Alain Jean-Mairet » 2008 » January
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La haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme salue officiellement l’élimination du sionisme

UPDATE: La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme déclare (ici) que la charte n’est pas conforme à la résolution 46/86 de l’Assemblée générale. Avec beaucoup de tact, elle s’abstient de porter un jugement de valeur sur la notion d’élimination du sionisme contenue dans ladite charte. Le préambule de ladite charte et son paragraphe antisémite sont toujours présents sur le site du HCHR. Voir le communiqué de UN Watch ci-dessous, en fin d’article.

* * * * *

J’ai beaucoup de travail en ce début d’année et je rate certaines choses. Ainsi, j’ai survolé trop vite (comme la totalité de la presse conventionnelle, semble-t-il) le communiqué de presse du 28 janvier de UN Watch publiant sa lettre à Louise Harbour, haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, concernant le message que cette dernière a publié le 24 janvier dernier, que voici (je traduis l’élément essentiel):

En cette année commémorant le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, je salue la septième ratification nécessaire pour mettre en vigueur la Charte arabe des droits de l’homme.

Cette charte a été signée par la Jordanie, le Bahreïn, l’Algérie, la Syrie, la Libye, l’Autorité Palestinienne et, depuis peu, les Émirats Arabes Unis. Si UN Watch y réagit, c’est parce que son libellé contient un message très clairement antisémite, lequel a même été publié sur le site du HCHR (copie d’écran). Je cite ici la version française proposée dans l’article repris par desinfos.com:

Les Gouvernements des Etats membres de la Ligue Arabe refusent toute forme de racisme et de sionisme, qui constituent deux formes d’atteinte aux droits de l’Homme et qui menacent la paix et la sécurité mondiales.

Voilà qui fait du sionisme, et ainsi de l’État d’Israël actuel, une chose apparentée au racisme, qui porte atteinte aux droits de l’homme et qui menace la paix et la sécurité mondiales aux yeux bienveillants du centre mondial des droits de l’homme. Qui dit mieux?

Dans sa lettre (voir ci-dessous, en version originale), UN Watch prend la peine de supposer que Louise Arbour a signé ce message sans le lire ni en connaître les implications et la prie de publier une déclaration clarifiant sa position sur le sujet. Aujourd’hui, trois jours plus tard, nous en sommes toujours là. Louise Arbour n’est donc pas pressée de rectifier.

Mais je vais plutôt me pencher sur le reste de la charte de ces États si ostensiblement arabes qui s’attaquent ainsi au seul État juif. J’en traduis un ou deux passages:

Fondés [les états signataires] sur la foi de la nation arabe en la dignité de la personne humaine que Dieu a exaltée depuis le début de la Création et sur le fait que la patrie arabe est le berceau de religions et de civilisations dont les nobles valeurs humaines affirment le droit humain à jouir d’une vie convenable basée sur la liberté, la justice et l’égalité,  (…)

Rien à dire, c’est si universaliste, modeste et incontestable que cela ne mérite aucun commentaire.

Fiers des valeurs et des principes humanitaires que la nation arabe a établis tout au long de sa longue histoire et qui ont joué un rôle majeur dans la diffusion de la connaissance entre l’Orient et l’Occident, devenant ainsi un lieu de référence pour le monde entier et une destination privilégiée pour les gens en quête de savoir et de sagesse,

Ici aussi, que dire? Ceux qui ne savaient pas encore cela n’ont plus qu’à toussoter doucement en se promettant de chercher fiévreusement dès que possible où diable sont ces lieux et quel est ce savoir. Concrètement, il faut comprendre ici que cette fierté est intensivement enseignée dans les pays arabes eux-mêmes (et parfois à Hollywood), où les conquérants djihadistes médiévaux sont présentés comme autant de grands civilisateurs, car ils ont enfin répandu la vraie religion (pour un autre avis, voir par exemple ici et ici).

Le texte présente ensuite une liste de résolutions fort honorables, à l’exception bien sûr de la déclaration antisémite du préambule, répétée à l’article 2, alinéa 3, qui prévoit même l’élimination du sionisme (repensons-y: la haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme salue officiellement un texte enjoignant à faire des efforts pour éliminer le sionisme…) et d’une déclaration sur la femme si outrancière qu’elle redéfinit la notion de culot et mérite d’être présentée ici:

Les hommes et les femmes sont égaux en termes de dignité humaine, de droits et d’obligations dans le cadre de la discrimination positive établie en faveur de la femme par la charia islamique, d’autres lois divines ainsi que les lois et instruments légaux applicables.

Autrement dit, la femme est l’égale de l’homme dans la mesure où la religion islamique le définit et la femme doit s’en réjouir.

Mais ce ne sont encore que des broutilles. En fait, le pire, la vraie mauvaise foi, le vrai piège, la chose vraiment dangereuse dans cette charte, et d’abord pour les populations directement concernées, dans ces pays, se situe non pas dans ces attaques scandaleuses contre Israël et les femmes, mais dans les articles apparemment parfaitement acceptables de cette charte.

Ainsi, ce texte condamne toutes les formes de discrimination, y compris celles liées à la religion, ainsi que l’asservissement, l’esclavage, les travaux forcés, le commerce d’humains; il garantit l’égalité devant les tribunaux, des droits dans les procédures juridiques menées contre tout particulier, la protection de la sphère privée, le droit d’exercer des activités politiques, de préserver des cultures minoritaires, de se déplacer et de s’établir librement, d’avoir une nationalité, une opinion et une religion. Il va très loin même dans le gauchisme, en prévoyant que l’État doit fournir non seulement de l’éducation mais aussi du travail aux citoyens et veiller à ce qu’ils soient et restent en bonne santé.

Bref, outre les deux exceptions mentionnées, cette charte convient tout à fait à un État socialiste moderne standard (ce qui n’est d’ailleurs pas inoffensif). Mais à aucun moment, elle ne mentionne le fait que tous ces droits sont en contradiction flagrante avec les préceptes de la charia. Et comme par ailleurs, tous les États arabes se veulent musulmans, respectueux des ordres du Coran et de l’exemple du prophète, ces engagements créent des conflits proprement schizophréniques pour la population de ces pays.

Ainsi, si cette charte est acceptée et réellement appliquée, les citoyens des pays arabes concernés, qui savent lire et peuvent consulter eux-mêmes le Coran et les législations islamiques classiques, vont vite avoir l’impression que l’État, dans leur pays, ne respecte pas l’Islam. Et nous y verrons des mouvements se former pour condamner leur propre gouvernement, leur propre administration, leur propre police, au nom de l’Islam, aidés en cela par ceux que le monde bien-pensant veut considérer comme des extrémistes et des terroristes qui déforment les enseignements de l’Islam. Mais pour les croyants, pour les gens qui lisent le Coran dans le texte, et ils sont de plus en plus nombreux, plus nombreux que jamais auparavant dans l’histoire, la promulgation de ces lois résonne comme autant d’appels au jihad fi sabilillah.

Car en fait, personne n’a encore pris la peine de définir comment diable il faut lire le Coran et l’histoire du brigand sanguinaire et sans scrupules que les textes islamiques appellent le prophète de dieu pour abandonner le projet de conquête mondiale qu’ils prônent sans la moindre équivoque à quiconque les connaît réellement. Ainsi, ces pays, s’ils respectent les engagements de cette charte de manière crédible, deviendront invivables.

Il faut dire la vérité. Il faut que les Musulmans comprennent que leur religion est une supercherie, que le Coran n’est pas écrit par Dieu, ni par des gens pieux, mais par ce que nous appelons aujourd’hui des islamistes. Ensuite, ils se donneront certainement des lois raisonnables et honorables. Pour peu que Dieu les préserve de l’influence des institutions onusiennes, et surtout de leur secteur des droits de l’homme.

Voici encore le texte du communiqué de UN Watch:

(more…)

Lettre à la femme musulmane fière de l’être

Un texte intéressant est paru aujourd’hui sur le site français de l’ISM (International Solidarity Movement), qui défend avec véhémence les intérêts des Palestiniens. Signé par une certaine Nahida Izzat, ce texte s’efforce de démontrer que les femmes musulmanes vont très bien, merci, que l’Islam leur fait une véritable fête et que les Occidentaux qui prétendent se soucier de leur sort sont «précisément ceux dont les mains sont trempées de notre sang, le sang des Musulmanes». Et

Cet appel perçant et semeur d’embrouilles pour notre libération de “l’oppression” et de la “domination” de l’Islam n’est pas innocent, il est plutôt sinistre et troublant, oserais-je dire. 

Voyons ce que cette Musulmane heureuse de l’être a à dire sur le sujet. D’abord, Izzat accuse les médias occidentaux  de «déshumaniser un quart de la population mondiale, en clair les Musulmans» sous l’influence de «la propagande sioniste». Comme référence, elle indique «cette récente étude» qui «montre la “diabolisation” des Musulmans dans les médias britanniques».

Mais le lien conduit juste à un article de la presse britannique de gauche citant une enquête publiée en novembre 2007 et portant sur les dépêches d’une seule semaine. Les auteurs de cette «étude» commanditée par le maire rouge de Londres et grand ami d’un certain Qaradawi y voient un horrible parti-pris des médias. Comme si les journalistes avaient choisi de se concentrer sur quelques actes de terrorisme suicidaire quotidiens au fond insignifiants au détriment des exquises réalisations culturelles dont le monde musulman est censé abonder.

Sur cette base, Izzat, adoptant le style coranique de la deuxième sourate, c’est-à-dire en prêtant des répliques (sans référence) à des «sionistes» imaginaires auxquelles elle répond depuis son piédestal de Musulmane injustement traitée. Selon cette femme heureuse en Islam,

(…) leur nouvelle technique favorite de propagande est non pas de défendre le rêve sioniste, ou le besoin d’une patrie pour les Juifs, mais plutôt de dire qu’ils sont “la société courageuse, humaine, morale et civilisée” qui tient bon, fermement, contre la destruction du monde par l’Islam, la religion “maléfique, rétrograde et barbare“, la religion qui “prêche la haine, la violence, le terrorisme et l’oppression des femmes et des minorités, et qui promet à ses ouailles 72 vierges pour ce faire” !!

Et de s’exclamer alors:

Mon Dieu, quelqu’un pourrait-il me montrer où le Coran prêche une telle ineptie !!

Eh bien, le Coran incite à la haine, à la violence et au terrorisme dans des centaines de versets. Et il promet le paradis aux bons Musulmans en des termes fort séduisants (notamment dans les sourates 55, 56 et 76). Mais il est vrai que l’une ou l’autre des affirmations imaginaires d’Izzat ne se trouvent pas ou pas avec la clarté d’un code pénal dans le Coran. Ainsi, le nombre exact de vierges n’y est pas précisé — ce détail vient d’un hadith.

L’oppression des femmes résulte de diverses obligations: le voile, qui doit être grand et cacher efficacement les formes féminines; l’ordre de rester chez elle (cela s’adresse certes spécifiquement aux femmes du prophète, mais la valeur d’exemple pèse lourd); le droit accordé ou étourdiment laissé aux hommes de les frapper; les règles d’héritage défavorables; le droit de témoignage restreint; des menstruations considérées comme un mal; ou encore le droit accordé au prophète de posséder sexuellement autant de femmes esclaves qu’il pourra.

Les minorités sont oppressées par l’Islam dans la mesure où le Coran ordonne aux Musulmans de combattre «jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul» (deux occurrences: 2:193 et 8:39), ce qui exclut toute présence d’une autorité égale à celle de l’Islam à ses côtés. Voilà pour les inepties.

Izzat continue par une mélopée sur les décennies de mensonges «à tue-tête» des sionistes qui cachent leurs crimes par tous les moyens, notamment en insistant toujours sur le lien entre l’Islam et le crime. Selon Izzat, on préciserait toujours la religion des terroristes musulmans et pas celle des adeptes d’autres fois (ah, tous ces terroristes christianistes dont personne n’entend parler). Et c’est pour cela que

Quand on lit les nouvelles, on est amené à croire que les Musulmans ne sont rien moins qu’une secte de psychopathes.

Ceci alors qu’en fait les crimes d’honneur, les excisions et les mariages forcés n’ont rien à voir avec l’Islam. Surtout pas les excisions, bien sûr (quoique quand même). Et elle a raison de dire que les crimes d’honneur sont des crimes dans l’Islam aussi — ils y sont plus fréquents qu’ailleurs, c’est tout. Et les mariages forcés y sont illégaux — ce n’est pas de sa faute si cela ne change rien à la situation. Tout cela est simplement le fait de criminels, comme il y en a partout, pas de l’influence de l’Islam. Et

Croire que les Musulmanes sont opprimées permet à des gens racistes et sectaires de se sentir bons, de se sentir moralement supérieurs ; je suis désolée de détruire leurs illusions et de leur dire que la propagande qui les nourrit jour et nuit à notre sujet – les femmes musulmanes – n’est rien d’autre que de la simple PROPAGANDE.

