Alain Jean-Mairet » 2007 » October
Coordonnées de l'auteurGuide politiquement incorrect de l'IslamComment vaincre l'Islam démocratiquementAccueil

Racisme anti-juif à la TV libanaise

Un vrai petit show télévisé tout exprès (vidéo, transcription) pour nous avertir du grave danger qui nous menace tous, avec présentation, reportage, interview, diffusé le 22 octobre dernier sur une chaîne libanaise:

Les Juifs produisent et répandent des drogues pour prendre le contrôle de la planète, comme le leur ordonnent le Talmud et les Protocoles des Sages de Sion. Les autorités israéliennes aident à la manoeuvre, facilitent le trafic et entravent l’action des gentilles ONG palestiniennes qui tentent de lutter contre le phénomène.

Mais les Juifs sont bien connus dans l’histoire pour empoisonner les puits. Et comme chacun sait, ils ajoutent des substances toxiques aux médicaments et aux boissons alcoolisées de même qu’aux farines et autres produits qu’ils exportent partout où on ne les aime pas, voire partout tout court.

D’ailleurs, c’est avec des drogues que les Juifs ont miné le peuple allemand, provoquant ainsi l’extrémisme nazi, dans lequel ils jouèrent naturellement aussi un rôle. Et ils trafiquaient des drogues en masse dans la Russie des Tsars depuis le XVIIe siècle aussi. Tout ça en accord avec le Talmud, lequel dicte aux Juifs d’empêcher les autres nations de régner, de sorte que les Juifs soient seuls au pouvoir.

Les Protocoles précisent que le pouvoir des Juifs augmente avec la détresse de tous les autres gens. Toutes les nations visitées par des Juifs doivent être laissées malades, pauvres, sans force ni résolution. Et bien sûr, les drogues sont le moyen le plus efficace d’y parvenir. Les fameux antisémites grands hommes de l’histoire ont bien averti de se méfier des Juifs, qui brisent le moral des gens partout où ils s’installent. Ce sont des vampires, des suceurs de sang; si on ne les tient pas à l’écart des enfants, ils en feront leurs esclaves. D’ailleurs, ils ont le droit de traiter les autres peuples comme des animaux, de corrompre les gens, de déchirer les nations, de détruire les nationalités et de répandre la promiscuité et le chaos. C’est un fléau qui nous tue, nous et notre société.

La preuve…

UPDATE: Sur demande urgente, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme s’est fendu d’une lettre à la chaîne de TV libanaise faisant état de sérieuses préoccupations. Maintenant, tout ira bien, c’est sûr.

[Mossoul et] la prochaine guerre d’Irak


par Daniel Pipes
Jerusalem Post
, 31 octobre 2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5087

Quelque 100.000 soldats turcs, soutenus par des forces aériennes et des blindés, sont prêts à pénétrer en Irak pour y contrer le terrorisme. Mais une fois sur place, ils pourraient bien y rester et occuper la région de Mossoul, ce qui engendrerait une situation dangereuse.

Pour comprendre ce danger, il faut se remémorer les ambitions irrédentistes turques qui trouvent leurs origines dans les années 1920. L’Empire ottoman émergeait alors de la Première Guerre mondiale dans le camp des perdants, comme le précisait le traité de Sèvres que les alliés victorieux lui imposèrent en 1920. Ce traité plaçait certains territoires ottomans sous contrôle international et une grande partie du reste sous contrôle arménien, français, grec, italien et kurde, ne laissant le pouvoir turc se perpétuer que dans une fraction d’État, au nord-ouest de l’Anatolie.

Les victoires militaires remportées par Kemal Atatürk entre 1919 et 1922 et la réaffirmation de l’autorité turque empêchèrent l’application du traité de Sèvres. Il a été remplacé par le traité de Lausanne, signé en 1923, qui établissait toutes les frontières de la Turquie actuelle sauf celle la séparant de l’Irak, sous occupation britannique. Pour l’Irak, Lausanne prévoyait un tracé provisoire (la «ligne de Bruxelles»), la frontière définitive devant être «déterminée à l’amiable entre la Turquie et la Grande Bretagne» dans les neuf mois. À défaut d’entente, la Société des Nations fixerait la frontière définitive.

Ankara et Londres ne parvinrent pas à conclure un tel arrangement à l’amiable et la Société des Nations finit par attribuer la province de Mossoul et ses 600.000 habitants à l’Irak. Le gouvernement d’Atatürk signa un traité basé sur la ligne de Bruxelles en 1926, à contrecœur.

Pendant près de 60 ans, la situation de Mossoul sembla établie. Mais elle a été remise en question pendant la guerre Iran-Irak de 1980-1988, lorsque Saddam Hussein perdit en partie le contrôle du nord de l’Irak. Depuis 1983, il autorisa à quatre reprises les troupes turques à intervenir sur le territoire irakien pour y traquer un ennemi commun, le Parti des travailleurs du Kurdistan (Partiya Karkerana Kurdistan, PKK). Ces incursions incitèrent certains éléments turcs à renimer les anciennes revendications sur Mossoul.

La guerre du Koweït, en 1991, aggrava la perte d’autorité irakienne au nord du 36e parallèle, ce qui incita les forces turques à intervenir 29 fois au-delà de la frontière, renforçant à chaque fois les ambitions d’Ankara sur Mossoul. Ces aspirations atteignirent leur point culminant en 1995, quand près de 35.000 soldats turcs pénétrèrent au nord de l’Irak dans le cadre de l’«Opération acier». Le président turc Süleyman Demirel proposa alors explicitement de rouvrir le dossier de 1926, affirmant que «la frontière est incorrecte. La province de Mossoul se trouvait au sein de l’Empire ottoman. Si elle avait été attribuée à la Turquie, nous n’aurions aucun des problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui.» Demirel accusa même les puissances occidentales de déterrer le traité de Sèvres depuis longtemps dépassé.

Les remarques de Demirel déclenchèrent immédiatement de fortes réactions négatives, de sorte qu’il fit marché arrière, déclarant que «la Turquie ne prévoit pas d’user de la force pour résoudre le problème [de frontière] ou pour conquérir des territoires». Mais, comme je l’écrivais à l’époque, «rien n’est résolu et la question de Mossoul pourrait déboucher sur une crise, surtout si le gouvernement irakien s’affaiblit encore».

Ce qui nous amène à la situation actuelle. Beaucoup de choses ont changé depuis 1995; Saddam Hussein a été écarté, le leader du PKK séjourne dans une prison turque, des islamistes règnent à Ankara et le nord de l’Irak est devenu un havre de paix à la dérive. Mais le PKK trouble à nouveau les relations irako-turques, les forces turques pénètrent régulièrement en Irak et la question de Mossoul redevient préoccupante.

En mars 2003, le nouveau gouvernement islamiste d’Ankara décida de ne pas soutenir l’effort visant à renverser Saddam Hussein dirigé par les États-Unis, un choix qui compromettait l’influence turque sur le nord de l’Irak. En dépit de la présence quasi-permanente de plusieurs bataillons turcs en Irak, un PKK rajeuni commençait en 2004 à lancer des attaques en Turquie, faisant des milliers de morts. En juillet 2006, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan annonça que son gouvernement était «à bout de patience» et les forces turques frappèrent le PKK à plusieurs reprises.

La tension provoquée par la question a atteint de nouveaux sommets ces dernières semaines, malgré un accord entre Ankara et Bagdad prévoyant que les troupes irakiennes sévissent contre le PKK et des récits non confirmés d’une opération secrète des forces spéciales américaines contre le PKK. Avec l’appui du président syrien Bashar El-Assad, Erdoğan a balayé les inquiétudes américaines à propos d’une invasion turque, le Parlement turc a approuvé des frappes aériennes et des mouvements de troupes en Irak par 507 voix contre 19 et le chef d’état-major Yaşar Büyükanıt a émis des menaces belliqueuses.

Les Turcs ont des raisons parfaitement valables de frapper le PKK en Irak, mais l’irrédentisme voilé manifesté par Ankara depuis les années 1990 indique qu’on y nourrit l’ambition de récupérer certaines terres ottomanes. En d’autres termes, une frontière moyen-orientale incertaine de plus fait peser des menaces d’instabilité sur la région.

