Alain Jean-Mairet » 2008 » March
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Fitna (deutsche Version)

http://video.google.com/videoplay?docid=5632384615258499764

UPDATE: Google a supprimé la version allemande de ses serveurs (31 mars à 12h32).

Fitna — l’avis des Hollandais à chaud

Selon un sondage (pdf, hollandais) réalisé pour une chaîne de télévision (source en anglais):

44% pensent, comme Wilders, que l’Islam veut «détruire la civilisation occidentale». Ce pourcentage passe à 88% parmi les supporters de Wilders. 

Au début mars, 52% des Hollandais craignaient que des émeutes éclatent aux Pays-Bas et 62% s’attendaient à des attentats contre les ambassades et les sociétés hollandaises à l’étranger. À présent, seuls 20% comptent avec des émeutes aux Pays-Bas et 30% avec des émeutes à l’étranger.

Le film a surpassé les attentes de 90% des spectateurs. 82% disent qu’on a fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose. 70% pensent que le film n’est pas insultant pour les Musulmans.

Près des trois quarts des répondants qui ont vu Fitna ont dit que leur image de l’Islam n’en a pas été modifiée. 23% en ont une opinion plus négative. Trois quarts des partisans de Wilders ont vu le film en intégralité et les autres veulent le voir. 93% des supporters de Wilders ont jugé le film bon à très bon.

L’enquête a été menée auprès de 10.000 membres d’un panel d’opinion. 

Voir aussi:
Fitna (version française)
Fitna (version anglaise)

Fitna (version française)

Voir aussi:

Fitna (version anglaise)

Serveur 1 (Europe)

Serveur 2 (États-Unis)

[Liveleak] [Dailymotion] [Google] [Youtube 1 – Youtube 2]
[VO sous-titrée]

UPDATE: Nouvelle version (corrections mineures de l’auteur):


Voir aussi:

«Tous les médias qui interviewent encore Calmy-Rey discréditent leur indépendance journalistique»

Cette déclaration constitue le titre de l’éditorial de la Weltwoche (abonnés seulement) de cette semaine.

L’hebdomadaire suisse alémanique, n’ayant pu obtenir aucune déclaration de notre ministre des affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, depuis des années, selon son rédacteur en chef et éditeur Roger Köppel (également ancien rédacteur en chef de Die Welt), a décidé, en désespoir de cause, de lui offrir carte blanche: deux pages pour s’exprimer librement à propos de sa politique iranienne. Sans retitrage, sans encadré, sans question critique, sans rien.

Micheline Calmy-Rey fit alors savoir, exceptionnellement, qu’elle ne répondrait positivement à cette invitation sous aucun prétexte. Et elle interdit également à tous les hauts fonctionnaires sous ses ordres de prendre position pour la Weltwoche.

(Raison invoquée: un article réalisé par un auteur de la Weltwoche à son sujet et publié il y a cinq ans. Mais l’auteur en question ne travaille plus pour la Weltwoche depuis quatre ans et le portrait incriminé avait également été publié ailleurs que dans la Weltwoche.)

D’autre part, Roger Köppel a appris que Micheline Calmy-Rey n’a accepté de donner une interview à la télévision suisse romande, le week-end dernier, qu’après avoir reçu l’assurance que l’entrevue ne serait «pas très confrontative». Nous savons donc que l’interview que Mme Calmy-Rey ne manquera certainement pas de donner prochainement à l’un ou l’autre média sur l’affaire iranienne ne sera pas non plus «très confrontative»…

UPDATE: Le Matin s’y colle.

Le message de Mohammad est un souffle du printemps

Ces mots sont ceux de Maryam Radjavi, la présidente de la Résistance iranienne. Son discours est intéressant. C’est une apologie typique du prophète, mais mêlée de discours politique réformiste, prononcée à l’occasion de l’anniversaire (supposé) du personnage. Visite guidée:

Voilà qui est Mohammad, le Prophète de l’Islam: une lumière brillante qui guide vers une société basée sur la solidarité, la tolérance et l’égalité, le respect et l’amour.

Cela paraît certes plus encourageant et constructif que le message de, disons, Geert Wilders. Mais est-ce bien honnête? Le fait est que le prophète, concrètement, n’a jamais créé la société décrite ici. Durant les dix années de son règne effectif, il n’a cessé de faire la guerre (plus de 80 campagnes militaires, des assassinats politiques, plusieurs centaines de cadavres décapités enterrés pêle-mêle sous la place du marché) et ses proches vivaient dans une ambiance d’affrontements constants. Nous sommes priés de croire que l’un n’empêchait pas l’autre?

Il a ouvert les portes d’un monde nouveau: à une époque où les pères enterraient vivantes leurs filles après la naissance, il a donné aux femmes une identité indépendante et libre.

Cette phrase est purement gratuite: rien ne permet d’affirmer que cette pratique horrible était universelle et systématique (dans le monde arabe), comme cela est sous-entendu ici. En revanche, toutes les pratiques imposées par l’Islam de Mahomet le sont devenues, universelles et systématiques, par la force de son autorité, soi-disant divine, et par l’extension de son empire posthume.

Citons la guerre ultime fondée sur la religion (c’est-à-dire sur les ordres clairs du Coran et sur l’exemple concret du prophète), l’esclavage (Mahomet a recommandé aux individus de libérer un esclave de temps en temps, certes, mais il a institué un système de production industrielle d’esclaves par l’État islamique), l’excision (l’Islam ne l’a pas introduite, mais comme Mahomet l’a expressément acceptée sans la condamner, il est devenu impossible de l’interdire islamiquement), la peine de mort pour apostasie (n’est prévue expressément que dans les hadiths, mais est si puissamment soutenue par les malédictions du Coran qu’aucun collège d’experts ne la jamais contestée), la ségrégation religieuse ou encore, justement le traitement des femmes (la première femme de Mahomet, alors qu’il n’était qu’un marchand, était sensiblement plus libre et responsable que les épouses du prophète).

Il a jeté les bases de la coexistence et de l’entente avec les autres religions et les autres croyances.

Mais à la condition que toutes se soumettent. Et en ordonnant de combattre (et de frapper au cou, de trancher des têtes) ceux qui refuseraient. Est-il bien honnête d’oublier ce détail?

Pour lui tous étaient égaux. Il a interdit l’usurpation des biens et l’exploitation.

Si on veut. Mais il a autorisé les razzias avec mort d’homme contre ceux qui entravent sa religion. Un élément insignifiant, sans doute.

Il a offert la miséricorde à l’humanité.

À condition qu’elle prie avec lui vers la Mecque, qu’elle paie son impôt, qu’elle récite ses versets, qu’elle accepte ses lois.

Il a déposé dans les esprits la sincérité et la vertu, et rempli les cœurs de ténacité et de foi. Le secret de la victoire de Mohammad, c’était sa manière si noble, d’accorder à son prochain, femme ou homme, tout le respect que mérite  un être humain.

Mais il a tout de même décapité et fait décapiter des centaines de gens qui s’étaient rendus.

Quand il a conquis la Mecque, il a amnistié ceux qui l’avaient chassé de chez lui et qui avaient tué ses proches. Puis il a déclaré que tout le monde était égal. Ensuite il a annulé les dettes des pauvres et a interdit de venger le sang versé.

C’est inexact. Il a fait assassiner des gens jusque dans «les voiles de la Kabah» selon sa biographie officielle. L’un d’entre eux était un certain Abdullah b. Sad, que le prophète aurait fait exécuter simplement parce qu’il avait renié l’Islam.

Quand il a entendu un homme dire qu’avant l’islam il avait enterré sa fille vivante, il a pleuré en disant que ceux qui n’ont pas d’affection ne pourront bénéficier de la miséricorde de Dieu.

Bon, de temps en temps, il y a une bonne parole. 

Il respectait profondément la liberté et les droits des femmes. Par respect pour sa fille Fatima, il se levait en sa présence et mettait son manteau par terre pour qu’elle puisse s’y asseoir. Les femmes se sont très vite réjouit de son message. Khadija, son épouse, a été la première à se convertir ouvrant ainsi la voie aux femmes opprimées.