Si nous autres critiques de l’Islam étions sincères dans notre souhait d’aider les opprimés, nous participerions au contraire à l’expansion de la religion islamique, de la vraie, bonne, douce et sage religion islamique, seule capable d’éradiquer les sources de ces méfaits. Et Izzat de nous implorer de LIRE les sources originelles de l’Islam (hm, est-ce bien si convaincant?). Et bien sûr de demander à des Musulmans ostensiblement musulmans ce qu’ils en pensent. Ainsi,

Depuis ses tout débuts, l’Islam a été perçu par ses fidèles comme la force conductrice de la libération des femmes par ceux qui comprennent le message. Le prophète de l’Islam a condamné avec force les mauvais traitements aux femmes dans la culture arabe ancienne.

On dit qu’il a interdit des pratiques barbares antérieures. Mais on se souviendra tout de même que sa première femme, d’avant la prophétie, Khadija, avait plus de droits (elle était riche, cheffe d’entreprise, ordonnait à des hommes, a choisi elle-même Mahomet) que les Musulmanes dans les sociétés respectant le Coran. Mais je n’y comprends rien — les Musulmanes sont heureuses:

Les Musulmanes ont toujours eu leur indépendance financière par exemple, comme droit fondamental et incontestable ; ce que gagne une femme lui appartient, et à elle seule.

Bon, comme elle doit rester chez elle et porter sans cesse de grands voiles qui cachent ses formes, elle ne va pas gagner grand-chose. Mais je chipote.

Les Musulmanes ne changent pas de nom lorsqu’elles se marient, elles sont des entités indépendantes et non définies par leur association avec leurs maris.

Je ne vois pas bien ce que ma femme gagnerait à adopter cette religion? Alors qu’elle peut maintenant choisir entre conserver son nom de jeune fille, adopter le mien ou prendre les deux. Mais pour Izzat, c’est limpide:

En d’autres termes, nous ne portons PAS le bagage d’oppression qu’ont subi les Européennes, et nous ne nourrissons pas leur – compréhensible – animosité vis-à-vis des hommes.

De plus, nous ne sommes pas intéressées par une vie de querelles et d’antagonisme avec les hommes, nous aimons nos hommes, en tant que maris, frères, pères, fils, oncles et maris, et nous considérons nos relations avec eux comme un complément et une harmonie plutôt que comme un conflit, une compétition et une hostilité.

Voilà. Une femme musulmane l’a dit, donc c’est vrai: les femmes musulmanes sont aimantes et les Européennes sont revêches. Pas encore convaincu/e? Izzat recourt maintenant aux grands moyens:

Si quiconque veut critiquer l’Islam par tous les moyens, qu’il le fasse, mais pas dans l’ignorance et l’arrogance, sans se munir de faits suffisants et fiables venant des sources authentiques et originelles.

Et

L’intégrité demande l’application de critères de recherches propres ; elle nécessite qu’on doive étudier les sources valides, sinon toute recherche est une imposture et une arnaque, et toutes les conclusions manquent de crédibilité, elles sont fausses et faillibles.

D’ailleurs,  

34.000 Américains se sont convertis à l’Islam après les événements du 11 Septembre, et c’est le taux le plus élevé atteint aux Etats-Unis depuis que l’Islam s’y est implanté.

Mais le lien fourni (de toute évidence simplement erroné) ne permet pas de vérifier cette affirmation. Et il faut dire que le nombre de Musulmans aux États-Unis est un thème très disputé, les estimations oscillant entre 1,8 million (selon deux enquêtes concordantes de 2001) et 7 millions (selon les organisations islamiques). Ce qui est sûr, c’est que pas mal de convertis sont également attirés par le vilain Islam. Mais Izzat a plus fort encore:

Il est aussi intéressant de noter que dans le soi-disant “Monde libre démocratique”, le nombre de femmes dans les parlements est inférieur à celui des pays islamiques (non démocratiques, non libres):

Dans le monde libre : USA : 16,3% ; Grande-Bretagne : 19,7% ; Israël : 14,2% ; France : 12,2%.

Dans “l’autre” monde : Rwanda : 48,8% ; Afghanistan : 27,3% ; Iraq : 25,5% ; Emirats Arabes Unis : 22,5% ; Pakistan : 21,3% ; Soudan : 17,8%.

Là, il vaut la peine de cliquer le lien proposé, lequel permet en effet de se rendre compte de la situation. Mais on peut aussi présenter les mêmes chiffres de cette manière, qui me paraît tout de même plus objective:

Parmi les dix pays qui font la plus large place aux femmes dans leur parlement figurent sept pays européens (Suède, Finlande, Danemark, Norvège, Pays-Bas, Espagne, Belgique). Et aucun pays musulman.

Parmi les huit pays dont le parlement ne compte aucune femme, on trouve quatre pays musulmans (Kirghizstan, Oman, Qatar, Arabie Saoudite) et quelques îles perdues dans l’océan. Et aucun pays occidental.

Mais Izzat a encore une pleine fournée d’arguments et lance carrément une dizaine de références coraniques censées démontrer à quel point l’Islam est bon pour les femmes. Les voici, en clair, dans l’ordre indiqué et dans le libellé de la référence donnée:

16:97
Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions.

9:71
Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable accomplissent la Salât, acquittent la Zakat et obéissent à Dieu et à Son messager. Voilà ceux auxquels Dieu fera miséricorde, car Dieu est Puissant et Sage.

4:124
Et quiconque, homme ou femme, fait de bonnes oeuvres, tout en étant croyant… les voilà ceux qui entreront au Paradis; et on ne leur fera aucune injustice, fût-ce d’un creux de noyau de datte.

99:7-8
Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, 
et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra.

7:189
C’est Lui qui vous a créés d’un seul être dont il a tiré son épouse, pour qu’il trouve de la tranquillité auprès d’elle; et lorsque celui-ci eut cohabité avec elle, elle conçut une légère grossesse, avec quoi elle se déplaçait (facilement). Puis lorsqu’elle se trouva alourdie, tous deux invoquèrent leur Seigneur : “Si Tu nous donnes un (enfant) sain, nous serons certainement du nombre des reconnaissants”.

30:21
Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.

33:35
Les Musulmans et Musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumònes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs souvent de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense.

49:13
Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand- Connaisseur.

36:36
Louange à Celui qui a créé tous les couples de ce que la terre fait pousser, d’eux-mêmes, et de ce qu’ils ne savent pas !

4:1
Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement.

Tout ça est très statique. Joli aussi, parfois, certes. Mais la sélection suivante semblera certainement beaucoup plus convaincante aux esprits législateurs:

33:59
Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.

24:31
Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.

4:34
Les hommes ont autorité sur les femmes
, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

4:11
Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles.

2:282
Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler.

2:222
Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis: ‹C’est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures.

Il s’agit là non pas de jolies phrases interprétables à souhait, mais d’ordres clairs. Si une assemblée de gens qui prêtent foi à ces textes doit légiférer sur cette base, il est extrêmement peu probable que les femmes obtiennent l’égalité des droits et l’indépendance dont Izzat se gargarise. À moins qu’elle n’ait négligé des versets plus favorables à la cause des femmes et qui m’auraient échappé à moi aussi?

Elle a pensé également à présenter quelques ahadith, mais juste quelques-uns et sans indiquer de sources:

Les femmes sont “shaqa’iq” des hommes (les moitiés ou les sœurs).

Je vous recommande d’être bons avec les femmes.

Le paradis est au pied des mères.

Les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les plus aimables avec leurs épouses.

La recherche du savoir est obligatoire pour chaque Musulman, homme ou femme.

Oui, très joli, mais à part le dernier, qui parle en fait sans doute du savoir qui consiste à bien connaître son Coran et sa Sunna, rien de contraignant ni de tranché. Que penser de ce hadith, en revanche, trouvé dans la collection la mieux authentifiée de l’Islam, traduite par des gens au-dessus de tout soupçon?


Narrated Abu Said Al-Khudri:

Once Allah’s Apostle went out to the Musalla (to offer the prayer) o ‘Id-al-Adha or Al-Fitr prayer. Then he passed by the women and said, “O women! Give alms, as I have seen that the majority of the dwellers of Hell-fire were you (women).” They asked, “Why is it so, O Allah’s Apostle ?” He replied, “You curse frequently and are ungrateful to your husbands. I have not seen anyone more deficient in intelligence and religion than you. A cautious sensible man could be led astray by some of you.” The women asked, “O Allah’s Apostle! What is deficient in our intelligence and religion?” He said, “Is not the evidence of two women equal to the witness of one man?” They replied in the affirmative. He said, “This is the deficiency in her intelligence. Isn’t it true that a woman can neither pray nor fast during her menses?” The women replied in the affirmative. He said, “This is the deficiency in her religion.”


Tout cela ne donne-t-il pas un goût fort frelaté à cette question d’Izzat, maintenant si sûre de sa démonstration?

Toute personne intègre, qui aime la paix et l’harmonie, devrait laisser de côté ses préjugés (ramassés à Hollywood et dans les journaux) et essayer de répondre à une question simple : pourquoi un quart de l’humanité a choisi l’Islam comme foi ? Cela ne vaut-il pas le coup de faire des investigations réelles et une recherche honnête ?

D’après mes recherches, seule une toute petite partie des Musulmans ont choisi cette foi en connaissance de cause et après une étude sereine des faits. L’écrasante majorité d’entre eux y sont nés, ont dû apprendre à croire que le Coran vient de Dieu longtemps avant d’être capable de lire et d’exercer leur libre arbitre et se voient contraints de rester dans cette foi sous peine de menace de mort pour apostasie.

Ainsi, l’Islam, globalement, est surtout une prison spirituelle et émotionnelle, ce qui explique bien l’état d’aliénation des sociétés qui font une large place à la religion islamique dans leurs sources de lois et de morale. Et les Musulmans qui maîtrisent et utilisent les écritures (soi-disant) saintes et (bel et bien) sacrées de cette religion, sont trop souvent les geôliers des gentils et des crédules parmi eux.

Nahida Izzat ne me semble ni gentille, ni crédule. Mais sa conclusion mérite d’être reprise:

Nous ne pouvons voir que les yeux ouverts,
Nous ne pouvons entendre que les oreilles ouvertes,
Nous ne pouvons penser que l’esprit ouvert.

Donnons Gaza à l’Égypte


par Daniel Pipes
Jerusalem Post,
 30 janvier 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5426

Les récents événements alarmants de Gaza mettent en lumière le besoin de modifier la politique occidentale à l’égard de ce territoire agité abritant 1,3 million de personnes.

L’histoire contemporaine de Gaza débute en 1948, lorsque les forces égyptiennes envahissent cette zone alors sous contrôle britannique et que le Caire décide de parrainer un «gouvernement de toute la Palestine» nominal tout en gérant le territoire à la manière d’un protectorat. Cet accord prend fin en 1967, lorsque les Israéliens s’emparent de Gaza dans un mouvement défensif, héritant ainsi à contrecœur d’un territoire hostile, pauvre et densément peuplé.

Malgré cela, pendant les 20 ans qui suivent, les Gazaouis acceptent largement le règne israélien. Ce n’est qu’avec l’intifada, lancée en 1987, qu’ils deviennent revendicatifs. La violence et le prix politique qui accompagnent ce mouvement amènent les Israéliens à ouvrir un processus diplomatique qui va culminer avec les accords d’Oslo de 1993. Puis, l’accord Gaza Jéricho de 1994 confie le territoire au Fatah de Yasser Arafat.

Ces divers accords sont supposés apporter la stabilité et la prospérité à Gaza. Le retour des hommes d’affaires va faire démarrer l’économie en flèche. L’Autorité palestinienne va réprimer les islamistes et supprimer les terroristes. Yasser Arafat proclame qu’il va «bâtir un Singapour». La comparaison est d’ailleurs judicieuse – la Singapour indépendante a débuté dans un contexte peu propice, en 1965, affligée par la pauvreté et les conflits ethniques.

Le 23 janvier, les Gazaouis pénètrent sur le territoire égyptien par une brèche ouverte dans le mur de 13 mètres de haut.

Mais Arafat n’est pas Lee Kuan Yew. À Gaza, la situation se dégrade et les islamistes, loin d’être exclus, s’imposent au pouvoir: le Hamas remporte les élections en 2006 et prend le contrôle de Gaza en 2007. L’économie se contracte. Au lieu de stopper le terrorisme, le Fatah y participe. Les Gazaouis commencent à lancer des roquettes au-delà de leurs frontières en 2002, puis, avec le temps, augmentent leur fréquence, leur portée et leur létalité, rendant la ville israélienne de Sdérot presque inhabitable.

Confronté à une bande de Gaza meurtrière, le gouvernement israélien d’Ehud Olmert décide de l’isoler, dans l’espoir que les difficultés économiques pousseront les Gazaouis à critiquer le Hamas et à se tourner contre lui. La tactique fait son effet dans une certaine mesure et la popularité du Hamas décline. Les Israéliens lancent également des raids contre les terroristes afin de mettre un terme aux tirs de roquettes. Mais les attaques se poursuivent. Alors, le 17 janvier, les Israéliens augmentent la pression en interrompant les livraisons de fuel et en fermant les frontières. «À mon avis, explique Olmert, les résidents de Gaza devront marcher, sans carburant pour leur voiture, parce qu’ils ont un régime meurtrier et terroriste qui empêche les gens du sud d’Israël de vivre en paix.»

