Alain Jean-Mairet » 2007 » November
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Les origines islamiques de la haine des Juifs

Une théorie circule ces derniers temps sur l’origine nazie de l’islamisme et de l’antisémitisme (Petit Robert: Racisme dirigé contre les Juifs) musulman. Le principal chantre en est sans doute Matthias Küntzel:

Malgré des erreurs courantes, l’islamisme n’est pas né dans les années 1960, mais dans les années 1930. Son ascension ne fut pas inspirée par la faillite du nassérisme mais par l’ascension du fascisme et du nazisme. (…)

Il est vrai que la politique coloniale britannique a produit l’islamisme, dans la mesure où l’islamisme se considérait comme un mouvement de résistance contre la «modernité culturelle». Leur «lutte de libération» , cependant, avait plus en commun avec la «lutte de libération» des nazis qu’avec tout autre mouvement progressiste.

Or cette explication fait l’impasse sur 1300 ans d’histoire, sur les textes sacrés islamiques et leur interprétation compacte, dans les grandes lignes, par tous les collèges de jurisprudence musulmans. Andrew Bostom, un excellent spécialiste de ces aspects, répond aujourd’hui à Matthias Küntzel sur FrontPageMag.com (en anglais): (more…)

Démocratie — pour combien de temps encore?

C’est la question que posent les membres d’une organisation allemande, le Groupe anonyme pour une pensée démocratique et libre (Anonyme Gruppe für demokratisches und freiheitliches Denken), qui a cette fois étendu son action à la ville de Zurich, où a été prise la photo ci-dessus, la nuit passée.

Chacune des 11 statues ainsi préparées porte une affiche comparant la constitution des pays concernés (Allemagne, Autriche, Suisse) à la «constitution islamique», le Coran, dont ils citent le verset 8:39 (j’ajoute que le verset 2:193 dit exactement la même chose):

Et combattez-les jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’association, et que la religion soit entièrement à Allah.

Je trouve que c’est vraiment une excellente idée. Mais je doute que la presse ne publie leur communiqué. Le même groupe avait organisé une action similaire sur le thème Islam et paix en septembre dernier:

Accepter Israël comme L’État juif?


par Daniel Pipes
Jerusalem Post, 29 novembre
2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5149

Étonnamment, la combinaison entre les bases faussées de la rencontre d’Annapolis et la mollesse du premier ministre israélien Ehud Olmert («la paix est affaire de concession») a généré quelque chose d’utile. En effet, rompant avec ses prédécesseurs, Olmert a exigé avec vigueur que ses partenaires de négociation palestiniens acceptent l’existence permanente d’Israël en tant qu’État juif, suscitant ainsi une réaction révélatrice.

Olmert annonça le 11 novembre que si les Palestiniens ne reconnaissaient pas Israël comme «un État juif», les discussions d’Annapolis seraient stoppées. «Je n’ai pas l’intention de transiger d’une quelconque manière sur la question de l’État juif. Cela constituera une condition à notre reconnaissance d’un État palestinien.»

Il confirma cette position le lendemain, qualifiant la «reconnaissance d’Israël comme un État pour le peuple juif» de «point de départ à toutes les négociations. Nous n’entamerons aucun débat avec qui que ce soit sur le fait qu’Israël est un État pour le peuple juif.» Il releva aussi que les dirigeants palestiniens doivent «avoir la volonté de faire la paix avec Israël en tant qu’État Juif».

La mise en exergue de ce point a l’avantage d’attirer l’attention sur la question centrale du conflit israélo-arabe – le sionisme, le mouvement nationaliste juif, un aspect généralement ignoré dans le brouhaha des négociations. De fait, quasiment depuis la naissance de l’État, les pourparlers se sont concentrés sur la complexité de questions secondaires telles que les frontières, la disposition des troupes, le contrôle de l’armement et des armes, les lieux sacrés, les ressources naturelles, les droits d’établissement, la représentation diplomatique et les relations étrangères.

Les dirigeants palestiniens ont répliqué rapidement et sans équivoque à l’exigence d’Olmert:

  • Le Higher Arab Monitoring Committee de Nazareth décida à l’unanimité d’appeler l’Autorité palestinienne à ne pas reconnaître Israël comme un État juif.
  • Salam Fayad, le «premier ministre» de l’Autorité palestinienne: «Israël peut se définir comme il lui plaît, mais les Palestiniens ne le reconnaîtront pas comme État juif.»

  • Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine: «Cette question n’est pas sur la table de négociation; elle est destinée à la consommation interne [israélienne].»
  • Ahmad Qurei, chef des négociateurs palestiniens: «Cette [exigence] est rejetée catégoriquement.»
  • Saeb Erekat, responsable des négociations de l’OLP: «Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais l’identité juive d’Israël. (…) Il n’existe aucun pays dans le monde où les identités religieuse et nationale sont liées de cette manière.»

La généralisation d’Erekat est à la fois curieuse et révélatrice. Non seulement 56 États et l’OLP appartiennent à l’Organisation de la conférence islamique, mais la plupart d’entre eux, y compris l’OLP, font de la charia (la loi islamique) leur principale ou unique source de législation. L’Arabie Saoudite exige même que tous ses sujets soient musulmans.

En outre, le lien entre la religion et la nation n’est de loin pas l’apanage des pays musulmans. Comme le relève Jeff Jacoby, du Boston Globe, la loi argentine «charge le gouvernement de soutenir la foi catholique romaine. La reine Elizabeth II est le Gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre. Dans le royaume himalayen du Bhoutan, la constitution proclame que le Bouddhisme est l’‹héritage spirituel› de la nation. La deuxième partie de la constitution grecque déclare que ‹la religion dominante en Grèce est celle de l’Église orthodoxe orientale du Christ›.»

Pourquoi, donc, ce faux refus de principe de reconnaître Israël comme un État juif? Peut-être parce que l’OLP nourrit toujours l’intention d’éliminer Israël en tant qu’État juif, justement.

Je dis bien «éliminer» et non détruire. Oui, jusqu’à présent, l’antisionisme a essentiellement revêtu une forme militaire, du «jetez les Juifs à la mer» de Gamal Abdel Nasser à l’«Israël doit être rayé de la carte» de Mahmoud Ahmadinejad. Mais la puissance des Forces de défense israéliennes a poussé l’antisionisme vers une démarche plus subtile, qui consiste à accepter un État israélien puis à en démanteler le caractère juif. Les antisionistes envisagent plusieurs moyens d’y parvenir:

Démographie. Les Palestiniens pourraient submerger la population juive d’Israël, un objectif signalé par leur exigence d’un «droit au retour» et par leur «guerre des ventres».

Politique. Les citoyens arabes d’Israël rejettent toujours davantage la nature juive du pays et exigent qu’il devienne un État binational.

Terreur. Les quelque 100 attentats palestiniens hebdomadaires perpétrés entre septembre 2000 et septembre 2005 visaient à susciter le déclin économique, l’émigration et une politique d’apaisement en Israël.

Isolement. Toutes ces résolutions des Nations Unies, ces condamnations dans la presse et ces attaques sur les campus sont destinées à miner l’esprit sioniste.

La reconnaissance par les Arabes de la nature juive d’Israël doit revêtir une priorité diplomatique maximale. Les négociations devraient être stoppées et gelées jusqu’à ce que les Palestiniens acceptent formellement le sionisme puis mettent un terme à toutes leurs stratégies visant à éliminer Israël. D’ici-là, il n’y a rien à discuter.

Bernard Lewis sur Annapolis

Paru dans le Wall Street Journal et repris par The New English Review (et traduit par votre serviteur):

Voici quelques réflexions sur la conférence de paix qui doit s’ouvrir demain à Annapolis et sur le problème plus général de l’angle d’approche du conflit israélo-palestinien. La première question (on peut la trouver évidente, mais elle ne l’est apparemment pas) est: sur quoi porte le conflit? Il y a au fond deux possibilités: le conflit porte sur la taille d’Israël ou sur sa simple existence.

Si la question porte sur la taille d’Israël, nous avons un clair problème de frontières, comme celui de l’Alsace-Lorraine ou du Texas. Pas facile à résoudre, donc, mais possible sur le long terme et supportable en attendant.

Si, en revanche, le problème est l’existence d’Israël, il ne peut évidemment pas être résolu par des négociations. Il n’y a aucun compromis possible entre exister et ne pas exister et on ne peut guère s’attendre à ce qu’un gouvernement israélien négocie l’existence du pays.

De temps en temps, l’OLP et d’autres porte-parole palestiniens laissent formellement entendre qu’ils reconnaissent Israël dans leurs déclarations en langues étrangères. Mais ce n’est pas le message perçu dans les foyers arabes. Ici, à tous les niveaux, des manuels scolaires aux sermons religieux en passant par les discours politiques, les termes utilisés en arabe désignent non pas la fin des hostilités, mais un armistice ou une trêve qui doit durer jusqu‘à ce que la guerre contre Israël puisse reprendre avec de meilleures chances de succès. Sans une acceptation authentique du droit d’Israël à exister en tant qu’État juif, de même que plus de 20 membres de la Ligue arabe existent au titre d’États arabes, ou qu’un nombre beaucoup plus grand encore de membres de l’Organisation de la conférence islamique existent en tant qu’États islamiques, la paix ne peut pas être négociée.