Nouveau en Turquie: l’égalité islamiste modérée

Selon un quotidien de Cologne, le premier ministre turc Erdogan se fait du souci (merci PI) pour les femmes turques. 

La constitution turque prévoit (depuis 2004) que les «femmes et les hommes sont égaux en droit; l’État a le devoir de concrétiser cette égalité». Mais un nouveau projet prévoit que «les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés nécessitent une protection particulière. Celle-ci doit respecter le principe général d’égalité en droit.»

Les associations de femmes turques ne veulent pas de ces égards: «Nous n’avons pas besoin d’un traitement spécial, nous voulons des droits égaux.» Peut-être savent-elle aussi ce que représente le statut de protégé (dhimmi) dans l’Islam?

Suisses/ses: donnez votre avis en ligne

C’est une bonne idée assez bien réalisée, pour un début. Les questions couvrent de nombreux thèmes de manière équilibrée et les renseignements personnels (mais anonymes) permettent de réaliser des analyses très détaillées et/ou révélatrices.

Mais les graphiques produits sont mal léchés et il n’est pas possible de générer un URL avec des résultats d’évaluation. À réparer.

Pour une prochaine étape, il faudrait élaborer une solution permettant aux gens de modifier leur vote après coup (seulement aussi longtemps que la question peut continuer de se poser, bien sûr), afin de pouvoir tenir compte de manière plus fluide de l’influence de l’évolution des événements et/ou des débats publics. Par ailleurs, un tel dispositif inciterait les gens à revoter dès qu’ils changent d’avis, ce qui fidéliserait les participants.

Une fois un tel système généralisé, bien sécurisé et institutionnalisé, nous avons une démocratie directe moderne digne de ce nom.

Le cancer socialiste allemand arrive à maturité

Comme le laisse bien entendre l’extrait du livre de Hans-Olaf Henkel publié dans la dernière édition du magazine allemand de politique culturelle Cicero (un tuyau de PI). Je décris ici brièvement les principaux arguments développés:

L’Allemagne perd ses meilleurs éléments à une allure croissante (près de 150.000 émigrés en 2005, surtout vers les pays anglo-saxons). Les travailleurs comme les intellectuels formés en Allemagne à prix d’or ne tiennent plus à exercer dans leur pays. La proportion des universitaires parmi les émigrants y est en moyenne dix fois plus élevée que parmi la population en général. Près de la moitié des quelque 7000 médecins par an formés en Allemagne quittent le pays. Parallèlement, l’Allemagne accueille des immigrés sans formation en masse, ce qui fait descendre le niveau général de la formation de base (20e place seulement dans la dernière enquête PISA). Ainsi, actuellement, il y a plus de jeunes Allemands qui étudient à l’étranger, malgré des frais d’écolage très élevés, que jamais auparavant.

Le marché allemand du travail est surrégulé et étouffe la libre entreprise par sa bureaucratie surdimensionnée. Selon une étude menée par la Banque mondiale en 2006, la politique du travail allemand n’est pas compatible avec celle des autres nations industrialisées. Sur les 175 pays examinés, l’Allemagne occupe le 129e rang, derrière, par exemple, la Mongolie (61e), l’Ouzbékistan (67e) et la Chine (68e). Les coûts du travail y sont très élevés, la part des systèmes sociaux (pension, assurance maladie et accidents, chômage, etc.) y atteint 78% du salaire horaire, le record mondial. La part étatique du produit intérieur brut atteint 47%, dont 60% pour l’État social.

Tout cela rend l’Allemagne très peu attrayante pour les universitaires étrangers: alors que l’Australie en compte quelque 20%, la Grande-Bretagne 16% et la moyenne des pays de l’OCDE 12%, l’Allemagne doit se contenter de 5%. Et ce taux comprend les enfants des immigrés turques. Et la perte concerne aussi les anciens: en Allemagne, un professeur de 65 ans doit quitter son poste. Ailleurs, seules comptent les compétences réelles. Si bien que les meilleurs produits des meilleures universités allemandes donnent souvent le meilleur d’eux-mêmes hors de leur pays. Et les masses d’immigrés non qualifiés arrivés dans le pays depuis des décennies n’ont guère valu de Prix Nobel à l’Allemagne.

Les Verts (rouges à coeur), surtout, se sont opposés à tous les systèmes qui auraient permis de trier les candidats à l’immigration en fonction de critères fonctionnels, utiles à l’économie. Et les mêmes ont contribué à l’instauration d’un système social extrêmement attirant pour tous les immigrants peu ambitieux. De sorte que l’Allemagne, dans l’ensemble, se donne beaucoup plus de peine, avec succès, pour attirer les étrangers des couches sociales inférieures, sans qualification, que ceux susceptibles de donner au pays les nécessaires impulsions vers l’avenir. Par-dessus le marché, les syndicats craignent que les travailleurs étrangers qualifiés prennent des emplois aux Allemands et ont obtenu que les ressortissants de pays non-membres de l’UE souhaitant travailler en Allemagne doivent gagner au moins 85.000 euros par an. Impossible, donc, par exemple, d’engager des informaticiens indiens de talent dans une PME allemande.

Les statistiques de la criminalité sont conçues de manière à distordre la réalité. Elles cachent l’origine des actes de violence dans certains cas (communautés musulmanes) et mettent en exergue de manière grotesque les méfaits de l’extrémisme de droite. En 2006, les néonazis sont censés avoir commis 12.238 délits, ce qui est effrayant. Mais ce nombre contient pas moins de 8739 «délits de propagande» liés à des symboles interdits, des prises de position interdites sur l’histoire ou encore l’audition de chansons interdites. En fouillant les petits caractères, on s’aperçoit que le nombre de lésions corporelles causées par les crânes rasés teutons s’établit en fait à 726, dont une grande partie proviennent d’affrontements contre des «antifascistes» plus enragés encore. En effet, en nombre d’actes de violence, les extrémistes de gauche l’emportent nettement (comme en Suisse, d’ailleurs), mais ils ne sont que très rarement désignés comme tels — la presse parle alors plutôt de «jeunes», d’«autonomes» ou encore d’«altermondialistes». En mai dernier, ils ont tiré sur la police avec des engins pyrotechniques, lancé des pavés et fait près de 60 blessés. Aucun journaliste ou politicien n’a voulu savoir qu’il s’agissait d’actes prémédités par des extrémistes de gauche.

En revanche, on cherche en vain des statistiques sur les actes de violence commis par de jeunes Turcs contre des Allemands, bien que des enquêtes aient permis d’établir que les Turcs sont les plus violents des étrangers d’Allemagne. Selon le rapport en question (2004), un Turc âgé de 14 à 18 ans sur trois a déjà commis des délits, du vol à l’attaque à main armée en passant par l’extorsion. Les jeunes Turcs commettent trois fois plus de délits que les jeunes Allemands. En mars 2007, une étude berlinoise portant sur des «délinquants intensifs» de moins de 21 ans (actes de violence, attaques, lésions corporelles) révéla que 70% d’entre eux provenaient de l’immigration, dont une majorité originaire de Turquie. Leurs parents sont en moyenne peu formés, souvent au chômage et disposent de faibles revenus. La moitié des jeunes délinquants quittent l’école sans diplôme. Ils commettent leurs délits à 60% en groupe et ne peuvent pas être contrôlés durablement par la police.

Il vaut la peine de lire le tout, en allemand. Par exemple pour la réaction de certains Gutmenschen à la proposition de Henkel, au sein d’une commission sur l’immigration, de considérer à part le cas des femmes musulmanes soumises à des règles sociales inacceptables au sein de leurs communautés:

«Pas si vite, Monsieur Henkel! Nous devons laisser à nos concitoyens turcs une certaine marge de tolérance culturelle.» «Vous croyez pouvoir appliquer librement vos valeurs morales à d’autres cultures? Quelle arrogance!»

