Alain Jean-Mairet » 2007 » September
Coordonnées de l'auteurGuide politiquement incorrect de l'IslamComment vaincre l'Islam démocratiquementAccueil

Pendant que le monde compte les moutons…

Même le Conseil des droits des terroristes s’attaque aux blancs moutons helvétiques. Et beaucoup en profitent pour perdre le vernis de bon sens qui leur sert de respectabilité et se saouler de la forme pour oublier le contenu, que rappelle Christoph Blocher aujourd’hui: les étrangers en Suisse, d’une manière générale, et les jeunes en particulier, deviennent de plus en plus criminels.

Et ce n’est certainement pas à cause des brebis de l’UDC. Pour que des enfants nés en Suisse ou longtemps après une guerre dans leur pays soient plus criminels que leurs parents, il faut qu’ils subissent des incitations à la haine. Et la principale source d’incitation à la haine, de nos jours, ce n’est pas le nazisme, ni l’extrême-droite, qui n’ont plus la moindre importance (pas même dans les statistiques d’actes de violence), c’est la religion islamique.

Aucun autre message, aujourd’hui, n’est à la fois aussi ségrégationniste, agressif, cruel, perfide et plus tonitruant que le cri de guerre des Arabes du VIIe siècle transformé plus tard, par un amoncellement grotesque d’affabulations, en un carcan normatif pour le peuple et une justification de tous les crimes pour ses gouvernants.

La religion est la source des plus profondes convictions partagées des populations. Et celle de l’Islam, il faut enfin cesser de l’ignorer, enseigne la haine du non-croyant, donc de l’Occident laïque, la haine des Juifs, la haine de l’autre, de celui qui n’est pas ou plus musulman (les Juifs seraient des Musulmans qui auraient renié l’Islam). Mais en même temps, elle oblige à propager la religion, donc, en position de faiblesse, à sourire à l’autre, à le séduire, le charmer, l’amener à l’Islam. C’est pourquoi nous avons cette dichotomie énorme entre le sabre du terrorisme et le loukoum du Ramadan.

Mais la haine est toujours là, puissante, vigoureuse, si bien portée par les pétrodollars qui financent la multiplication de la supercherie coranique et de son enseignement qu’elle a l’air d’une conviction respectable à ceux qui préfèrent la forme à la substance. Le vilain terroriste parle de sales kouffar et le gentil prosélyte parle de racistes ou d’islamophobes. Mais ils ont en eux la même haine. Contre l’autre, celui qui ne pense pas comme il faut. Et cet élan de haine, incompréhensible pour quiconque refuse d’en chercher par lui-même les origines dans l’Islam, entraîne d’innombrables opportunistes, avec parfois un reste de sincérité ou de naïveté, à au moins condamner les mêmes choses, persuadés que tant de haine ne peut provenir que d’une offense réelle. 

Mais l’Islam n’a besoin de prétextes concrets ou politiques pour haïr le non-Islam qu’en position de faiblesse. En position de force, il fait sa prière, il lit son livre saint et le piège se referme sur lui.

Et il ne faut pas tant de jugeote pour s’en rendre compte: les gens qui tuent par haine, aujourd’hui, sont presque tous musulmans, les gens qui se suicident pour un paradis de pubertaire égaré sont presque tous musulmans. Les criminels montants des sociétés européennes ont presque tous des ascendances musulmanes ou apprécient l’Islam. Ils ne connaissent souvent pas bien la religion, c’est vrai, mais ils en ont toutes les cibles.

Car ce n’est pas la peine de bien connaître l’Islam pour en acquérir la haine: c’est son coeur même. Il suffit de connaître le parcours de son prophète fantôme et de le trouver légitime. Cet homme aurait commis tous les crimes que commettent les islamistes aujourd’hui. Il a été intolérant (envers la religion d’autrui), a versé le premier sang, a rompu le premier la trève sacrée, a autorisé le mensonge, a fait assassiner ses adversaires politiques, a pillé, chassé, exécuté et massacré en masse. Tout cela accompagné des pires accusations et malédictions possibles contre les gens qu’il éliminait physiquement. Et il a ordonné de continuer jusqu‘à ce que seule règne la religion qu’il exemplifiait. Enfin tout cela au conditionnel, car les seules sources de son passage dans ce monde sont des croyants et, de son vivant, personne ne prit la moindre note de son existence.

Comment croire à une telle histoire et penser qu’elle décrit la vie d’un homme de Dieu sans devenir un criminel, au moins par complicité de pardon d’office à ceux qui le deviennent réellement? Et que valent les paroles sucrées des gens qui vantent l’Islam devant des écrits aussi poivrés? Et si nous continuons d’écouter les sirènes ramadanesques, vers quelles rives nous mèneront-elles, sinon celles d’un monde régi non pas par leurs paroles de circonstances, mais par leurs textes sacrés? Et, en maximisant notre bonne volonté, une fois arrivés, charmés, dans leur Islam, que sera devenue la haine qu’ils répandent aujourd’hui par leurs textes? Se sera-t-elle métamorphosée en douce rosée?