La question très disputée des réfugiés offre un bon exemple de l’influence de ce problème sur les négociations. Pendant les affrontements de 1947-1948, à peu près 750.000 Arabes ont fui Israël ou en ont été chassés (les deux versions sont exactes en différents endroits) et ont trouvé refuge dans les pays arabes voisins. Durant cette même période, un nombre légèrement supérieur de Juifs ont fui leur domicile ou en ont été chassés, d’abord dans la partie sous contrôle arabe de la Palestine mandataire (où pas un seul Juif n’a été autorisé à rester), puis dans les pays arabes où leurs ancêtres avaient vécu depuis des siècles et parfois des millénaires. La majeure partie des réfugiés juifs rejoignirent Israël.

Le résultat consistait donc en une sorte d’échange de populations, pas très différent de celui qui s’était produit sur le sous-continent indien l’année précédente, lorsque l’Inde britannique avait été divisée pour former l’Inde et le Pakistan. Alors, des millions de réfugiés avaient fui ou avaient été chassés dans les deux directions – les Hindous et d’autres populations du Pakistan vers l’Inde et les Musulmans de l’Inde vers le Pakistan.

Nous avons un autre exemple avec l’Europe de l’Est à l’issue de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les Soviets annexèrent une grande partie de la Pologne orientale et dédommagèrent les Polonais en leur offrant des territoires d’Allemagne de l’Est. Cela aussi entraîna des mouvements massifs de réfugiés en fuite ou chassés de chez eux – des Polonais entre l’Union soviétique et la Pologne et des Allemands entre la Pologne et l’Allemagne.

Les Polonais et les Allemands, les Hindous et les Musulmans, les réfugiés juifs des pays arabes – tous se sont établis dans leurs nouveaux foyers et y ont reçu des droits de citoyenneté normaux. Il faut relever aussi que tout cela s’est déroulé sans aide internationale. La seule exception a été les réfugiés arabes dans les pays arabes voisins.

Le gouvernement jordanien a accordé une forme de citoyenneté aux Arabes palestiniens, mais il les a gardés dans des camps de réfugiés. Dans les autres pays arabes, ils sont devenus et restent à ce jour des apatrides sans droits ni perspectives, entretenus par les fonds des Nations Unies. Paradoxalement, les Palestiniens qui ont fui en Grande-Bretagne ou aux États-Unis ont pu s’y faire naturaliser passé un délai de cinq ans, et leurs enfants nés sur place y étaient des citoyens légitimes dès leur naissance. Mais en Syrie, au Liban ou en Irak, les réfugiés palestiniens et leurs descendants restent des apatrides, maintenant pour la quatrième ou la cinquième génération.

La raison de cette situation a été mentionnée par plusieurs porte-parole arabes. Il s’agit de la nécessité de préserver les Palestiniens comme une entité séparée jusqu‘à ce qu’ils puissent revenir et revendiquer la totalité de la Palestine, c’est-à-dire l’entier de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et d’Israël. En d’autres termes, l’exigence du droit au «retour» des réfugiés équivaut à demander la destruction d’Israël. Il est extrêmement peu probable que cet objectif soit approuvé par un quelconque gouvernement israélien.

Dans certains milieux arabes, on peut voir apparaître des signes de la volonté d’accepter Israël et même d’envisager la possibilité qu’Israël contribue à la vie publique de la région. Mais ces opinions ne sont exprimées que furtivement. Parfois, ceux qui osent les exprimer sont emprisonnés, ou pire. Ces positions n’ont ainsi que peu, voire pas d’impact sur les dirigeants.

Ce qui nous ramène au sommet d’Annapolis. Si la question à traiter n’est pas la taille d’Israël, mais son existence, les négociations sont condamnées d’avance. Or à la lumière des accords passés, il est clair que la question est et restera celle-ci jusqu‘à que les dirigeants arabes parviennent ou renoncent à détruire Israël. Et pour l’instant, ces deux alternatives semblent tout aussi improbables l’une que l’autre.

Pas d’Islam sans esclavage

Quelques extraits (traduits et mis en gras) d’une deuxième interview de FrontPageMagazine (extraits de la première ici) avec le porte-parole du CSPI (Center For The Study of Political Islam):

La langue arabe est une bonne manière d’évaluer l’importance de l’esclavage [dans l’Islam]. Dans [le livre] The Submission of Women and Slaves, nous avons réuni plus de 30 termes arabes liés à l’esclavage. Nous pensons que l’arabe possède plus de désignations d’esclaves que n’importe quelle autre langue. (…)

L’esclavage islamique est fondé sur la trilogie du Coran, de la Sira (biographie de Mahomet) et des hadiths (la tradition de Mahomet). Les trois textes indiquent que l’esclavage est permis, éthique, souhaitable et vertueux. Ils ne contiennent pas un seul mot négatif sur l’esclavage. (…)

Lorsque les esclavagistes blancs débarquaient sur les côtes d’Afrique occidentale, ils n’allaient pas y capturer des Africains. Ils les choisissaient dans des enclos, donnaient leur argent aux commerçants musulmans, enpochaient leurs quittances et chargeaient leur cargaison sur leurs bateaux. (…)

L’histoire relate que quelque 11 millions d’Africains ont été envoyés en esclavage en Amérique et environ 13 millions dans les pays islamiques, ce qui donne un total de 24 millions d’esclaves africains. Mais pour obtenir un esclave, d’autres devaient être tués, afin que la tribu se soumette. Les vieux, les malades et les enfants étaient laissés sur place sans ressources et mouraient. Ces morts collatérales sont prudemment estimées de l’ordre de 5 sur 1. De sorte que sur 1400 ans, quelque 120 millions d’Africains ont été tués pour alimenter les profits de l’Islam.

Dans l’Islam, toute la morale est élaborée en fonction de l’exemple de Mahomet. Tout ce qu’il a fait et dit définit ce qui est permis, ou «bien». Mahomet a approuvé à maintes reprises les actes sexuels forcés (viols) de femmes kafir [non-musulmanes ou non-membres d’une religion abrahamique selon les sources] après leur capture. (…) Donc, si Mahomet a participé au viol de femmes kafir, le viol doit être une vertu, et non un péché ou une faute. (…)

Le viol est une tradition [Sunna]. Le viol n’est pas un péché. Le viol est permis et encouragé par Mahomet et le Coran. L’Islam est le seul système politique au monde qui réglemente le viol et la guerre. Le viol fait partie du djihad. Un Musulman peut violer une femme kafir et gagner ainsi des points pour son entrée au paradis. L’entier du djihad est un billet d’entrée pour le paradis.

À propos du djihad, il vaut toujours la peine de revenir à ce qu’en disait Averroès. Mais poursuivons avec l’esclavage et le viol:

Mahomet a été un marchand d’esclaves. Et les Musulmans continuèrent leur esclavagisme longtemps après que les blancs aient abandonné cette pratique. Et celle-ci est toujours en usage de nos jours. Et (…) de nombreux esclaves africains étaient castrés (…).

Plus d’un million d’esclaves blancs ont été capturés en Europe. Notre terme slave (esclave) vient de Slave. La femme blanche a été l’achat le plus onéreux au marché aux esclaves de La Mecque pendant 1400 ans. Le Musulman qui ne pouvait pas s’offrir une esclave sexuelle blanche pouvait se choisir une femme éthiopienne pour le tiers du prix. (…)

Les Hindous aussi ont été réduits en esclavage, mais nous n’avons pas de chiffres à ce sujet. Nous savons en revanche que le djihad a emporté la moitié de l’Inde ancienne et tué quelque 80 millions d’Hindous. Nous avons des comptes rendus faisant état de mise en esclavage d’Hindous par centaines de milliers à la fois.

Les Musulmans réduisent tout le monde en esclavage, mais personne ne réduit les Musulmans en esclavage. Ce fait alimente l’arrogance et le sentiment de supériorité de l’Islam. Ils connaissent l’histoire; ce sont les dhimmis (apologistes kafir) qui ignorent la doctrine et l’histoire de l’esclavage islamique. (…)

La tradition de l’esclavage n’a pas changé, il leur manque simplement la capacité d’appliquer leur loi.

C’est de moins en moins le cas: la charia est en progression constante depuis le début du siècle passé, comme le constate Rudolph Peters. Voir aussi ce qu’en dit Malek Chebel. Mais attention.

UPDATE: La traite musulmane — au-delà de l’horreur

Les huit millions de combattants iraniens

L’Iran entame cette semaine les plus grandes manoeuvres militaires de son histoire,

(…) avec la participation de 2.500 brigades et 30.000 unités militaires, soit au total plus de 8 millions de combattants. (…) l’objectif de cette mobilisation (…) «c’est de préparer le peuple iranien au pire scénario auquel il pourra être confronté dans les prochains jours, c’est à dire la guerre».

Et

«l’ambition de l’Iran est de parvenir à fonder une armée de 20 millions de combattants dans les prochaines années, et le fait de réunir aujourd’hui 8,5 millions de combattants est une étape importante franchie dans la bonne direction».