En fait, Khadija était chef d’entreprise et avait largement plus de pouvoir que les futures femmes du prophète. Mahomet (enfin, dieu) aurait d’ailleurs déclaré, longtemps après le décès de Khadija (33:33): «Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l’Islam (Jahiliyah)», ce qui indique bien que les femmes doivent se couvrir depuis Mahomet. Quant aux autres femmes en pâmoison devant le prophète, je leur ai déjà répondu en détail ici.

Il donnait même son affection à un homme qui, tous les jours, lui jetait des cendres chaudes sur sa tête. Quand cet homme est tombé malade, il est allé à son chevet. Quand il a voulu prier pour un de ses ennemis qui venait de mourir, un de ses proches a essayé de l’en empêcher. Mais Mohammad a dit: si par ma prière, son âme peut reposer en paix, alors je le ferai. Quand un pauvre mourrait, c’était Mohammad qui payait ses dettes en disant: j’ai plus d’engagement envers eux qu’ils n’en avaient pour eux-mêmes.

Il s’agissait d’une certaine époque de sa vie et de personnes qui y jouaient des rôles très spécifiques, pas de comportements constants, universels et caractéristiques de son oeuvre de prophète. Et dans cet ordre d’idées, il a surtout dit (c’est-à-dire dans le Coran, 33:6): «Le prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes» et (33:36) «Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose, d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir.» 

Jamais il ne coupait la parole à quelqu’un. Il écoutait avec beaucoup d’attention ce que disaient les autres, et ensuite il parlait. Il montrait tellement de respect à son interlocuteur qu’on pensait que personne ne lui était plus cher.

Mme Radjavi est fort avare de références. Les juristes qui élaboraient la charia, à chaque fois qu’ils avançaient une base légale, eux, avaient l’habitude de citer leurs références. Quant aux attentions du prophète pour son prochain, que penser de ceci (33:53)?

N’entrez pas dans les demeures du Prophète, à moins qu’invitation ne vous soit faite à un repas, sans être là à attendre sa cuisson. Mais lorsqu’on vous appelle, alors, entrez. Puis, quand vous aurez mangé, dispersez-vous, sans chercher à vous rendre familiers pour causer. Cela faisait de la peine au Prophète, mais il se gênait de vous (congédier), alors qu’Allah ne se gêne pas de la vérité. Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c’est plus pur pour vos coeurs et leurs coeurs; vous ne devez pas faire de la peine au Messager d’Allah, ni jamais vous marier avec ses épouses après lui; ce serait, auprès d’Allah, un énorme pêché.

Mais Mme Radjavi aura peut-être une référence à la fois contradictoire et plus claire et universelle à proposer, au cas où sa version des choses serait remise en question par quelque croyant érudit? Non, elle dira sans doute que si Dieu prenait ainsi la défense du doux Mahomet, par sa propre voix, c’était justement pour le protéger un peu des profiteurs? 

Il  ne se disputait pas et n’était pas rigide. Il ne se débarrassait pas de sa tâche sur les autres. Il disait : je n’ai pas été choisi pour maudire mais pour bénir.

Vraiment? Mahomet n’a pas maudit, mais béni?

Il était le prophète qui, selon le Coran, ressentait la souffrance des autres et il aspirait de toutes ses forces à la libération de son peuple. On voit bien dans son attitude le sens de son message: Les droits et les valeurs sont les mêmes pour tous et partout. Ils sont universels. Or les mollahs en Iran, nous parlent aujourd’hui des « droits de l’homme islamiques » pour justifier leurs crimes.

Il est vrai que les Chiites en ont rajouté. Par exemple, Mahomet est censé avoir épousé une petite fille de six ans (alors qu’il avait déjà la cinquantaine et une ribambelle d’épouses et d’esclaves) puis l’avoir déflorée alors qu’elle avait neuf ans. Les écoles de juristes islamiques ont, conformément à l’injonction coranique selon laquelle Mahomet est un excellent modèle à suivre, interprété cette anecdote de manière à ce que la charia permette, désormais et jusqu’au Jugement dernier, de déflorer des petites filles en toute légalité. Mais seule l’école chiite en a fait une loi fixe pour toutes les petites filles musulmanes. Pour les écoles sunnites, l’âge de neuf ans n’est qu’un minimum à partir duquel il est seulement possible, et pas obligatoire, de considérer les fillettes comme pubère.

Mohammad a fini par triompher, mais l’hostilité à son message ne s’est pas arrêtée. Les mollahs en Iran, sont les descendants actuels d’Abu Djahl et d’Abu Lahab (les ennemis du Prophète) ils se livrent, sous le masque de l’Islam, au massacre, au bellicisme et aux violations des droits et des libertés. Ils sont des exemples de ceux qui prônent l’intégrisme au nom de l’Islam.

Le (principal) chiisme islamique est apparu très tôt après la mort du prophète. Les uns auraient souhaité élire un chef parmi les compagnons du prophète (Sunnites), les autres auraient voulu un descendant de son sang (Chiites), bien que le prophète n’ait pas laissé d’héritier mâle (quelqu’un a dit «bizarre»?). De sorte que le premier legs immédiat du grand homme fut une série de purges, d’assassinats et de massacres. Et ce n’est pas fini. 

L’islam et l’intégrisme sont deux idéologies, deux comportements et deux conceptions qui s’affrontent. D’une part la misogynie, la répression et le terrorisme, et de l’autre, l’islam de l’égalité et de la miséricorde.

Mais lequel de ces deux Islams bénéficie de l’appui des textes sacrés? Les gentils réformateurs ou les méchants intégristes? 

Alors, quel devoir est plus urgent pour les musulmans authentiques que de dénoncer et d’isoler les mollahs et leurs alliés? Il faut leur prendre l’arme de l’Islam et ne plus les laisser abuser du message de miséricorde et de libération du Prophète Mohammad pour leur soif du pouvoir. (…)

Hélas, les Mollahs et leurs alliés ont d’innombrables adeptes, qui tous s’enivrent régulièrement du Coran et des actes du prophète, précisément pour maudire les gens comme Mme Radjavi et leur modernisme. Et rien n’indique encore que dans un débat collégial, les références islamiques de ces derniers puissent s’imposer.

Mais pour l’Islam authentique, la souveraineté appartient au peuple et repose sur son vote.

Ah oui? 

Le Coran met en valeur la consultation avec le peuple pour les prises de décision. Pendant la bataille de Badr, à trois reprises, le prophète Mohammad a consulté ses amis. Il les a interrogé sur la manière de commencer la guerre, l’emplacement du camp et la conduite à tenir avec les commandants ennemis et il a suivi leurs conseils.

Oui, ses lieutenants, des experts ou du moins des gens plus aguerris que lui. Mais le peuple?

A la bataille d’Ohod, il a consulté ses compagnons pour savoir s’ils devaient rester dans la ville ou camper hors des murs. Il a fini par accepter leur solution même s’il avait un avis différent.

N’était-ce pas simplement la moindre des choses? Et d’où diable ces gens tenaient-ils leur autorité — des urnes ou de leur adresse au maniement des armes?

Un verset du Coran qui s’adresse directement au Prophète lui ordonne de toujours consulter ses proches pour toutes les affaires, de pardonner leurs erreurs, d’être toujours bons avec eux et de chercher à les satisfaire. Un autre verset dit encore qu’une société idéale est celle qui notamment, gère ses affaires par la consultation.

Le moins que l’on puisse dire est que les interprétations de Mme radjavi n’ont pas laissé une trace bien profonde dans les systèmes décisionnels des empires islamiques. C’est qu’il s’agit systématiquement d’approches très éloignées du sens commun du texte. Ainsi, le Coran recommande en effet aux Musulmans de se consulter entre eux pour leurs affaires, mais juste en passant, dans une tirade dont le sens général est tout autre. De là à en extraire un principe de gouvernement, il y a une longue route parsemée d’injonctions qui conduisent le croyant dans des voies très différentes. Peut-on vraiment tirer un détail d’une phrase au hasard et clamer qu’elle a valeur de principe supérieur? N’est-ce pas trahir à la fois ces textes et la rigueur intellectuelle la plus élémentaire? Oui, bien sûr, c’est pour une bonne cause…

Pendant les dix années où Mohammad a gouverné à Médine, jamais il n’a considéré ce pouvoir comme absolu. Au retour de son dernier pèlerinage, à Ghadir Khom, il a mis en garde ses fidèles contre la mise en place d’un pouvoir absolu sur la vie et les biens du peuple, car ce serait un retour au temps des idoles.