Nouveau en Turquie: l’adoption islamiste modérée

C’était ce matin dans Akşam (via MEMRI): l’office gouvernemental turque chargé de la direction des affaires religieuses a récemment publié un livre sur la famille et la jeunesse. L’ouvrage dit notamment ceci à propos de l’adoption (je traduis):

  • Lorsque des couples sont incapables d’avoir des enfants par la voie naturelle ou par insémination artificielle, ils peuvent opter pour l’adoption. Mais il est contraire à la religion (l’Islam) de faire inscrire ces enfants sous leur nom et de les désigner comme leurs héritiers.
  • Lorsque les enfants adoptés atteignent la puberté, (…) il devient licite de les marier. En conséquence, selon l’Islam, il n’est plus permis à la mère adoptive de séjourner seule avec un garçon adopté, et il n’est pas permis au père adoptif de séjourner seul avec une fille adoptée, quels que soient le lieu et le moment.

La loi, c’est la loi…

Islam, mauvaise religion, à enterrer — vite

Il y a, c’est indéniable, de mauvaises religions, à enterrer ou laisser derrière soi. Odin, dieu de la guerre exigeant des sacrifices humains, n’est plus qu’un bibelot poussiéreux, malgré toutes les qualités dont les despotes de l’époque le paraient. Idem pour les cultes mayas et aztèques, dont les innombrables monuments servaient davantage à célébrer l’aveuglement des croyances rigides que les lumières de la foi en la créativité. Idem pour les rites anthropophages, bien sûr, en dépit des motivations positives que ses adeptes pouvaient, devaient, leur trouver.

Et pourtant, avec quelle énergie toutes ces errances oubliées auraient-elles été défendues, en leur temps, si quelqu’un avait osé en contester la valeur? On aurait alors sans doute entendu des armées d’apologistes réciter d’interminables listes de vertus et de louanges, d’avantages et de qualités que seules ces magnifiques religions savaient apporter. On aurait fait parader d’humbles fidèles souriants par milliers pour prouver que tout cela était bel et bon pour le peuple. On aurait amassé des sommes vertigineuses de détails certes sans pertinence sur l’essentiel, mais troublants pour qui aurait voulu prononcer une condamnation bien tranchée. On aurait noyé le poisson, en un mot. Et, en cas de persévérance dans la critique, il aurait sans doute fallu compter avec des menaces de mort de la part des plus fervents adeptes. Et si même cela n’avait pas su faire taire les critiques…

Il en est de même aujourd’hui pour l’Islam, qui, à la base, c’est-à-dire dans ses textes, répand la haine du non-croyant et exige de lui faire la guerre s’il ne se soumet pas volontairement (à la religion ou à la domination politique et sociale). Cette manière de voir les choses a été partagée dans ses grandes lignes, c’est-à-dire sans aucune contestation notable, par la totalité des grands mouvements de jurisprudence de l’Islam, soit par l’écrasante majorité des Musulmans, extrêmement rares à l’époque, qui savaient lire et qui s’étaient penchés sur ces textes soi-disant sacrés. 

Entre-temps, l’Islam s’est en grande partie réinventé. À la suite des colonisations un peu partout dans ses empires, et du Kémalisme en Turquie, ses lois et ses textes ont été abrogés et sont retournés dans l’ombre, de sorte qu’on a pu voir éclore des formes de coexistence convenable entre les communautés musulmanes et le reste du monde. Et c’est cette vision d’un Islam dilué et bariolé par obligation que les apologistes, les esprits superficiels et aussi certains grands esprits utilisent pour pointer qui vers le retour à l’Islam tout court, qui vers un accueil à bras ouvert de cette religion, qui vers une chance de réforme durable.

Les premiers, de loin les plus nombreux à s’exprimer dans le débat public, sont de simples malhonnêtes (les textes islamiques autorisent le crime pour la religion, y compris agrémenté de mensonge. de sorte qu’aucun Musulman pratiquant n’hésitera à mentir à un non-Musulman). Les deuxièmes sont irresponsables. Les troisièmes, les plus rares, bien qu’ils aient la raison pour eux en théorie ont de moins en moins de chances de l’avoir en réalité, car cette lutte contre l’islamisme et pour un Islam nouveau qu’ils préconisent, dès qu’elle s’installe, est déjà, en soi, une victoire du chaos.

Et tous semblent oublier que de plus en plus de Musulmans savent lire, ce qui crée une situation unique dans l’histoire de ce fléau. Ainsi, dans une population fortement musulmane, composée de gens pour qui les versets du Coran remplacent les chansonnettes que nos parents fredonnent aux petits enfants, les poésies des jardins d’enfants, les références culturelles variées des écoles et une bonne partie des impulsions multiples du monde moderne, même un vote démocratique peut produire aujourd’hui les lois inhumaines que seuls des lettrés pouvaient forger au Moyen-âge. Car le vote est une chose sérieuse, qui incite les gens à réfléchir, à se faire leur opinion, à revenir plutôt au texte, donc, qu’aux paroles, souvent contradictoires.

Or ce sont justement les textes qui posent problème. C’est le sens premier et évident de textes qui relatent les paroles et les actes d’un prophète appelant ses apôtres à tuer au nom de la foi, en masse. Ce sont les harangues d’un chef de guerre médiéval qui incite ses troupes à haïr si profondément l’ennemi, pour des raisons si impérieuses, qu’elles deviendront capables de tuer sans sommation ni sourcillement. C’est le contrat blasphématoire qu’un escroc prétend faire signer entre ses hommes et Dieu: le mercenariat en échange du paradis, et 80% de son propre butin s’il est victorieux. Ce sont les centaines de promesses coraniques de châtiment infernal pour ceux qui ne croient pas… au Coran. Si un seul malheureux % des Musulmans lisent cela et le croient, comme semblent l’avoir cru tous les juristes classiques, nous aurons 10 à 15 millions de djihadistes parmi nous, la plus formidable armée de tous les temps. Et le Coran ne contient rien (à une ou deux tromperies près) qui permette aux Musulmans alphabétisés de surmonter cela.

Ainsi, là où on permet à cette chose malfaisante de s’implanter au nom de la religion, la société est pour ainsi dire condamnée à errer entre le chaos politique et social et un despotisme ou un autre, comme le montre l’évolution des événements partout où la religion islamique joue un rôle majeur. De sorte que la solution intuitivement la moins réalisable pour les esprits occidentaux — l’exclusion totale de la religion islamique — est en fait la seule bonne solution. La vraie question est comment.

Il faut sans doute une approche très différente selon qu’on se trouve en Islam ou ailleurs. Mais en tout cas, il faut y réfléchir avant que la religion islamique soit installée. Là où elle se trouve en force, il est trop tard.

Nos amis du Djihad palestinien

C’était aujourd’hui dans le nord de la bande de Gaza, un rassemblement anti-israélien à l’appel du Djihad islamique.

Si je dis «nos amis», c’est à cause d’Ismaël Haniyeh, ci-contre, le chef de l’«aile politique» du Hamas, qui était là avec ses amis du Djihad islamique et avec qui Walter Fust, le chef de la Direction suisse du développement et de la coopération (DDC) envisagerait de nouer des contacts, selon le quotidien Al-Quds Al-Arabi. Un diplomate suisse se serait même déjà rendu sur place pour établir des liens.

Ce ne serait pas la première fois que l’ex-premier ministre palestinien tend la main à une certaine Suisse. D’autres images de la journée:

 

Les messages si subtils de la révolution islamique

Ali Khamenei inspecte ses troupes (cliquer sur l’image pour visionner la vidéo). On voit ci-dessus les soldats former une dague (au premier plan, pointant vers le haut) qui va transpercer l’étoile de David puis une bannière américaine dont les lignes sont remplacées par une croix gammée. Le film a été diffusé sur la première chaîne iranienne avant-hier, 24 octobre.

Quand la rage des antiracistes déborde dans la presse de gauche

L’article (une pleine page) paru dans le Washington Post le 9 octobre dernier et stigmatisant «la rage des Suisses contre les étrangers» a été très généreusement repris et diffusé dans le monde. On est censé y apprendre que deux hommes auraient agressé et blessé un réfugié congolais à la scie à chaîne – ce qui est vraisemblable – pour des motifs racistes inspirés par la campagne de l’UDC – ce qui est plus qu’improbable selon les enquêteurs et le simple bon sens. La Weltwoche (abonnement) a creusé l’affaire.

L’homme a été agressé vers deux heures du matin dans un McDonald d’un quartier industriel de Zurich, où il effectuait des nettoyages. Il aurait ouvert la porte à deux hommes masqués qui portaient chacun une scie à chaîne et qui lui auraient alors déclaré: «Nous n’avons pas besoin d’Africains dans notre pays. Nous allons te liquider!» Mais l’homme, blessé, est parvenu à échapper aux agresseurs. 