En effet,

la République islamique est prête à se défendre. «Le peuple se mobilise à travers les milices des Bassig pour défendre le programme nucléaire et pour mettre en échec la politique de la Maison-Noire», nouveau nom donné par Téhéran à la Maison-Blanche.

Les Bassig?

À propos,

Une quantité record de matériel faiblement radioactif, du type que les terroristes pourraient transformer en bombes sales, a été portée manquante au Canada cette année (…).

L’annonce de la hausse spectaculaire de vols et de pertes de matériel coïncide avec un meeting de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au cours duquel les spécialistes du contre-terrorisme ont été informés d’un presque quadruplement de la contrebande nucléaire depuis 2006.

Voir aussi l’avis d’un spécialiste écossais.

UPDATE: Un officiel iranien confirme que «les forces basidj sont prêtes à exécuter n’importe quel type d’opération suicide au nom de la Révolution.»

UPDATE: Depuis trois mois, les responsables politiques et militaires iraniens multiplient les menaces, y compris engagement d’hostilités, attaques préemptives et réactions sciemment disproportionnées. Quelques dizaines d’exemples.

Huitième merveille du monde

Selon le gouvernement italien. On pourrait aussi parler de religion spontanée (pour les auteurs de ces temples). Visite virtuelle. Info en français.

Le mignon djihadiste de banlieue et son idéologie

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Les explications indispensables du blog Anti-Islam:

Le jeune Mohcine et son copain, qui agressent un homme âgé, en jouant les policiers de la “vertu islamique”, ne se conçoivent pas du tout comme des “racailles”, ils ne volent pas, ils n’ont pas le sentiment de brutaliser par attirance pour la violence, ils ne se conduisent pas comme des “racistes”, ils ont le sentiment de simplement “interdire” le “kouffr”, c’est à dire la mécréance (…).

Si l’on veut empêcher que des comportements tels que ceux ci ne se répandent, il ne sert à rien de “s’en prendre” d’une façon ou d’une autre aux individus comme le font ceux dont les motivations sont au fond, racistes ou comme le font les “idiots utiles” de l’islam qui jugent utile d’attaquer des “islamistes” comme si tout le mal venaient de “dérives sectaires” de l’islam dont ils seraient les instigateurs …, (alors qu’en réalité, les “islamistes” ne sont que des musulmans suivant le modèle de Mahomet et les textes de la Tradition islamique); au contraire, c’est à la source du mal qu’il faut aller, c’est à dire à l’idéologie islamique et à sa diffusion, pour nous en préserver et les en préserver ou les en sortir.

Lire toute la démonstration, avec la traduction française d’un texte majeur sur la signification du djihad.

La mère de toutes les théories conspirationnistes…

est la religion islamique.

Les théories conspirationnistes sont des phénomènes peu étudiés, car elles sont faites de la substance même des pièges qui guettent les historiens, les chercheurs ou les gouvernants en quête de vérité. Le meilleur spécialiste du sujet est sans doute Daniel Pipes, qui leur a dédié deux ouvrages: The Hidden Hand, consacré au centre mondial des théories conspirationnistes, à savoir le Moyen-Orient, et Conspiracy, qui tente de définir une interprétation harmonisée, unifiée, du phénomène.

Je m’empresse de préciser que Daniel Pipes ne prétend ni n’insinue ni ne laisse entendre d’aucune manière dans ces deux ouvrages que la religion islamique est une théorie conspirationniste. Je le regrette, d’ailleurs, et je ne désespère pas de le convaincre un jour, mais pour l’instant, ce point de vue lui est vraiment totalement étranger.

Ces livres sont extrêmement précieux, presque indispensables, pour comprendre les mécanismes de la pensée conspirationniste, ses habitudes, ses victimes favorites, ses instruments, ses facteurs de succès, ses objectifs. Les théories conspirationnistes les plus prisées, celles qui fascinent le plus les gens, sont celles censées révéler le complot d’un groupe de gens puissants et malveillants souhaitant atteindre la domination mondiale sans partage (Nouvel ordre mondial, Protocoles des sages de Sion).

Elles tendent à accuser essentiellement quatre groupes de gens: les Juifs, les francs-maçons, les Britanniques et les Américains (souvent en amalgamant ces groupes). Elles décrivent régulièrement une évolution inéluctable vers une situation apocalyptique en surestimant grossièrement la puissance des boucs émissaires désignés, à qui elles prêtent également une totale absence de sens éthique. Leur influence est endémique au Moyen-Orient, où elles pervertissent le débat public dans une très large mesure.

En quoi, donc, la religion islamique est-elle la mère des toutes les théories conspirationnistes?

Arrivée dans l’histoire connue au VIIe siècle, la religion islamique se prétend antérieure aux religions dites monothéistes dont elle reprend une partie des narratifs. Pour ce faire, elle accuse les Juifs (surtout, par méchanceté et cupidité) et les Chrétiens (un peu, par égarement) d’avoir modifié le livre que Dieu leur aurait confié (la Torah pour les Juifs, les Évangiles pour les Chrétiens) afin de bénéficier d’avantages en ce bas monde. Et elle se prétend le dernier mot de Dieu, venu rétablir la vérité trahie par les Juifs et les Chrétiens.

La religion islamique récrit l’histoire du Dieu et des prophètes de la Terre sainte. Ainsi, le prophète Abraham aurait reconstruit la Kabba à la Mecque en compagnie de son fils Ismaël. Ismaël, considéré comme l’ancêtre des Arabes, serait en fait celui des fils d’Abraham qui aurait échappé au sacrifice, et non Isaac, comme le relate la Bible, ce qui fait des Arabes, ou par extension des Musulmans, le peuple élu, la meilleure communauté:

Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.

Et bien sûr, cela fait des Juifs ceux qui ont voulu usurper ce titre en falsifiant la parole divine, ceux qui ont tenté de tromper l’humanité sur la volonté de Dieu pour des raisons bassement matérielles, pour dominer le monde sur la base d’un mensonge terrible, d’une trahison volontaire de Dieu, qui les maudits:

Où qu’ils se trouvent, ils sont frappés d’avilissement, à moins d’un secours providentiel d’Allah ou d’un pacte conclu avec les hommes,. Ils ont encouru la colère d’Allah, et les voilà frappés de malheur, pour n’avoir pas cru aux signes d’Allah, et assassiné injustement les prophètes, et aussi pour avoir désobéi et transgressé.

Ainsi, les Juifs qui tiennent à leur religion telle qu’elle est, c’est-à-dire fondée sur la Torah (Ancien Testament) que nous connaissons, sont forcément des faussaires. Et ceux des «gens du Livre» qui «ont la foi», aux termes du Coran, sont tout simplement des Musulmans:

Il est, parmi les gens du Livre, une communauté droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets d’Allah en se prosternant. Ils croient en Allah et au Jour dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes oeuvres. Ceux-là sont parmi les gens de bien.

Jésus aussi est censé être un prophète musulman, venu annoncer l’arrivée prochaine de Mahomet. Et si on ne trouve pas trace de cette bonne nouvelle dans l’Évangile, que Dieu aurait donné à Jésus selon le Coran, ce doit être parce que les Chrétiens l’y ont effacée. Et ce message suggérant que les tenants du Judaïsme et du Christianisme trahissent Dieu, les uns par malice et les autres par égarement, est répété par les pratiquants musulmans au moins 17 fois par jour.

Nous avons là tous les ingrédients de la théorie conspirationniste à succès. Certes, avant l’Islam déjà, les Chrétiens accusaient les Juifs d’avoir commis un péché de déicide, en faisant tuer le rabbin Joshua, ce qui avait certains relents de complot. Mais seul l’Islam allait vraiment lancer la Théorie conspirationniste (TC) avec un grand T, celle qui présente un groupe de gens puissants (car ils détiennent la parole de Dieu), sans scrupules (car ils falsifient cette parole la preuve: le Coran le dit…) et décidés à dominer le monde (car ils se prétendent le peuple élu), qu’ils précipitent ainsi vers l’anéantissement. Bien sûr, des gens pareils sont mauvais: ils méritent les pires des châtiments. Et au moins le mépris collectif.

Or l’Islam ne propose strictement rien pour prouver son accusation, si ce n’est la foi de ses adeptes, prêts à mentir de toute leur âme et à mourir au combat pour la voie d’Allah, pour «démontrer» que le Coran est véridique. Par un malheureux concours de circonstances, le projet a pris de l’ampleur sur le terrain et la fascination malsaine de la TC s’est enracinée.

Et aujourd’hui, la preuve la plus souvent avancée de la légitimité de la religion islamique est simplement l’ampleur des dégâts, c’est-à-dire la taille de l’Islam, le nombre de gens que son message a perturbés, la durée et l’impact de ses injonctions. On ne va tout de même pas douter d’une «religion mondiale» et de la foi de plus d’un milliard d’êtres, n’est-ce pas?

Mais le fait est que 1400 ans après, rien ne permet de se convaincre de la véracité des accusations proférées par l’Islam sous couvert de parole divine (si ce n’est la foi aveugle de ses terroristes suicidaires). Et si cela est faux, que faut-il penser du reste, de ce déluge d’apologie, de la menace que constitue la progression de la loi islamique, basée sur du vent mauvais et des convictions haineuses, conspirationnistes?