De même, que deviendra la criminalité des étrangers et des jeunes si le débat porté à bout de bras par l’UDC est écarté pour cause de manque de goût? Et qu’adviendra-t-il alors des moutons?

«In châ Allah» — Ramadan à la Genevoise

Ce matin, la Tribune de la brave ville de Genève fait passer ses lecteurs pour d’incultes nigauds avec un texte si dégoulinant de mauvaise foi manifeste (*) qu’il faut y répondre, ne serait-ce que pour signaler qu’il existe tout de même des Suisses (romands) un peu éveillés. Pour sauver l’honneur.

Déjà, le quotidien du bout du lac donne la parole à l’un de ses habitants les moins honorables, partisan de la lapidation (il est vrai que le sujet est bien toléré à Genève), et de surcroît pour tenter de faire croire que ce Dieu spécifique aurait les mêmes qualités que Dieu en général. Écoutons cela:

«In châ Allah», si Dieu le veut. Cette formule est désormais célèbre en Occident pour symboliser le fatalisme qui freine le développement d’une grande partie du monde musulman. Et l’on ne peut nier que beaucoup confondent l’oisiveté et le fait de s’en remettre sincèrement à Dieu après avoir tout entrepris pour agir au mieux.

Ah, quel plaisir d’entendre une telle vérité d’entrée de jeu. On a l’impression d’avoir affaire à un être raisonnable, n’est-ce pas? Mais c’est oublier que le Musulman qui a «tout entrepris pour agir au mieux» a fait (au moins) cinq prières dans les dernières 24 heures avec, s’il est vraiment pieux au sens du Dieu du Ramadan, 17 médisances contre les Juifs et les Chrétiens, en raison de leur religion. Après ça, s’en remettre à Dieu, c’est une sorte de malédiction. Mais poursuivons (je me permets de sauter les versets paragraphes sans contenu significatif):

Une société sans interdits et sans principes moraux est incapable en ce sens de former d’authentiques citoyens du monde. Une société qui considère illusoirement que l’individu est roi — un roi quelque peu manipulé, puisqu’on lui commande de vouloir ce que l’on programme de lui faire consommer — s’inscrit dans le prolongement de la petite enfance qui ne cesse de crier: «Je veux!» Quand donc l’être humain devient-il un adulte? Lorsqu’il prend conscience que sa volonté est limitée, et lorsque, avec humilité, après avoir été servi, il choisit de servir les autres. Lorsqu’il prend conscience de tout ce qu’il doit à ceux qui l’ont éduqué, et lorsqu’il apprend à penser non pas de son seul point de vue qui est restreint, non pas en fonction de ses seuls intérêts, mais selon une sagesse qui fixe des normes supérieures. Normes qui s’appellent la bienfaisance, l’amour du prochain, la défense de la vérité et de la justice, l’engagement pour les nobles causes.

Quel humanisme admirable! J’aurais aimé écrire cela, quoiqu’avec moins de mièvrerie. Dommage tout de même qu’il faille lire tant de fatras pseudo-théologique par ailleurs pour comprendre l’essentiel, à savoir que la bienfaisance, l’amour, la vérité et la justice, pour le Musulman croyant, ne concernent que ses religionnaires, présents et, par beau temps, potentiels. Aux autres le djihad modéré. Mais qu’importe ce détail? En bêlant de si belles choses, on attire les âmes à l’Islam et pour celles qui seront séduites, la chose, on y croit, enfin quand on s’y efforce, se réalisera bel et bien. Et qu’importe si elle ne se réalise pas — ce sera toujours forcément de la faute à un non-Musulman ou à un Musulman insuffisamment musulman.

A l’adulte cependant, il est loisible de monter encore d’un degré, vers une sagesse supérieure qui lui permet enfin de se situer au sein de ce vaste univers: il ne peut rien par lui-même, et ce qu’il veut, ce qu’il entreprend dépend de la volonté de son Créateur. Lui qui le jour de sa naissance a manifesté ses exigences en criant: «Je veux», se tourne à présent vers son Seigneur et lui dit: «Si Tu le veux! Rien ne se réalise en dehors de Ta volonté». Le sage est celui-là même qui abdique toute volonté devant la volonté suprême. Attitude qui ne le conduit pas au fatalisme, mais à la patience lorsqu’il se trouve confronté aux épreuves de la vie. Lorsque l’individu l’a enfin compris, il cesse définitivement de se comporter comme un enfant.

C’est si vrai. D’une manière générale. Mais celui qui abdique sa volonté devant celle du Dieu du Ramadan a un énorme avantage sur celui qui soumet la sienne au Tao, au Bouddha ou à une quelconque autre instance supérieure. Il peut dès lors remplacer effectivement sa volonté propre par un nombre inégalé de commandements couvrant tous les aspects de la vie humaine, de la réflexion philosophique aux gestes hygiéniques quotidiens en passant par l’art et la manière de parler aux parler aux kufr ou de traiter les ahl al-kitâb. Oui, certes, il a le choix, en conscience, de ne pas respecter toutes les obligations de l’Islam classique, en Occident, mais il passera alors tôt ou tard pour un Musulman délinquant aux yeux des Musulmans qui respectent tout cela. Et ces derniers, à l’image du «noble prophète», sont les plus violents et les plus dominateurs.