Cela semble raisonnable, mais la presse se remplit d’anecdotes déchirantes relatant les souffrances et l’agonie des Gazaouis causées par les privations, de sorte que la position israélienne s’enlise. Des appels et des dénonciations se succèdent des quatre coins du monde pour exiger que les Israéliens desserrent la vis.

Puis, le 23 janvier, le Hamas prend l’initiative avec une tactique rusée et surprenante: après des mois de préparation, il abat de larges segments du mur de 13 mètres de haut séparant Gaza de l’Égypte sur 12 km, ce qui restaure son statut auprès des Gazaouis et force le Caire à s’impliquer. Politiquement, les autorités égyptiennes n’ont pas d’autre choix que d’accepter, péniblement, de passer l’éponge sur leurs 38 gardes-frontière blessés et de laisser des centaines de milliers de gens pénétrer provisoirement à l’extrême nord-est de leur pays.

Les Israéliens se sont mis dans cette situation malencontreuse et parfaitement évitable à force d’incompétence – en signant de mauvais accords, en confiant Gaza au voyou qu’était Arafat, en expulsant leurs propres citoyens, en autorisant des élections prématurées, en tolérant la prise de pouvoir par le Hamas et en abandonnant le contrôle de la frontière occidentale de Gaza.

Que peuvent faire les États occidentaux, à présent? Ironie du sort, la violation de la frontière offre une bonne occasion de remettre les choses en ordre.

«Les Égyptiens et les Palestiniens sont un même peuple et non deux peuples», affirme une affiche brandie parmi les Palestiniens, le 29 janvier 2008. 

Washington et d’autres capitales devraient déclarer que l’autonomie expérimentale de Gaza s’est soldée par un échec et pousser le président égyptien Hosni Moubarak à faciliter les choses, peut-être en fournissant des terres supplémentaires à Gaza, voire en l’annexant pour en faire une province d’Égypte. Cela constituerait un retour à la situation régnant entre 1948 et 1967, à la différence que cette fois, le Caire ne pourrait pas maintenir ses distances avec Gaza et devrait en assumer la responsabilité.

Au plan culturel, cette liaison est naturelle: les Gazaouis parlent un arabe identique à celui des Égyptiens du Sinaï, ils ont davantage de liens familiaux en Égypte qu’en Cisjordanie et ils sont plus étroitement liés économiquement à l’Égypte (rappelons-nous des nombreux tunnels de contrebande). De plus, le Hamas dérive d’une organisation égyptienne, les Frères musulmans. Comme le relève David Warren du Ottawa Citizen, le fait de qualifier les Gazaouis de «Palestiniens» tient davantage de la rectitude politique que de la rectitude tout court.

Pourquoi, donc, ne pas formaliser le lien avec l’Égypte? Entre autres avantages, cela (1) mettrait fin aux tirs de roquettes contre Israël, (2) révèlerait la superficialité du nationalisme palestinien, une idéologie de moins de 100 ans d’âge, et, peut-être, (3) sortirait la question israélo-arabe de l’impasse.

Il est bien difficile de déceler quel profit les contribuables américains ont retiré des 65 milliards de dollars qu’ils ont déversés sur l’Égypte depuis 1948; mais la reprise de Gaza par l’État égyptien pourrait justifier qu’ils continuent de lui verser 1,8 milliard par an.

Les Nations Unies et l’excision islamique: chut…

Le cas suivant a été soumis plusieurs fois déjà au Conseil des droits de l’homme de Genève par différentes ONG, mais il s’est perdu, semble-t-il, dans les insondables complexités onusiennes. Il s’agit de dévoiler une traduction déficiente qui explique dans une importante mesure pourquoi plus de 95% des femmes égyptiennes sont excisées bien que la législation l’interdise et que tout le monde (ou presque) clame que l’Islam n’a rien à voir là-dedans.

La traduction en question figure dans un recueil de droit de l’école chafite, approuvé par l’autorité ultime en la matière, l’université Al-Azhar, en version arabe/anglais signée par un certain Nuh Ha Mim Keller

Le texte arabe dit ceci:

La circoncision est obligatoire (pour les deux sexes) et consiste en l’ablation de la partie de peau recouvrant le gland du mâle et en l’excision de la femelle par un sectionnement du clitoris.

Mais la traduction anglaise prétend qu’il dit ceci:

La circoncision est obligatoire (pour les deux sexes. Pour les hommes, elle consiste en l’ablation du prépuce du pénis et, pour les femmes, en l’ablation du prépuce […] du clitoris [non pas le clitoris lui-même, comme certains l’affirment à tort]). (L’école hanbalite soutient que l’excision des femmes n’est pas obligatoire, tandis que l’école hanafite la considère comme une simple marque de courtoisie à l’égard du mari.)

Il est bien évident que seule la version arabe fait foi. Et là où cet ouvrage est censé faire loi, il est lu en arabe. Le Conseil des droits de l’homme ne semble décidément pas particulièrement soucieux de défendre ceux de la femme. Ou peut-être faudrait-il qu’elle soit terroriste?

J’ajoute ci-après un scan des différentes traductions et de la certification par Al-Azhar. Je copie ensuite le texte complet des explications de la dernière intervention auprès du Conseil des droits de l’homme, pour référence (merci à jihadwatch).

Et surtout, je rappelle mon petit projet, qui consiste à prouver le caractère intrinsèquement criminogène de la religion islamique en faisant établir des traductions certifiées des meilleures références légales islamiques (en matière de djihad, de dhimma, de houdouds et d’esclavagisme) et de baser sur ce matériel une campagne la plus large possible d’actions en justice contre toutes les formes de présence publique de la religion islamique.

(more…)

Gaza roulée dans la farine à Boston

Martin Kramer vient juste de publier une petite enquête extrêmement intéressante et révélatrice. Il relève une affirmation parue dans le Boston Globe et selon laquelle (je traduis)

Bien que Gaza ait besoin de 680.000 tonnes de farine par jour pour nourrir ses habitants, Israël a restreint les fournitures à 90 tonnes par jour en novembre 2007, ce qui représente une réduction de 99%.

Martin Kramer note que selon cette statistique, les gens de Gaza (env. 1.500.000 habitants) devraient consommer en temps normal près d’une demi tonne de farine par jour et par personne. Quel bel appétit. Mais il ne s’agit pas d’une simple erreur de virgule. Les mêmes auteurs (une économiste et un psychiatre) ont déjà publié la même ânerie auparavant et l’avaient en fait trouvée dans un hebdomadaire égyptien en novembre dernier.

Une fois arrivée jusque dans les colonnes d’un journal tel que le Boston Globe, la fable des 99% peut faire le tour du monde avant qu’une «économiste politique» (le titre dont se pare l’auteure de la chose) ne puisse compter jusqu’à 1 tonne.

En fait, selon deux sources plus dignes de foi (NU et officiels palestiniens cités dans les médias), les Gazaouis consomment entre 350 et 450 tonnes de farine par jour. Martin Kramer n’a trouvé aucune source confirmant la restriction à 90 tonnes par jour dont parle l’article (également copiée dans l’hebdomadaire égyptien). En revanche, il a trouvé un article plus ancien de ladite experte dans lequel elle chiffrait à 275 tonnes cette même consommation quotidienne de farine. La conclusion de Martin Kramer:

A-t-elle seulement lu sa propre tribune avant de l’envoyer au principal journal de Boston? Si elle l’a fait, nous avons ici un cas d’école de la différence entre un/e «économiste politique» et un/e «économiste». 

Le courage de dire non à l’Islam

Il faut lire ce texte d’un Iranien à ses compatriotes dont la version française vient d’être mise en ligne par le Point de Bascule. Extraits:

Cher Iraniens, je suis obligé d’écrire cette lettre aujourd’hui et les mots ruissellent à travers moi sans aucune esquisse ou idée préconçue. Je parle de cela aujourd’hui, en partie parce que le moment est venu, en partie parce qu’il est bon de savoir ce que l’islam a fait pour notre précieuse culture. Certaines choses n’avaient pas à tourner comme elles l’ont fait. La vérité et des idées provocatrices doivent être bien accueillie par nous tous. « Un esclave est celui qui ne peut exprimer sa pensée » a dit Euripide. Pourtant, les idées provocatrices ne peuvent suffire en elles-mêmes. Des mesures sont nécessaires pour corriger les erreurs passées, et cela commence avec vous.

Cher Iraniens, aussi longtemps que vous resterez « musulman » (puisque vous l’êtes par défaut et non par choix), vous resterez réduits à l’esclavage par une religion et une culture étrangères violentes. Vous êtes incapables de penser par vous-mêmes et de vous libérer. Tant que vous restez musulmans, vous ne pouvez pas être appelés Iraniens. Être Iranien est défini par un état d’esprit, et non par un lieu de résidence, votre langue, votre dialecte, ou même votre constitution génétique ou votre race. Les mollahs islamistes barbares et leurs mercenaires actuellement au pouvoir en Iran ne sont d’aucune manière Iraniens, sauf en vertu d’une carte d’identité. Ils sont des islamofascistes qui ont trahi leur magnifique héritage et se sont mis eux-mêmes au service de la plus oppressante et humiliante des idéologies, l’islam. (…)

Gardez à l’esprit que l’islam hait la puissance de l’individu. L’islam déteste les réalisations des femmes. L’islam déteste le progrès. L’islam hait la liberté religieuse des autres. L’islam déteste l’héritage pré-islamique de l’Iran et d’autres nations. L’islam hait la lumière de la vérité. L’islam est contre le libre arbitre et hait la démocratie, la liberté et la justice pour tous. L’islam aime simplement vous écraser et vous dévorer vivant. C’est ce que l’islam fait, et c’est ce que l’Islam est. Allez-vous lui vouer un culte ? Dites NON, car vous n’êtes pas un robot, vous êtes un être humain. (…)

La lumière de la liberté doit être préservée pour l’humanité. Pour sauver leur patrie, tous les Iraniens doivent s’unir et simplement DIRE NON à l’islam et DIRE OUI à la liberté.

À lire en totalité, sur le Point de Bascule. Et pour dire NON à l’Islam, c’est par ici.

Interdire l’islam — pétition à la Cour internationale de justice

Je doute fort que les institutions onusiennes soient en mesure de rendre une décision aussi sensée et raisonnable, mais je recommande tout de même de signer cette pétition, qui demande la chose suivante à la Cour internationale de Justice (je traduis):

Interdire l’islam

Dans l’intérêt des valeurs humaines et de l’amour universel, nous adressons la présente pétition à la Cour internationale de Justice pour jugement.

Nous, pétitionnaires internationaux soussignés, demandons une interdiction de l’organisation nommée islam. Nous demandons cette interdiction en raison des actes criminels de son fondateur, Mahomet, et de la doctrine coranique qui légitimise des actes criminels, dont la pédophilie, l’assassinat, l’oppression des femmes par le déni de leurs droits humains, les peines de lapidation et de mutilation, et l’utilisation du terrorisme comme moyen d’intimidation et de pouvoir.

Voilà. Le projet est tout frais. À l’heure où je rédige ce billet, 17 personnes seulement ont signé cette pétition. 

J’en profite pour rappeler ici mon propre projet sur la question.

UPDATE: La Cour de La Haye réagit à cette pétition en écrivant aux responsables du site canadien Point de Bascule.

Les médias aiment le Hamas, la haine… bis

Le 24 janvier, TIME présentait l’image ci-dessus en disant à ses lecteurs que le parlement palestinien était forcé de se réunir à la lueur de bougies à cause d’Israël, qui aurait laissé la bande de Gaza sans électricité. Mais en fait, d’une part la bande de Gaza avait largement assez d’électricité (fournie essentiellement par Israël) pour éclairer ses parlementaires et d’autre part la photo en question a été mise en scène tout exprès pour la presse, en plein jour. Le TIME mentait donc ici à deux reprises à ses lecteurs.

Peu après, des journalistes palestiniens informaient le Jerusalem Post de la supercherie et quelques blogs, dont celui-ci, dévoilaient le pot-aux-roses. Entre-temps, même la rédaction de TIME a dû trouver que les traits de lumière bien visibles à travers les rideaux de chaque côté de la salle et la clarté parfaite régnant hors de la pièce, comme le rèvèle la porte ouverte au fond à gauche, gênaient un peu trop la démonstration et a modifié la légende de la photo, sans s’excuser d’avoir trompé le monde et en continuant d’affirmer, de manière tout simplement mensongère, qu’Israël a laissé la bande de Gaza sans électricité.

Voici la version du 24 janvier (dont j’avais pris la peine de faire une copie d’écran):

Blackout
L’embargo israélien a laissé la bande de Gaza sans électricité. Le Parlement palestinien a été forcé de se réunir à la lueur des chandelles mardi soir.

et celle de ce matin (copie d’écran):

Blackout
L’embargo israélien a laissé la bande de Gaza sans électricité. Pour mettre en évidence sa situation désespérée, le Parlement s’est réuni mardi à la lueur des chandelles.

Ce ne sont pas des erreurs. Ce sont des mensonges qualifiés poursuivant (impunément?) des objectifs politiques.

UPDATE: Menahem Macina transforme mon essai sur le site de l’UPJF.

UPDATE: Un média suisse a noté la supercherie. Détail piquant, il se base pour cela sur une dépêche de… Reuters, l’agence à l’origine de l’information mensongère présentée ici, qui dénonce donc sa propre combine.