Ici aussi, l’absence de toute référence cache une faiblesse béante, l’omission d’ordres et de préceptes autrement plus impérieux et de règles plus pragmatiques.

Heureusement que face à la pensée rétrograde des mollahs, il existe une véritable solution qui s’appuie sur une conception progressiste de l’islam et constitue une antithèse efficace aux mollahs intégristes. Cette antithèse c’est l’islam démocratique, incarné par un mouvement actif comme les Moudjahidine du peuple avec une vaste base populaire qui lutte depuis 40 ans en Iran. Ce mouvement s’appuie sur le Coran et les enseignements du Prophète pour défendre la liberté, l’égalité entre les femmes et les hommes, les droits humains, la paix et la laïcité.

Ce mouvement dit s’appuyer sur le Coran. Nuance. Il le fera vraiment lorsqu’il aura publié une réfutation en règle des bases de la charia et que cette approche aura recueilli l’approbation de nombreux experts et du peuple en votation. Et même alors, le mieux que nous aurons est un chiisme démocratique, qui bien sûr enflammera contre lui les foudres des Musulmans plus traditionnels. Et il faut alors s’attendre à ce que les moudjahidines (combattants) du peuple, fidèles à leur désignation, répondent par les armes. Le monde s’en portera-t-il mieux? Qui sait?

Nous adressons ce message aux musulmans et aux peuples du monde: Séparez l’islam de Mohammad, du fascisme religieux. Se démarquer et s’opposer aux mollahs, qui sont selon le Coran les pires ennemis de Dieu, est le meilleur moyen de défendre l’islam.

Rappelons tout de même que le Coran est très antérieur aux Mollahs. Il faut vraiment beaucoup de charisme, encore une fois, pour faire passer cette interprétation.

D’autant plus que ce régime archaïque cherche aujourd’hui à dominer l’Irak et veut produire la bombe atomique pour mettre en danger la paix et la sécurité internationales.

Voilà certes une bonne raison de lutter contre ce régime.

Les mollahs ont planté leurs griffes en Irak. Ils y sont la source principale de la terreur, de l’insécurité et du retour en arrière. Ils sont le principal obstacle à la démocratie et à l’indépendance de ce pays. Ils cherchent aussi à développer l’intégrisme au Liban et en Palestine. Partout, ils sèment la terreur et les crises. Heureusement, au Moyen-Orient, beaucoup s’opposent au bellicisme des mollahs. Je salue leur lutte, en particulier les femmes et les hommes courageux d’Irak.

Oui.

Inspirons-nous de Mohammad, la miséricorde pour le monde. Nous avons appris de lui l’amitié, la solidarité et la gentillesse avec tous les peuples, de toutes les cultures, religions et origines.

Mahomet est censé être l’homme qui a interdit toute autre pratique religieuse que l’Islam en Arabie. L’homme qui a défini le jihad en termes universels, qui a lancé les Musulmans à l’assaut du monde. Pourra-t-on vraiment jamais le faire passer sérieusement, de manière informée, pour l’ami de toutes les cultures et toutes les religions? Ou peut-on espérer mentir assez fort pour que tout le monde accepte définitivement cette vulgate? Le peut-on?

Nous lui demandons de nous aider pour la victoire de la résistance et la fin de la tyrannie. Une fois de plus, réjouissons-nous pour la naissance du Prophète. Que l’esprit libérateur et la miséricorde de Mohammad soit avec vous et viennent sur toute la Terre.

Mais concrètement, si cette femme est exaucée et que le culte de Mahomet se répand, où allons-nous? Bien sûr, il est tentant pour elle de se fonder sur cette figure mythique du prophète de l’Islam, que tout Musulman doit révérer et respecter plus que tout au monde (sous peine de mort selon la charia), et d’en faire un chantre des valeurs de base de la démocratie bien comprise.

Mais si cette femme ne parvenait pas à imposer sa vision des choses? Si elle parvenait juste à répandre un peu plus d’Islam, un peu plus de respect pour le Coran, mais sans vraiment imposer son interprétation? Ce qui est extrêmement probable. Aurions-nous progressé? D’autant que pour aider ces «Musulmans modérés», nous sommes censés soutenir leur cause et abonder dans leur sens, dire, nous aussi, que le prophète est doux et démocrate. Ou pour le moins ne surtout pas dire le contraire.

Mais si les injonctions coraniques prises au premier degré et l’exemple belliqueux donné par le prophète favorisent, par la simple foi en leur justesse, même dans les pays musulmans tranquilles, l’intolérance, le suprématisme, la violence, la coercition, la zizanie, la ségrégation et les systèmes politiques agressifs qui ont caractérisé le règne de la charia médiévale et actuelle, nous avons toutes les raisons de craindre que ces éléments, ces traits de caractère, ne réapparaissent dans la mesure où l’Islam, peu importe lequel, est loué et pratiqué.

Ainsi, je pense que la meilleure leçon à tirer de tout ceci, ici, en Occident, est que les seuls Musulmans vraiment réformistes sont ceux qui ne pratiquent. Pas. Du. Tout.

Diffusion du film de Geert Wilders: proposition

UPDATE: Version anglaise en ligne.

Cette nuit, la société chargée de diffuser en ligne le film de Geert Wilders a reculé devant l’effort. Et les plaintes. L’adresse prévue http://www.fitnathemovie.com/ n’affiche plus que ce message:

Ceci après que toutes les chaînes TV aient refusé de diffuser le brûlot, même dans les temps d’antenne du parti de Wilders. Pour une société commerciale, le risque est grand et il est peu probable qu’une direction responsable, qui doit rendre des comptes à des actionnaires, le juge judicieux. Mais pour un grand nombre de simples citoyens, dispersés, il est suffisamment dilué pour perdre son aspect rédhibitoire.

Pour montrer l’exemple, je m’engage ici à mettre un serveur dédié à disposition pour la diffusion en ligne de ce film. Ce serveur est prêt, il est en ligne, il est vide. Il ne servira, le cas échéant, qu’à la diffusion de ce film. Ainsi, s’il est attaqué et mis hors service par des pirates informatiques, personne d’autre n’en souffrira. Si quelques centaines de particuliers dans le monde font de même, rien ni personne ne pourra plus empêcher la diffusion à grande échelle de ce film.

UPDATE: Robert Spencer, directeur de JihadWatch.org s’annonce prêt à héberger le film.

UPDATE: Geert Wilders a

réaffirmé, dimanche après la décision du fournisseur d’Internet, sa volonté de passer à l’action coûte que coûte.

Et

Le quotiden “De Telegraaf”, dont des journalistes en ont vu des extraits, a révélé que “Fitna” faisait le lien entre des sourates du Coran et des faits tirés de l’actualité, comme “une décapitation en Irak, une lapidation en Iran ou une exécution en Arabie Saoudite“.

UPDATE: Wilders réaffirme son intention de lancer son film d’ici au 1er avril, sans poisson. Et Spencer réaffirme sa disposition à l’héberger.

UPDATE: Glenn Beck, présentateur vedette sur la chaîne américaine CNN, se déclare prêt à diffuser le film de Geerd Wilders. Sans l’avoir vu au préalable.

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UPDATE: Version anglaise en ligne.

L’Arabie saoudite pour la liberté religieuse!

Enfin, façon de parler. Comme le signale Daniel Pipes, le Conseil consultatif d’Arabie Saoudite s’est prononcé tout récemment contre une proposition de pacte international qui exigerait le respect des religions. En clair, ce conseil a donc refusé d’instaurer une censure religieuse. C’est une excellente nouvelle. Ce pour des raisons certes peu réjouissantes, mais d’autant plus révélatrices.