Ben voyons, c’est le fameux gang des scies à chaîne, bien connu pour envoyer des duos errer au hasard dans les quartiers industriels en pleine nuit à la recherche d’étrangers travaillant seuls dans des McDonald et dont ils ouvrent la porte sans se poser de question dès que deux types masqués et armés de scies de bûcheron le demandent poliment.

La police n’est pas dupe, évidemment, et personne ne devrait l’être, mais… Glenda Loebell-Ryan, la cheffe de la section suisse-alémanique de SOS Racisme, assistante sociale de formation et candidate alternative au Conseil national, qui déclarait récemment:

[We] have at the moment in Switzerland an election campaign and the election campaign is being fought or being used with a racist campaign. And we have the far right party the SVP, its leader was Mr. Blocher, he’s in the parliament, he holds the portfolio for justice and a campaign poster in  three white sheep kicking out the black sheep who’s attempting to take hold of Swiss passport. We have a large  outcry out in Switzerland at the moment and for me its very clear that when you continue to live in a country like Switzerland and the inability to enact an election campaign fort on a racist ticket we still have more than just much to do. We have a lot to do.

décida de présenter l’affaire comme un cas de racisme à Molly Moore, une journaliste travaillant à Paris pour un grand quotidien américain de gauche, le Washington Post, qui s’attacha dès lors à râcler tous les arguments permettant de diaboliser les Suisses en général et les électeurs de l’UDC en particulier. Très réussi.

Loebell-Ryan se dit persuadée que la rhétorique politique de l’UDC a mené directement à cette agression raciste. Et quant au témoignage de la victime: «Je n’ai aucune opinion au sujet de la véracité de l’histoire. Si le client dit que les choses se sont passées comme ça, alors c’est vrai. (…) Il est très important de bien respecter le client; il est si sensible.» De son côté, le réfugié joue le jeu: «Je suis seulement venu ici pour travailler. Ils m’ont traité comme un animal.» Mais Dieu l’a sauvé.

Le réfugié congolais n’a pas pu être joint par les journalistes de la Weltwoche, en dépit de nombreux efforts et de plusieurs contacts indirects, y compris à son domicile. L’ambassade suisse à Washington est intervenue auprès de la rédaction du Washington Post pour se plaindre de ce que l’article en question ne serait «pas correct». Le journal répondit qu’il réexaminerait peut-être l’affaire à la fin de l’enquête. Ben voyons.

Certaines victimes restent discrètes

Plusieurs membres de l’organisation SIOE – Stop Islamisation of Europe – ont subi une attaque en règle et été presque tués, sauvés par leurs vestes de sécurité, dimanche dernier, juste avant une manifestation. Ils ont attendu jusqu’à hier pour évoquer les faits, histoire de récupérer et de voir ce que la presse en dirait. En avez-vous entendu parler?

Devant la menace de l’Islam, il faut procéder autrement.

Amnesty International accuse honteusement les fiers dirigeants palestiniens, bons Musulmans démocratiquement élus, de tolérer des atteintes aux droits de l’homme!

Comment cet organisme que l’on croyait dévoué à la défense des valeurs universelles de la dignité humaine et de l’auto-détermination des peuples par le vote démocratique peut-il se permettre de dire des choses pareilles des élus légitimes du Peuple Palestinien Souverain, de surcroît les plus fervents adeptes de la religion de paix et de tolérance™? C’est indigne! Je cite:

(Le) Hamas recourt de plus en plus aux détentions arbitraires et aux actes de torture (…) et autorise ses forces à attaquer et agresser les manifestants pacifiques et les journalistes qui couvrent leurs manifestations. En outre, en Cisjordanie, les forces de sécurité fidèles au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas maintiennent en détention arbitraire des centaines de sympathisants du Hamas, sans prendre aucune mesure contre les militants du Fatah responsables d’enlèvements et d’incendies notamment. (…)

Les forces de sécurité et les groupes armés de l’Autorité palestinienne comme du Hamas ont (…) fait preuve d’un mépris manifeste pour la sécurité des civils (qui) se sont retrouvés (…) pris au piège dans leurs propres maisons, des dizaines d’entre eux, non armés et non impliqués dans les affrontements – y compris des enfants -, se trouvant dans la ligne de mire. (…)

(Les) détentions arbitraires et les actes de torture infligés aux prisonniers par les forces du Hamas sont (…) monnaie courante à Gaza, à l’instar des agressions contre les manifestants et les journalistes qui couvrent ces événements. (…)

En Cisjordanie, les atteintes aux droits humains imputables aux forces de sécurité de l’Autorité palestinienne sont également très répandues, mais bien moins médiatisées (…).

Les forces de sécurité palestiniennes ont arrêté et maintenu en détention arbitraire des centaines de partisans ou de sympathisants présumés du Hamas, les violations des procédures de détention légale sont monnaie courante et les allégations de torture et d’autres mauvais traitements se font plus fréquentes. Les prisonniers sont détenus dans des lieux illégaux et les forces de sécurité font souvent fi des ordres des juges les enjoignant de libérer les détenus faute de preuves.

L’arrestation et la détention de plus d’un millier de partisans présumés du Hamas, dont la plupart ne sont accusés d’aucun crime, tranche avec le manque de détermination de l’Autorité palestinienne à interpeller et traduire en justice les membres des Brigades des martyrs d’Al Aqsa (branche armée du Fatah) responsables d’homicides illégaux, de prises d’otages, d’incendies et d’autres attaques contre des personnes et des biens.

On pourrait croire que ces fidèles serviteurs d’Allah, prêts à donner leur vie et celle de leurs enfants pour la libération de leur beau pays et pour l’instauration de la noble et juste loi islamique, sont de véritables barbares! Visiblement, les gens d’AI n’ont rien compris à ce qui se passe en Palestine.

Le plus dangereux menteur du siècle

Je traduis la version anglaise de MEMRI (cliquer sur l’image pour visionner la vidéo):

Les gouvernements occidentaux, qui appliquent les normes laïques et antireligieuses et ne respectent pas les droits des gens et des adeptes de toutes les religions abrahamiques, considèrent la défense du régime sioniste comme la valeur la plus sacrée du monde. Le sionisme et l’existence du régime sioniste sont si importants pour eux qu’ils ne permettent même pas d’évoquer la question des préparatifs et des prétextes qui ont engendré la création de ce régime.
[...]
Dans certaines de ces superpuissances, tous ceux qui présentent leur candidature à la présidence doivent déclarer officiellement qu’ils s’engageront à soutenir le sionisme et le régime sioniste. Et ils doivent confirmer cela par leurs actes.
[...]
Si un pays d’Amérique Latine, d’Afrique ou d’Asie veut signer un accord avec un quelconque pays occidental, il doit d’abord reconnaître le régime sioniste, le soutenir et maintenir des liens économiques avec lui.
[...]
Ils ont créé une organisation, une chose sacrée, un phénomène sacralisé que personne n’a le droit de contester. Ils se sont tous engagés à soutenir cette organisation. (Le sionisme) est en fait l’axe autour duquel ils s’unissent. En conséquence, toutes les guerres, toutes les hostilités et tous les crimes des pays occidentaux se sont déplacés vers d’autres pays. Ils ont déplacé ces guerres loin d’eux. Et en s’unissant autour du régime (sioniste), ils ont transféré les guerres au sein d’autres peuples.
[...]
Le parti sioniste est constitué des leaders de plusieurs superpuissances. Ce sont eux qui tirent les ficelles. Ils ont créé une chose appelée le sionisme, ils ont inventé la soi-disant «oppression» des Juifs. Ils ont créé eux-mêmes les conditions de cette évolution et c’est eux aussi qui dirigent les événements à l’heure actuelle.
[...]
Après la Deuxième Guerre mondiale, ils ont inventé le soi-disant «génocide des Juifs». Ils ont institué un mouvement antijuif dans toute l’Europe et dans les pays dominés par les superpuissances occidentales. À l’aide de propagande et d’une certaine atmosphère psychologique, et en recourant à l’affaire des soi-disant «fours crématoires», ils ont créé l’impression que les Juifs européens avaient été opprimés. Ils se sont servis d’un prétexte, selon lequel certains Juifs auraient été opprimés et maltraités pendant la Deuxième Guerre mondiale et selon lequel la région aurait connu une vague d’antijudaïsme, pour poser les fondements de l’édification du régime sioniste. Plus tard, bien sûr, ils l’ont appelé «le massacre des Juifs» et ce n’est qu’après la Deuxième Guerre mondiale qu’ils lui ont donné le nom de «Shoah». Ils ont rendu cette question plus sacrée que toutes les choses sacrées du monde entier.
[...]
Comment peut-on transformer ainsi ce phénomène – un phénomène qu’on a inventé après la guerre et qu’on appelé la «Shoah» qu’en 1975 – en une chose si sacrée que personne n’a le droit de seulement la remettre en question? Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il y a eu plusieurs incidents analogues à des accidents d’avion. Plus tard, prenant prétexte de ces incidents, ils ont entamé un génocide permanent, de proportions historiques, en Palestine. Ils perpètrent un crime permanent en Palestine.
[...]
Sous le prétexte de la Shoah, ils se permettent de commettre tous les types de crimes. Ils ont même construit des prisons secrètes en Europe et ils kidnappent des gens et annoncent publiquement qu’ils les tueront.