UPDATE: Un diaporama avec d’autres images mises en scène pour faire pleurer sur le sombre sort des Palestiniens. Et la présentation détaillée du Ministère israélien des affaires étrangères.

Petit défi aux islamologues amateurs

L’idée m’est venue ce matin en parcourant les réponses à mes interventions sur le forum d’Arte consacré à son émission d’hier soir sur l’islamisme en Europe. Je n’ai pas vu l’émission, mais j’avais répondu à l’appel des responsables de proposer des questions à y traiter avec les invités.

J’avais notamment montré que l’extrémisme, dans l’Islam, est alimenté par les éléments centraux de cette religion (le Coran et le prophète), et non pas par des aspects seulement marginaux (voir par exemple ici et ici). J’ai aussi évoqué le risque de voir les valeurs occidentales qui ont fait leurs preuves compromises par celles de l’Islam, dont se plaignent même des Musulmans convaincus (voir ici), et l’idée selon laquelle il serait peut-être du devoir de l’Europe laïque de freiner la montée du fanatisme religieux qui affecte les pays musulmans (ici) en se montrant réticente devant la présence publique de cette religion pour le moins suspecte.

Et toutes les réponses à mes billets ont consisté à réaffirmer la qualité de l’Islam, à nier tout rapport de cette religion avec l’islamisme, à prétendre que les justifications du meurtre pour des raisons purement religieuses contenues dans le Coran doivent simplement être mises en contexte, le tout sans aucune argumentation fondée, et à rejeter la faute des moindres problèmes sur l’interlocuteur, son incompréhension ou ses intentions malveillantes.

Alors je mets ici au défi quiconque de montrer valablement que l’Islam est une religion humaine et fraternelle en se basant sur les versets coraniques dans et avec leur contexte, c’est-à-dire en indiquant aussi les quelques versets voisins ainsi que le contexte (minimal) dans lequel l’anecdote se situe.

Par exemple, un Chrétien citerait peut-être l’Évangile de Jean 13:34, où Jésus dit aux disciples de s’aimer les uns les autres alors même qu’il est censé savoir que Judas le trahira très bientôt, ce qui indique qu’il faut même aimer celui qui trahit (je précise ici que je ne suis pas chrétien; ni juif, comme l’était Jésus d’ailleurs). Il ajoutera peut-être que Jésus n’a jamais agressé personne ni appelé à agresser autrui et donc que sa parole incite clairement les Chrétiens à se montrer aimables et charitables avec tout un chacun. Il mentionnera probablement aussi ce trait de génie attribué à Jésus dans Jean 8:7, à qui on demande de confirmer la loi selon laquelle une femme adultère doit être lapidée, afin de le mettre en contradiction avec lui-même, et qui a cette réplique fameuse: que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre.

Mais bien entendu, je me réserve d’avancer que si d’autres versets du même évangile montraient que Jésus, par ailleurs ou plus tard, a, disons, fait assassiner Judas et quelques autres, qu’il a pardonné et encouragé des assassins (sans la moindre trace de légitime défense) ou ordonné de faire la guerre en termes universels, les douces paroles de Jean susmentionnées perdrait sensiblement de leur portée. 

Tentez donc l’expérience avec le Coran. Celui que je propose est entièrement indexé. Vous pouvez donc y faire des recherches par mots-clés (voici un exemple qui ne vous sera pas utile) et par fréquence des termes utilisés. Pas trop difficile, non? Pour vous aider encore, voici les 68 occurrences (en anglais, mais vous avez les numéros des versets) dans lesquelles le Coran est de bon conseil selon des sceptiques américains. 

Je pense qu’en abordant cette petite expérience avec un esprit ouvert et un minimum de bon sens, vous découvrirez assez vite qu’une foi sincère en la religion islamique, ou plutôt en ses textes fondateurs et normatifs les plus fondamentaux, soi-disant la parole même de Dieu, favorise la haine, le terrorisme et le suprématisme beaucoup plus que tout autre chose. Mais c’est juste mon opinion.

La farce lamentable du conseil des droits de l’homme

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Des groupes extrémistes et terroristes reconnus comme tels lancent continuellement des roquettes et des obus de mortier sur des populations civiles, et ce depuis des lieux occupés par des civils dont ils se servent comme de boucliers humains. Et lorsque les soldats israéliens éliminent enfin quelques-uns de ces assassins (il y a certainement des milliers de Palestiniens impliqués jusqu’au cou dans le transport, la contrebande, la fabrication et l’utilisation de ces armes), des pays où les droits de l’homme sont au mieux des rêves lointains (Syrie, Arabie Saoudite, Pakistan) obtiennent que l’un des organes les mieux médiatisés de la planète à ce titre condamne… Israël. Pour ce que les distingués orateurs viennent appeler tout à tour des «épurations ethniques», des «crimes de guerre», des «ghettos» qui rappellent ceux du nazisme, des «violations systématiques des droits de l’homme» et autres simples «massacres».  

Et quand une unique organisation, UN Watch, vient rappeller ces faits et souligner que ce conseil est constitué de telle sorte qu’il peut projeter sur Israël les actes barbares des pires terroristes islamistes du moment et obtenir un vote confirmant cette vision des choses sans aucune difficulté, ce dont il ne se prive pas, un autre distingué orateur, représentant de Cuba, vient le traiter d’instrument de la CIA et en profite pour qualifier de camps de concentration les installations américaines de Guantanamo.

Tout cela est plus grotesque encore que les frasques du prédécesseur de cette institution. Le conseil des droits de l’homme a prouvé aujourd’hui, une fois de plus, qu’il est à la disposition du marketing politique des terroristes de notre époque.

UPDATE: Voir une version française plus complète et très documentée des débats sur le Point de Bascule

Voir aussi:
Le plus gros bac à sable de Genève
Réquisitoire contre les Nations Unies
La malhonnêteté onusienne quotidienne révélée par UN Watch
Le conseil genevois des droits des terroristes frappe encore
Le conseil genevois des droits des terroristes
Les quatre vérités du Conseil des droits de l’homme

Les médias aiment le Hamas, la haine et le confort

La légende originale de cette image trouvée sur le site de TIME (en partenariat avec CNN) (copie d’écran) indique que le parlement palestinien (de la bande de Gaza) a été forcé de s’éclairer à la chandelle à cause du blocus israélien. Mais plusieurs journalistes palestiniens ont déclaré aux médias israéliens que l’événement était mis en scène et se déroulait en fait en plein jour, rideaux fermés. Et en effet, il suffit d’observer attentivement les rideaux sur la gauche, la porte ouverte au fond à gauche et le trait de lumière sur la droite pour s’en rendre compte.

Que faut-il penser des organes d’information qui ont fermé les yeux pour tenir ainsi la chandelle au Hamas et laisser leurs clients dans l’obscurité, le tout en noircissant la réputation d’Israël? Une petite entorse à la déontologie pour calmer le jeu? Ou une habitude bien établie? Et volontiers portée à d’incroyables extrêmes à l’occasion:

http://video.google.com/videoplay?docid=-6408196884328534274

Et pendant ce temps, ces jours-ci, la télévision du Fatah continue de répandre sa haine dans l’indifférence médiatique générale:

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Sans parler des manuels scolaires palestiniens, pourtant sous la surveillance d’organes onusiens et dont même Hillary Clinton a dénoncé publiquement le caractère d’incitation à la haine.

Mais c’est tellement plus confortable, pour les bourgeois fonctionnaires de l’information que sont devenus les journalistes de la grande presse, de critiquer un État démocratique, donc inoffensif pour eux, qui possède d’aussi belles plages qu’Israël et un conflit si valorisant et si facile à ne pas expliquer. Et si peu dangereux et salissant. Ainsi par exemple, les seules séquelles actuelles de la dernière guerre qui a ravagé le Congo font presque autant de victimes chaque mois (45.000) que le conflit israélo-arabe (51.000) en 57 ans.

UPDATE: Pour certains journalistes, les choses sont moins agréables.

UPDATE: Incroyable mais vrai — l’un des principaux quotidiens américains de gauche, qui a même donné à l’occasion une tribune à un leader terroriste, choisit justement ce moment pour dire la vérité sur la situation à Gaza. Comme quoi, rien n’est impossible. Washington Post:

In fact, as Mr. Mubarak well knows, no one is starving in Gaza — though food, fuel and cigarettes are much cheaper across the border. Israel closed its border with the territory and disrupted power supplies over the weekend in response to a massive escalation of Palestinian rocket launches from Gaza at nearby Israeli towns — between Tuesday and Saturday last week, some 225 rockets were aimed at the town of Sderot, where more than 20,000 Israelis have been relentlessly terrorized. Hamas took advantage of the blockade first by arranging for sympathetic Arab media to document the “humanitarian crisis,” then by daring Egypt to use force against Palestinian civilians portrayed as Israel’s victims. Its ultimate goal, stated publicly yesterday by Damascus-based leader Khaled Meshal, is to force Egypt to permanently reopen the border in cooperation with Hamas; that would greatly diminish Israel’s ability to respond to rocket attacks with economic sanctions, and it would undermine the rival Palestinian leadership of Mahmoud Abbas.

The World Koranic Forum 2008 in Davos

Le World Economic Forum de Davos a publié un papier de 150 pages intitulé Islam and the West: Annual Report on the State of Dialogue en prévision de son édition 2008. Par exemple, il présente un sondage confirmant que les Européens se sentent menacés par le contact avec le monde musulman (extrait du tableau de la page 25):

Et il donne la parole à divers intervenants qui commentent la situation. Je propose d’examiner la contribution de la princesse Lolowah Alfaisal, d’Arabie Saoudite, qui semble être très engagée dans le dialogue entre l’Occident et l’Islam. Visiblement pour nous faire rêver d’un «monde de paix et de prospérité» à travers le dialogue avec l’Islam, la dame prend la peine de citer le Coran (page 16) et nous donne le verset 49:13:

Ô hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur.

On se sent tout de suite mieux, en tant qu’Occidental, non? Et en tant que Musulman, on doit se dire qu’il y a moyen de s’entendre, non? Non, certainement pas. Pas si on connaît les textes islamiques. Alors, on se souvient des versets coraniques qui suivent immédiatement celui de la princesse saoudienne et du contexte dans lequel ils ont été révélés (tentative de convaincre les Bédouins de se joindre aux forces de Mahomet):

Les Bédouins ont dit: ‹Nous avons la foi›. Dis: ‹Vous n’avez pas encore la foi. Dites plutòt: Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos coeurs. Et si vous obéissez à Allah et à Son messager, Il ne vous fera rien perdre de vos oeuvres›. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d’Allah. Ceux-là sont les véridiques.

Maintenant, ce qu’il y a de mieux, la voie d’Allah, fi sabilillah, qu’est-ce que c’est?

Eh bien, chacun est libre d’interpréter ça comme il l’entend, bien sûr, mais selon l’exemple du prophète, c’est la guerre (au moins à 75% selon le contenu de sa biographie historique). Selon le Coran, c’est la guerre. Selon les meilleurs juristes de l’Islam, c’est la guerre. Selon 97% des meilleurs ahadith du meilleur collectionneur de l’histoire, c’est la guerre. Contre les gens comme nous, parce que nous ne croyons pas en Allah et en son messager.

Cela n’exclut bien sûr pas qu’un/e Musulman/e pense sincèrement que fi sabilillah soit une forme de dialogue. Mais cela ne va vraiment pas sans dire. Sans dire, comme le fait cette princesse dans cette publication du WEF, c’est une perfidie. Et cela confirme que le dialogue avec les gens qui se réclament de cette religion est le plus souvent un piège. Et qu’il faut donc prendre une autre voie.

UPDATE: Encourageant:

Le débat sur l’islam et l’occident a attiré la foule jeudi, en ouverture de l’Open Forum à Davos. L’aula où se déroule la manifestation était archi-comble pour voir l’ex-président iranien Mohammad Khatami croiser le fer avec l’UDC anti-minarets Ulrich Schlüer. A l’applaudimètre, le Zurichois est d’ailleurs parti avec un léger avantage.

Médias menteurs et antisémites

Tant la télévision suisse alémanique (hier soir) que la radio suisse romande (ce matin à 5 heures) trompent sciemment leur public sur la situation régnant à Gaza. Par exemple, la radio romande mentait par omission tout à l’heure en affirmant que la seule centrale électrique de Gaza avait été stoppée. Elle mentait, car si cette centrale est bien la seule sur le territoire concerné, elle ne fournit que 25% de la consommation d’électricité de Gaza, comme toute la presse doit le savoir (je traduis le communiqué du Ministère israélien des affaires étrangères):

L’approvisionnement en électricité de Gaza par les réseaux israélien et égyptien (124 et 17 mégawatts respectivement) continue sans interruption. Ces 141 mégawatts représentent environ trois quarts des besoins de Gaza en électricité.

Qu’une organisation très spécifique et impliquée, comme la Croix rouge, ne soutienne que le point de vue des victimes les plus touchées, donne la priorité aux positions palestiniennes et oublie de signaler certains aspects pour ne pas compromettre son travail et ses représentants sur place reste compréhensible, quoique désagréable. Mais quand les journalistes suisses en font autant dans leurs studios douillets, c’est de l’antisémitisme et de la lâcheté.