Les auteurs de la proposition cherchaient à lutter contre certaines précautions ou tentatives d’information et autres publications de petits dessins qui se font toujours plus incisives à mesure que les gens comprennent lentement ce qu’est l’Islam. Et, comme il n’est guère possible de demander qu’on protège uniquement l’Islam d’une critique dont le Christianisme, notamment, fait les frais depuis des décennies, le projet tentait de réunir un consensus autour de l’interdiction d’insulter les religions dans leur ensemble.

Mais cela aurait obligé les Musulmans à respecter eux aussi les religions. Or, ont fait valoir les opposants au projet,

Certains considèrent que le Bouddhisme, le Qadianisme [un spin-off de l’Islam — ajm] et le Bahaïsme comme des religions. Pouvons-nous obliger les Musulmans à respecter ces fois et à ne pas les critiquer? (…) Si nous approuvons cette résolution, il deviendra obligatoire de reconnaître certaines religions et cela facilitera l’établissement de lieux de culte correspondants dans les pays musulmans.

Sur quoi la proposition a été balayée par 77 voix contre 33. Gageons que les promoteurs du projet vont maintenant tenter de conclure des accords bilatéraux avec le Vatican. La Suisse offrira-t-elle ses bons offices? Ce serait l’occasion de rectifier les imperfections du discours académique saoudien sur notre pays.

UPDATE: Cela n’a pas traîné. On pouvait lire hier dans Al-Hayat que le roi Abdallah avait maintenant reçu l’autorisation des ulémas pour lancer un appel «aux trois religions»  afin de

tenir des conférence en vue d’atteindre un accord pour sauvegarder l’humanité du dénigrement des valeurs morales, pour préserver l’institution de la famille et pour restaurer les valeurs de la loyauté envers l’humanité.

Mais ceci, vos médias habituels vous l’auront certainement déjà appris…

Cette Suisse qui se sent représentée par Jean Ziegler

Le 26 mars prochain aura lieu l’élection des membres du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme, dont trois sièges seront attribués à des pays occidentaux. La Suisse, notamment bien sûr le Département des affaires étrangères, dirigé par Micheline Calmy-Rey, propose d’y élire un certain Jean Ziegler. Or il est permis de douter que cet homme ait une vision des droits de l’homme suffisamment universelle. C’est en tout cas ce qui ressort très bien de ce petit film d’UN Watch:

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UN Watch qui vous propose, si vous doutez vous aussi que Jean Ziegler soit en mesure de défendre les droits de l’homme (et la réputation de la Suisse), d’en faire part aux autorités compétentes. Merci d’avance!

UPDATE: Ziegler a été élu:

Le sociologue genevois a obtenu le plus de voix parmi les sept candidats proposés par le groupe occidental, soit 40 voix sur 47. Comme prévu, le il a rallié sur son nom tous les pays non-alignés, latino-américains, africains et asiatiques. La Suisse a soutenu son élection. Le scrutin ayant eu lieu à bulletin secret, l’identité des sept pays qui n’ont pas donné leur voix à Jean Ziegler n’est pas connue. (…)

Plusieurs ONG et parlementaires ont pourtant fait pression sur la Suisse pour qu’elle retire la candidature de Jean Ziegler au comité consultatif du Conseil des droits de l’homme. La parlementaire américaine Ileana Ros-Lehtinen a écrit à la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey pour lui demander de retirer immédiatement et sans condition la candidature de Jean Ziegler. Elle reproche au sociologue son «antisémitisme» et ses «relations vicieuses avec des dictateurs».

UPDATE: Une observation intéressante de Hillel Neuer, de UN Watch (par courriel et que je traduis):

Aussitôt après le vote, l’ambassadeur suisse Blaise Godet a quitté son siège et, devant tous les diplomates de l’assemblée plénière, est allé échanger une poignée de mains chaleureuse, des sourires et des félicitations avec l’ambassadeur cubain. Le régime de Castro préside ici le tout-puissant mouvement des non alignés.

Rabbi Joshua sur la croix chrétienne à la Mecque?

La chose devient lentement pensable. D’une part, on réfléchit beaucoup au dialogue dans l’Église catholique et certains Musulmans s’y essaient aussi, d’une certaine manière, ce qui favorise l’éclosion d’idées inédites. Ensuite, le projet même de construire des églises en Arabie Saoudite prend forme. Des négociations seraient en cours. Et un expert déclarait hier encore que le Pape, pour obtenir la possibilité de construire des églises en Arabie Saoudite, devrait commencer par reconnaître officiellement le prophète Mahomet. D’autres Chrétiens misent sur l’initiative privée et réunissent des soutiens pour une Cathédrale à la Mecque.

Est-ce une bonne voie?

En gros, du côté musulman, on a bien sûr intérêt à obtenir la reconnaissance du Vatican, qui permettrait de verrouiller mieux encore la critique dirigée contre les dogmes islamiques. Dans l’Église chrétienne, on peut espérer que la libéralisation religieuse (l’une des exigences centrales du Vatican à l’égard de l’Islam et de sa peine de mort pour apostasie) permettra sinon de résoudre, du moins de dissoudre en grande partie l’affrontement religieux qui se dessine: si le centre de l’Islam sunnite (85% des Musulmans dans le monde) acceptait officiellement de libérer les Musulmans de l’obligation de rester dans leur religion, les choses pourraient évoluer dans le bon sens. Il est tentant d’essayer.

Je pense que ce serait une erreur. Même en ignorant totalement les problèmes théologiques.

Aucuns Musulmans, même les plus hauts dignitaires, même tous les dignitaires musulmans ensemble, n’auront jamais une autorité supérieure ou égale à celle du Coran, puisque par définition ils veulent y voir la parole de leur dieu. Et strictement rien de concret n’indique que ce livre peut être interprété de manière bienveillante. J’en profite pour relancer ici mon petit défi à ce sujet.

De sorte que, à notre époque où les Musulmans sont enfin alphabétisés en grands nombres et où les textes sacrés islamiques sont massivement diffusés, il faut s’attendre à ce que les croyants ne soient que fort peu influencés par les concessions saoudiennes. Nous aurions alors simplement augmenté le degré de complexité politique artificielle à maîtriser pour voir clair dans le phénomène islamiste.

Ensuite, tous les Musulmans croyants connaissent l’histoire de Mahomet et verraient sans doute dans de telles déclarations de dignitaires saoudiens une réédition de la stratégie du prophète pour s’emparer de la Mecque: l’homme, en position de faiblesse, aurait alors signé une trêve avec ses ennemis en acceptant de renoncer, dans ce document, à son titre de messager de Dieu, ce qui équivalait à une faillite personnelle totale. Il obtenait en échange le droit de prier à la Mecque, mais seulement à partir de l’année suivante. Beaucoup lui en auraient d’ailleurs voulu à l’époque (j’écris tout cela au conditionnel car l’histoire de Mahomet est certainement une supercherie).

Mais la Mecque était trop forte pour lui, alors le prophète se serait humilié devant elle, puis serait parti faire ses campagnes militaires contre des adversaires à sa portée et serait revenu, auréolé de victoires, avec des armes et des convertis aguerris en grands nombres, à tel point que la Mecque se serait rendue sans combat. Et une fois sur place, le prophète aurait bien sûr fait détruire les traces des cultes non islamiques… Il suffit aux Musulmans d’échanger un mot en arabe — Hudaibiya — pour comprendre que cette tactique est mise en oeuvre.

Contre cela, que peut faire le Vatican? La seule réelle issue à l’hypocrisie suprématiste sacrosainte formée par le message du Coran et l’histoire du prophète est la remise en question de l’authenticité de ces éléments. La chose est certes facile — le Coran est un fatras haineux informe et l’histoire du prophète a franchi des générations sous forme orale — mais si une Église s’y applique, même de loin, elle crée la confrontation, peut être accusée de fomenter des troubles et se retrouve aisément en faute.