Fin de citation.

Puis Ahmadinejad propose de creuser les preuves de la Shoah, de rediscuter chaque détail, de débattre des rôles de chacun, de tout remettre en question. Il évoque ensuite le projet de transférer les sionistes en Europe, au Canada ou en Alaska et promet que le peuple palestinien et le peuple iranien n’auront de cesse avant que la Palestine toute entière soit libérée. Enfin, il affirme que les attentats du 11 septembre sont une autre Shoah, une autre invention qu’«ils» utilisent pour justifier les guerres en Afghanistan et en Irak.

On peut se demander dans quelle mesure les Iraniens sont assez rassasiés de cette propagande pour y croire? En tout cas, leurs enfants sont drillés à la perspective de la guerre dès l’école et le discours ci-dessus ne contient aucune «information» nouvelle pour les écoliers palestiniens. Sans compter que tout cela s’inscrit si bien, et ce n’est pas un hasard, dans le message de haine du principal pilier idéologique du monde musulman. Si bien que même si l’Amérique et Israël perviennent à écarter le danger nucléaire, il restera la haine. Et en mettant les choses au mieux, il faudra très probablement vivre avec elle au moins le temps d’un changement de génération.

La Suisse et le Monde, le bon sens et l’invective

Ce matin, un éditorialiste anonyme dit ceci sur la Suisse dans le Monde:

Les sondages l’avaient laissé entendre, et pourtant le choc est rude: les électeurs helvétiques ont placé en tête des élections législatives du 21 octobre l’Union démocratique du centre, dont l’homme fort, Christoph Blocher, ne cache pas ses idées xénophobes. (…)

Blocher ne prétend naturellement pas avoir des idées xénophobes. Le fait de proposer le renvoi des étrangers criminels, désignés comme tels après une enquête et un procès réguliers, peut certes être qualifié de xénophobie au nom de la liberté d’opinion, mais certainement pas à celui de l’objectivité.

Depuis que M. Blocher en a pris la direction, ce parti n’a plus de centriste que le nom.

Blocher est la figure de proue actuelle de l’UDC, mais pas son dirigeant. L’UDC a un président, des comités et plusieurs penseurs.  Mais c’est déjà trop de nuances pour les adversaires de ce parti.

Le fils de pasteur qui a réussi dans l’industrie a fait de la dénonciation des étrangers et de la menace qu’ils sont supposés représenter pour l’identité et la tranquillité suisses son fonds de commerce.

La dernière chose dont Blocher a besoin, c’est bien d’un tel fonds de commerce. Outre énormément de temps, il perd l’équivalent de plusieurs fois son salaire actuel en occupant cette fonction au lieu de diriger ses industries. Pour lui, c’est un sacrifice. Et c’est d’ailleurs en partie la raison pour laquelle il a été élu au Conseil fédéral, par ses adversaires.

Avec succès. Le pays qui a vu naître Henri Dunant, fondateur de la Croix-Rouge, et qui abrite nombre d’organisations internationales a cessé depuis longtemps, il est vrai, d’être un havre pour les réfugiés du monde entier.

La Suisse est un pays minuscule qui n’a jamais pu prétendre au titre de «havre pour les réfugiés du monde entier», sinon peut-être dans la bouche de l’un ou l’autre humoriste. Et Henri Dunant n’a strictement rien à voir dans ce débat. 

Depuis plusieurs années, les lois contre les demandeurs d’asile ont été durcies. Une grande partie de l’opinion helvétique trouve de toute évidence que les contrôles restent insuffisants, encouragée dans son hostilité aux étrangers par une dégradation de la situation économique.

En fait, il s’agissait de perdre moins de temps avec les dossiers des quelque 90% de faux réfugiés manifestes que le pays voyait affluer et refluer. La situation économique de la Suisse est plus que satisfaisante, le chômage y reste largement inférieur à 3% et les syndicats y luttent pour obtenir des hausses de salaire de l’ordre de 3%, pas pour éviter des réductions de privilèges, comme chez certains. Et ce sont les étrangers qui y sont hostiles, et de plus en plus, selon les statistiques de la criminalité.

Jadis îlot de stabilité, la Suisse a connu la dépression, l’inflation et le chômage, à l’instar de nombreux pays du Vieux Continent.

Mais sensiblement moins que nos voisins européens, dont les ressortissants cherchent plutôt du travail chez nous.

Toujours dans la veine xénophobe que son parti a exploitée, M. Blocher est un farouche adversaire de l’Europe, celle de Bruxelles et des “bureaucrates”. Les Suisses ont refusé plusieurs fois de la rejoindre, même s’ils sont bien obligés de composer avec elle, ne serait-ce que pour des raisons géographiques. (…)

Refuser de se saborder en rejoignant un club sans sanction démocratique et sans constitution (digne de ce nom), dont les performances sont inférieures à celles de la Suisse est simplement affaire de bon sens. En Suisse, le peuple est un partenaire majeur du débat politique, c’est sans doute la principale raison pour laquelle le bon sens y reste de rigueur.

Quatre partis se distribuent les sept postes de conseillers fédéraux (ministres), et l’un d’eux est désigné, à tour de rôle, président de la Confédération pour un an. Ce sera le tour de M. Blocher en 2009. On voit mal comment pourrait être évitée cette nomination qui ne fera pas honneur à la Suisse et qui risque de lui causer des déboires sur la scène internationale.

Il est certain qu’en refusant les avances et la politique de l’UE, on se soumet à ses critiques. Rien de plus normal. Mais ne faut-il pas douter de la valeur de cet organe quand on le voit ainsi soutenu par des énergumènes anonymes diffusant, au lieu de critiques, de simples invectives depuis l’une des principales tribunes médiatiques de l’un de ses principaux piliers? Est-ce cela, l’Europe?

C’est bien là en tout cas le ton résolument adopté, en Suisse aussi, par les adversaires de l’UDC pendant cette campagne. Et cela explique certainement aussi en partie son succès croissant. Par ailleurs bien mérité.

Le mensonge utile du monothéisme messianique

On peut définir Dieu, ou les dieux, de deux manières, ou plutôt selon deux pôles, que j’intitulerais l’un intuitif et l’autre messianique. Selon le premier pôle, Dieu avec une majuscule est une notion transcendante – Dieu est tout-puissant, omniprésent, omniscient, sans limite, ni début ni fin, etc. C’est une notion que chacun peut partager, de manière émotive ou abstraite, artistique ou scientifique, avec ou sans le qualificatif divin, car ici la dernière analyse rejoint le simple constat intuitif selon lequel Dieu, ce Dieu, n’est autre que la réalité, pour tout ce que les êtres peuvent en percevoir, en et hors d’eux-mêmes.

Selon le pôle messianique, en revanche, un dieu est considéré comme une personnalité active dans la vie de ses créatures – il intervient, parle, inspire, guide, agit, voire enfante ou s’incarne directement. Cette approche peut être judicieuse. Dans la mesure où l’on ignore les tenants et aboutissants des événements, on est contraint de recourir à des hypothèses pour les comprendre, et la notion d’intervention d’êtres supérieurs est une manière, qui peut être bonne ou mauvaise, de structurer l’imaginaire.

