Alain Jean-Mairet » Sommet du terrorisme de Madrid: l’islamisme? Vous plaisantez?
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Sommet du terrorisme de Madrid: l’islamisme? Vous plaisantez?

Le sommet mammouth de Madrid est terminé. Son agenda a été publié aujourd’hui.

Le terrorisme est un «crime contre l’humanité entière», apprend-on, et constitue «l’une des plus graves violations de la paix, du droit international et des valeurs de dignité humaines» qui soit. C’est une bonne définition. Mais tout le monde le savait, et même les auteurs d’actes terroristes eux-mêmes, qui ne font, c’est bien connu, que défendre leur liberté, repousser l’un ou l’autre envahisseur ou venger des crimes bien plus graves encore que les leurs.

Les auteurs, comme de juste, encapsulent leur langage dès que leurs critiques se précisent: «Aucune cause ne saurait justifier la prise pour cibles de civils et de non-combattants». Et, s’ils semblent s’avancer parfois plus loin qu’on ne pouvait s’y attendre avec des phrases telles que «nous rejetons toute idéologie guidant les actes de terroristes», le non-dit reste non dit tout au long du document.

Ils reconnaissent que l’action militaire est une option acceptable, mais la veulent «toujours (…) coordonnée avec des mesures d’application du droit et des décisions judiciaires», ce qui en fait un simple vœu pieux, car une action judiciaire et légale doit, par définition, être dirigée contre des individus précis et basée sur des éléments de preuve déjà très bien fondés.

Cette phraséologie limite donc concrètement l’action réelle contre des terroristes étrangers à «des réactions politiques, diplomatiques, économiques et sociales». Seuls des terroristes du terroir, identifiés comme tels par leur propres déclarations, sauraient être visés par une action militaire.

En Espagne, l’ETA risquerait donc une action militaire. Mais les islamistes marocains sont plus tranquilles que leur gouvernement modéré actuel.

En guise de recommandations, les auteurs exhortent les Nations Unies à «adopter», à «ratifier», à «conclure», et «considèrent comme une nécessité morale» de répondre aux besoins des victimes d’actes terroristes en «étudiant la possibilité de d’instituer de hauts commissaires» chargés de «représenter le droit des victimes de connaître la vérité, d’obtenir justice et de recevoir de justes réparations».

Le reste du document reprend le discours mondialiste habituel. Partant de l’idée béate que le monde est un grand village et que les Nations Unies y sont la parfaite église de tous les gens de bien, on y liste dans un vide poli de bonnes intentions, bien droites, bien pensées, prêtes à donner des auteurs l’image de sagesse qu’on est en droit d’attendre de gens qui aiment à dicter la marche du monde.

Il y a dans tout cela de dangereux relents de lâcheté et de forfaiture.

Dangereux, car ne pas désigner nommément l’idéologie de l’islam radical comme l’origine du terrorisme, c’est, concrètement, l’encourager, la renforcer, s’en faire le complice.

Admettre ou affirmer que l’islamisme actuel n’est pas consubstantiel au terrorisme, et au totalitarisme, présente certes quelques avantages. Cela facilite les contacts. Et l’on peut espérer, avec quelque raison, quoique purement théorique, qu’en favorisant l’éclosion d’un islamisme anodin, il finisse par le devenir.

Mais l’Europe, ou Eurabia, devrait pourtant savoir qu’il n’en est rien. D’autant que cette idéologie d’intolérances et de gênes se mêle de plus en plus aux résidus des pires errances du siècle passé.

Ainsi, si la démocratie semble fertiliser les terres de l’Islam, ces jours-ci, grâce à la détermination des Américains, tout indique que ce seront les fleurs empoisonnées de l’islamisme qui y pousseront le mieux, à cause du laxisme des Européens.

Aujourd’hui, l’éléphant madrilène a accouché d’une souris enrhumée. Attention, elle est contagieuse.

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