«In châ Allah»: quelles que soient ses prétentions modernistes, quelle civilisation digne de ce nom pourrait faire l’économie de cette évolution?

Aucune, au sens superficiel des termes utilisés. Toutes, par définition, au sens réel.

La lutte contre l’Islam n’a pas sa place dans la rue

D’abord, les gens ne viennent pas. À Bruxelles, aujourd’hui, à peine quelques centaines de personnes (plutôt moins de 200) ont osé se déclarer manifestants devant un dispositif policier surdimensionné et résolu à empêcher non seulement tout débordement, mais bien toute manifestation.

Ensuite, la chose est impopulaire dans les cerveaux de gauche en général (amoureux d’étatisme, d’idéologie rigide), et ceux qui ont du pouvoir politique en particulier. Comme d’autre part, les gens de gauche s’imposent plus aisément en présence d’un fort électorat de gens défavorisés et que les Musulmans d’Europe sont souvent confinés dans ce rôle, la gauche (ou l’étatisme quand la gauche est devenue la norme) est systématiquement au pouvoir là où le danger de l’islamisme est le plus criant. Ainsi, plus l’Islam pose problème, plus il est interdit d’en parler franchement.

Enfin, il n’y a pas de victoire possible dans la rue contre une chose telle que l’Islam. Car la violence, même et surtout mortelle, est une chose désirable pour les islamistes. Les gens qui croient en l’Islam, sans l’interpréter, simplement en découvrant ses histoires et ses ordres, aspirent à mourir en tuant. Ainsi, dès que des manifestations deviennent populaires et rassemblent de nombreux «ennemis de l’Islam», la violence explose. L’expérience hindoue a montré que les gouvernements préfèrent dès lors étouffer tout débat sur la religion.

Il faut donc privilégier une stratégie qui 1) implique la population dans son ensemble sans obliger un grand nombre de gens à se montrer physiquement courageux; 2) ne doit pas pouvoir être contrée par des politiciens; et 3) ne donne aucune occasion aux islamistes de terroriser les gens (davantage que d’ordinaire).

Le premier point trouve sa solution dans le vote, le vote populaire. Si l’on pose les bonnes questions à la population et que celle-ci doit se prononcer simplement dans le secret des urnes, elle donnera sans doute les bonnes réponses, sans se laisser intimider ni influencer.

Le deuxième point impose d’éviter un passage direct par le monde politique. En effet, malgré les cours accélérés, même les gens de droite sont encore peu nombreux à comprendre le danger et même pour ceux-ci, il n’est généralement pas politiquement judicieux d’attaquer l’Islam avant que la population ne soit largement informée. Les gens influents ont plutôt intérêt à ne pas se prononcer ou à rester dans le gros du débat. En revanche, le pouvoir juridique n’a pas ces pruderies ou dans une mesure bien moindre. Une action en justice concertée et de grande envergure serait donc plus indiquée. Et une fois la base d’information fournie par ce biais, le monde politique pourrait entrer dans le vif du débat.

Le troisième point est presque uniquement passif. Il s’agit ici davantage d’éviter les erreurs que de procéder correctement. Et dans la mesure où des actions concrètes sont entreprises pour couvrir les points 1 et 2, ce sera faisable. Ainsi, si une votation peut être espérée dans un avenir pas trop lointain et qu’une solide campagne d’information est menée par le biais d’actions en justice, puis de débats dans les parlements, le besoin de bricoler des banderoles et de les brandir sur les avenues ou de clamer l’une ou l’autre vérité urgente de manière trop criarde se fera moins pressant.

Alors, à mesure que la vérité sur la religion islamique se répandra, calmement, et surtout que chacune et chacun pourra constater, savoir, que cette vérité se répand bel et bien, les islamistes seront de moins en moins à l’aise et les Musulmans de moins en moins musulmans. Car, et cela bien sûr il faut le croire, la très grande majorité des gens, de tous les gens, n’aiment pas la haine, le terrorisme, le suprématisme, la ségrégation, le sexisme, la violence, les entraves à l’expression artistique, à la recherche scientifique et à l’accomplissement affectif.

Il faut laisser la rue à d’autres causes. Le débat sur l’Islam a besoin de plus de recueillement.

UPDATE: Lire et voir les comptes rendus du flop chez Naibed et Pistache, sur le BAF et sur Youtube

Cours d’Islam accéléré pour [l'Occident]


par Daniel Pipes
New York Sun, 11 septembre 2007

VO: http://www.danielpipes.org/article/4910

Comment va la guerre «contre le terrorisme»? On pourrait trouver réjouissante l’absence d’opération terroriste réussie de grande envergure contre des Occidentaux depuis les attentats à la bombe de Londres, en juillet 2005. Mais la morosité domine. Par exemple lors d’un récent sondage réalisé par le magazine Foreign Policy auprès de 108 experts américains (dont moi-même), seuls 6% des spécialistes estimèrent que «les États-Unis sont en train de gagner la guerre contre la terreur», contre une écrasante majorité de 84%.