Il y a vraiment un certain génie dans cette calamité. Il faut commencer par s’en protéger. Mais il faut aussi creuser le sujet jusqu’à en maîtriser les rouages. À l’ère de l’information, cela devient vital.

Pourquoi et comment l’Islam tue les femmes

On entend souvent dire (par AI par exemple) que les crimes d’honneur si fréquents dans les populations islamiques (300 par an en Syrie ou 50 cette année dans les territoires palestiniens) proviennent d’usages culturels et non de la religion. C’est parfaitement faux: si les Musulmans tuent leurs femmes, c’est à cause de leur religion. Commençons par une anecdote qui s’est déroulée il y a deux ans sur le forum de libertyvox. Un intervenant défendait l’Islam sur ce thème en ces termes:

Un petit hadith (classé comme rare et précieux) qu’aucun barbu ne contestera raconte qu’un homme est venu trouver le prophète (saw) pour lui demander si il pouvait tuer lui-même sa femme dans le cas où il la trouverait au lit avec un autre homme. Le prophète a répondu que non, qu’il lui fallait trouver des témoins puis procéder à un jugement. L’homme répliqua que si il agissait de la sorte l’homme aurait le temps de s’enfuir. Le prophète se fâcha et la chassa en lui disant que c’est de cette manière que cela avait été révélé….

Et j’avais répondu: 

Celui-ci vaut un arrêt sur image.

Un homme aurait trouvé bon de consulter le prophète de l’Islam pour lui demander s’il était autorisé à tuer sa femme. Peut-on imaginer la scène? Ô prophète, lumière de l’Islam, fontaine de sagesse, la grâce du Dieu miséricordieux soit sur toi, puis-je assassiner ma femme, au cas où je la trouverais au lit avec un autre homme?

Et le prophète ne dit pas: Non, ce n’est pas bien de tuer sa femme, c’est contre nature de tuer sa femme, Allah n’aime pas que les Musulmans tuent leurs femmes. Ou encore: que lui as-tu fait pour qu’elle t’inflige pareil affront – va et rend-la amoureuse de toi! Voire: tue l’homme, plutôt, si tu le peux.

Non, le grand homme déclara qu’il fallait trouver des témoins. Quatre témoins, en fait. Oui, car il faut dire que l’une de ses femmes, Aicha, avait été accusée de fornication, une fois, justement, avec trois témoins à charge. Alors le prophète de l’islam révéla (sourate 24) qu’il fallait quatre témoins dans un tel cas, et comme les témoins de la fornication de sa femme n’étaient que trois, ils furent fouettés (80 coups) pour faux témoignage.

Fin de l’arrêt sur image. Circulez.

Comme ces choses-là figurent dans le Coran, il est impossible aux juristes musulmans d’éviter de les appliquer. Et comme les hadiths, de plus, indiquent que le beau modèle (j’ai nommé le prophète de l’Islam) a fait lapider des femmes dans ce genre de situations (voir la réaction d’Anne-Marie Delcambre à mon post ci-dessus), la peine islamiquement justifiée pour l’adultère aggravé est la mort par jets de pierres. Ce qui souligne bien l’aspect mortel de l’acte.

Entre parenthèses, pour limiter les dégâts et éviter autant que possible de devoir prononcer ce dernier châtiment de toute évidence ignoblement barbare, les juristes musulmans ont (le plus souvent en majorité) exigé que les témoins, en plus d’être quatre, doivent avoir vu clairement l’acte et puissent témoigner que le membre de l’homme a pénétré autant que faire se peut celui de la femme, ce qui complique beaucoup les choses. Bien sûr, il peut arriver que la femme avoue et insiste (comme ici) ou qu’elle soit enceinte, ce qui prouve la consommation de l’acte et, selon la jurisprudence du prophète, entraîne la peine de mort par lapidation.

Il faut dire ici que, concrètement, les sociétés musulmanes réellement organisées ont répugné à appliquer cette peine. Il ne sied à aucun homme puissant de faire abattre des femmes. Ainsi, dans l’Empire ottoman, depuis le XVIe siècle, le spécialiste de droit islamique Rudolph Peters (page 93) n’a déniché des documents officiels que pour un cas de lapidation, en 1680, quand une femme a été exécutée de la sorte pour avoir fauté avec un Juif (trop c’est trop…).

Mais le sens de la loi est clair: la femme ne peut être que fautive dès lors qu’il y a eu acte admis ou constaté. Juridiquement, elle peut avouer valablement, mais ses dénégations n’ont aucune pertinence. Et si elle avoue avoir été pénétrée, elle est coupable de fornication, point final. En outre, pour la justice islamique, il y a acte dès qu’elle est enceinte ou qu’on trouve quatre témoins prêts à l’accuser formellement. Et concrètement, quatre témoins, c’est un peu juste, car si l’un deux flanche au dernier moment, ceux qui restent risquent 80 coups de fouet pour faux témoignage, si bien que pour passer par ce biais, il faut quasiment réunir une foule. L’émeute menace.

Ainsi, personne n’est tenté de soumettre ces cas à la justice. Ni les femmes, déclarées coupables dès qu’elles reconnaissent avoir été violées (voir cet exemple en Arabie Saoudite); ni les hommes, qui risquent 80 coups de fouet en témoignant contre la femme et 100 coups de fouet au titre de fornicateur. Voire la mort, si les juges décident d’appliquer la tradition du doux prophète. 

Mais d’un autre côté, on ne peut pas simplement ignorer ces affaires, pas dans une société où l’Islam compte vraiment, car c’est une honte terrible pour toute la famille, puisqu’un péché déclaré mortel par le prophète, l’homme dont dépend le bien et le mal dans l’Islam, y a été commis. Alors, dès qu’il y a soupçon de fornication, on règle ça en famille. Et c’est forcément la femme, faible et que la justice islamique déclare coupable de toute manière, qui fait les frais de la réflexion. Et bien sûr, ce soupçon est d’autant plus facilement éveillé que la religion est très présente dans la vie des gens.

Il est certain que ce phénomène n’est pas exclusivement islamique, qu’il possède des racines extérieures et antérieures à l’Islam. Mais dans les sociétés de Musulmans pratiquants, si les hommes tuent les femmes pour des questions dites d’honneur, même aujourd’hui, au XXIe siècle, c’est d’abord et surtout à cause de leur religion et des comportements acquis que ses lois immuables ont imposées à ses fidèles. Ou faut-il dire à ses victimes?

UPDATE: Voir ce réquisitoire publié par un journal pakistanais:

According to the UN’s Special Rapporteur “honour killings had been reported in Egypt, the Islamic Republic of Iran, Jordan, Lebanon, Morocco, Pakistan, the Syrian Arab Republic, Turkey and Yemen”. Egypt is 90 percent Muslim, Iran 98 percent, Jordan 92 percent, Lebanon 60 percent, Morocco 99 percent, Pakistan 97 percent, the Syrian Arab Republic 90 percent and Turkey 99 percent. Of the 192 member-states of the United Nations almost all honour killings take place in nine overwhelmingly Muslim countries. Denial is not an option.

More recently, honour killings have taken place in France, Germany, the United Kingdom and Canada. Intriguingly, all these honour killings have taken place in Muslim communities of France, Germany, the United Kingdom and Canada. Denial is not an option.

Le legs pernicieux de Lee Harvey Oswald


par Daniel Pipes
Jerusalem Post, 22 novembre
2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5136

Qu’est-ce qui ne va pas avec le libéralisme américain? Qu’est-il arrivé au Parti démocrate sûr de lui, optimiste et pragmatique de Franklin D. Roosevelt, Harry Truman et John F. Kennedy? Pourquoi Joe Lieberman, leur plus proche successeur actuel, a-t-il été écarté du parti? Comment l’anti-américanisme a-t-il pu infecter les écoles, les médias et Hollywood? Et d’où vient la fureur aveugle des démocrates mise en lumière par des conservateurs tels qu’Ann Coulter, Jeff Jacoby, Michelle Malkin et le Media Research Center?

Par un véritable tour de force (en français dans le texte), James Piereson, membre du Manhattan Institute, propose une explication historique à la fois inédite et convaincante. Son livre, Camelot and the Cultural Revolution: How the Assassination of John F. Kennedy Shattered American Liberalism (Camelot et la révolution culturelle: comment l’assassinat de John F. Kennedy a ébranlé le libéralisme américain – Éd. Encounter), attribue l’origine du glissement du libéralisme vers l’anti-américanisme au fait, en apparence mineur, que Lee Harvey Oswald n’était ni un ségrégationniste, ni un combattant de la guerre froide, mais un communiste.

Voici l’argumentation de Piereson:

Pendant les quelque 40 ans qui précédèrent l’assassinat de Kennedy, le 22 novembre 1963, le progressisme/libéralisme était la philosophie publique dominante et quasi-exclusive; Kennedy, centriste ferme et réaliste, était issu d’une tradition qui poursuivait avec succès l’expansion de la démocratie et de l’état providence.

En revanche, les républicains comme Dwight Eisenhower n’avait guère d’alternative intellectuelle à opposer au libéralisme et se contentait de ralentir son avance. Les «vestiges» conservateurs menés par William F. Buckley Jr. n’avaient pratiquement aucun impact politique. La droite radicale, incarnée par la John Birch Society, éructait un fanatisme insensé et inefficace.