La seule position vraiment chrétienne que pourrait adopter une Église serait de montrer l’exemple en renonçant à Dieu, à ses croyances, à sa vie, en espérant en une résurection miraculeuse. Et c’est d’ailleurs dans cette direction que le Vatican se dirigerait en acceptant de dialoguer avec l’Islam et de reconnaître Mahomet.

Sinon, on peut aussi miser, par exemple, sur des gens libres et diversifiés, qui agiraient et décideraient dans une sphère protégée des dogmes, dans le cadre d’un projet basé sur la conscience informée et la démocratie directe.

Huit Palestiniens sur dix pour les assassinats racistes

L’un des résultats d’un sondage présenté aujourd’hui dans le New York Times (1270 entrevues en tête-à-tête) indique que 84% des Palestiniens soutiennent l’attentat du 6 mars contre des étudiants juifs (en majorité des adolescents) de Jérusalem.

Ils seraient en outre 75% à trouver les négociations de paix actuelles inutiles au point de souhaiter qu’elles soient interrompues. Et 64% approuvent les tirs de roquettes (plusieurs milliers) sur les villages israéliens (donc contre des civils). La popularité du chef du Hamas est maintenant plus élevée (47%) que celle du patron du Fatah (46%).

Pour comprendre pourquoi, au-delà du simple enchaînement de prétextes dont parlera la presse et de la théorie de la guerre asymétrique islamique, on peut écouter cette rencontre radiophonique:


UPDATE:
 Un média suisse, Romandie News, signale ce même sondage.

Cette certaine Suisse qui soutient l’Iran et le Coran

Madame la ministre suisse des affaires étrangères, voilée, sans doute par respect car le protocole ne l’exige pas, devant le président iranien, pour acheter du gaz bon marché, irritant ainsi à la fois les États-Unis et les vraies partisanes des droits de la femme. Sans parler d’Israël.

Micheline Calmy-Rey n’en est certes pas à son premier voile de soumission à l’islam ni à son premier cadeau inutile au gouvernement iranien. 

Autre rappel:

33:59
Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.

24:31
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris (…) ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.

4:34
Les hommes ont autorité sur les femmes
, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

4:11
Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles.

2:282
Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler.

2:222
Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis: ‹C’est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures.

UPDATE: Voir cette série d’images, où l’on voit une Micheline Calmy-Rey rayonnante de bonheur, sous son voile, avec ses interlocuteurs iraniens. Un exemple:

UPDATE: Israël a convoqué l’ambassadeur de Suisse à Tel-Aviv pour lui faire savoir que

l’Etat hébreu [considère] la visite de la conseillère fédérale à Téhéran comme “un acte inamical à l’égard d’Israël”, (…).

Pour Israël, “ce n’est pas le bon moment de faire des affaires avec l’Iran”, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé le 3 mars de nouvelles sanctions à l’encontre de la République islamique et au moment où la communauté internationale tente de pousser l’Iran à abandonner son programme nucléaire controversé.

UPDATE: Voici comment la visite de MCR est présentée en Iran (je traduis):

[Le ministre iranien des affaires étrangères Manuchehr] Mottaki a condamné le silence des États occidentaux à propos du génocide sioniste infligé au peuple palestinien à Gaza et a critiqué le Conseil de sécurité des Nations unies pour n’avoir pas pris de mesures appropriées afin de remédier à la situation régnant en Palestine. (…)

Calmy-Rey a loué l’Iran pour sa coopération avec l’AIEA. Elle a aussi appelé au maintien du dialogue entre l’Iran et la Suisse en matière de droits humains.

UPDATE: «Tous les médias qui interviewent encore Calmy-Rey discréditent leur indépendance journalistique»

UPDATE: La Suisse vue des États-Unis

UPDATE: La Suisse accusée d’aider le terrorisme — merci qui?

Les minarets sont fortement compromis en Suisse

Un grand sondage en ligne mené par Perspective Suisse (18500 répondants) indique que près de 47% des Suisses sont favorables à l’initiative demandant l’interdiction des minarets en Suisse. Voir aussi le communiqué d’AP.

C’est très réjouissant. Pas vraiment dans la perspective d’interdire les minarets, bien sûr, car leur présence ne change rien à la nature du message de la religion islamique. Mais cela signale que les Suisses sont nombreux à se rendre compte que les mosquées cachent de sérieux problèmes.

UPDATE: Plus de détails avec les résultats complets (pdf, voir page 18):

La fierté d’industrialiser le sacrifice de civils

C’était le 29 février 2008 à la télévision palestinienne. L’homme, Fathi Hamad, est un député palestinien. Voici son message (je traduis l’extrait en question):

[Les ennemis d’Allah] ne savent pas que le peuple palestinien a développé ses propres méthodes pour mourir, pour chercher la mort.

Pour le peuple palestinien, la mort est devenue une industrie dans laquelle les femmes excellent, de même que tous les gens vivant dans ce pays.

Les vieux excellent en cela, et les moujahidines et les enfants. C’est pourquoi ils ont formé des boucliers humains avec les femmes, les enfants, les aînés et les moujahidines, afin de défier la machine de bombardement sioniste.

C’est comme s’ils disaient à l’ennemi sioniste: «Nous désirons la mort comme vous désirez la vie.»

Voir aussi: L’asymétrie psychologique de la guerre islamique

La Suisse accusée d’avoir brûlé des Juifs

Par un érudit saoudien, directeur du département des études islamiques de l’université du roi Saud, s’exprimant sur les ondes de Al-Aqsa TV le 29 février dernier:

Voici le texte du discours (je traduis):

L’une des choses importantes qu’il faut dire aux gens est que ce qui se passe en Palestine aujourd’hui est une véritable Shoah. C’est la véritable Shoah!

Une Shoah, ce n’est pas l’incinération de 50 à 60 Juifs en Allemagne et en Suisse.

Mais les Juifs continuent d’appeler ça la Shoah. Au cas où vous ne le sauriez pas, laissez-moi vous dire, ce que plus de 90% des Musulmans du monde ne savent pas, que les Juifs ont reçu des compensations de l’Allemagne et de la Suisse pour l’affaire de cette soi-disant Shoah. 

Nous pensons qu’il y a bel et bien eu une Shoah, mais combien y a-t-il eu de victimes — 50, 60 personnes?

Et après cela, ils en ont profité pour faire chanter ces deux pays. Alors que devons-nous dire, face à la Shoah de Gaza? Quelle compensation saurait nous satisfaire?

Par Allah, nous ne serons pas satisfaits même si tous les Juifs sont tués.

Peut-on espérer que les responsables du Département fédéral des affaires étrangères auront à coeur de faire rectifier cette déclaration publiquement par son auteur? S’ils ne sont pas trop occupés à sombrer dans l’insignifiance, bien sûr.

Turquie: vie quotidienne islamiste modérée

Mehmet Ali Birand, un journaliste et éditorialiste turc bien connu, propose ce matin dans le Turkish Daily News quelques observations très intéressantes sur la vie quotidienne en Turquie et sur la progression de l’islamisation. Je traduis l’essentiel (et je mets en gras):

L’islamisation graduelle de notre vie quotidienne
Mehmet Ali Birand
Turkish Daily News, 13 mars 2008

La société est toujours influencée par la démarche générale, le langage et le style de vie de ses dirigeants. Et cet effet est amplifié par les efforts des hypocrites qui tentent de se frayer un passage vers la richesse ou la gloire en imitant l’allure et le discours les dirigeants. (…)

J’observe ainsi un changement rapide dans l’attitude des responsables du gouvernements, des cabinets ministériels et des bureaucrates de même que des municipalités de l’AKP et des milieux qui s’agglutine à ce noyau de l’AKP pour tirer le meilleur parti possible de leur système. Et cette transformation se répand lentement dans d’autres secteurs de la société. Une nouvelle approche, un nouveau mode de vie semble émerger des brumes du passé. Cela ne résulte pas d’ordres et de directives, mais de l’écho social du comportement et de l’attitude adoptés par les officiels de l’AKP, du premier ministre aux simples responsables de quartier.