Ce négativisme reflète une double réalité: l’islamisme progresse partout (hors d’Iran), alors que le monde civilisé reste empêtré dans de profondes erreurs – il se fait des reproches pour la haine des Musulmans, il sous-estime et il apaise son ennemi. Plusieurs tendances se font jour:

Mais il y a aussi de bonnes nouvelles, notamment l’approfondissement des connaissances et la propagation de la prise de conscience, par un nombre croissant d’Occidentaux, surtout à droite, de la nature de la guerre et de l’ennemi. Les Américains lisent des livres, regardent des documentaires, suivent l’évolution de l’actualité et s’impliquent activement.

Ainsi, l’expression «guerre contre la terreur», largement acceptée il y a six ans, est maintenant généralement considérée comme obsolète, car elle confond une tactique avec un ennemi (néanmoins, elle reste d’usage faute d’un consensus sur son remplacement).

Et aucun officier supérieur américain ne dirait plus rien aujourd’hui qui ressemble à l’analyse émise par Colin Powell au lendemain du 11 septembre 2001, selon laquelle les attentats terroristes «ne doivent pas être considérés comme l’œuvre des Arabes ou des Musulmans; ce sont des actes de terroristes».

Au lieu de réfuter ces sornettes, les conservateurs débattent d’une question encore pratiquement inexistante avant le 11 septembre et qui mérite une attention particulière en raison de ses implications politiques. Certains considèrent que le monde musulman traverse une crise temporaire et cherchent des moyens de l’aider à moderniser sa religion, afin que les Musulmans puissent s’épanouir. D’autres veulent voir l’Islam comme un culte mortifère irrécupérable et cherchent à interdire l’Islam et à se séparer des Musulmans.

D’une manière plus générale, le débat public constant et intense sur l’Islam a permis aux citoyens d’être beaucoup mieux informés. Avant le 11 septembre, peu d’Américains connaissaient des termes tels que djihad et fatwa, sans parler d’ijtihad, de dhimmitude ou de burqa. Plus rares encore étaient ceux qui pouvaient discuter des versets abrogés du coran ou émettre une opinion sur la nature islamique des crimes d’«honneur». Aujourd’hui, ces thèmes sont abordés avec maîtrise par des blogueurs, des animateurs de tables rondes et même des responsables de la police.

Le mois dernier, par exemple, le New York Police Department (NYPD) publia un rapport impressionnant, intitulé «Radicalization in the West: The Homegrown Threat (Radicalisation en Occident: la menace intérieure), montrant que le terrorisme trouve ses origines dans la pensée d’intellectuels islamiques. D’où vient le processus de radicalisation selon le NYPD? «L’idéologie djihadiste ou salafiste-djihadiste est le moteur qui motive» de jeunes Musulmans nés occidentaux à s’adonner au terrorisme contre leur propre pays.

Il y a six ans, un rapport de police n’aurait pas contenu une telle affirmation et surtout n’aurait pas fait usage de termes tels que «l’idéologie salafiste-djihadiste». Il vaut la peine de relever que le NYPD admet lui-même qu’il a eu besoin de temps pour atteindre ce niveau de sophistication: «Alors qu’auparavant nous aurions situé l’élément initial de la menace au point où un terroriste ou un groupe terroriste aurait projeté un attentat, nous portons maintenant notre attention plus en aval de ce point», au début du processus de radicalisation.

En dépit de ces nombreux progrès, les commentateurs libéraux en restent à des déclarations inexactes aux termes desquelles «tous les Américains» seraient affligés d’une «énorme et profonde ignorance de l’Islam» (pour citer le mot tout récent du rabbin Eric H. Yoffie, le président de l’Union for Reform Judaism, s’exprimant de surcroît lors d’une convention islamiste).

L’issue de la «guerre contre le terrorisme», à mon avis, dépendra moins de nouvelles percées en avionique ou de réussites des services de renseignement que du degré de compréhension de la nature de leur ennemi que pourront atteindre les populations civilisées et de leur capacité à s’unir contre lui. Il faut pour cela que les libéraux se souviennent, comme le dit Salim Mansur au Canada, que «la démocratie libérale n’est pas une idéologie moins armée que l’idéologie islamiste». Que nous réserve l’avenir – plutôt le «United We Stand» de 2001 ou plutôt les profondes divisions actuelles?

La réponse à cette question pourrait se révéler décisive. L’histoire me donne des raisons d’être optimiste, car jusqu’à présent les démocraties occidentales se sont toujours imposées. Pour qu’il en soit ainsi une fois de plus, les préparatifs devront inclure l’étude de l’Islam et des Musulmans.

Une bougie pour le 11 septembre

Version française de l’affiche:

NYC 9/11
3000 victimes

Coran 9:111
Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer.