Piereson explique que si l’assassinat de Kennedy a si profondément affecté le libéralisme, c’est parce qu’Oswald, un communiste inspiré par la Nouvelle Gauche, a abattu Kennedy pour protéger le règne de Fidel Castro à Cuba contre un président qui, pendant la crise des missiles de 1962, avait brandi l’option militaire américaine. En bref, Kennedy est mort parce qu’il s’était montré particulièrement ferme dans la guerre froide. Les libéraux ont renâclé devant ce fait qui contredisait leur système doctrinal et ils ont préféré présenter Kennedy comme une victime de la droite radicale et un martyr de la cause libérale.

Ce phantasme politique suppose deux gestes audacieux. Le premier concernait Oswald:

  • Ignorer ses idées communistes et le faire passer pour un extrémiste de droite. Ainsi, le procureur de la Nouvelle Orléans Jim Garrison affirma qu’«Oswald aurait été plus à l’aise avec Mein Kampf qu’avec Das Kapital».
  • Minimiser son importance jusqu’à la totale insignifiance (1) en émettant des théories à propos de 16 autres assassins ou (2) en imaginant une énorme conspiration dans laquelle Oswald était un instrument de la mafia, du Ku Klux Klan, des Cubains anti-Castro, des Russes blancs, des magnats du pétrole texans, des banquiers internationaux, de la CIA, du FBI, du complexe militaro-industriel, des généraux ou du successeur de Kennedy, Lyndon Johnson.

Une fois Oswald presque supprimé du tableau, voire transformé en bouc émissaire, les membres de l’establishment au pouvoir – Johnson, Jacqueline Kennedy, J. Edgar Hoover et beaucoup d’autres – passèrent à un deuxième geste, ahurissant: ils attribuèrent la culpabilité de l’assassinat non pas à Oswald, le communiste, mais au peuple américain en général et à la droite radicale en particulier, qu’ils accusèrent d’avoir tué Kennedy parce qu’il aurait été trop mou dans la guerre froide ou trop favorable aux droits civils des Américains noirs. Voici quatre exemples parmi les éléments cités par Piereson pour étayer cette déformation délirante des faits:

  • Le juge de la Cour suprême Earl Warren décria ce qu’il considérait comme «la haine et la rancœur injectées dans le cœur de notre nation par des bigots».
  • Le leader de la majorité du Sénat Mike Mansfield pesta contre «la bigoterie, la haine, les préjugés et l’arrogance qui se sont concentrés dans ce moment d’horreur pour entraîner sa perte».
  • Le membre du Congrès Adam Clayton Powell conseilla à la ronde: «Ne pleurez pas pour Jack Kennedy, pleurez pour l’Amérique.»
  • Un éditorial du New York Times regretta «la honte que toute l’Amérique doit boire pour payer le prix du vent de folie et de haine qui a frappé le président John F. Kennedy».

Piereson voit dans cette «dénégation ou ignorance volontaire» des motivations et de la culpabilité d’Oswald l’origine réelle du virage vers le pessimisme du libéralisme américain. «L’accent réformiste du libéralisme américain, auparavant empreint de pragmatisme et d’élan vers l’avenir, a été submergé dès lors par un esprit d’auto-condamnation nationale.»

Le fait de considérer les États-Unis comme grossiers, violents, racistes et militaristes a fait passer l’effort central du libéralisme du pôle des affaires économiques à celui des questions culturelles (racisme, féminisme, liberté sexuelle, droits des homosexuels). Cette évolution a contribué à l’éclosion du mouvement de contre-culture de la fin des années 1960. Dans une vision plus large, elle a nourri un «reste d’ambivalence» quant à la valeur des institutions traditionnelles américaines et au bien-fondé du déploiement de la puissance militaire américaine, lequel continue de caractériser l’attitude générale du libéralisme, 44 ans plus tard.

C’est ainsi que le legs pernicieux d’Oswald a persisté jusqu’en 2007, continuant de léser et de pervertir le libéralisme et ainsi de polluer le débat national.

Que faire des Musulmans terroristes?

La question se pose en des termes intéressants avec Omar Khadr, un Canadien capturé en Afghanistan en 2002, à l’âge de 15 ans, et qui vit à Guantanamo depuis lors. La saga de sa famille avait été résumée par Daniel Pipes en 2004. D’une certaine manière, elle tient en une phrase:

«Nous sommes une famille Al-Qaida.»

Le parcours d’Omar Khadr est retracé aujourd’hui par CBSNews, car il est question de le juger. Le garçon, qui servait officiellement de traducteur pour les talibans, a été pris dans une fusillade et y a participé, tuant un médecin avec une grenade à main (il était la seule personne en état de le faire), avant de supplier, sans succès, qu’on le tue à son tour.

Cette histoire est exemplaire à plusieurs titres. Ainsi, on y voit à l’oeuvre l’indigence des gouvernements occidentaux face aux Musulmans inspirés par leur religion. Le père Khadr a soutiré beaucoup d’argent des contribuables canadiens alors même qu’il comptait parmi les pires ennemis de l’Occident:

Au côté de Ben Laden, Khadr [père] se fit connaître comme un militant islamiste extrêmement acerbe, qui inspira le commentaire suivant à un Français en visite en Afghanistan: «Je n’avais jamais rencontré une telle hostilité, une telle aversion à l’égard de l’Occident.»

Aujourd’hui, les avocats d’Omar Khadr affirment qu’il doit être traité comme un enfant soldat, endoctriné par ses parents, irresponsable en somme, et non comme un terroriste. Mais n’est-il pas irresponsable, justement, et quoi qu’il en soit, de remettre en liberté quelqu’un qui a prouvé nourrir une telle haine, dès l’enfance? Et son désir de mourir pour profiter des charmes de 72 jeunes vierges (comme l’indique l’enquête de CBSNews auprès de sa famille)?

On pourrait envisager de le mettre en liberté surveillée s’il abdiquait sa religion de manière crédible, car c’est elle, pour lui, qui donne son ancrage et sa forme tant à sa haine qu’à ses aspirations mi-morbides, mi-lubriques. Mais sinon, libérer un criminel habité de telles convictions, c’est condamner à mort des innocents: tout indique que cet homme récidivera, car il a tout intérêt, dans sa vision du monde, à mourir en tuant des non-Musulmans. Plus il aura envie de satisfaire ses pulsions sexuelles, plus il sera dangereux. Car croire vraiment dans le Coran, c’est, entre autres, rêver de mourir en tuant des non-Musulmans, en tous cas quand on a déjà essayé:

Coran 9:111
Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer.

C’est donc plutôt l’avenir qu’il faudrait considérer pour décider du sort d’Omar Khadr, plus que son seul passé. Et dans tous les cas, de même que pour les autres délinquants pervers, il faut (faudrait) s’assurer qu’il ne se retrouvera plus en situation de tentation critique (en compagnie de Musulmans pratiquants).

Et en passant, il vaudrait la peine de se demander s’il n’y aurait pas moins de gens comme lui dans une société où

  • les mosquées seraient exclues, de même que toutes les associations ou organisations à caractère islamique;
  • les seuls Corans en vente seraient munis d’avertissements solennels sur la couverture et en regard de tous les versets haineux;
  • les signes extérieurs d’appartenance à la religion islamique (burqa, niqab) seraient considérés comme des attributs honteux.

Et si la réponse était positive, alors il faudrait se demander sérieusement, aussi sérieusement que les islamistes, comment réaliser cela.

Concentré de vérités sur l’Islam

Offert par Robert Spencer et traduit par bafweb.com

http://video.google.com/videoplay?docid=3938582387312322828

1ère plainte contre la TSR — motivations du rejet

Plus de six mois après la décision effective, le 4 mai dernier, je viens de recevoir les motivations (envoi: 15 novembre 2007) de l’Autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radio-télévision, laquelle rejettait ainsi à l’unanimité une plainte administrative contre une émission consacrée au Hezbollah libanais.

En substance, il n’y a rien de mal à faire une apologie d’un mouvement théocratique armé qui commet sciemment des crimes de guerre systématiques (comme l’indique un autre document tardif) du moment qu’on promet justement de faire cela. Et c’est aux plaignants, le cas échéant, de prouver que la TSR n’a pas suffisamment présenté les autres aspects du problème dans le cadre d’autres émissions sur une période de plusieurs mois.

Les massacres publics: inévitables dans l’Islam

L’éditorial de Guysen ce matin:

La technique employée par les miliciens du Hamas n’est pas nouvelle: celui qui bouge ou tente de s’enfuir sera exécuté. Alors, ils attendent et attendent encore, ceux qui auraient voulu faire partie du camp du dialogue. Et lorsque leurs gémissements se taisent, que toutes les mains des malheureux condamnés recouvrent leurs têtes assourdies, surgissent les exécuteurs qui passent à la mitraille trente hommes au moins, qui ont commis le crime de croire qu’il était possible de négocier avec l’Etat hébreu pour discuter de leur avenir, pour parler de paix, d’indépendance et d’espoir.