En fait, si la population de Gaza est dans le noir et que les hôpitaux y sont mauvais, c’est par la volonté évidente des gens que ces journalistes d’opérette soutiennent par leurs demi-mensonges, les mêmes qui visent systématiquement des populations civiles ou tolèrent qu’on vise des populations civiles depuis les territoires qu’ils contrôlent. Ainsi, ces journalistes soutiennent le terrorisme (contre la population israélienne) et le despotisme (contre la population palestinienne).

Et ce qui est grave, aussi, c’est que ces gens le font avec l’argent des contribuables (suisses). Est-ce bien là un service public?

Pas d’Islam sans excision

Ces images que je trouve ce matin dans le New York Times (diaporama séparé) proviennent de Bandung, en Indonésie, et montrent un événement qui s’y déroule chaque printemps (ici en 2006): une cérémonie d’excision collective et gratuite mise sur pied par Assalaam Foundation, une organisation islamique ostensiblement éducative et sociale. Les choses se passent ici dans une école primaire (sur les pupitres), mais le New York Times précise que ce peut être aussi dans un centre de prière. Cela se passe toujours pendant le mois lunaire au cours duquel le prophète Mahomet est censé être né:

  

La chose est accompagnée de services religieux (islamiques):

Cette petite fille de neuf mois vient d’être excisée, comme 200 autres ce jour-là:

Toujours selon cet article très informatif du New York Times, lors d’une enquête réalisée en Indonésie en 2003, 96% des familles interrogées indiquèrent que leur fille avait subi une forme d’excision jusqu’à l’âge de 14 ans. L’Indonésie compte plus de 200 millions d’habitants; 90% d’entre eux sont musulmans.


Abu Dawud, General Behavior (Kitab Al-Adab)
Book 41, Number 5251:
Narrated Umm Atiyyah al-Ansariyyah:

A woman used to perform circumcision in Medina. The Prophet (peace_be_upon_him) said to her: Do not cut severely as that is better for a woman and more desirable for a husband.


Sahih Muslim, The book of menstruation (Kitab Al-Haid)
Book 3, Number 684:
Abu Musa reported:

(…) The Messenger of Allah (may peace be upon him) said: When anyone sits amidst four parts (of the woman) and the circumcised parts touch each other a bath becomes obligatory.


Voir aussi:
Les Nations Unies et l’excision islamique: chut…
GB: 66.000 femmes et jeunes filles excisées
Débat d’experts musulmans sur l’excision 
Lettre ouverte à Unicef Suisse
L’Islam mutile les femmes
L’excision est-elle un problème islamique?
L’excision en Suisse et les médecins idiots utiles
Une députée suédoise demande des contrôles systématiques de l’excision

Pas d’Islam sans lapidation

La lapidation n’est certes pas imposée dans le Coran lui-même, lequel ne prévoit que 100 coups de fouet pour les fornicateurs — ce qui peut fort bien être létal même pour une personne en bonne condition physique, d’autant que le Coran ajoute

Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier.

Mais le Coran en lui-même, outre son leit-motiv haineux évident, n’est souvent qu’un rébus, un peu comme les répliques d’un seul personnage d’une pièce radiophonique, sans les bruitages et dans le désordre. Les interventions des autres personnages de l’histoire et les bruitages sont fournis par la Sunna, des collections d’anecdotes, de traditions orales, relatant la vie du prophète. Et l’ordre chronologique est fourni par la réflexion, la comparaison des éléments de cet ensemble hétéroclite, et, pour les moins érudits, par une sorte de biographie, la Sira (voici une bonne introduction en français à ces textes).

Ces anecdotes (ahadith) sont innombrables, à tel point que divers experts ont effectué des tris en fonction de la plausibilité des chaînes de transmission (untel, qui est important et fiable, a dit à untel, a dit à untel, etc.) et de la fréquence de l’anedcote dans différentes chaînes (untel a dit et untel a dit et untel a dit, etc.). Certains experts ont à tel point affiné cette recherche que leurs collections sont considérées comme sahih, authentiques. Le plus connu de ces experts est Muhammad ibn Ismail al-Bukhari. Ses oeuvres (ainsi que celles des autres auteurs de collections fiables) ont notamment été traduites par une institution de l’Université de Californie du Sud tout à fait favorable à l’Islam. C’est je pense la source la plus fiable sur Internet.

Voici donc les bases religieuses les plus solides (selon l’Islam) sur lesquelles Hani Ramadan a pu éructer son fameux plaidoyer de la lapidation, réunies dans le chapitre de Bukhari consacré aux punitions des incroyants en guerre contre Allah et son messager (les cas de lapidation pour fornication sont dans ce chapitre réservé sinon aux punitions des incroyants, car un hadith précise que les auteurs de fornication ne sont pas des croyants par définition):


Volume 8, Book 82, Number 802:

Narrated ‘Abdullah bin Mas’ud:

I said, “O Allah’s Apostle! Which is the biggest sin?” He said, “To set up rivals to Allah by worshipping others though He alone has created you.” I asked, “What is next?” He said, “To kill your child lest it should share your food.” I asked, “What is next?” He said, “To commit illegal sexual intercourse with the wife of your neighbor.”


Volume 8, Book 82, Number 803:

Narrated Ash-Sha’bi:

from ‘Ali when the latter stoned a lady to death on a Friday. ‘Ali said, “I have stoned her according to the tradition of Allah’s Apostle.”


Volume 8, Book 82, Number 804:

Narrated Ash Shaibani:

I asked ‘Abdullah bin Abi Aufa, ‘Did Allah’s Apostle carry out the Rajam penalty ( i.e., stoning to death)?‘ He said, “Yes.” I said, “Before the revelation of Surat-ar-Nur or after it?” He replied, “I don’t Know.”


Volume 8, Book 82, Number 805:

Narrated Jabir bin Abdullah Al-Ansari:

A man from the tribe of Bani Aslam came to Allah’s Apostle and Informed him that he had committed illegal sexual intercourse and bore witness four times against himself. Allah’s Apostle ordered him to be stoned to death as he was a married Person.


Volume 8, Book 82, Number 806:

Narrated Abu Huraira:

A man came to Allah’s Apostle while he was in the mosque, and he called him, saying, “O Allah’s Apostle! I have committed illegal sexual intercourse.'” The Prophet turned his face to the other side, but that man repeated his statement four times, and after he bore witness against himself four times, the Prophet called him, saying, “Are you mad?” The man said, “No.” The Prophet said, “Are you married?” The man said, “Yes.” Then the Prophet said, ‘Take him away and stone him to death.” Jabir bin ‘Abdullah said: I was among the ones who participated in stoning him and we stoned him at the Musalla. When the stones troubled him, he fled, but we over took him at Al-Harra and stoned him to death.


Volume 8, Book 82, Number 807:

Narrated ‘Aisha:

Sa’d bin Abi Waqqas and ‘Abd bin Zam’a quarrelled with each other (regarding a child). The Prophet said, “The boy is for you, O ‘Abd bin Zam’a, for the boy is for (the owner) of the bed. O Sauda ! Screen yourself from the boy.” The sub-narrator, Al-Laith added (that the Prophet also said), “And the stone is for the person who commits an illegal sexual intercourse.”


Volume 8, Book 82, Number 808:

Narrated Abu Huraira:

The Prophet said, “The boy is for (the owner of) the bed and the stone is for the person who commits illegal sexual intercourse.’


Volume 8, Book 82, Number 809:

Narrated Ibn ‘Umar:

A Jew and a Jewess were brought to Allah’s Apostle on a charge of committing an illegal sexual intercourse. The Prophet asked them. “What is the legal punishment (for this sin) in your Book (Torah)?” They replied, “Our priests have innovated the punishment of blackening the faces with charcoal and Tajbiya.” ‘Abdullah bin Salam said, “O Allah’s Apostle, tell them to bring the Torah.” The Torah was brought, and then one of the Jews put his hand over the Divine Verse of the Rajam (stoning to death) and started reading what preceded and what followed it. On that, Ibn Salam said to the Jew, “Lift up your hand.” Behold! The Divine Verse of the Rajam was under his hand. So Allah’s Apostle ordered that the two (sinners) be stoned to death, and so they were stoned. Ibn ‘Umar added: So both of them were stoned at the Balat and I saw the Jew sheltering the Jewess.


Volume 8, Book 82, Number 810:

Narrated Jabir:

A man from the tribe of Aslam came to the Prophet and confessed that he had committed an illegal sexual intercourse. The Prophet turned his face away from him till the man bore witness against himself four times. The Prophet said to him, “Are you mad?” He said “No.” He said, “Are you married?” He said, “Yes.” Then the Prophet ordered that he be stoned to death, and he was stoned to death at the Musalla. When the stones troubled him, he fled, but he was caught and was stoned till he died. The Prophet spoke well of him and offered his funeral prayer.


Volume 8, Book 82, Number 813:

Narrated Ibn ‘Abbas:

When Ma’iz bin Malik came to the Prophet (in order to confess), the Prophet said to him, “Probably you have only kissed (the lady), or winked, or looked at her?” He said, “No, O Allah’s Apostle!” The Prophet said, using no euphemism, “Did you have sexual intercourse with her?” The narrator added: At that, (i.e. after his confession) the Prophet ordered that he be stoned (to death).


Volume 8, Book 82, Number 814:

Narrated Abu Huraira:

A man from among the people, came to Allah’s Apostle while Allah’s Apostle was sitting in the mosque, and addressed him, saying, “O Allah’s Apostle! I have committed an illegal sexual intercourse.” The Prophet turned his face away from him. The man came to that side to which the Prophet had turned his face, and said, “O Allah’s Apostle! I have committed an illegal intercourse.” The Prophet turned his face to the other side, and the man came to that side, and when he confessed four times, the Prophet called him and said, “Are you mad?” He said, “No, O Allah’s Apostle!” The Prophet said, “Are you married?” He said, “Yes, O Allah’s Apostle.” The Prophet said (to the people), “Take him away and stone him to death.” Ibn Shihab added, “I was told by one who heard Jabir, that Jabir said, ‘I was among those who stoned the man, and we stoned him at the Musalla (‘Id praying Place), and when the stones troubled him, he jumped quickly and ran away, but we overtook him at Al-Harra and stoned him to death (there).’ “


Volume 8, Book 82, Number 815:

Narrated Abu Huraira and Zaid bin Khalid:

While we were with the Prophet , a man stood up and said (to the Prophet ), “I beseech you by Allah, that you should judge us according to Allah’s Laws.” Then the man’s opponent who was wiser than him, got up saying (to Allah’s Apostle) “Judge us according to Allah’s Law and kindly allow me (to speak).” The Prophet said, “‘Speak.” He said, “My son was a laborer working for this man and he committed an illegal sexual intercourse with his wife, and I gave one-hundred sheep and a slave as a ransom for my son’s sin. Then I asked a learned man about this case and he informed me that my son should receive one hundred lashes and be exiled for one year, and the man’s wife should be stoned to death.” The Prophet said, “By Him in Whose Hand my soul is, I will judge you according to the Laws of Allah. Your one-hundred sheep and the slave are to be returned to you, and your son has to receive one-hundred lashes and be exiled for one year. O Unais! Go to the wife of this man, and if she confesses, then stone her to death.” Unais went to her and she confessed. He then stoned her to death.


Volume 8, Book 82, Number 816:

Narrated Ibn ‘Abbas:

‘Umar said, “I am afraid that after a long time has passed, people may say, “We do not find the Verses of the Rajam (stoning to death) in the Holy Book,” and consequently they may go astray by leaving an obligation that Allah has revealed. Lo! I confirm that the penalty of Rajam be inflicted on him who commits illegal sexual intercourse, if he is already married and the crime is proved by witnesses or pregnancy or confession.” Sufyan added, “I have memorized this narration in this way.” ‘Umar added, “Surely Allah’s Apostle carried out the penalty of Rajam, and so did we after him.”


Volume 8, Book 82, Number 821:

Narrated Abu Huraira and Zaid bin Khalid:

A bedouin came to the Prophet while he (the Prophet) was sitting, and said, “O Allah’s Apostle! Give your verdict according to Allah’s Laws (in our case).” Then his opponent got up and said, “He has told the truth, O Allah’s Apostle! Decide his case according to Allah’s Laws. My son was a laborer working for this person, and he committed illegal sexual intercourse with his wife, and the people told me that my son should be stoned to death, but I offered one-hundred sheep and a slave girl as a ransom for him. Then I asked the religious learned people, and they told me that my son should be flogged with one-hundred stripes and be exiled for one year.” The Prophet said, “By Him in Whose Hand my soul is, I will judge you according to Allah’s Laws. The sheep and the slave girl will be returned to you and your son will be flogged one-hundred stripes and be exiled for one year. And you, O Unais! Go to the wife of this man (and if she confesses), stone her to death.” So Unais went in the morning and stoned her to death (after she had confessed).


Volume 8, Book 82, Number 824:

Narrated Ash-Shaibani:

I asked ‘Abdullah bin Abi ‘Aufa about the Rajam (stoning somebody to death for committing illegal sexual intercourse). He replied, “The Prophet carried out the penalty of Rajam,” I asked, “Was that before or after the revelation of Surat-an-Nur?” He replied, “I do not know.”