Comme d’ordinaire, il est vivement recommandé de lire le chapitre 9 du Coran en entier pour vérifier la concordance du contexte.

Voir aussi:

Le vrai sens du djihad intérieur

Comme l’écrit le Times de Londres ce matin,

L’un des érudits deobandi les plus respectés du monde estime que le djihad militaire offensif devrait être lancé par les Musulmans en vue d’«établir la suprématie de l’Islam» dans le monde entier.

Les deobandis (du nom d’une ville du nord de l’Inde), dont on pense qu’ils contrôlent près d’une mosquée sur deux en Grande-Bretagne, passent pour des radicaux aujourd’hui, et à juste titre, notamment en raison de ce genre de déclarations et du fait que leur secte a inspiré les talibans (quoiqu’ils affirment volontiers que les talibans ne font qu’une application limitée de leurs préceptes). Mais en fait, ils ont longtemps passé pour des modérés aux yeux de nombreux Occidentaux: ce sont des élèves d’Abu Hanifa, soit d’une école sunnite considérée comme raisonnable, et les membres d’une secte soufi (la version anglaise est plus étoffée), d’où leur succès en Grande-Bretagne. Pourquoi cette agressivité? Voici la réponse de ce Musulman considéré comme éminemment respectable en Occident:

Le juge Muhammad Taqi Usmani explique que les Musulmans ne doivent vivre paisiblement dans les pays tels que la Grande-Bretagne, où ils ont le droit de pratiquer la religion islamique, que jusqu’à qu’ils aient rassemblé des forces suffisantes pour engager le combat.

Son point de vue fait éclater le mythe selon lequel la foi en le djihad offensif serait une distortion de la pensée islamique traditionnelle. M. Usmani, 64 ans, a siégé 20 ans durant comme juge islamique [de la charia] à la Cour suprême du Pakistan. Il est consultant pour plusieurs institutions financières d’envergure mondiale et il visite régulièrement la Grande-Bretagne.

Je me demande si Usmani prodigue aussi ses conseils à la Commission fédérale des banques, qui n’a toujours pas répondu à ma lettre ouverte du 29 juin 2007. Lettre dans laquelle je mentionnais un autre juriste musulman «modéré» célébrissime en Occident, Averroès, et son traité comparatif sur le djihad, qui confirme parfaitement la vision d’Usmani — toutes les écoles juridiques de l’Islam s’entendent sur la nécessité, les objectifs et les modalités du djihad offensif. Et l’une des modalités est bien entendu de ne lancer le djihad qu’en position de force.

UPDATE: Usmani semble être tombé en disgrâce. C’est souvent le cas des gens trop francs. Mais dans la réalité moderne, l’important n’est pas l’avis des gens, c’est le contenu des textes qui font loi. Se débarrasser de ceux qui les lisent à haute voix ne met pas à l’abri de l’effet d’une lecture plus discrète.

La prière dans le Gazastan

Heure de la prière hier dans la bande de Gaza, où les partisans du Fatah avaient pour mot d’ordre de prier hors des mosquées en guise de protestation contre l’attitude autoritaire du Hamas. Les images suivantes sont censées représenter l’arrestation de protestataires (donc de gens qui se réunissaient pour prier dans la rue) par des forces de sécurité, la police à l’islamique en somme:  

Les héros s’en vont, le devoir accompli:

Snapped Shot présente toute la série d’images transmises par les agences sur ce sujet.

Papi Djihad est fatigué

On le croyait mort, il n’est que rabougri [quoique], avec une barbe teinte:

http://video.google.com/videoplay?docid=6245173493372744294 

À part la langue et les références directes au système de pensées islamique, le discours pourrait être celui d’un rose/vert moyen. On y parle même du réchauffement climatique, «résultant en grande partie des émissions des usines des grandes entreprises», lesquelles entreprises auraient des représentants à la Maison Blanche et insisteraient pour ne pas respecter les accords de Kyoto, sachant que cela implique de condamner des millions de gens à la mort et à l’exil, notamment en Afrique.

Mais c’est la conclusion, surtout, qui me semble intéressante. Ben Laden rappelle que Jésus était «prophète d’Allah» et que «le magnifique Coran et l’Évangile sont tous deux d’Allah, le Trés Haut». Et il ajoute: «Et lire [le Coran] pour se familiariser avec l’Islam n’exige que peu d’effort et ceux d’entre vous qui sont guidés en tireront un grand bénéfice.»

Ce n’est pas par simple piété que ce terroriste musulman incite les gens à lire le Coran (en l’associant aux Évangiles): c’est parce qu’il s’agit du meilleur moyen de faire des émules pour le djihad et la charia. Si nous ne parvenons pas à révéler cet aspect crucial assez rapidement, l’Islam finira par installer sa haine, son immoralité et son chaos spécifiques en Occident, par l’intérieur, de manière permanente, comme dans les pays musulmans actuels.