La scène est terrible. La mitraillette de l’homme encagoulé aux couleurs de l’Islam tire ses balles assassines de droite à gauche et de haut en bas. Une première rafale blesse plus qu’elle ne tue. Chaque homme mis à terre est touché. S’il n’est pas mort, il souffre le martyre de la balle, qui dans le dos, qui dans la jambe, annonce une fin certaine. Il n’est plus possible d’échapper à la folie des deux bourreaux qui, Kalachnikov à la main, passent en sautillant sur les morts et les mourants. Aucun des pères, frères, fils, maris allongés et condamnés, ne survivra.

Le Hamas exécute. Sous l’œil d’une caméra, le Hamas tourne un film qui sera envoyé aux familles des victimes. Histoire de leur faire comprendre qu’à Gaza, la revanche est improbable, le défi impossible, le courage inespéré.

Faut-il montrer ou pas les scènes de carnage et de décapitation par des Musulmans nostalgiques du temps du prophète? L’agence de presse Guysen, dont je cite un éditorial ci-dessus, s’y refuse catégoriquement. Je pense que ce n’est pas raisonnable. Certes, c’est toujours faire dans une certaine mesure le jeu des djihadistes, car ils tiennent, eux, à faire connaître ces images, pour respecter l’usage islamique (attacher les survivants devant le spectacle des leurs, gisant massacrés) et bien sûr pour intimider tant les amis et les proches des victimes que, dans le cas précis, les partisans d’un rapprochement avec Israël. Mais si l’horreur de ces actes est édulcorée, les gens ont d’autant moins de chances de réagir à temps et correctement.

Je pense que la solution réside dans l’information. La simple diffusion, sans commentaire, de la vidéo suivante ne sert guère que les intérêts de la haine, c’est-à-dire de l’Islam. Mais si l’on peut proposer suffisamment de renseignements sur les tenants et aboutissants de la chose, comme le fait Guysen, et surtout expliquer sa signification islamique, car tout cela procède de ce que le Musulman est censé considérer comme la loi, la normalité (c’est en tout cas ce que j’appelerais une opinion inévitable et décisive), alors la vision de ces horreurs peut aider à générer une réaction salutaire. C’est pourquoi, au texte et aux images fixes de Guysen, j’ajoute la vidéo originale des assassins:

À propos, l’inspiration divine de la religion de paix vient de dépasser la barre des 10.000 actes de terrorisme depuis le 11 septembre 2001.

UPDATE: Selon un commentateur (Charly) et le site SPQR, ces images proviendraient en fait du Kurdistan irakien et les assassins seraient des sunnites qui abattent des membres de la minorité Yezidi.

Le canular ignoble d’Al-Dura est en bout de course

Hier, France 2, sommée par la Cour d’appel de Paris de produire les images qui montreraient, selon Enderlin, l’assassinat de Mohammed Al Dura (rapide survol) sous les balles israéliennes, a fait visionner aux juges un document audiovisuel tronqué ne montrant, selon plusieurs témoins présents, ni sang, ni tirs israéliens, ni images de dépouille, ni aucun élément permettant de soutenir la thèse de la chaîne française.

Rappel:

Nouveau en Turquie: le «suicide d’honneur»

Afin de se rendre plus présentable aux yeux des démocraties européennes, qu’il souhaite rejoindre, le gouvernement turc a sensiblement durci les peines infligées aux auteurs de «crimes d’honneur». Mais la situation des femmes ne s’est pas améliorée pour autant, à en croire leurs organisations (je traduis et je mets en gras):

Les femmes sont forcées à se suicider pour le crime d’avoir apporté le déshonneur dans leur famille (…).

Les organisations de femmes de la ville de Batman affirment que quelque 80 suicides de femmes ont été enregistrés dans leur ville seulement en 2006. Le refuge des femmes de l’endroit a relevé plusieurs centaines de tels suicides ces cinq dernières années, de même que de nombreux décès dans des circonstances mystérieuses.

Les activistes estiment que les chiffres réels pourraient être beaucoup plus élevés, car le code d’honneur de la région, ancré dans des siècles de coutumes rurales, est protégé par le silence de la communauté. Un silence presque impossible à briser pour les autorités.

Voir aussi la vidéo qui accompagne l’article de Sky News.

Initiation au mensonge

L’ouvrage ci-dessus est une apologie de l’Islam à l’usage des Français. Elle date de 1993 mais elle est toujours en vente. Tout y est décrit de manière à glorifier la religion islamique et à arrondir les angles là où ils peuvent blesser les bonnes âmes. La grande majorité de ses tromperies sont délicates à relever. Le plus souvent, on peut s’attendre à une discussion sans fin sur les motivations de telle ou telle interprétation. Et à ce jeu, le Musulman croyant gagne aisément chaque bataille, car il est toujours plus exercé, peut mentir sous le sourire de son dieu et joue beaucoup plus gros que ses détracteurs. Ce n’est que la masse, le systématisme du demi-mensonge qui convainc, alors, et uniquement ceux qui font preuve d’une patience de bénédictins.

Mais parfois, feu Hamidullah, son auteur, exagère et triche carrément avec le contenu des textes. Une critique en a été établie et publiée sur des sites opposés à l’Islam tels qu’occidentalis et coranix, qui vient de refaire surface (sous forme d’une ancienne version remise en ligne par un «fan») à l’adresse: coranix.free.fr. Cette critique est intéressante, alors je la remets en ligne, sur pdf, et j’en cite quelques points saillants ci-après, en les accompagnant de scans des pages en question (cliquer sur les extraits pour voir les pages entières), réalisés dans l’ouvrage que j’ai pris la peine de commander pour l’occasion.

Page 135, paragraphe 297:

Dans un intéressant passage, le Qoran (47:35) enjoint la paix, disant: “Ne faiblissez donc pas, mais appelez à la paix, alors que vous avez le dessus; Dieu est avec vous, et il ne portera pas préjudice à vos oeuvres”

Cela semble noble et inspiré par un idéal de réconciliation. Mais la version standard du Coran diffère (l’auteur de la critique mentionne même la propre traduction de Hamidullah, conforme au standard):

Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix alors que vous êtes les plus hauts, que Dieu e[s]t avec vous, et qu’Il ne vous frustrera jamais [du mérite] de vos oeuvres.

En effet, bien dans l’esprit de l’Islam des textes, il n’est pas question pour les Musulmans qui suivent les injonctions de leur religion de laisser la moindre chance à leurs ennemis lorsqu’ils sont en position de force. C’est d’ailleurs un élément islamique absolument central que cette attitude exclusivement antagoniste et au mieux suprématiste envers les non-Musulmans, sauf en position de faiblesse. Jamais le Coran n’a le moindre mot de compassion pour les non-Musulmans et comme ce fait est absolument intolérable en soi, plusieurs mensonges plus ou moins sophistiqués ont été développés pour le dissimuler. En voici un exemple tiré de ce même ouvrage:

Page 186, paragraphe 413:

“Si un païen te demande asile, alors donne-lui asile […] puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité.”

Mais que cachent donc ces points de suspension? Voyons un Coran complet:

Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allah, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas.

Donner refuge à l’autre n’est indiqué que pour le convertir. Les avantages sont réservés aux seuls Musulmans et la seule charité envers les autres consiste à les abrutir de propagande proislamique. Et je ne résiste pas à l’envie de citer ici le verset 9:5 précédant celui que Hamidullah présente comme un exemple de l’hospitalité islamique:

Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat et acquittent la Zakat, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

Là aussi, la miséricorde est réservée à ceux qui «accomplissent la Salat et acquittent la Zakat», c’est-à-dire aux Musulmans, les seuls dont la prière se nomme la salat et l’impôt se nomme la zakat.

Voir d’autres exemples de ce genre de demi-mensonges (ici toutefois apparemment involontaires) en update à La paix des fourbes, mon article sur la lettre adressée récemment au pape par des dignitaires musulmans. Et consulter l’entier de la critique de l’ouvrage de Hamidullah, ainsi que les liens auxquels celle-ci renvoie. Cela donne déjà une bonne idée du problème que pose la religion islamique.

Puis observer cette revue des témoignages de haine du Coran. Ensuite, considérer que jusqu’à présent, très peu de gens avaient un réel contact direct avec ces textes. Seuls les juristes, les exégètes et quelques lettrés musulmans étaient capables de les lire et les connaissaient vraiment. Or aujourd’hui, de plus en plus de Musulmans s’y abreuvent directement pour nourrir leur foi. Alors, l’origine de ce que nous appelons l’extrémisme musulman devrait s’éclaircir sérieusement.

Il faut discréditer l’Islam.

L’avenir de l’Islam, entre les soufis et les muftis

Le dernier livre d’Anne-Marie Delcambre devrait être livrable dès cette semaine. J’ai de nombreuses raisons de le recommander: je l’ai lu d’une traite avec grande joie, j’en ai reçu un exemplaire dédicacé, je suis mentionné à l’intérieur au titre de traducteur français de Daniel Pipes, dont les divergences d’opinion et les échanges personnels avec Anne-Marie Delcambre forment en quelque sorte le fil rouge de cet ouvrage, lequel est enfin très bien écrit et agréablement structuré.

Et surtout, ce livre est consacré à une question tout à fait centrale pour l’Islam, à mon avis, celle de son avenir: sera-t-il soufi ou mufti, deviendra-t-il moderne, humain, compréhensif et fraternel (pour l’ensemble des vivants et non plus seulement pour les «frères») ou gardera-t-il cet air arriéré, haineux, rigide, légaliste et normatif hérité de la fable de son improbable prophète?