Volume 8, Book 82, Number 825:

Narrated Abdullah bin Umar:

The jews came to Allah’s Apostle and mentioned to him that a man and a lady among them had committed illegal sexual intercourse. Allah’s Apostle said to them, “What do you find in the Torah regarding the Rajam?” They replied, “We only disgrace and flog them with stripes.” ‘Abdullah bin Salam said to them, ‘You have told a lie the penalty of Rajam is in the Torah.’ They brought the Torah and opened it. One of them put his hand over the verse of the Rajam and read what was before and after it. Abdullah bin Salam said to him, “Lift up your hand.” Where he lifted it there appeared the verse of the Rajam. So they said, “O Muhammad! He has said the truth, the verse of the Rajam is in it (Torah).” Then Allah’s Apostle ordered that the two persons (guilty of illegal sexual intercourse) be stoned to death, and so they were stoned, and I saw the man bending over the woman so as to protect her from the stones.


Volume 8, Book 82, Number 826:

Narrated Abu Huraira and Zaid bin Khalid:

Two men had a dispute in the presence of Allah’s Apostle. One of them said, “Judge us according to Allah’s Laws.” The other who was more wise said, “Yes, Allah’s Apostle, judge us according to Allah’s Laws and allow me to speak (first)” The Prophet said to him, ‘Speak ” He said, “My son was a laborer for this man, and he committed illegal sexual intercourse with his wife, and the people told me that my son should be stoned to death, but I have given one-hundred sheep and a slave girl as a ransom (expiation) for my son’s sin. Then I asked the religious learned people (about It), and they told me that my son should he flogged one-hundred stripes and should be exiled for one year, and only the wife of this man should be stoned to death ” Allah’s Apostle said, “By Him in Whose Hand my soul is, I will judge you according to Allah’s Laws: O man, as for your sheep and slave girl, they are to be returned to you.” Then the Prophet had the man’s son flogged one hundred stripes and exiled for one year, and ordered Unais Al-Aslami to go to the wife of the other man, and if she confessed, stone her to death. She confessed and was stoned to death.


Volume 8, Book 82, Number 842:

Narrated Abu Huraira and Zaid bin Khalid Al-Juhani:

A man came to the Prophet and said, “I beseech you to judge us according to Allah’s Laws.” Then his opponent who was wiser than he, got up and said, “He has spoken the truth. So judge us according to Allah’s Laws and please allow me (to speak), O Allah’s Apostle.” The Prophet said, “Speak.” He said, “My son was a laborer for the family of this man and he committed illegal sexual intercourse with his wife, and I gave one-hundred sheep and a slave as a ransom (for my son), but I asked the religious learned people (regarding this case), and they informed me that my son should be flogged one-hundred stripes, and be exiled for one year, and the wife of this man should be stoned (to death).”The Prophet said, “By Him in Whose Hand my soul is, I will Judge you (in this case) according to Allah’s Laws. The one-hundred (sheep) and the slave shall be returned to you and your son shall be flogged one-hundred stripes and be exiled for one year. And O Unais! Go in the morning to the wife of this man and ask her, and if she confesses, stone her to death.” She confessed and he stoned her to death.

Si l’on veut vraiment condamner la pratique de la lapidation, ce n’est pas (seulement) Ramadan qu’il faut expulser, c’est la pratique de la religion islamique.

Quand Calmy-Rey veille sur la charia

Micheline Calmy-Rey a déclaré aujourd’hui à Madrid qu’en Suisse, malgré nos 20% d’étrangers, nos quatre langues nationales (sans compter l’anglais onusien) et nos innombrables langues étrangères, la présence des Musulmans est «une nouvelle diversité (…) perçue comme une menace par une partie de la population». Les Musulmans, une nouvelle diversité?

Les membres d’une religion médiévale non réformée dont le dieu a exigé qu’ils «[combattent les associateurs] jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul» (Coran, 2:193 et 8:39), en gardant à l’esprit que «l’association est pire que le meurtre» (Coran 2:191 et 2:217), et dont les meilleurs connaisseurs de la parole dudit dieu ont interprété cette injonction à l’unanimité comme un ordre de conquête militaire et universaliste? Les représentants d’un culte qui pratique ouvertement l’apartheid religieux? Un culte qui nourrit la pire vague de terrorisme fanatique de l’histoire connue? Et qui motive la pire supercherie religieuse de l’époque? Basé sur l’improbable histoire d’un brigand médiéval? Un brigand que toute une civilisation a émulé jusqu’à faire quelque 270 millions de victimes et devenir le principal producteur d’esclaves connu? Et tout cela sans le moindre regret, sans la moindre amende honorable? Avec au contraire un projet délibérément revendicatif et mensonger jusqu’à la nausée?

Les porteurs de ce culte maudit, de cette plaie millénaire qu’est l’Islam sont l’exact opposé d’une diversité. Ils apportent au contraire, dans toute la mesure où ils pratiquent et vantent leur religion, la normalisation ultime, celle de la pensée, de la foi, de l’intolérance la plus affirmée envers toute diversité d’esprit.

Cette perspective aurait-elle de quoi plaire à Mme Calmy-Rey? Comment expliquer sinon qu’elle soit allé jusqu’à demander au secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OIC), Ekmeleddin Ihsanoglu, de «ne pas dramatiser» l’affaire de l’initiative contre les minarets et de croire, comme elle, en la capacité de jugement des Suisses? À ce secrétaire général de l’OIC qui proposait en décembre dernier de créer un «organisme indépendant permanent chargé de promouvoir les droits de l’Homme dans ses États membres conformément aux dispositions de la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme dans l’Islam de l’OCI, et d’élaborer une Charte des droits de l’Homme de l’OCI», ce qui revient à soumettre les droits de l’homme à la loi islamique, la charia, à laquelle la déclaration du Caire fait référence (articles 24 et 25). La charia, qui, en substance, selon la Cour constitutionnelle turque et la Cour européenne des Droits de l’homme,

  • [reflète] fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion [et] présente un caractère stable et invariable.
  • [est] l’antithèse de la démocratie, dans la mesure où elle se fonde sur des valeurs dogmatiques et est le contraire de la suprématie de la raison, des conceptions de la liberté, de l’indépendance, ou de l’idéal de l’humanité développé à la lumière de la science.
  • [tend à supprimer] le rôle de l’État en tant que garant des droits et libertés individuels et organisateur impartial de l’exercice des diverses convictions et religions dans une société démocratique, [puisqu’elle] obligerait les individus à obéir, non pas à des règles établies par l’État dans l’accomplissement de ses fonctions précitées, mais à des règles statiques de droit imposées par la religion concernée.

Et tout cela lors d’un forum lancé par Zapatero peu après les attentats terroristes de Madrid et intitulé «Alliance des civilisations» — ça ne s’invente pas. Un machin qui a coûté 300.000 francs aux contribuables suisses, sans compter le salaire et les frais de déplacement de Mme Calmy-Rey et de sa suite. Comme si on allait favoriser une quelconque civilisation en ménageant les fondements mêmes du pire danger (d’origine purement humaine) de notre époque — l’essor de la religion islamique.

La vérité est que Mme Calmy-Rey se moque éperdument des Musulmans. Si elle avait le moindre respect pour ces gens, elle prendrait le temps d’étudier leur religion par elle-même et elle saurait qu’il n’y a rien de bon à gagner à choyer ainsi les Musulmans promoteurs de la charia. 

UPDATE: Le même Ekmeleddin Ihsanoglu déclare aujourd’hui que «les pays de l’Union européenne devraient lutter chez eux contre l’islamophobie afin d’éviter les tensions avec les musulmans dans le monde». Autrement dit, pas question de critiquer la religion islamique, sinon, nous aurons affaire à des terroristes. La recette Ihsanoglu est toute simple:

Le dialogue consiste en partie à s’occuper des extrémistes dans les deux camps. Nous, à l’OCI, nous nous attachons à chaque occasion à affirmer que ceux qui tuent ou terrorisent au nom de l’islam ne représentent pas l’islam et n’on rien à voir avec l’islam.

Donc, de son côté, M. Ihsanoglu se contente d’affirmer que le terrorisme n’a rien à faire avec l’Islam (et nous devons le croire sur parole) et de notre côté, nous devons empêcher que quiconque fasse une corrélation entre des terroristes qui se gargarisent des citations des textes sacrés islamiques et la religion islamique.

Et il en profite pour «[exprimer] son soutien à l’initiative de quelque 400 groupes sunnites européens qui ont signé jeudi une charte islamique européenne destinée à dissiper les tensions avec les non-musulmans» — autrement dit la FOIE. Pour lui tout ça est limpide:

Nous soutenons toute initiative positive de nature à faciliter l’unité des musulmans dans les sociétés (où ils vivent) dans le but de maintenir leur identité et de faire respecter et protéger leur identité religieuse.

Mais nous, allons-nous vraiment laisser faire cela sans vérifier si sa religion ne serait pas terroriste à coeur, comme le pensent tant de gens, musulmans ou pas, qui se sont penchés sur le sujet? Et voter là-dessus une bonne fois, comme ça se fait chez nous?

UPDATE: En d’autres termes, comme le soulignait hier Brooke M. Goldstein,

The Islamist movement has two wings — one violent and one lawful — which operate apart but often reinforce each other. While the violent arm attempts to silence speech by burning cars when cartoons of Mohammed are published, the lawful arm is maneuvering within Western legal systems.

Et avec l’aide de gens comme M. Ihsanoglu et Mme Calmy-Rey.

Médias (de gauche) menteurs

Un bon exemple mis au jour par Richard Landes. Un article du New York Times se lamentait ce week-end de ce que 121 soldats américains vétérans d’Irak et d’Afghanistan aient commis ou aient été accusés d’avoir commis un meurtre après leur retour. Et la presse locale de parler de la «terrible réalité des militaires de retour du front».

Mais en comparant le taux effectif que cela représente (il y a au bas mot 700.000 vétérans de ce type aux États-Unis), on s’aperçoit que les anciens soldats sont en fait plus disciplinés et moins violents que la moyenne des gens (du même âge), sans compter que les soldats sont souvent issus de minorités plus touchées par le crime que la moyenne de la population:

Les chiffres indiquent que, si le traumatisme de la guerre peut certes rendre certains vétérans violents, la tendance globale veut que la structure, l’éducation et la discipline fournies par l’armée américaine (ou la maturité et la largeur de vue acquises au contact de la guerre) réduit la probabilité, chez les vétérans, de devenir meurtriers.

Mais on ne peut pas compter, pour l’apprendre, sur des gens qui font du pacifisme un article de foi et un argument électoral. Et plus les médias sont grands, plus il est tentant de s’en servir.

Les espoirs de Bush au Moyen-Orient


par Daniel Pipes
Jerusalem Post
, 17 janvier 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5386

La politique de George W. Bush à l’égard du Moyen-Orient et de l’Islam pèsera lourd dans le jugement que les historiens porteront sur sa présidence. Au terme de son voyage de huit jours dans six pays du Moyen-Orient et en cette fin de mandat, je propose quelques réflexions provisoires.

Son trait caractéristique a été sa disposition à rompre avec des positions bipartisanes bien établies et à adopter des politiques étonnamment nouvelles – à la fin de 2005, il avait ainsi défini sa nouvelle approche dans quatre domaines majeurs:

  • Islam radical. Avant les attentats du 11 septembre, les autorités américaines considéraient la violence islamiste comme un problème limité, purement criminel. En appelant à une «guerre contre la terreur» en septembre 2001, Bush élargissait la vision du conflit. Sa définition de la force qui anime le terrorisme a atteint le sommet de sa précision en octobre 2005, avec les expressions «radicalisme islamique», «djihadisme militant» et «islamofascisme».
  • Guerre préventive. La dissuasion a longtemps été la politique privilégiée contre l’Union soviétique et d’autres menaces, mais Bush y ajouta un nouvel élément en juin 2002 avec l’action préventive. La sécurité des États-Unis, dit-il, «exigera de tous les Américains qu’ils restent tournés vers l’avenir, attentifs et résolus, prêts à lancer une action préventive lorsque ce sera nécessaire pour défendre notre liberté et pour défendre nos vies.» Neuf mois plus tard, sa nouvelle doctrine servait de base à l’invasion de l’Iraq et à l’élimination de Saddam Hussein avant qu’il ne puisse développer des armes nucléaires.
  • Conflit Israélo-arabe. Bush évita la diplomatie désuète et contre-productive des «processus de paix» en faveur d’une nouvelle démarche en établissant, en juin 2003, l’objectif des «deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, en paix et en sécurité». De plus, il dessina les contours de sa vision du statut définitif, dressa un calendrier et tenta même d’écarter un leader récalcitrant (Yasir Arafat) ou d’en favoriser un autre, plus porteur d’avenir (Ehud Olmert).
  • Démocratie. Tournant en dérision les «soixante ans au cours desquels les nations occidentales ont excusé et toléré le manque de liberté au Moyen-Orient» et parlant d’une politique qui «n’a en rien contribué à notre sécurité», Bush annonça en novembre 2003 «une stratégie entreprenante vers la liberté au Moyen-Orient» par laquelle il se proposait de pousser les régimes de la région à élargir la participation des citoyens.