L’arme la plus meurtrière de Papi Djihad n’est pas le terrorisme, c’est sa religion criminelle, qui s’efforce de tuer dans l’oeuf toute civilisation, tout progrès, toute aspiration à l’art, à la connaissance scientifique, à l’accomplissement des qualités humaines. Nous pouvons soit ignorer cet aspect et laisser ce poison s’immiscer dans la civilisation, en espérant naïvement qu’il en sortira quelque chose de viable, soit prendre les choses en main.

UPDATE: Revue de presse de la matinée:
Un attentat suicide a fait plus de 20 morts et 100 blessés en Algérie. Deux femmes ont été décapitées au Pakistan, sur des accusations de prostitution. Dans le même pays, des djihadistes ont détruit plusieurs dizaines de commerces jugés non islamiquement corrects. La moitié des mosquées britanniques seraient aux mains d’extrémistes.

Et c’est après cela:

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Allo, HP, il y a quelqu’un?

Nouvelle machine, nouvel OS, nouveaux tracas. Avec Vista, mon imprimante télécopieur scanneur copieur recto-verso-et-j’en-passse HP Officejet 9110 (HP la vend pour 999 francs et amazon pour 812 euros) ne veut rien savoir. En dépit des promesses de HP, le système ne reconnaît pas l’appareil (contrairement à mes deux Canon IP5000 et i9100 et à tous les autres périphériques que j’ai testés), le logiciel livré avec l’appareil ne se charge même pas, et les pilotes universels proposés sur le site de HP ne donnent rien (la version pour PCL 5 ne contient d’ailleurs rien, ce n’est qu’un fichier vide). C’est embêtant. Cette imprimante est importante. C’est elle qui imprime 90% de ma production sur papier depuis un an et demi. Elle imprime plutôt mal, mais vite et sans faire d’histoire. Je décide de tenter un contact par téléphone.

Je trouve un numéro de téléphone sur le site: 0848 802020. J’essaie d’abord en allemand. La réaction est rapide:
– [voix d'homme, très pressé] Schönen guten Tag, was kann ich für Sie tun?
– Sie chönne mir hälfe, ne 9110 mit Vista z’installieren.
– biiip, biiip.

Peut-être que mon suisse-allemand ne lui a pas plu? Non, ce doit être un problème technique. J’essaie en français (c’est sensiblement plus lent):
– [voix d'homme] … faire pour vous?
– J’essaie d’installer une 9110 sur une machine Vista, et je n’y arrive pas.
– Je vois ce que c’est. Je vous passe quelqu’un. Clic.
– [voix de femme, pressée] De quelle imprimante s’agit-il, Monsieur?
– Euh, une 9110, Officejet 9110.
– Numéro de série?
– Où puis-je lire ce numéro?
– [inaudible] imprimante… Clic. biip, biiip.

Était-elle trop pressée pour supporter d’attendre que je lise ce numéro? Non, c’était certainement un problème technique. Je tourne l’imprimante, de manière à bien voir le numéro de série et je recompose le numéro, dont je connais maintenant tous les suffixes internes (selon la langue, le type de produit, garantie/pas garantie, etc.):
– [voix d'homme, tranquille] …pour vous?
– Et bien, je cherche à installer une Officejet 9110 avec Vista et ça ne fonctionne pas.
– Ah, je vois, mais vous n’avez pas fait le bon numéro. Vous avez de quoi écrire?
– Oui, mais je..
– Oui, je sais, ce n’est pas de votre faute. C’est HP… On demande depuis longtemps qu’ils changent ces annonces. Attendez, je vais vous donner le numéro direct. Là, vous pourrez parler à un technicien.
– Oui, bon, je vous écoute…
– Alors composez le 0848 672 (six cent soixante-douze) 672.
– OK, merci bien. Au revoir.

Bon, je compose ce fameux numéro:
– [automate] Pour le français, tapez 2 [je m'exécute].
– [automate] Si votre appareil n’est plus sous garantie, tapez 1 [dont acte].
– [automate] Votre appareil n’est plus sous garantie. Vous pouvez vous rendre sur Internet à l’adresse [bla bla]. Biiip, biiip.

Bon, je recompose le premier numéro et, par hasard, je retombe sur le type qui venait de m’indiquer le 0848 672 672. Je lui tiens un peu la jambe, comme quoi son tuyau n’est pas de première fraîcheur, qu’on arrive en fait dans un cul-de-sac, et d’ailleurs un de ses collègues avait eu l’amabilité de me passer directement quelqu’un, lui, mais la communication avait été coupée.
– Ah? Mais nous n’avons pas de consigne pour cela. Il faut simplement que vous composiez le numéro que je vous ai donné et que vous preniez le numéro interne pour les cas de garantie. Alors, vous aurez un technicien.
– Je dois mentir pour avoir accès à un technicien?
– Oh, allez, non. Pas mentir, juste faire ce numéro, parce que, et bien c’est comme ça que vous pourrez contacter un technicien, voilà. Je sais que ce n’est pas… mais il faut savoir composer avec les circonstances, n’est-ce pas.
– Bon, et bien merci, hm, d’avoir pris le temps de bavarder avec moi. Au revoir.