Mais mêler ces deux visions relève du mensonge. Soit Dieu est indicible et il n’a pas besoin d’intervenir ici-bas, soit il intervient ici-bas et il est limité lui aussi. De poser que le Dieu de l’absolu aurait besoin de quelconques «miracles d’appoint», en plus de celui de la Création, pour parfaire son œuvre ou guider ses créatures est une faille béante vers une éternité de vaines réflexions.

Néanmoins, tous les goûts sont dans la nature et l’on peut fort bien, pourquoi pas, apprécier les vaines réflexions, et même les défendre à ce titre, par exemple pour l’entraînement intellectuel qu’elles procurent, lequel, s’il est largement répandu, va favoriser la multiplication d’esprits aiguisés, ingénieux, inventifs, féconds et donc précieux pour la communauté. C’est ce qu’on pourrait appeler, dans sa version ultime, le mensonge utile du monothéisme messianique.

Mais c’est jouer avec le feu. À se prendre à de tels jeux, on passe aisément la frontière du bon sens. Il faut une morale extrêmement droite pour éviter les écueils. Et il y a fatalement des gens qui n’en disposent pas ou la perdent, ou la jettent. Alors, il faut savoir revenir à la réalité. Et voir que le monothéisme messianique est en fait le premier des polythéismes: il mêle le Dieu-réalité au dieu-invention, il prête au Dieu que chacun peut appréhender de la même «manière», c’est-à-dire par la recherche de la transcendance, un associé animé de certaines intentions. Politiques.

Aujourd’hui, il faut revenir à la réalité: il faut discréditer le mensonge. Tout en respectant son utilité. Passée.

Le blues d’Annapolis


par Daniel Pipes
Jerusalem Post, 24 octobre 2007
VO: http://www.danielpipes.org/article/5044

Je prévois que la nouvelle série de négociations diplomatiques israélo-arabes que l’administration Bush prévoit de tenir le 26 novembre prochain compromettra sérieusement les intérêts américains et israéliens.

D’une manière générale, les négociations ne réussissent que sur la base d’un objectif commun. Dans les négociations entre le patronat et les syndicats, par exemple, les deux parties souhaitent la reprise du travail. En l’absence d’un tel fondement partagé, les négociations tendent non seulement à échouer, mais encore à faire plus de mal que de bien. Et c’est le cas des discussions prévues à Annapolis, dans le Maryland. L’une des parties (Israël) aspire à une coexistence pacifique alors que l’autre (les Arabes) souhaite éliminer son partenaire de négociation, comme le prouvent ses actions violentes, ses votes majoritaires, ses réactions aux sondages, sa rhétorique politique, ses messages médiatiques, ses manuels scolaires, ses sermons dans les mosquées, les graffitis sur ses murs et bien d’autres choses encore.

Il faut donc s’attendre à des dégâts si le gouvernement israélien fait de «douloureuses concessions» en échange d’une paix froide ou de vaines promesses, comme cela a toujours été le cas depuis 1979. Une telle issue stimulerait encore l’enthousiasme et la détermination arabes à éliminer l’État juif.

Par ailleurs, si les Israéliens résistent devant une position commune aux États-Unis et aux Palestiniens, il faut craindre l’apparition d’une crise sans précédent dans les relations entre les États-Unis et Israël – pire encore qu’en 1975 et même qu’en 1957. Ceci notamment en raison de l’importance exceptionnelle des enjeux. La secrétaire d’État Condoleezza Rice a déclaré que «les États-Unis considèrent l’instauration d’un État palestinien, d’une solution à deux États, comme absolument essentielle pour l’avenir non seulement des Palestiniens et des Israéliens, mais bien du Moyen-Orient tout entier ainsi que des intérêts américains.» Si un État palestinien est «absolument essentiel (…) pour les intérêts américains», quiconque s’y opposera paiera sans doute le prix fort. Comme je le soutiens depuis novembre 2004, les relations entre les États-Unis et Israël ne tiennent qu’à un fil. Annapolis les rend encore plus vulnérables.

Au-delà de ces problèmes aussi graves qu’inévitables, les discussions affrontent deux défis d’ordre pratique: du côté palestinien, Mahmoud Abbas, «l’homme du paille du Fatah» (pour reprendre l’expression de l’éditorialiste du Jerusalem Post Caroline Glick) est extrêmement peu fiable. Comme le relève Hirsh Goodman, du Jerusalem Report, «il n’existe aucun organe responsable palestinien qui soit en mesure de livrer un quotidien à l’heure le matin. Inutile de parler d’un accord de paix qui passerait l’épreuve du temps.»

Du côté israélien, le ministère d’Ehud Olmert pourrait s’écrouler si ses partenaires ombrageux décidaient de quitter la coalition au pouvoir. Les partis Shas et Yisrael Beiteinu ont fait connaître leur ferme opposition à une partition de Jerusalem, entre autres mesures. Ehud Barak, le chef du Parti travailliste, devrait rejeter tout plan réduisant la liberté de mouvement des Forces de défense israéliennes en Cisjordanie. La ministre des affaires étrangères Tzipi Livni pourrait tout lâcher si le «droit au retour» palestinien n’est pas abandonné. Le fait qu’un récent sondage indique que 77% des Israéliens estiment que leur gouvernement est «trop faible pour signer un accord de paix avec les Palestiniens au nom d’Israël» augmente encore les chances de défection.

Devant ces sombres perspectives, on se demande bien quelle mouche a piqué l’administration Bush pour relancer l’idée de négociations israélo-palestiniennes après s’en être tenu à distance pendant près de sept ans? Quelques facteurs possibles:

  • La menace iranienne. Rice distingue une ouverture pour la diplomatie américaine dans le réalignement de la politique moyen-orientale résultant de l’agression iranienne, tant actuelle (Hezbollah, Hamas) que future (armes nucléaires).
  • L’inaction serait pire. Si rien n’est fait, la position déjà très précaire de Kadima dans les sondages s’aggraverait encore et l’emprise fragile du Fatah sur la Cisjordanie s’effriterait. La perspective de voir le Likoud et le Hamas succéder à Olmert et Abbas ne plaît pas plus à l’administration Bush qu’à ces deux hommes.
  • Legs: Zbigniew Brzezinski a fait part des espoirs placés dans Annapolis par l’establishment de la politique extérieure et de sa piètre opinion de Rice: «Elle réalise que son legs est extrêmement mince. Si elle peut mener cette affaire à bien, elle passera pour une figure historique.»
  • Droits civils. Rice croit à une sorte d’analogie bizarre entre les Palestiniens de Cisjordanie et les Noirs du Sud.
  • Messianisme. Tant George W. Bush que Rice semblent s’estimer destinés à clore les hostilités israélo-arabes. Un de ses interlocuteurs indique qu’«elle croit le temps venu de mettre un terme au conflit israélo-arabe».

Le commentaire de Rice fait écho à la déclaration prononcée par George H.W. Bush en 1991 selon laquelle «l’heure est venue de mettre fin au conflit israélo-arabe» ainsi qu’à l’intention du premier ministre israélien Ariel Sharon, annoncée en 2005, de «résoudre ce problème une fois pour toutes». Mais, comme l’a si bien observé Irving Kristol: «Lorsque les Dieux veulent détruire quelqu’un, ils commencent par le tenter de résoudre le conflit israélo-arabe.»

Le principal blog anti-islamiste allemand hésite devant les menaces de violence

Cet après-midi, le blog allemand politicallyincorrect.de, PI pour les intimes, annonce une interruption de quelques jours pour réfléchir à la suite du projet. Le fondateur du blog, Stefan Herre, a été menacé une fois de plus et cette fois avec assez de sérieux pour faire hésiter toute l’équipe.

Ce blog est fréquenté actuellement par 15.000 à 20.000 personnes par jour. Sa disparition ferait une différence, et c’est aussi pourquoi les menaces en valent la peine. Les discussions vont bon train quant à la poursuite de l’effort. Faut-il tout arrêter? Faut-il changer de formule? Faut-il chercher des fonds pour faire protéger l’équipe? Faut-il que les rédacteurs continuent, tout simplement, malgré les menaces?