Selon Daniel Pipes, l’Islam peut changer, se moderniser et perdre sa connotation islamiste. Selon Anne-Marie Delcambre, l’Islam donne de trop bons arguments aux rigoristes – les lois, elles, ne changent pas. Son ouvrage fait le tour de la question en abordant sous cet angle une série de thèmes essentiels pour l’Islam. C’est un frappé bien fruité de la crème du débat en la matière. Un régal.

Anne-Marie Delcambre a raison: l’Islam n’est pas récupérable. Mais Daniel Pipes a raison: l’Islam peut fort bien changer. La clé du dilemme réside dans cette majuscule que je mets toujours au mot Islam, par une sorte de malice bénigne, en contravention avec ce que la langue française exige (majuscule pour la civilisation, minuscule pour la religion).

Lorsque l’Islam majuscule aura mis son islam minuscule dans la poubelle qu’il mérite, peut-être que les caractéristiques qui lui ont été imposées par ce fléau durant tant de siècles donneront naissance à une communauté humaine digne de ce nom, et alors, ce pourrait être grandiose.

Pensez: un peuple gigantesque empêché de se montrer créatif pendant plus d’un millénaire: pas de grande musique (si ce n’est les grincements des psalmodies coraniques), pas de véritable science (si ce n’est en cachette), pas de véritable expression artistique (si ce n’est une calligraphie médiévale figée et des arabesques toutes inventées par d’autres), pas de progrès linguistique (si ce n’est une explosion de dialectes déconsidérés), pas d’innovation (si ce n’est d’importation). Tous ces gens, enfin libérés de ces mensonges réducteurs, mais conscients de partager les mêmes traumatismes et les mêmes idéaux dans leur sphère intime, dans leur contact avec Dieu, pourraient bel et bien former la meilleure communauté de la terre dont parle le Coran.

Et même si l’Islam majuscule rate alors sa catharsis et s’éparpille simplement en une mosaïque d’ex-Islams bariolés, ce sera tout de même un fantastique essor. Oui, l’Islam a de l’avenir, s’il parvient enfin à maîtriser son islam. Et nous ferions bien de l’y aider.

La onzième bourde palestinienne

À la fin du mois passé, Barry Rubin publiait un article intéressant dans le Jerusalem Post intitulé The Region: Rules of the game, Palestinian-style. Cet article a été traduit en français par Albert Soued qui l’a appelé Les 10 commandements des Palestiniens. Le texte comporte en effet une liste de dix comportements palestiniens systématiques que je résume ici rapidement:

  1. Les Palestiniens ne peuvent empêcher d’autres Palestiniens d’attaquer Israël (…).
  2. Le plus militant a toujours raison (…).
  3. «La violence maximale» est la bonne voie (…).
  4. Aucun gouvernement israélien ne peut faire le bien (…).
  5. Comme les Palestiniens sont les éternelles victimes, tout leur est dû (…).
  6. Aucun Palestinien ne doit être enfermé pour avoir attaqué Israël, au-delà de ce qui est requis par les «relations publiques internationales» (…)
  7. Le Fatah ne jugera pas ni ne chassera toute personne lançant des attaques contre Israël.
  8. Effacer Israël de la carte est moralement correct (…).
  9. La priorité des priorités c’est le “droit au retour” des réfugiés palestiniens et de leurs descendants en Israël (…).
  10. Il vaut mieux être tenace et patient dans un dur statu quo plutôt que de mettre fin au conflit pour toujours, même avec des gains considérables (…).

C’est assez juste, mais il manque le principal commandement, celui qui donne sa justification à l’ensemble. En effet, tout ce raout autour de ces quelques kilomètres carrés dont les Arabes n’ont jamais rien fait quand ils les contrôlaient politiquement n’a pas grand-chose à voir avec les prétextes évoqués. Bon, les écoliers palestiniens sont censés croire que les Israéliens sont en fait des nazis qui ont réussi. Ça aide à les haïr. Mais quel adulte croit vraiment de telles âneries? Et qui peut donc croire que l’Iran subventionne le Hezbollah à raison de plusieurs centaines de millions de dollars par an pour protéger un coin perdu du Liban? À part des diplomates onusiens?

Ainsi, même si, par extraordinaire, les Palestiniens démontaient enfin leur propre montagne de mensonges, qui leur cache les trois quarts de leur ensoleillement spirituel quotidien, et se réconciliaient avec Israël, l’industrie de la haine des Juifs produite par le réveil de la religion islamique, dont c’est une caractéristique constante depuis Médine, aurait tôt fait de réinstaller une guerre aux frontières de la seule démocratie de la région.

Le onzième commandement, dont découlent tous les problèmes (en fait très relatifs) des Palestiniens, celui qui compte vraiment, est celui-ci:

La ilaha illa Allah, Muhammadun rasul Allah

La profession de foi de l’Islam, ce qu’il faut dire (en principe devant témoins) pour devenir musulman et ce que les Musulmans répètent à toute occasion un peu importante: «Il n’y a de dieu que Dieu» — pourquoi pas (quoique), mais quand on le dit en arabe, on loue hélas un dieu bien précis, dont les paroles sont pleines de haine — et «Mahomet est son prophète» — hélas, Mahomet est un prophète guerrier.

Les textes islamiques étant ce qu’ils sont (un piège à croyants), aussi longtemps que les Musulmans répéteront cette formule et y consacreront leur foi personnelle, une grande partie d’entre eux, et le plus souvent les plus importants d’entre eux, continueront de construire autour d’eux des montagnes de haine qui leur cachent le soleil. Peu importe Annapolis.

Comment se défendre contre la pire idéologie politique de l’histoire connue

Un organisme américain, le CSPI (Center For The Study of Political Islam) a entrepris l’étude systématique des textes sacrés islamiques et de l’histoire de cette civilisation de manière à en tirer des enseignements plus solides que le simple affrontement d’experts.

Le CSPI a ainsi appliqué des méthodes statistiques toutes simples aux textes islamiques de base pour savoir par exemple ce qu’est le djihad — une guerre ou un effort moral? En compilant tous les hadiths de Bukhari qui en parlent, on peut affirmer que

Dans Bukhari, 97% des références au djihad sont consacrées à la guerre et 3% parlent de lutte intérieure. La réponse statistique est donc que le djihad est une guerre à 97% et un effort moral à 3%. Le djihad est-il une guerre? Oui, à 97%. Le djihad est-il un effort moral? Oui, à 3%.

Le porte-parole du CSPI avance une théorie intéressante selon laquelle, dans l’Islam, comme la base de toute vertu et de toute rectitude est le Coran et que celui-ci est contradictoire, on s’est habitué à soumettre les raisonnements à une logique dualiste: une chose n’est jamais juste ou fausse, elle est toujours les deux, en fonction des circonstances, lesquelles dépendent aussi, dans toute la mesure du possible, des textes sacrés. Et cela détermine d’abord la morale de l’Islam. Ainsi,

Il y a 146 références à l’enfer dans le Coran. Seuls 6% de celles-ci sont liées à des fautes morales — meurtre, vol, etc. Les 94% des raisons de se trouver en enfer reposent sur le délit d’opinion qui consiste à affirmer un désaccord avec Mahomet — un crime politique. Ainsi, l’enfer islamique est une prison politique pour ceux qui critiquent l’Islam.

Et la politique, enfin cette politique-là, se taille la part du lion des textes islamiques soi-disant religieux:

Au moins 75% de la Sira (biographie historique de Mahomet) est consacrée au djihad. Quelque 67% du Coran créé à la Mecque sont consacrés aux mécréants ou à la politique. Sur la partie du Coran révélée à Médine, 51% sont consacrés aux mécréants. Environ 20% de tous les hadiths de Bukhari parlent du djihad et de politique. La religion est la plus petite partie des textes fondateurs islamiques.

Bien sûr, chaque individu est libre de se concentrer sur l’aspect religieux. Mais pas les dirigeants, pas les juristes, pas les  politiciens, pas les gens vraiment actifs socialement — eux doivent naturellement maîtriser et considérer l’ensemble des écritures pour gouverner, légiférer, décider, s’orienter. Ils sont ainsi absolument obligés, dans leur ensemble, de tomber dans le piège des textes sacrés. Et c’est pourquoi, si l’on fait l’effort de retracer le parcours sanglant de l’Islam au cours du temps, des événements que l’humanité doit à la prise au sérieux de ces textes maudits, on arrive à un total de quelque 270 millions de victimes.