Je recompose le 0848 672 672 et je triche en indiquant au petit robot téléphonique que mon imprimante est sous garantie. Et je ne tarde pas à obtenir quelqu’un:
– [voix d'homme, très déformée par un mauvais micro, fort bruit de respiration] …vous?
– Je ne parviens pas à installer mon 9110 sur une machine Vista. Tout va bien sur XP, mais les pilotes ne fonctionnent pas sur Vista.
– [inaudible] … me donner … de série … commence …. lettres.
– Je vous entends vraiment très mal…
– Oui, ben on va faire avec. Votre numéro de série…
– CN 5…
– Comment? Catherine-Noémie ou Daniel-Marie?
– Euh, Catherine, Noémie, 5, 6, Bertha [il me corrige: Bernard], oui, bon, Bernard, 8, 2, 0, 3, 5 – CN 56B82035
– [inaudible] site Internet … questions fréquentes … dépannage en ligne …
– Non, l’imprimante fonctionne parfaitement. Je n’ai pas besoin d’un dépannage, il me faut juste les pilotes nécessaires pour l’installer avec une machine Vista.
– fonctions limitées … Vista … options … plus valables en intégralité …
– Non, ce n’est pas ça. Avec Vista, l’imprimante ne fonctionne pas du tout. Elle est impossible à installer normalement et si on installe des pilotes universels manuellement, elle ne répond pas.
– Oui, je vous passe quelqu’un. Ne quittez pas… Clic.

– [voix de femme, calme, mais à peine audible] … vous?
– [soupir] Et bien, j’ai une Officejet 9110 que je cherche à installer sur une machine Vista et cela paraît impossible.
– Votre imprimante est sous garantie, Monsieur?
– Je ne sais pas [ce n'est qu'un demi-mensonge, je ne le sais pas vraiment et c'est l'une des toutes premières machines de ce type livrées en Suisse, en hiver 2005/2006, à tel point que l'importateur n'avait pas encore de cartouches d'encre de rechange].
– Vous l’avez achetée quand, Monsieur?
– Euh, l’année passée [c'est crédible].
– Bon, et bien je vais vous donner l’adresse d’un site où vous pourrez trouver des informations…
– Non, s’il-vous-plaît, je suis déjà allé sur vos sites, j’ai déjà lu tout le matériel et téléchargé tous les fichiers proposés. J’ai fait plusieurs essais, comme l’indique votre site, et comme on le fait lorsque seuls les pilotes sont disponibles, manuellement. J’ai aussi tenté de récupérer les pilotes de XP, et j’ai fouillé les forums. J’ai ainsi pu constater que je ne suis pas le seul à avoir ce problème. Mais je n’ai trouvé aucune solution. Il semble que les Officejets de la série 91xx soient inutilisables avec Vista.  
– Mais avez-vous pris contact avec les techniciens sur le site?
– Euh, pris contact… J’ai rempli deux formulaires de retour d’expérience, pour dire que les indications fournies sur le site ne semblaient pas correctes, mais je n’ai rien vu d’interactif et personne ne m’a contacté.
– [adoucie] Je vais vous demander quelques renseignements sur vous, si vous le voulez bien, naturellement. Afin de vous faire un dossier.
– Un dossier?
– Oui, je vais vous passer les techniciens, et comme cela, vous n’aurez plus besoin de tout expliquer, vous devrez juste donner votre numéro de dossier. Il me faut juste encore votre nom, votre numéro de téléphone, votre adresse.
– Oui, bien sûr [dont acte, puis elle tape sur son clavier un moment en silence]. 
– Alors voici votre numéro, Monsieur: 1071197966 [je la remercie et nous nous quittons avec le sentiment d'avoir franchi ensemble un grand pas en avant dans l'existence].

Puis elle me remet en ligne d’attente…
– [voix d'homme] … vous?
– J’ai une Officejet 9110 que je cherche à installer avec Vista, mais je ne trouve pas les pilotes…
– Avez-vous un numéro de dossier, Monsieur?
– [moi, tout pénétré de mon importance] Oui: 1071197966 [il tape le numéro sur son clavier]. Un instant, il faut que je remonte des informations…
– ?… oui, bien sûr [le temps passe].

– Merci d’avoir patienté. Nous avons vu que votre imprimante est un modèle professionnel. Je vous passe le service, ne quittez pas. Clic.
– [voix de femme de but en blanc] c’est quel modèle, votre imprimante?
– Euh, 9110, quatre-vingt-onze-dix [tous mes interlocuteurs sont de toute évidence français].
– Ah, mais c’est une erreur, on m’a dit que c’était un modèle professionnel, c’est un malentendu. Attendez, je vais vous donner un numéro de téléphone…
– Non, pas la peine, je laisse tomber. Je vais acheter une autre imprimante. Merci, au revoir.

Voilà. Inutile de dire que je ne vais rien acheter chez HP de sitôt.