CHANGEMENT LINGUISTIQUE
Notre langue turque n’est plus ce qu’elle était. Elle est maintenant alourdie par des termes arabes superflus et des expressions coraniques. Les discours du premier ministre sont marqués par les sonorités et les réminiscences des leçons de récitation du Coran qu’il a suivies dans son lycée religieux. Il en va de même des orateurs de l’organisation de l’AKP. Les termes qu’ils utilisent, les expressions qu’ils empruntent et le style de leurs discours sont différents. Une aura islamique est en train d’investir leur langage.

LANGAGE CORPOREL
Par le passé, les poignées de mains étaient plus usuelles. Ces dernières années, les embrassades étaient devenues plus populaires. Il devenait commun d’embrasser toutes les personnes, connues ou pas, à qui l’on était présenté. Aujourd’hui, il y a plus de distance. Le dernier chic consiste à se saluer en plaçant la main sur son coeur. (…) Comme il est devenu très risqué de serrer la main des femmes, on se contente généralement de les saluer d’un léger hochement de la tête.

TENUE À TABLE
L’alcool déserte progressivement les tables. On en conserve dans quelque recoin pour faire preuve de tolérance. Et on le sert quand les hôtes en demandent expressément, mais sans plus. C’est faire acte de bravoure ou d’audace, même, que d’en demander. Il est devenu plus commun de boire des jogurts liquides ou des jus de fruits en mangeant.

HABILLEMENT
Le tchador noir est en recul. Mais par ailleurs, les femmes portent de plus en plus souvent le turban et des manteaux qui descendent jusqu’aux talons. La plupart d’entre eux n’ont aucun style et donnent l’impression que les femmes sont drapées dans des rideaux. (…)

VIE QUOTIDIENNE
Elle n’avait certes jamais complètement disparu, mais la séparation entre hommes et femmes est devenue plus visible. Je ne sais pas si cela tient à une sensibilité accrue ou à une réelle progression du phénomène, mais il semble qu’il y ait toujours davantage de piscines et de plages réservées aux femmes et d’hôtels sans alcool. Il y a aussi un boom dans la fréquentation des mosquées le vendredi. Détail cocasse, des gens qui n’en avaient vraiment jamais eu l’habitude veillent maintenant à ne surtout pas rater ce rituel du vendredi. Je suis curieux de voir ce qui se passera lors du prochain Ramadan. Qui sait à quoi nous assisterons alors?

MÉDIAS
On constate une augmentation considérable du nombre de journaux et de chaînes TV qui prônent des valeurs religieuses ainsi que l’Islam et le monde islamique. Le secteur grandit tant en nombres absolus qu’en taux de circulation. Leurs publications et leurs émissions qui mettent l’accent sur les valeurs de la religion sont devenues sensiblement plus religieuses, au niveau du contenu comme à celui du langage.

FINANCE
Ce même secteur crée ses riches. Chaque jour, de nouvelles entreprises religieuses sont créées. Des gens hier encore totalement ignorés sont aujourd’hui impliqués dans des projets gigantesques et amassent des fortunes. Bien sûr, à mesure qu’ils engagent de plus en plus de personnel, les familles de leurs employés rejoignent le cercle.

Comme je le disais plus haut, cette tendance n’est pas imposée par des directives, publiques ou secrètes, de l’AKP. Ce style de vie se répand automatiquement, du sommet vers la base. Il y a ceux qui se conduisent en missionnaires, qui vantent tant et plus ce mode de vie généré par le parti au pouvoir. Ensuite, il y a tous ceux qui n’osent plus faire ce qu’ils faisaient auparavant. En enfin, il y a ceux qui se joignent au mouvement pour se remplir les poches et pour protéger leurs intérêts. (…)

Téhéran honore ses terroristes

Des timbres postaux à l’effigie du commandant en chef du Hezbollah Imad Mughniyah exposés à Téhéran, Iran, lundi 10 mars 2008. Les services postaux iraniens ont émis un timbre commémorant Imad Mughniyah, tué dans l’explosion d’une voiture piégée en Syrie le mois passé. Imad Mughniyah était l’un des cerveaux du terrorisme les plus craints dans le monde, accusé d’avoir fait tuer des centaines d’Américains au moyen d’attentats suicide au Liban dans les années 1980. (AP Photo/Borna News, Hamid Saeidi)

Ce grand homme figurera probablement bientôt dans les manuels scolaires iraniens.

Jean Ziegler et ses faims sélectives

L’ONG UN Watch regrette que les NU aient refusé de publier une remarque détaillant les conflits d’intérêts affectant Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, à la suite de l’un de ses séjours à Cuba (au cours duquel il refusa de rencontrer les dissidents) et d’un rapport louant les mérites du régime communiste de l’île. Je traduis la déclaration centrale du directeur d’UN WATCH:

Alors que des enfants meurent de faim au Zimbabwe, au Burundi et en Sierra Leone, il est triste de constater que Ziegler a consacré ses seules missions de cette année à soutenir ses amis politiques plutôt qu’à lutter contre la faim. Le voyage de Ziegler à Cuba, en octobre dernier, de même que son rapport d’aujourd’hui, ne sont qu’une mise en scène visant à laver la réputation de Cuba après que le régime se soit débarrassé du mandat de surveillance de ses abus par le Conseil des droits de l’homme.

Il faut s’attendre à ce que les relations, notamment, entre l’Europe et Cuba soient fortement réchauffées en partie grâce à ce rapport de Jean Ziegler. Il vaut donc la peine de rappeler pourquoi ces relations s’étaient détériorées en 2003:

Au milieu de l’année 2003, les autorités de Cuba ont mené une répression sans précédent à l’égard du mouvement de dissidence actif dans l’île. En l’espace de quelques jours, les forces de sécurité ont arrêté plus de 75 dissidents au cours de rafles ciblées. (…) Jugés lors de procès hâtifs et iniques, ces responsables ont été condamnés, quelques semaines seulement après leur arrestation, à de lourdes peines allant jusqu’à vingt-huit ans d’emprisonnement.

Voilà encore le texte complet (anglais) du communiqué d’UN Watch, qui revient également sur les raisons de douter de l’indépendance d’esprit de Ziegler:

(more…)

Rappel: Ce qui se passe au Moyen-Orient

Site central.
(1ère publication ici le 15 juin 2007)

UPDATE: Voir aussi la série de diaporamas de grandmufti.free.fr, plus complète (signalée par son auteur dans les commentaires):
1ère partie (–> 1937)
2e partie (1937-1967)
3e partie (1967-2001)
4e partie (2001-2004)
5e partie (2004 –>)

L’Islam favorise-t-il la folie, meurtrière?

Oui, bien sûr. Par le caractère résolument haineux du Coran à l’égard des non-Musulmans. Et par l’exemple du prophète, qui a commencé sa carrière en évoquant doucement les beautés du monothéisme puis, devant le peu d’intérêt des siens, est devenu véhément, autoritaire, menaçant, puis criminel, avant de déclarer un djihad sanglant contre le monde entier.

Et aujourd’hui, à l’heure où plus de gens que jamais dans l’histoire découvrent son parcours grâce à l’alphabétisation et à la diffusion de l’information, la folie explose partout où des gens croient que cette fable vénéneuse est digne de fonder leur foi. Et le phénomène ne s’arrête pas à des actes d’individus isolés — passé un certain seuil, il se traduit par des politiques officielles. Voir l’exemple de la Malaisie relaté ce matin dans Le Temps:

L’islam rendrait-il amok – pour reprendre ce terme malais qui sert à désigner un accès de folie meurtrière? La question peut se poser en Malaisie, à en juger par le regain de tension raciale qui agite ce pays multiculturel, mais officiellement musulman (…).

De violents heurts ont éclaté avec la police le 25 novembre lorsque 20000 d’entre eux sont descendus dans la rue en une manifestation publique sans précédent pour protester contre leur marginalisation et la récente destruction sur ordre des autorités de dizaines de temples hindous et de pagodes bouddhistes.