Et c’est sans compter avec l’esclavagisme, soit l’exploitation économique de l’esclavage, largement encouragé par l’Islam, qui, toujours par l’ensemble de ses textes, dénie clairement tout droit social ou humain aux gens sans religion et n’accorde l’égalité de droits fondamentaux qu’aux seuls Musulmans. Pour l’Islam, dans la compréhension qu’en ont ceux qui ont étudié l’ensemble de la matière, il n’existe pas d’être humain à part entière hors de l’Islam. Un petit résumé (moins de neuf minutes) en images:

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Ainsi, si nous permettons aux Musulmans de pratiquer leur religion en Occident (ou n’importe où, en fait), leurs leaders, dans leur ensemble, qui se basent bien sûr sur une compréhension globale du phénomène Islam, feront tout leur possible pour, concrètement, au nom de la sacrosainte religion, détruire la civilisation, semer la zizanie, assassiner leurs opposants politiques et imposer le règne de l’Islam des textes, d’abord par le mensonge (car il n’y a pas de mal à mentir à l’incroyant — au contraire: il pourrait ainsi rejoindre l’Islam, ce qui est bon pour lui…), puis par la violence la plus noire. C’est pourquoi

Nous devons apprendre la doctrine de l’Islam politique pour survivre. La doctrine est très claire: toutes les formes de force et de persuasion peuvent et doivent être utilisées pour nous conquérir. L’Islam est l’ennemi auto-déclaré de tous les non-croyants. Comme le disait le fameux philosophe chinois de la guerre Sun Tsu — connais ton ennemi. Nous devons connaître la doctrine de notre ennemi ou nous serons annihilés.

Et comme nous sommes en démocratie (directe en l’occurrence), le défi consiste non pas à répandre ces connaissances parmi les dirigeants ou les lettrés, mais bien parmi la population. Comme cela, par exemple.

La presse de Suisse centrale en dhimmitude avancée

Pas une nouvelle, même pas une nouveauté, juste un symptôme d’inanité:

 

Aujourd’hui, le quotidien lucernois (clairement de gauche) Neue Luzerner Zeitung consacre une demi-page à un non-événement total qui en dit long sur l’état d’esprit régnant dans sa rédaction: le souhait d’un prêcheur musulman de disposer d’une grande mosquée en plein centre de Lucerne. Le journaliste en fait une tartine totalement sérieuse, comme si c’était non seulement probable mais encore souhaitable.

«Les Musulmans projettent une nouvelle mosquée», «Une mosquée avec minaret doit être construite à Lucerne», «Signal positif de la Ville» et «Une nouvelle mosquée au centre doit favoriser l’intégration» apprend le lecteur pressé. Mais le lecteur plus attentif découvre qu’il n’y a guère là qu’un imam en mal de publicité et un journal en manque de déontologie.

Les Musulmans de Lucerne ne projettent pas une mosquée – les islamistes parmi eux en rêvent, forcément, mais ce n’est pas une nouvelle. Une mosquée avec minaret ne doit pas être construite à Lucerne – mais ce serait bien sûr un bon coup de pouce pour les islamistes lucernois si on en parlait comme d’une chose entendue. Et la Ville ne donne aucun signal positif – le directeur des constructions a juste dit qu’il n’a aucune raison légale de refuser de délivrer un permis de construire pour une mosquée, ce qui est triste, mais tout simplement formel et n’a aucune valeur de «signal».

Enfin et surtout, contrairement à ce que veut faire croire le chapeau, jamais une mosquée n’a favorisé l’intégration des Musulmans. Au contraire, plus il y a de mosquées, plus les Musulmans se rapprochent de leur religion dont le coeur même glorifie la haine, plus leurs leaders tombent dans le même vieux piège et moins ils s’intègrent à une quelconque société non musulmane. Construire des mosquées est le meilleur moyen de s’attirer la zizanie. Mais pour le savoir, il faudrait étudier un peu la matière et s’organiser. Et c’est tellement plus confortable de vouloir croire à des histoires…

Qui sont les tueurs de prophètes?

La vulgate islamique traite les Juifs de tueurs de prophètes de manière routinière, par exemple à cause de Jésus, considéré par les Musulmans comme un prophète de l’Islam. Il est vrai que les prophètes ont du mal à s’imposer, d’une manière générale. Mais c’est bien normal: si quelqu’un se dit l’envoyé de Dieu tout-puissant, pourquoi diable l’aider, en plus? Au contraire, il est parfaitement raisonnable de rejeter les prophètes: s’ils sont authentiques, ils accompliront leur mission avec l’aide de Dieu de toute manière et s’ils ne sont pas authentiques, ils ne méritent certainement aucune attention à ce titre.

Et il est vrai que s’ils se montrent trop désagréables, il peut arriver qu’ils dérangent des gens puissants et sans scrupules. Qui peuvent en arriver à les tuer. Mais rien d’autre n’empêche un Juif ou un Chrétien de se déclarer prophète. En revanche, dans l’Islam, il est tout simplement interdit de se prétendre prophète. En effet, comme le rappellent ces deux cas relevés par JihadWatch, la loi islamique ne tolère pas de concurrence à son dernier prophète (je traduis):

L’insistance [du prophète musulman indonésien autoproclamé] de Mushaddeq à se déclarer prophète était contraire aux enseignements islamiques standards selon lesquels Mahomet était le dernier des prophètes et cela pouvait lui valoir jusqu’à cinq ans de prison pour infraction à la loi indonésienne sur les outrages à la religion.

Et il peut fort bien arriver que des Musulmans se sentent le devoir religieux de faire justice par eux-mêmes dans de tels cas (je traduis):

Un prophète autoproclamé a été tué et un de ses fils ainsi que son frère ont été blessés dans une fusillade (…) au Pakistan le 18 octobre 2007. Des activistes d’Amr Bil Maroof, une organisation militante (de la région), a abattu le prophète autoproclamé Shireen, blessé son fils et son frère et «arrêté» ses trois autres fils.

Ainsi, en inventant la notion de «sceau des prophètes», les créateurs de la religion islamique ont efficacement mis un terme à la vocation de prophétie parmi eux, et par la même occasion à tout progrès harmonieux de la chose religieuse. Ainsi, ce sont les gens qui respectent cette religion qui éliminent de facto les prophètes. Au nom d’un lapin de Pâques:

Bataille de Badr

C’est soit l’Islam, soit la démocratie

C’est vrai. Le Monsieur (Abu Bakr Bashir, entre autres leader spirituel actuel de la communauté islamique indonésienne) a raison: si on veut croire que Dieu a fait l’effort de donner à l’humanité un livre parfait transcrivant Sa pensée et Ses instructions, il ne reste qu’à obéir et à imiter. Et c’est ainsi que les Musulmans les plus assidus, et donc les plus puissants là où tout le monde est censé vouloir croire que Dieu a fait cet effort, ont toujours passé le plus clair de leur temps à obéir au dieu du Coran et à imiter les actes du prophète.

Bon, il y a eu un petit contretemps après la faillite de l’Islam conquérant (contre les Lumières), quelques siècles plus tôt, mais dès que des Musulmans en ont eu les moyens, les islamistes parmi eux (donc ceux qui croient en ce dieu et en ce prophète ou qui font semblant d’y croire parce que cela leur donne un puissant ascendant sur ceux qui y croient ou font semblant d’y croire parce que c’est plus sûr à partir d’une certaine densité de mosquées au mètre carré) ont ravivé la flamme noire de l’obéissance aveugle.

Le vieil homme dit aussi que les partis politiques islamiques commettent une erreur en misant sur la démocratie:

La démocratie est contraire à l’Islam, car elle priorise la souveraineté du peuple, alors que l’Islam priorise la volonté de Dieu.

C’est l’évidence. Mais quelle est la volonté du dieu islamique? Pour la trouver, telle qu’elle est censée être contenue dans les textes sacrés islamiques, imaginons que nous réunissions une demi-douzaine de collèges dont les membres sauraient le Coran par coeur ainsi que les principales sources de la tradition du prophète (c’est-à-dire au strict minimum les collections de Bukhari, Muslim, Abu-Dawud et Malik) et que nous les laissions débattre séparément pendant quelques décennies. Nous aurions ainsi sans doute, dans les consensus de ces collèges (que les Musulmans appellent les madhahib, car, oui, ce grand travail de dépouillement a déjà eu lieu), la substantifique moëlle de la volonté islamique, ce que la très vaste majorité des croyants tireront forcément d’une lecture à la fois sérieuse et crédule de ces textes, ou ce que les juristes et les puissants y trouveront fatalement.

Les Musulmans font ce travail. Et cela d’autant plus que leur religion est présente et pratiquée (chaque Musulman pratiquant doit lire le Coran entier pendant le Ramadan, par exemple, et réciter la première sourate au moins 17 fois par jour). Le monde a-t-il vraiment besoin de cela? Je ne crois pas.

Un Juif comme les islamistes les aiment

La TV iranienne donne une tribune (vidéo, texte) à un Juif autrichien (né à New York), qui affirme (sur sa bonne foi) que le projet sioniste vise à détruire la foi en Dieu dans le monde entier et que tous les croyants (ceux du Hamas par exemple, avec qui il entretient aussi d’excellentes relations) devraient combattre le sionisme.

Les sionistes (les mécréants qui ont établi un minuscule, unique et épouvantable État démocratique dans une région dévouée sinon au despotisme) auraient en fait dirigé le troisième Reich afin d’opprimer les Juifs (donc des croyants en un certain dieu unique) pour réaliser leur projet, lequel repose sur la foi en la mission de détruire la croyance en Dieu dans le monde entier. Ils auraient ensuite créé le mythe de la Shoah avec l’aide de Hollywood, afin de justifier leur vision des choses. Mais heureusement, l’Iran est là et le régime israélien n’en a plus pour longtemps.

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