage historique. S’ils ne le font pas, s’ils continuent de respecter leur Coran et leurs lois sans les remettre en question de manière absolument fondamentale, c’est qu’ils veulent les conserver en l’état, c’est donc qu’ils font toujours le djihad.

Certes, nos lois à nous ne nous permettent pas de condamner des intentions, et il est extrêmement important de ne pas tomber dans le travers qui consiste à haïr les Musulmans comme ils doivent, eux, nous haïr pour respecter leur religion. Mais nous devons prendre conscience que si nous n’intervenons pas très bientôt pour exiger que les Musulmans modifient, très officiellement, leur religion, dès qu’ils seront en majorité, ils nous tueront comme leur religion le leur ordonne, si nous n’acceptons pas de nous soumettre, par l’âme ou par la bourse, à leur Dieu. Ou alors, c’est qu’ils ne seront plus de bons Musulmans selon les dogmes universellement admis de leur propre foi.

Les conscients et les vivants parmi nous doivent prendre des précautions. Sinon, cette religion totalement opposée à nos valeurs nous détruira et nous asservira dès qu’elle le pourra. L’islam est le pire danger auquel la civilisation ait jamais dû faire face. En vérité.

Comments

  1. September 3rd, 2006 | 11:01 am

    […] Son discours est celui, standard, de la dawa, de l’appel à la foi islamique, la première étape du djihad offensif tel qu’il est décrit de manière parfaitement consensuelle par toutes les écoles de jurisprudence de l’Islam. Si l’individu n’était pas fiché par le FBI et introduit par le numéro 2 d’une organisation islamique qui a déclaré une guerre terroriste à l’Amérique, ses paroles pourraient très bien être celles, par exemple, d’un cadre de l’administration fédérale suisse, imberbe, volontiers souriant, participant à une réunion suintante de pacifisme sur sa religion. […]