Les pressions des islamistes se font sentir dans tous les domaines et prennent parfois des proportions où le zèle le dispute au ridicule. Le constructeur automobile malais Proton envisage même de produire (…) la première «voiture islamique», équipée d’une boussole indiquant La Mecque et d’un rangement pour le Coran. (…) en 2007 les autorités ont interdit 37 livres qui portaient, selon elles, préjudice à l’islam. A la mi-décembre, elles sont allées jusqu’à censurer des livres chrétiens représentant les prophètes Moïse et Abraham. (…)

le premier Malaisien à avoir escaladé l’Everest, Maniam Moorthy, a été déclaré musulman après son décès et enterré comme tel en décembre 2005 (…). Un (…) vieil homme d’origine chinoise a été enterré comme musulman après que sa famille bouddhiste a perdu une bataille avec les autorités islamiques (…). Dans l’Etat malais de Sabah (…), le mufti d’Etat a émis un décret religieux pour interdire la construction d’une divinité taoïste par la communauté chinoise, affirmant que «la présence de cette statue offenserait l’islam».

Lire le tout.

Lecture moderne du Coran: faut surtout pas croire

L’émission Faut pas croire de la Télévision suisse romande a consacré 12 minutes au thème de la femme, ou de l’égalité homme-femme, dans le Coran. Après une brève introduction factuelle, et tout à fait correcte, par les journalistes, deux Musulmanes suisses tentent de nous dire que, bien sûr, le Coran peut faire l’objet d’une lecture moderne et raisonnable, notamment pour les femmes. L’émission propose une page de réactions, hélas peu fréquentée. Voici la mienne (typographie et coquilles corrigées, enfin j’espère):

Il est positivement irresponsable de prétendre que des interprétations aussi vagues et générales que celles avancées pendant l’émission (le Coran dit «lis», donc cela s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes) auront jamais la moindre chance de compenser la lecture directe des ordres, des injonctions, des appels et autres passages à caractère normatif du Coran, tels que (notez les formes de phrase)

Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs «grands voiles» (…)

Remarque: ce que le traducteur a rendu ici par «grands voiles» se lit jalabeebihinna en arabe, et cela désigne clairement un vêtement couvrant le corps entier, pas un simple voile.

Autres exemples clairement normatifs, soit pour les femmes, soit pour les hommes à l’égard des femmes:

Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours (…). Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures.

Les hommes ont autorité sur les femmes, (…) Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. (…)

Remarque: le terme arabe pour «frapper» est ici iDRiBuhunne, ce qui peut signifier autre chose que frapper, et certains tentent de faire valoir cette interprétation (plus de détails), mais sans fondement solide non plus.

Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles.

Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler.

Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis: ‹C’est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures.

De tels ordres ne peuvent pas être «interprétés». Pas honnêtement, en conscience, pas de manière crédible pour quiconque connaît le texte et ses affirmations (le livre lui-même dit être la parole de Dieu et c’est un puissant hypnotique). Ce qu’on peut interpréter, ce sont les choses dont se réclament les Musulmans modérés apologistes, c’est-à-dire essentiellement des silences ou des non-dits, des manques de précision, qu’on oublie de comparer au ton général de l’ouvrage, très largement dominé par des malédictions contre les non-croyants.

C’est suffisant sur un plateau de télévision d’où toute contradiction a été éliminée, mais cela n’a jamais rien donné dans un collège de croyants, de gens qui veulent croire que le Coran est un livre inspiré, voire dicté par Dieu.

Ainsi, le grand débat, du VIIIe au XIIe siècle, dont parle l’une des intervenantes a bien eu lieu, mais son résultat est la charia, pas ses petites pensées gentillettes. Aucun des collèges de juristes de l’Islam n’a retenu ses conclusions, si peu que ce soit (et fort heureusement ce débat n’a pas influencé l’Occident, sinon pour en prendre le contre-pied).

Aujourd’hui, les gens comme ces femmes veulent nous faire croire que c’était dû uniquement aux usages de l’époque, mais c’est nous prendre pour des enfants! C’est vrai, bien sûr, que tout cela résulte d’un patriarcat archaïque et que les gens d’aujourd’hui peuvent faire mieux. Mais le Coran aussi résulte de cela. Je suis navré de décevoir les crédules, mais le Coran n’est pas l’oeuvre de Dieu. Il a été rédigé par les mêmes esprits sexistes, claniques, agressifs, archaïques, que le reste des «textes sacrés» islamiques. Et le Coran, la plus importante source de loi, qui a visiblement donné lieu aux soins les plus attentifs, est parfaitement bétonné: personne n’en tirera jamais une interprétation moderne et modérée susceptible de convaincre les croyants, qui y trouvent par ailleurs des centaines de bonnes raisons de tuer et se faire tuer pour défendre «leur» interprétation.

Il faut commencer par remettre cet ouvrage à sa place, à côté des livres de fables. Et cesser de nourrir les convictions des enfants musulmans avec la certitude malfaisante que Dieu leur parle à travers ces 114 sourates. Le reste n’est qu’une petite musique de fond, qui permet d’oublier que le message non dilué de cet ouvrage n’a jamais été aussi répandu qu’aujourd’hui.

Pourquoi diable les jeunes des Balkans sont-ils plus violents ici que chez eux?

Un criminologue a enquêté aux Balkans et prétend y avoir constaté que la violence y est moins répandue qu’en Suisse. Sur cette base, il estime donc que la violence accrue de ces jeunes gens en Suisse, qu’il ne nie pas (au contraire, il la dit «tout à fait étayée»), n’est pas importée depuis leur société d’origine, qui la cultiverait, mais résulte d’un simple problème d’occupation des loisirs:

Les Suisses encouragent leurs enfants tout naturellement à faire du sport ou de la musique, ils leur font pratiquer toutes sortes de passe-temps durant les loisirs. Les parents de jeunes étrangers ne sont pas du tout préparés à cela. Leurs enfants passent de plus en plus de temps devant la télévision ou l’ordinateur ou errent dans les rues. C’est ainsi que les problèmes commencent.

J’aimerais suggérer une autre hypothèse: la culture d’une grande partie de ces jeunes gens, les Musulmans, les incitent à haïr les Occidentaux, ou les Chrétiens. Chez eux, ils vivent dans des sociétés cloisonnées et n’ont que rarement l’occasion de rencontrer leurs ennemis désignés en position de force, car ceux-ci sont beaucoup plus avertis que nous autres. Ici, ces jeunes vivent au beau milieu de leurs ennemis, qui ne se doutent (presque) de rien, et dès qu’ils sont en position de force, notamment en bandes, ils deviennent tout naturellement des prédateurs, comme le leur ordonnent les convictions fournies par leur religion et de plus en plus exploitées par les différents vecteurs de leur culture.

Et si nous ne reconnaissons pas ce phénomène pour ce qu’il est, à savoir la conséquence de la haine fabriquée par la pratique et le respect de la religion islamique, et que nous ne le guérissons pas à la racine, il va se créer chez nous aussi, avec le temps, les mêmes cloisonnements communautaires et les mêmes troubles constants, auxquels les mêmes experts aveugles et sourds aux choses de la foi continueront de chercher des causes sociopolitiques ou éducatives, motivant bientôt un contrôle étatique plus strict des individus, ce qui générera des aigreurs entre les populations et leurs gouvernants, une instabilité politique croissante, une démocratie en déclin et une économie toujours plus bridée et de moins en moins efficace. Une balkanisation.

UPDATE: À méditer, cette collection de chiffres extrêmement éloquente signalée par Rainbird dans les commentaires.

UPDATE: La thèse du «ces jeunes gens s’ennuient, c’est tout» n’est pas spécifique à notre expert suisse. À quand la guerre contre le désœuvrement?

UPDATE: Un article similaire, basé sur les travaux du même expert et proposant le même type de solutions à caractère socioéducatif. Avec un titre abominable (Les raisons de la violence des jeunes immigrés sont à rechercher en Suisse) et ce paragraphe, en conclusion:

C’est notamment sur des enquêtes de ce type [auprès des jeunes eux-mêmes] que Martin Killias se fonde pour dire que la surreprésentation des étrangers dans les statistiques policières et judiciaires de la criminalité reflète bel et bien une réalité. Le criminologue ne croit pas, en particulier, que ces chiffres puissent s’expliquer, comme le font certains de ses collègues, par une propension plus grande des victimes à dénoncer les infractions subies. «Lors des nombreux tests que nous avons menés depuis vingt ans, une telle hypothèse ne s’est jamais vérifiée», souligne Martin Killias.