Quoi qu’il en soit, les terroristes ont déjà gagné une manche: ils sont parvenu à faire en sorte que la violence doive être incluse dans les motivations des uns et des autres. Et c’est tout le jeu de l’Islam.

Quand on en a compris les rouages, il suffit, pour faire progresser cette immonde religion et surfer sur la vague de pouvoir qu’elle génère, de vanter le Coran en les termes les plus délicieux. Il y aura toujours des crédules, alors, pour croire que la religion est bonne, et des croyants qui se pencheront sur les textes, y trouveront matière à haïr les non-croyants, puisque c’est-là le message premier, inscrit en clair, répété à satiété tout au long de l’ouvrage, et se sentiront appelés à faire usage de violence, juste comme le soi-disant prophète, à qui Dieu permettait d’assassiner, de massacrer, de tromper, de torturer, etc.

Ainsi, il est impossible de s’opposer à l’Islam sans faire naitre la violence. Car pour ceux qui connaissent cette fable, le simple refus d’accepter l’Islam est motif de guerre. Et ceux qui tuent pour ce motif peuvent se prendre pour les meilleurs des Musulmans, rien de moins. Et ce premier degré, bien évidemment, a fait loi dans l’Islam. Ceux qui y croient peuvent donc s’appuyer non seulement sur le Coran et sur les textes dits sacrés les plus respectés, mais aussi sur les travaux de juristes dont le renom dépasse mille fois celui de tous les fouineurs de hadiths de notre temps, et, en dernier ressort, sur les gestes accomplis dans ce même esprit par d’innombrables Musulmans au cours de l’histoire, et fêtés à ce titre, eux et leur famille.

Celui qui a étudié la matière le sait parfaitement. Dès que l’Islam se répand quelque part, peu importe ce qu’on en dit, le poids des écrits entraîne toujours une minorité d’esprits faibles mais résolus à faire couler le sang pour en imposer la loi, comme le Coran y appelle. C’est absolument inévitable. Surtout dans une population où tout le monde sait lire, ce qui est vraiment très nouveau pour l’Islam.

Et ce ne serait rien ou pas grand-chose si les forces de l’ordre voulaient bien s’en rendre compte. Car les gens qui se laissent aller à croire de telles billevesées sont des idiots, maladroits, peu efficaces, faciles à repérer et à neutraliser, surtout si l’on reconnaît dans leurs actes le fruit de la pratique de la religion islamique. 

Mais au lieu de se pencher sur la matière, on fait appel aux pires des menteurs: les apologistes savants, à qui il suffit de qualifier d’ignorants fanatiques ces gens violents, alors qu’ils imitent le prophète, respectent les injonctions du Coran, s’inspirent des détails de la Sunna et appliquent des lois islamiques tout à fait traditionnelles.

Dans les sociétés très islamiques, on tue et on massacre directement au nom d’Allah, tandis que dans nos sociétés, on menace au nom de soi-disant injustices plus modernes, parfois sans même avoir lu le Coran ou entendu parler des hadiths, juste pour défendre la supercherie palestinienne, les dépouilles fantômes de la guerre d’Irak ou pour de quelconques prétextes. Le phénomène central est le mensonge qui génère la haine et l’Islam est simplement sa version la plus aboutie.

Ainsi, plus le débat progresse, plus la violence se généralise. C’est inhérent au débat sur l’Islam, à la présence de l’Islam. À l’Islam.

Pour éviter le bourbier et limiter les conséquences de ce fléau, il faut tirer parti de manière optimale des caractéristiques spécifiques de notre temps, surtout l’omniprésence de l’information, et accélérer le mouvement de prise de conscience jusqu’au point où une majorité de gens auront compris le phénomène et pourront alors le stopper dans l’oeuf, sans violence. Pour cela, il faut aussi éviter les débats, car ils ne répandent l’information que très lentement. Ils permettent donc à la violence de suivre le rythme et il arrive toujours un moment où les pacifiques, comme aujourd’hui PI, lâchent la rampe devant les fanatiques prêts à mourir ou à vivre en prison pour la joie malsaine d’un acte ultime.

Il faut que l’information prenne de l’avance sur la montée de la violence. Il faut informer sans susciter de réaction. Et il faut que le refus de l’Islam puisse, pour la quasi-totalité des gens impliqués, c’est-à-dire pour la population dans son ensemble, revêtir une forme à la fois massive, non violente et, oui, politiquement correcte.

Voici une idée.

UPDATE: PI tient bon. Son fondateur est maintenant installé en lieu sûr et l’équipe reprend le collier.

L’UDC voit la vie en rose

Et les roses sont bien enverdés. Le nouveau Parlement:

Les commentaires de la cage d’escalier:
Cette fois, Calamity-Rey va peut-être changer de coiffure…
L’Amazonie aussi reverdit malgré l’adversité…

Pas d’Islam sans haine des Juifs

On entend parfois dire, contre toute évidence académique, que l’antisémitisme, cet épouvantail des esprits faibles, serait en fait la haine des peuples sémites, et plus particulièrement des Arabes. Certains autres veulent trouver les racines de l’antisémitisme musulman actuel dans les contacts étroits des islamistes avec le nazisme. Mais la réalité est que l’Islam et la haine des Juifs ne font qu’un, dès les origines du premier. Croire en le Coran, pratiquer la religion islamique, c’est, entre autres choses, haïr les Juifs. S’y refuser demanderait un effort actif considérable.

En voici la démonstration, présentée par Andrew G. Bostom à Bruxelles il y a quelques jours (en anglais): (more…)

La veulerie des sages autoproclamés

Très bien cernée par Richard Landes en analysant une solide critique de la position prônée par Jimmy Carter et son équipe de «sages» sur le Darfour (selon laquelle il ne s’agit pas d’un génocide et il n’est pas judicieux d’utiliser ce terme en l’espèce):

Nous arrivons ici au coeur du problème: les «sages» comme Carter se flattent d’être en mesure de parler avec toutes les parties. Mais ils omettent de mentionner le prix de cette vantardise. On peut fort bien critiquer les Occidentaux — Israéliens, conservateurs américains — et continuer de parler avec eux. Mais si l’on critique des dictateurs et des maniaques génocidaires — Janjaweed, Hamas, Hezbollah —, on perd la possibilité de dialoguer avec eux. De sorte que pour être capable de «parler à tout le monde» — une faculté apparemment considérée comme une grande vertu par ces «sages» —, il faut adopter le genre d’apaisement fondé sur une attitude morale corrompue que nous voyons ici à l’oeuvre dans le cas du Soudan. Rien ne dessert autant la liberté que de telles veuleries morales bien intentionnées.

Concrètement, Carter et ses amis s’appliquent à dédramatiser la situation du Darfour dans les esprits. Bien qu’il soit établi que le conflit fait intervenir des haines raciales, des massacres ciblés et programmés de populations civiles, des destructions massives de leurs sources de subsistance (cultures, bétail et eau potable), des viols systématiques (avec marquage du visage des femmes, de sorte qu’elles soient ostracisées dans ces sociétés musulmanes rigoristes), les nouveaux «sages» veulent croire que les auteurs, les commanditaires et/ou les bénéficiaires de ces actes font partie de la solution. Quel meilleur encouragement, pour ces derniers, à conserver leurs méthodes, avec simplement un peu plus de discrétion, le temps que la caravane des «sages» soit passée…

Si l’on peut admettre que le simple apaisement, même seulement provisoire, est toujours une forme d’amélioration et permet au moins de déplacer le conflit sur un terrain moins sanglant, il a pour effet secondaire de placer, peu ou prou, les victimes sur le même plan que les tortionnaires, ce qui est profondément immoral. L’immoralité peut-elle être une solution à la violence et à la haine? On peut certes le croire, en s’imaginant que la fin — ici, la paix — justifie le moyen, cette tromperie ostensiblement bien intentionnée. Il y a là, sans doute, chez certains, une sorte d’aspiration à une forme d’intelligence supérieure ou de «sainteté». Mais la sainteté n’est jamais qu’un effort tout individuel, une exception, fort rare, et dont personne n’a le droit de préjuger — en faire une politique est forcément une erreur. Ou un mensonge. Ou, sans doute le plus souvent en l’espèce, les deux.