Voilà pour les visions; mais qu’en est-il de la mise en oeuvre? Au terme de son premier mandat, je trouvais que les options politiques de Bush, celle concernant le conflit israélo-arabe exceptée, avaient «de bonnes chances de réussir». Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, je vois des échecs dans les quatre domaines.

La compréhension plus claire de l’Islam radical que Bush avait acquise s’est dissipée entre-temps, au point qu’il recourt maintenant à de longs euphémismes inélégants pour éviter de nommer le problème et utilise des formules telles qu’«un groupe d’extrémistes qui cherchent à exploiter la religion pour accéder au pouvoir et établir leur domination».

Les guerres préventives ne vont pas sans la faculté de convaincre les observateurs de leur légitimité, un talent dont l’administration Bush n’a pas su faire preuve. Seule la moitié de la population américaine, et bien moins encore au Moyen-Orient, a reconnu la nécessité d’envahir l’Irak, ce qui a engendré des divisions intérieures et une hostilité inégalée à l’étranger depuis la guerre du Vietnam. L’une des conséquences en est la difficulté accrue, aujourd’hui, de prendre des mesures préventives contre le programme nucléaire iranien.

La vision de Bush consistant à résoudre un siècle de conflit israélo-arabe en consacrant Mahmoud Abbas au poste de dirigeant d’un État palestinien est illusoire. Une «Palestine» souveraine aux côtés d’Israël canaliserait la haine antisioniste et mettrait un terme à la guerre irrédentiste contre Israël? Non, l’objectif malveillant de la création d’une «Palestine» inspirerait au contraire encore plus de ferveur aux partisans de l’élimination de l’État juif.

Enfin, si l’encouragement de la démocratie est certes un but louable, est-il bien judicieux de plonger la tête la première dans cette direction à l’heure où la principale force populaire du Moyen-Orient est l’Islam totalitaire? Pourtant, c’est bien cette image de plongeon qui caractérisait le mieux la démarche initiale de Washington – jusqu’à ce que les dégâts causés aux États-Unis par cette politique ne deviennent trop évidents pour être ignorés, ce qui a entraîné son abandon dans une large mesure.

À un moment où George W. Bush est la cible de telles vitupérations de la part de ses adversaires, quelqu’un qui, comme moi, souhaite le voir réussir, ne le critique qu’à contrecœur. Mais la critique est indispensable. Prétendre que tout va bien ou rester loyal à une personne en dépit de ses actes ne sert les intérêts de personne. La correction des erreurs passe par un constat sans concessions.Ainsi, je respecte les motivations bienveillantes et les bonnes intentions de Bush mais je regrette le gaspillage du taux record de soutien – 90% – dont il bénéficiait au lendemain du 11 septembre 2001 et le legs au prochain président d’un électorat polarisé, d’une armée qui hésite à faire usage de la force contre l’Iran, le Hamas au pouvoir à Gaza, un désastre en préparation en Irak, l’essor de l’Islam radical et des niveaux d’antiaméricanisme sans précédent dans le monde.

Les conservateurs auront fort à faire pour rebâtir leur politique moyen-orientale.

Les retards du Coran

Peut-être êtes-vous, comme moi, parmi ceux qui ont vainement tenté de commander le livre ci-contre?

Il s’agit d’une collection de textes qui documentent la variété des corans. Ainsi, il reste aujourd’hui deux versions arabes du Coran imprimées régulièrement et on parle de sept versions différentes. Plusieurs théories circulent sur les différentes compilations de cet ouvrage.

Ibn Warraq (pseudonyme, brève présentation en français) s’est donné pour tâche de faire toute la lumière possible sur cet aspect, entre autres, de la religion islamique. Mais son livre a beaucoup de retard: annoncé en août de l’an passé, on le promet maintenant pour l’automne prochain. Cet article de Spengler (un autre pseudonyme) révèle sans doute en grande partie pourquoi:

Islam watchers blogged all weekend about news that a secret archive of ancient Islamic texts had surfaced after 60 years of suppression. Andrew Higgins’ Wall Street Journal report that the photographic record of Koranic manuscripts, supposedly destroyed during World War II but occulted by a scholar of alleged Nazi sympathies, reads like a conflation of the Da Vinci Code with Indiana Jones and the Holy Grail.

L’affaire est passionnante, car

What if scholars can prove beyond reasonable doubt that the Koran was not dictated by the Archangel Gabriel to the Prophet Mohammad during the 7th century, but rather was redacted by later writers drawing on a variety of extant Christian and Jewish sources? That would be the precise equivalent of proving that the Jesus Christ of the Gospels really was a composite of several individuals, some of whom lived a century or two apart.

En effet, s’il n’est pas possible de prouver l’absence du miracle du Christ ressuscité, ce qui ne présente d’ailleurs guère d’intérêt, il est fort possible de prouver que le Coran est une supercherie (comme la mosquée Al-Aqsa, par exemple). Et cela aiderait les Musulmans à chercher d’autres bases pour leur religion que ce recueil d’appels à la haine et au terrorisme qu’est, essentiellement et sans contrepartie, le Coran.

Il vaut la peine de lire tout l’article de Spengler.

Bush promeut un «droit au retour» des Palestiniens


par Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com
, 14 janvier 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5373

Le «droit au retour» des Palestiniens est entré dans le dictionnaire du jargon politique américain en décembre 2006, lorsque le rapport du groupe d’étude sur l’Irak enjoignit le gouvernement américain de soutenir des négociations israélo-palestiniennes abordant ce qu’il qualifiait de «question clé du statut définitif». Cette recommandation causa un certain choc, car ce «droit au retour» est en fait un code transparent – désignant la simple submersion démographique d’Israël, et ainsi la suppression du sionisme et de l’État juif – qui n’a jamais été un objectif de Washington.

Une année plus tard, l’attachée de presse de la Maison Blanche Dana Perino adopta l’expression, sans soulever de réactions notables. Le 28 novembre 2007, lors d’une conférence de presse, elle informa alors les journalistes sans autre explication que «la question du droit au retour fait partie de la feuille de route et constituera l’un des thèmes que les Israéliens et les Palestiniens devront aborder au cours […] des négociations».

En effet, comme annoncé, le «droit au retour» a été bien présent avant et pendant la récente visite de George W. Bush en Israël et auprès de l’Autorité palestinienne; il l’a évoqué à trois reprises en public:

  • 4 janvier: Dans le cadre d’une interview accordée à la chaîne israélienne Channel 2, Bush se dit «optimiste quant à la définition d’une esquisse d’État. En d’autres termes, que nous menions des négociations sur les frontières et le droit au retour et que ces différentes questions puissent être réglées.»
  • 9 janvier: Lors d’une conférence de presse commune avec le premier ministre israélien Ehud Olmert, il fait référence aux questions centrales du conflit, qu’il désigne ainsi: «Le territoire et le droit au retour et Jérusalem.»
  • 10 janvier: Pendant une conférence de presse commune avec le dirigeant de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, il déclare que l’idée des deux États «n’aura pas vraiment de portée avant que les frontières soient définies, que le droit au retour soit résolu, que [la question de] Jérusalem soit bien comprise [et] que des mesures de sécurité communes soient mises en place».

Toujours le 10 janvier mais dans un décor différent, Bush fit part de sa conviction un peu évasive selon laquelle «pour résoudre la question des réfugiés, nous devons veiller à l’établissement d’un État palestinien et de nouveaux mécanismes internationaux, dont des systèmes de compensation.» Le «droit au retour» serait-il l’un de ces mécanismes internationaux?

Commentaires:
(1) En dépit du brusque virage politique que constitue l’adoption du «droit au retour» par le gouvernement américain, les médias ont généralement négligé le sujet, comme le relève «The Lurker» dans son billet «Censoring Bush’s call for Palestinian ‘right of return’» (Censure de l’appel de Bush en faveur du «droit au retour» palestinien). Par exemple, le Jerusalem Post a d’abord parlé de cette déclaration de Bush, puis a publié un deuxième article niant cette mention.

(2) Lorsque le rapport du groupe d’étude sur l’Irak a paru, les analystes restèrent perplexes quant à la mention du «droit au retour», comme l’explique l’une des personnes proches du processus: «Il est difficile de savoir si cette expression s’est glissée dans le dossier à la suite d’une négligence – je sais qu’il y a eu de nombreuses révisions à la toute dernière minute – ou si c’était une tentative délibérée d’introduire un élément nouveau dans la rhétorique de Bush.» A posteriori, il semble que la référence était bel et bien intentionnelle – et qu’elle a fort bien rempli son rôle. «The Lurker» conclut, peut-être avec raison, que James A. Baker, III, le principal auteur du rapport du groupe d’étude sur l’Irak, «est redevenu un facteur d’influence majeur dans la politique américaine au Moyen-Orient».

(3) Ce n’est là que l’une des déclarations problématiques de l’administration Bush, telles que l’équivalence morale de la référence du président au «terrorisme et [à] l’incitation, commis par les Palestiniens ou les Israéliens» ou les paroles de la secrétaire d’État Condoleezza Rice, qui a qualifié le conflit israélo-arabe de question essentielle du Moyen-Orient et a comparé les Palestiniens aux noirs du sud des États-Unis.

(4) Bush a fait précéder son commentaire du 10 janvier de l’affirmation suivante: «Je suis le seul président qui ait jamais formulé clairement une solution prévoyant deux états.» Il a raison. On peut dire aussi qu’il est le seul président des États-Unis à promouvoir une «Palestine» et maintenant à proposer un «droit au retour» des Palestiniens. D’une manière plus générale, Bush a mené sa présidence à son propre rythme dans la question israélo-arabe; il a apporté des solutions inédites et personnelles à un problème séculaire en rejetant le règlement ordinaire de la diplomatie israélo-arabe.

(5) On ne peut qu’émettre des conjectures sur le nombre de fois que Bush a mentionné le «droit au retour» dans le cadre de ses conversations privées avec des Israéliens et des Palestiniens et sur l’intensité et la pression dont il a accompagné ses propos.

(6) Au vu du début de cette dernière année de la présidence de Bush, je me cite, «si les Israéliens résistent devant une position commune aux États-Unis et aux Palestiniens, il faut craindre l’apparition d’une crise sans précédent dans les relations entre les États-Unis et Israël.» Je ne prédis pas que cela va se produire, mais je note que tous les éléments sont en place pour mener à une telle issue.

(7) Bien que Bush «passe auprès de nombreux Israéliens pour le meilleur ami que l’État juif ait à la Maison Blanche», je doute depuis longtemps que ce soit le cas – et aujourd’hui plus que jamais

La TV du Hezbollah à la conquête du monde

Il semble que, depuis ce mois, la télévision du Hezbollah, Al-Manar, une chaîne qui a déjà été condamnée pour ses contenus inacceptables par divers gouvernements occidentaux, pourrait transmettre ses émissions sur le réseau satellitaire Thaicom. De quoi arroser de haine la majeure partie de l’Asie, l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe centrale. Un dossier de l’IICC. Update: version française.

UPDATE: Thaicom s’est ravisée et a stoppé la retransmission des émissions de Al-Manar.

Voir aussi:
Le rapport manquant (HRW sur le Hezbollah)
Le Hezbollah crée des zones interdites au Liban
Le Hezbollah établit des réseaux de communication parallèles dans ses fiefs
Le N° 2 du Hezbollah loue Khomeiny …
Comment les médias sont devenus les partenaires du Hezbollah …
L’adjoint de Nasrallah: se suicider pour tuer est une chose noble, …
Gardes révolutionnaires iraniens et Hezbollah — cherchez la différence
Le Parti de Dieu poursuit son projet
L’Iran est de plus en plus clair. Enfin assez?
Plainte contre la TSR – les profondeurs du débat
La propagande du Hezbollah sur Internet
Les Nazis de notre temps portés aux nues par notre TV
Un autre «reportage» sur le Hezbollah
Les adeptes du parti d’Allah en Occident
Le parti d’Allah est indigne
Terroriste d’État (islamique)

La charte des 400 vendeurs de la foie

Cette semaine, nous apprend Le Monde aujourd’hui,

quelque 400 associations musulmanes allemandes, suisses, anglaises et françaises, membres de la Fédération des organisations islamiques en Europe (FOIE) ont adopté, jeudi 10 janvier, à Bruxelles, une “charte des musulmans européens”, précisant leurs droits et devoirs.

Fouad Alaoui, le secrétaire général de l’UOIF (à l’origine du papier) et membre de l’exécutif de la FOIE, estime avoir

rédigé une plate-forme consensuelle, donnant une image de l’islam en Europe susceptible de rassembler l’ensemble des musulmans européens (…)

laquelle défend

(…) l’islam du juste milieu qui bannit l’excès et le laxisme” et [il] rappelle les caractéristiques [de cet islam du juste milieu]: “Le respect de la diversité et des êtres humains, (…) la compassion, la solidarité, la fraternité, l’égalité homme-femme, (…) le refus de la violence et du terrorisme.”