Journée de la femme et Islam

Chaque jour, en moyenne près de 20 femmes sont violées,
tuées ou se suicident au Pakistan

Islamabad (AsiaNews) – En 2007, les actes de violence graves contre les femmes ont augmenté au Pakistan (…): on a dénombré 7808 cas de violence sexuelle avec homicide, suicide et l’application des houdoud (selon lesquels la femme victime de violence sexuelle peut être accusée d’adultère et arrêtée), contre 7564 cas en 2006. (…)

«Les femmes chrétiennes les plus exposées (…) sont les domestiques et les autres femmes qui travaillent» (…).  En plus d’être mal payées, elles sont souvent la cible de violences sexuelles qu’elles sont fréquemment contraintes de tolérer pour ne pas perdre leur emploi, et elles ne bénéficient d’aucune protection légale efficace. (…)

«Les femmes souffrent toujours de discriminations au travail et sont tuées au nom de l’honneur». (…) les amendements aux houdoud n’ont été que «cosmétiques» et même la loi votée en 2006 pour protéger les femmes n’a produit aucune amélioration. Dans les tribunaux, le témoignage d’une femme continue de ne valoir que la moitié de celui d’un homme.

NU: en une année, les violences contre les femmes
ont presque doublé à Kaboul

Kaboul (AsiaNews/Agencies) – Entre mars 2007 et aujourd’hui, on constate une augmentation de 40% des cas de violences physiques contre des femmes en Afghanistan, selon des sources des Nations unies.

(…) la sécurité est devenue plus précaire (…) Mais il y a aussi des causes culturelles, comme les mariages forcés. (…) 80% des femmes souffrirait de violence domestique, 60% des mariages sont forcés et une femme sur deux est mariée avant l’âge de 16 ans.

(…) «en dépit de six ans de rhétorique internationale sur l’émancipation des femmes afghanes, rien n’a vraiment changé dans l’existence de millions de femmes.» (…) 1600 à 1900 femmes sur 100.000 meurent en couches, un pourcentage dépassé seulement en Sierra Leone. (…) chaque année, au moins 24.000 femmes meurent (…) à la suite de l’accouchement et des infections qui y sont associées et on estime que 87% de ces décès pourraient être prévenus.  Plus de 70% des femmes n’ont pas accès à des soins médicaux pendant leur grossesse, 40% n’ont accès à aucuns services d’obstétrique et 48% souffrent de carence en fer.

Voir aussi cette liste des dix pires pays pour la femme.

La Suisse des consternés

Voici le texte du communiqué officiel du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) condamnant l’attentat d’hier à Jérusalem:

Berne, 07.03.2008 – La Suisse a pris connaissance avec consternation de l’attentat commis jeudi soir contre un institut d’études talmudiques dans le quartier de Kiryat Mosche à Jérusalem ouest, provoquant la mort de 8 étudiants et plusieurs blessés. Elle condamne dans les termes les plus fermes cet acte de terreur contre des civils innocents et exprime aux proches des victimes ses profondes condoléances.

Il ne s’agissait pas d’un «attentat contre un institut», mais d’un meurtre raciste visant de jeunes Juifs. Il n’y a que des Juifs dans un tel endroit. Il s’agit d’un acte clairement antisémite, dirigé non pas seulement contre des «civils innocents», mais contre les représentants d’une communauté ethnique et religieuse spécifique. Il n’y a pas lieu, pour des gens honnêtes, d’en être consterné, mais furieux. Ce dont on peut se dire consterné, en revanche, c’est des manifestations de joie de certains, vivant en territoire judenrein, qui semblent trouver tout naturel de fêter un raciste qui a assassiné des étudiants désarmés dans une école. Ne pas être furieux contre de tels assassins racistes et ne pas être consterné devant des gens aussi lamentables, c’est les encourager.

Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) réitère sa profonde préoccupation devant la dégradation constante de la situation à Gaza et dans le sud d’Israël. Il appelle toutes les parties au conflit au respect intégral du droit international humanitaire, qui prohibe les attaques contre la population civile.

Le DFAE ignore ici activement que certaines «parties au conflit» se moquent éperdument du droit international humanitaire, mieux: qu’elles misent à fond sur une asymétrie qui ne fonctionne guère que parce que des instances telles que le DFAE veulent oublier systématiquement sa présence. En mettant sur le même pied un État de droit, qui doit répondre de toutes les actions de ses membres, et des organisations qui ne respectent rien, on favorise les criminels.

Ces violences font obstacle à la paix. Seule la voie diplomatique permettra la création d’un État palestinien vivant en paix et en sécurité avec Israël.

Ce qui fait aussi obstacle à la paix, ce sont des gens comme les responsables du DFAE, qui s’obstinent à prôner des stratégies qui n’ont fait que dégrader la situation depuis les années 1990 et à traiter avec des partenaires, comme le Fatah de Mahmoud Abbas, dont tout indique qu’ils sont de mauvaise foi et n’ont de toute manière aucune influence sur les terroristes.

Et il faut comprendre ici que cet acte raciste s’inscrit dans un cadre culturel où on inculque la haine dans les écoles, où les organes officiels appellent au terrorisme où les médias participent à fond à une politique victimaire infâme. Tout cela aussi, le DFAE veut l’ignorer, dans son petit communiqué propret. C’est à se demander de quelle paix on rêve, au DFAE, et quel avenir on y prépare.

Combien, pour l’âme de la démocratie?

La semaine prochaine, le gouvernement britannique annoncera s’il est prêt à lancer un emprunt d’État islamique, un sukuk, soit une sorte d’obligation, ici garantie par l’État. Cela ouvrirait ainsi à la finance islamique un nouveau marché dont la valeur globale est estimée par Standard & Poor’s à quelque 4000 milliards de dollars.

Pour les banques occidentales, la chose est considérée comme un simple instrument financier de plus, pour lequel il faut certes réunir certains critères bizarres, comme de camoufler le paiement d’intérêt par des conventions spéciales et de verser des honoraires à un collège de savants d’un autre temps, mais sans plus. Pourquoi pas? D’autant que le respect de ces quelques conditions baroques leur permet  d’accèder à des fonds d’investissement considérables. Si eux ne le font pas, d’autres s’empresseront d’en profiter. C’est la loi du marché. Seules des institutions de surveillance, soucieuses d’éthique, sont censées étudier les aspects problématiques d’une association des fonds occidentaux avec les objectifs de la loi islamique. Encore faudrait-il se pencher sur la question.

Mais un État occidental, en acceptant ce marché, met davantage encore dans la balance. À partir de quel degré de dépendance économique et financière à la loi islamique, un État occidental cesse-t-il de pouvoir garantir le maintien de ses caractéristiques occidentales? Pour mémoire, la charia prévoit toujours le djihad contre les incroyants (les islamistes intelligents ont simplement renoncé à l’aspect militaire), la ségrégation religieuse et sexuelle, les châtiments en place publique et toutes sortes de lois élaborées des siècles avant l’instauration des droits de l’homme et de l’État de droit. Et partout où la proportion de Musulmans dépasse un certain seuil, ces lois refont surface, dans la législation ou directement sur le terrain.

Ainsi, en liant son économie à des fonds (rappelons qu’il s’agit ici de milliers de millards) gérés ostensiblement selon des canons islamiques, un État occidental vend, dans une certaine mesure, sa liberté de manoeuvre et accepte officiellement, dans une certaine mesure, de se plier ou pour le moins de s’associer aux principes islamiques. Peut-il le faire sans examiner, ouvertement, la nature profondément criminogène et résolument antidémocratique de ces principes?

Dans une démocratie, une décision aussi lourde de sens doit passer par une vaste campagne d’information et par un référendum. Si le gouvernement britannique accepte, la semaine prochaine, de mettre son sceau officiel sur la charia financière, il aura vraiment franchi un grand pas. Hors de la démocratie.

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