Sans réfléchir aussi loin, en règle générale, je pense que la grande erreur des partisans sincères de l’apaisement est de croire sans réserve à la bonté intrinsèque de l’homme. Bien sûr, c’est vrai, tout le monde aime vivre en paix. Au départ. Mais il existe des comportements, des systèmes de pensées, des rites, des habitudes, des histoires qu’on raconte ou des «sagesses» qu’on nourrit, bref des idées qu’on entretient, qui instillent dans l’âme des gens la certitude que leur paix n’est possible qu’en l’absence de certains autres, qu’il faut dominer ou, lorsqu’ils gênent, éliminer.

Certaines de ces idées, la grande majorité d’entre elles, sont bénignes et peuvent être surmontées aisément la plupart du temps (et peut-être la principale caractéristique simplement humaine de ce qu’on appelle la civilisation consiste-t-elle à offrir un maximum de soupapes à ces idées). D’autres sont terribles, envahissent les plus profondes convictions, dénaturent les plus puissants sentiments, pourrissent les plus grands idéaux, s’imposent dans tous les domaines de la pensée et de la vie, dans tous les gestes, bons et mauvais, des gens qui s’en approchent, et persistent pendant des siècles et des siècles. Là où l’une d’elle s’installe, il n’est pas de création, pas d’activité artistique ou scientifique, pas de qualité élevée qui ne doive être consacrée à sa seule gloire. Et tout le reste dépérit.

Dans une telle situation, l’apaisement, même saint, sert toujours de combustible à la haine, car le terrain lui-même est défavorable. La base même de l’humanité présupposée (l’amour du prochain, de la paix, de la fraternité) est inaccessible, trop encombrée de certitudes acquises par la répétition, par l’admission collective, sans remise en question, de l’illusion d’une barrière définitive entre les êtres. Dans une telle situation, tout, le bien comme le mal, la guerre comme l’apaisement, peut servir de combustible à la haine. Dans une telle situation, peu importe que l’on veuille procéder par la fermeté ou par l’apaisement, il faut absolument commencer par cesser d’administrer le poison.

Nouveau en Turquie: la poupée islamiste modérée

Le quotidien turque Aksam’s (traduit par MEMRI, puis par votre serviteur) annonce en première page que la nouvelle poupée islamique Elif a supplanté la poupée Barbie dans les magasins de jouets du pays, où les jouets islamiques connaissent un engouement croissant, de même que les versions islamisées de jeux de société:

La poupée Elif s’agenouille et fait le namaz (prière islamique). Quand on appuie sur ses mains, ses pieds et sa poitrine, Elif récite diverses sourates du Coran en arabe et psalmodie des prières islamiques en turc. Parmi les accessoires de la poupée Elif, on trouve un petit ordinateur portable qui enseigne aux petites filles de deux à six ans les rudiments des règles islamiques et des rites du namaz.

Il n’est jamais trop tôt pour bien faire.  

La tolérance face à l’Islam peut aussi être une forme de lâcheté

C’est ce que laissent clairement entendre Günter Wallraff et Klaus Staeck, deux piliers de l’intelligentsia allemande de gauche — c’est un événement (merci PI). Jusqu’à présent, en effet, seuls des personnalités de droite s’étaient risquées à proposer que l’Islam puisse être une religion particulière (oui, avec Fourest qui fait exception à cette règle, quoiqu’au fond, pour elle, toutes les religions se valent).

Wallraff a qualifié de «totalitaire» une «religion qui, comme l’Islam, considère la conversion comme un péché mortel». «Accepter et tolérer l’intolérance de l’autre témoigne d’une tolérance mal comprise, ou de lâcheté.» Staeck fit notamment valoir que «l’opposition manifestée par les coreligionnaires des auteurs d’attentats-suicide est si molle et si faible qu’elle me rend fortement anxieux».

C’est énorme, même si les deux hommes ajoutent bien sûr que le dialogue doit être préservé et intensifié avec les Musulmans et qu’il faut absolument les sortir de leurs ghettos sociaux, notamment en leur fournissant des lieux de culte qui aient pignon sur rue. Il ne leur reste plus qu’à comprendre que la solution ne se trouve pas dans la pratique publique de la religion islamique. Et à bien y regarder, sur ce point, la gauche a toujours une chance de dépasser la droite.

UPDATE: En fait, la gauche a aussi ses précurseurs dans le domaine. Georges Marchais, par exemple.

Débat: l’Islam est-il une religion de paix?

L’idée est proposée par des Arabes chrétiens américains de l’ACP, Arabic Christian Perspective. Voici leur introduction:

Nous autres, de l’Arabic Christian Perspective, avons souvent entendu dire que l’Islam est une religion de paix. Nous pensons que cela n’est pas vrai. En lisant le Coran, on constate que les auteurs d’attentats-suicide ne sont pas des marginaux fanatiques évoluant à l’extrême périphérie de l’Islam, mais qu’ils sont en fait les vrais et authentiques croyants, qui suivent au plus près les enseignements du Coran et de l’exemple du prophète de l’Islam, Mahomet.

Pour démontrer cela, ils cherchent depuis quelques années à mettre sur pied un débat public avec des savants musulmans, dans le cadre duquel ils défendraient la thèse selon laquelle l’Islam est une religion de terrorisme. Mais aucun candidat musulman n’était intéressé.

Alors, ils ont décidé d’organiser et de tenir ce débat, avec ou sans contradicteurs. La date avait été fixée au 22 septembre dernier (signalé sur precaution.ch). Cette fois, des Musulmans se sont annoncés — pour demander que le débat soit reporté jusqu’après le ramadan. La nouvelle date est le 3 novembre 2007. Voici le programme, que j’ai reçu par e-mail (le site Internet de l’ACP semble connaître quelques problèmes, sa page d’accueil est vide, par exemple). Le débat opposera Nadir Ahmed et Sam Shamoun. À suivre.

L’Iran, moteur du fascisme de notre temps

Selon Tony Blair. C’était hier soir à New York (je traduis):

Là-bas, au Moyen-Orient, nous voyons (…) que l’idéologie nourrissant cet extrémisme n’est pas épuisé. Au contraire, elle croit qu’elle peut et qu’elle va nous épuiser.

Les analogies avec le passé ne sont jamais vraiment exactes et c’est plus particulièrement le cas des analogies avec la montée du fascisme, qui peuvent aisément être équivoques, mais dans une vision purement chronologique, je me demande parfois si nous ne sommes pas revenus dans les années 1920 ou 1930. 

À présent, cette idéologie dispose d’un État, l’Iran, prêt à financer et à soutenir la terreur en vue de déstabiliser des pays dont la population souhaite vivre en paix.

C’est bien. Mais quand Tony Blair lira-t-il enfin un Coran? Il y a certaines choses sur l’Islam que chacune et chacun devrait savoir:

60% des Afghans apprécient la présence d’étrangers (l’OTAN) sur leur sol

C’est l’un des résultats frappants d’un sondage réalisé en septembre auprès d’un échantillon représentatif de la population afghane pour, entre autres Globe and Mail et publié hier au Canada (je traduis):

Une forte majorité d’Afghans approuve la présence de troupes de l’OTAN dans le pays (…) et souhaite que les soldats étrangers restent sur place pour combattre les talibans et aider à la reconstruction du pays.

Seuls 16% des répondants pensent que la présence étrangère est néfaste. Quelques chiffres bruts (je traduis):

  • 51% – pensent que le pays est dirigé dans la bonne direction
  • 73%  – pensent que les femmes sont en meilleure position que sous le règne des talibans
  • 71% – ont une opinion très ou un peu positive de leur gouvernement
  • 59% – pensent que le président Hamid Karzai défend leurs intérêts
  • 84% – ont très ou un peu confiance en l’armée nationale afghane
  • 76% – ont confiance en la police nationale afghane
  • 60% – déclarent que la présence étrangère a été une bonne chose depuis la chute des talibans
  • 64% – déclarent que les pays étrangers font du bon travail dans leur combat contre les talibans
  • 65% – pensent que les pays étrangers font du bon travail dans leurs efforts d’aide à la reconstruction
  • 64% – déclarent que les États-Unis font du bon travail en aidant les Afghans là où ils en ont le plus besoin
  • 95% – sont conscients de la présence américaine dans le pays
  • 46% – sont conscients de la présence canadienne
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