Mais que sont ces paroles lénifiantes à côté des injonctions coraniques à haïr les Européens (les infidèles modernes), à s’en méfier, à les exclure, les mépriser, les critiquer à chaque occasion et les tuer s’ils s’avisent de rejeter l’Islam? Rien. Pour les croyants, la parole qui compte est celle du prophète, naturellement. Et ces 400 associations sont certainement dirigées par des gens qui s’en rendent fort bien compte et qui connaissent ces paroles.

Mais l’observateur attentif, même inconscient du contenu univoque du message islamique, peut tout de même se rendre compte de la supercherie en réfléchissant un instant à la politique prônée par cette FOIE:

De manière assez directe, la charte précise aussi les droits dont peuvent se prévaloir les citoyens musulmans dans les démocraties européennes. “Lorsque les lois en vigueur s’opposent aux pratiques et règles islamiques, les musulmans sont en droit de s’adresser aux autorités pour expliquer leurs points de vue et exprimer leurs besoins.”

Concrètement, ces associations vont encourager les Musulmans à revendiquer la reconnaissance des règles de leur religion chaque fois que ce sera possible. Et si certains Musulmans s’impatientent et, inspirés par l’exemple du prophète, deviennent méchants, ce sera de notre faute. Et plus ces organisations auront du pouvoir, de la reconnaissance officielle, plus les Musulmans qui refuseront de revendiquer l’instauration des lois islamiques avec elles seront mis sous pression par leur communauté, et plus nos autorités seront mises sous pression par nos divers idiots utiles.

Cette stratégie en forme de spirale vicieuse est décrite avec beaucoup de maîtrise par notre islamiste en chef national, Tariq Ramadan, dans son manifeste à l’usage des Musulmans d’Occident. Ainsi, ce n’est certainement pas un hasard si, comme Le Monde pense à le préciser, l’organisation française qui est à l’origine de cette FOIE, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), est «liée de manière informelle à la mouvance des Frères musulmans», laquelle est née au sein de la famille Ramadan.

Pascal Couchepin, imam d’occasion

«Le terrorisme est contraire aux principes de l’islam», aurait conclu Pascal Couchepin, le président de la Confédération suisse, après sa rencontre avec le Grand Imam de l’université-mosquée d’Al-Azhar (et antisémite notoire), Mohammed Sayyed Tantawi.

Admettons que l’Islam prône en fait très clairement la haine et le terrorisme contre les non-Musulmans, par ses textes fondamentaux, par l’exemple de son prophète, par l’interprétation unanime (selon Tantawi, justement) de ses écoles juridiques, que devait donc dire ce Grand Imam à Couchepin, dans la situation actuelle? Un pieux mensonge, bien sûr. Si l’Islam prône le terrorisme, seuls des gens assez courageux ou croyants pour assumer cette position le diraient franchement.

Si Couchepin veut réellement savoir ce que l’Islam prône, et à plus forte raison s’il tient à nous renseigner sur les principes de cette religion, il doit se pencher sur les bases de ses lois, et pas se contenter de retransmettre le message bien poli et convenu d’avance de ses propagandistes les plus officiels.

Voir aussi:
La honte
«Merci, Monsieur Couchepin»

Le legs du fascisme: le libéralisme


par Daniel Pipes
Jerusalem Post
, 10 janvier 2008
VO: http://www.danielpipes.org/article/5355

[Note du traducteur: la notion américaine de libéralisme politique n’est pas traduisible hors de son contexte spécifiquement américain; son plus proche équivalent en français est sans doute ce qu’on appelle la social-démocratie de l’Europe actuelle]

Le fascisme libéral sonne comme un oxymoron – ou une expression servant aux conservateurs à insulter leurs adversaires libéraux. En fait, elle a été forgée par un auteur socialiste respecté et influent, H.G. Wells, qui, en 1931, appelait ses amis progressistes à devenir des «fascistes libéraux» et des «nazis éclairés». Vraiment.

Mussolini et Hitler étaient tous deux socialistes

En effet, ses paroles s’inscrivent dans un projet beaucoup plus large, visant à fusionner le socialisme et le fascisme: Mussolini, qui a été une figure de proue socialiste, s’est détourné de l’internationalisme pendant la Première Guerre mondiale en faveur du nationalisme italien et qualifia cette nouvelle version de fascisme. De même, Hitler dirigeait le Parti national-socialiste des travailleurs allemands.

Ces faits dérangent parce qu’ils contredisent l’éventail politique qui modèle notre vision du monde depuis la fin des années 1930 et qui place le communisme à l’extrême-gauche, suivi du socialisme, du libéralisme au centre, puis du conservatisme et enfin du fascisme à l’extrême-droite. Mais cet éventail, comme le relève Jonah Goldberg dans un nouvel ouvrage brillant, profond et original – Liberal Fascism: The Secret History of the American Left from Mussolini to the Politics of Meaning (Le fascisme libéral: l’histoire secrète de la gauche américaine de Mussolini à la politique du sens; Éd. Doubleday) –, reflète l’utilisation du terme fasciste par Staline, soit comme un épithète servant à jeter le discrédit sur qui bon lui semblait – Trotski, Churchill, les paysans russes – et déforme la réalité. En 1946 déjà, George Orwell observait que le terme fascisme avait dégénéré jusqu’à désigner simplement «quelque chose d’indésirable».

Pour comprendre pleinement la signification du fascisme, il faut mettre de côté la déformation du terme introduite par Staline et écarter également la Shoah pour revenir à la période que Goldberg nomme l’«heure fasciste», soit approximativement les années 1910 à 1935. Le fascisme, une idéologie étatiste, se sert de la politique comme d’un outil pour faire passer la société du stade d’individus épars à celui d’ensemble organique. Pour ce faire, il donne l’ascendant à l’État sur l’individu, aux connaissances d’experts sur les débats et au socialisme sur le capitalisme. Il est totalitariste dans l’interprétation originale mussolinienne du terme – «Tout dans l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État». Le message du fascisme se résume à «moins de paroles, plus d’action!». Son principal attrait est son efficacité pratique.

En revanche, le conservatisme prône un gouvernement restreint, l’individualisme, le débat démocratique et le capitalisme. Ses attraits sont la liberté ainsi qu’une grande latitude laissée aux citoyens.

Le triomphe de Goldberg consiste à établir la parenté entre le communisme, le fascisme et le libéralisme. Tous dérivent en effet de la même tradition qui remonte aux Jacobins de la Révolution française. Son éventail politique révisé sur cette base est axé sur le rôle de l’État et s’étend du libertarianisme aux diverses moutures du fascisme – américaine, italienne, allemande, russe, chinoise, cubaine, et autres – en passant par le conservatisme.

Comme le suggère cette liste, le fascisme est très souple; ses variations diffèrent par les détails, mais elles partagent «des impulsions émotionnelles ou instinctives». Ainsi, Mussolini a ajusté le programme socialiste pour mettre l’État en exergue; Lénine a fait des travailleurs l’avant-garde du progrès; Hitler a ajouté la race. Alors que la version allemande était militariste, la variante américaine (que Goldberg qualifie de fascisme libéral) est presque pacifiste. Goldberg cite l’historien Richard Pipes à ce propos: «Le bolchevisme et le fascisme étaient des hérésies du socialisme.» Il prouve cette concordance de deux manières.

Premièrement, il propose une «histoire secrète de la gauche américaine»:

  • Le progressisme de Woodrow Wilson comportait un programme «militariste, fanatiquement nationaliste, impérialiste, raciste», rendu possible par les exigences de la Première Guerre mondiale.
  • Le «New Deal fasciste» de Franklin D. Roosevelt reprenait et étendait le gouvernement de Wilson.
  • La «Great Society» de Lyndon B. Johnson établissait l’État-providence moderne, «la concrétisation ultime» (pour l’instant) de cette tradition étatiste.
  • Les jeunes révolutionnaires de la Nouvelle Gauche des années 1960 apportèrent «une modernisation américanisée» de la vieille droite européenne.
  • Hillary Clinton espère «insérer l’État profondément au sein de la vie familiale», un pas essentiel du projet totalitaire.

Pour résumer près d’un siècle d’histoire, alors que le système politique américain traditionnel encourage la poursuite du bonheur, «un nombre croissant d’entre nous souhaitent cesser de le chercher et se le faire livrer à domicile».

Deuxièmement, Goldberg dissèque le programme libéral américain – racial, économique, environnemental, même le «culte du bio» – et montre ses affinités avec ceux de Mussolini et Hitler.

Si ce condensé vous paraît trop peu plausible, vous devriez tout de même lire Liberal Fascism en entier pour ses citations pittoresques et sa documentation convaincante. L’auteur, connu pour son esprit vif et son talent de polémiste acéré, a prouvé être un penseur politique majeur.

Outre d’offrir une manière radicalement différente d’aborder la politique moderne, dans laquelle le qualificatif de fasciste n’est pas plus insultant que celui de socialiste, l’extraordinaire ouvrage de Goldberg fournit aux conservateurs les instruments nécessaires pour répliquer à leurs persécuteurs libéraux et même passer à l’offensive. Si les libéraux peuvent agiter éternellement le spectre de Joseph McCarthy, les conservateurs peuvent bien répondre par celui de Benito Mussolini.

Interroger les contre-vérités suggérées: l’exemple de l’Islam sur Agoravox

Un «sympathisant du Parti communiste français» s’essaie ce matin à une dissertation sur les différentes exégèses islamiques: Interroger les vérités assénées: l’exemple de l’Islam sur Agoravox:

Mais si le Coran est ininterprétable, comment expliquer qu’il y ait des chiites et des sunnites? On peut pousser la curiosité jusqu’à se renseigner sur cette division pour s’apercevoir que ces deux tendances sont traversées de courants très différents les uns de les autres (…).

Si la religion islamique est une supercherie et le Coran un amas incohérent de textes peu recommandables, comme l’affirment certains, il est bien normal que ses adeptes soient divisés entre eux, surtout les plus bornés, et se montrent extrêmement pointilleux sur l’exacte interprétation des moindres détails de l’application des textes qu’ils veulent croire sacrés. Mais quelle différence, pour les non-Musulmans, entre les Sunnites et les Chiites? Tous leurs courants prônent le djihad offensif contre nous. Les Chiites sont censés le faire derrière un Imam avec un i majuscule, un descendant du prophète, et les Sunnites derrière n’importe quel lieutenant, mais s’agit-il bien là d’une différence notable?

Et s’il est irréformable, comment expliquer qu’un des exemples favoris des spécialistes de l’islam, le mariage temporaire pour rendre “islamiquement correcte” la prostitution, soit possible ?

Il suffit de se renseigner sur les habitudes sexuelles du prophète. Les liaisons temporaires et peu engageantes (notamment avec les esclaves) sont une constante de l’Islam, sans qu’il soit permis de parler de prostitution. Cela, c’est du domaine de l’interprétation (en l’occurrence non islamique).

Dans quel verset du Coran, la “parole révélée de Dieu” tout de même, ce dernier autorise-t-il de telles pratiques ? 

Le Coran est un ouvrage très limité. Une grande part des lois islamiques se réfèrent donc aux traditions du prophète, lesquelles font loi dans la mesure où le Coran ne les invalide d’aucune manière.

Et le voile, c’est lequel le bon? celui qui couvre juste les cheveux (le plus porté), celui qui laisse apparaitre l’oval du visage en dissimulant cou, oreilles et cheveux, celui n’autorisant que la contemplation d’une paire d’yeux et du creux du nez ou alors la burqa intégrale où le regard est dissimulé derrière un voile grillagé? 

Eh bien, le Coran parle de grands voiles:

Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Et précise:

Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures.

Il n’y a guère que la burqa et le niqab qui fassent l’affaire.  

Si l’on veut connaître l’âme d’une religion basée sur la parole même de Dieu, c’est perdre son temps que d’écouter des experts, puis de discourir de leurs avis respectifs. Car les croyants se moquent des experts. Pour comprendre ce qu’ils pensent, il faut lire ce qui les attire, c’est-à-dire la parole de Dieu. On découvre alors, pour peu qu’on se concentre un peu sur le sens de ce qu’on lit, des centaines d’appels à la haine (version en musique). Et ces malédictions sont motivées essentiellement par la croyance. Ainsi,

Il y a 146 références à l’enfer dans le Coran. Seuls 6% de celles-ci sont liées à des fautes morales — meurtre, vol, etc. Les 94% des raisons de se trouver en enfer reposent sur le délit d’opinion qui consiste à affirmer un désaccord avec Mahomet — un crime politique. Ainsi, l’enfer islamique est une prison politique pour ceux qui critiquent l’Islam.

Et si l’on veut comprendre comment, vraiment, les Musulmans ont interprété ces textes maudits, il faut se pencher sur leurs propres délibérations, comme ceci par exemple. C’est du travail, mais alors, on a une chance de faire bien saisir aux gens en général que l’Islam, même si on le réformait avec des experts (pour améliorer le sort des femmes, par exemple), continuerait, par sa «parole de Dieu», de semer la haine, la zizanie, le fanatisme, la guerre, le fatalisme, l’inaptitude, l’ignorance et la faillite partout sur son passage. Car le Coran même est un piège à croyants. Le pire, visiblement, jamais inventé.

Et on ne le comprendra certainement pas, comme le tente naïvement cet auteur d’Agoravox,  en étudiant le comportement des adeptes d’autres religions.

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