«Sous le signe d’Orange mécanique»

Je n’aime pas trop les fulminations, ni Rousseau, mais cette critique de l’intelligentsia moderne signée par Laurent Murawiec et publiée ce matin sur le site de l’Institut Jean-Jacques Rousseau vaut le détour:

La sensibilité post-moderne adore la souffrance et les victimes. Elle déteste le héros, elle lui oppose la beauté de la faiblesse et la jouissance de l’effondrement. Elle aime le néant, la guenille, et leur spectacle. Il faut être pauvre ou misérable, membre de la Cour des Miracles, exhiber les cicatrices et les cautères, faire partie de la Sainte Théorie des Opprimés et des Exploités. 

À cette condition, et à celle-là uniquement, on peut tuer, égorger, mutiler: tous les droits vous sont acquis, vous qui n’en aviez aucun. Vous êtes un Damné de la Terre. Vous êtes purifié par la souffrance, la rédemption est vôtre; nul n’est innocent que vous, tous les autres sont coupables de n’être pas vous.  (…)

L’intelligentsia s’est agenouillée devant le crime. Elle le vénère. Elle en a tant fait la Victime qu’elle ferme les yeux devant toutes ses turpitudes et ses monstrueuses violations  de la plus commune humanité et de la simple décence.

À lire absolument.

Exigez la vérité sur l’affaire Al Durah!

Richard Landes appelle à signer une pétition vraiment utile. Il s’agit d’exiger du président de France 2 qu’il publie enfin la totalité des images prises lors de la trop fameuse affaire Al Dura et dont la chaîne prétend qu’elles confirment la thèse selon laquelle l’enfant a été tué devant la caméra, et qui plus est par des soldats israéliens. Aucun événement de la dernière décennie n’a déclenché plus de haine dans le monde musulman que ce que ces images gardées secrètes sont censées montrer (voir le film ci-dessous).

C’est important aujourd’hui, car le 12 19 septembre prochain, l’affaire sera examinée en tribunal grâce à l’action de Philippe Karsenty.

De quoi se rafraîchir la mémoire:

Justice bidon, presse ronron — la France aux petits oignons
(avec les deux films de Richard Landes sous-titrés en français)
Al Dura et Paris, en images
Où va la France?
L’affaire Al Dura passe en tribunal
Le bloc-notes de Richard Landes

UPDATE: Voici une version française du texte de la pétition:

À Patrick de Carolis, France2 Television

France2: Publiez les enregistrements secrets d’al Dura!

Partout dans le monde, des gens qui comptent sur la fiabilité, l’exactitude et la transparence du travail des médias, demandent que France2 publie les épreuves de tournage («rushes») transmis par son caméraman palestinien, Talal abu Rahmah, les 30 septembre et 1er octobre 2000 depuis Gaza.

Le 30 septembre 2000, votre correspondant au Moyen-Orient Charles Enderlin, diffusa un sujet sur Mohamed al-Dura, un jeune Palestinien de douze ans. Sur la base des séquences et du témoignage de son caméraman, Talal abu Rahmah, Enderlin affirma que des soldats israéliens avaient pris pour cible et tué ce garçon. Cette allégation d’homicide volontaire s’est instantanément répandue dans le monde entier.

Or de sérieux doutes sont apparus sur la quasi-totalité des affirmations de ce reportage explosif, au point de mettre en question tant l’intégrité journalistique du caméraman que le jugement de son employeur, soit votre correspondant Charles Enderlin. Ainsi, les épreuves de tournage fournies à France2 par Talal abu Rahmah constituent des moyens de preuve essentiels dans cette affaire cruciale.

Mais, au lieu de publier ces images, votre société a répondu aux critiques adressées au reportage de votre correspondant en attaquant des citoyens français en justice pour diffamation et en gardant les enregistrements secrets pendant près de sept ans.

Si France2 présente l’actualité de manière responsable et emploie des cameramen fiables, vous ne devriez rien avoir à cacher. Montrez donc les images et laissez le public se faire son opinion.

Quelles que soient nos convictions politiques ou religieuses et quoi que nous pensions qu’il est arrivé le 30 septembre 2000, nous soussignés estimons que toutes les victimes, ainsi que leurs proches, dans chacun des camps de l’horrible guerre pour laquelle l’image de Mohamed al Dura sert d’icône – méritent que ces preuves soient enfin publiées.

Nous soussignés demandons donc, respectueusement mais fermement, que France2 publie sans délai l’ensemble des épreuves de tournage des 30 septembre et 1er octobre 2000 à l’attention du public.

Cordialement,

À signer sur le site de la pétition

Il n’est pire aveugle…

que celui qui tâtonne au lieu d’ouvrir les yeux. Le Washington Post publiait hier un article de Denis MacShare sur la montée de l’antisémitisme en Grande-Bretagne:

Our report showed a pattern of fear among a small number of British citizens — there are around 300,000 Jews in Britain, of whom about a third are observant — that is not acceptable in a modern democracy. Synagogues attacked. Jewish schoolboys jostled on public transportation. Rabbis punched and knifed. British Jews feeling compelled to raise millions to provide private security for their weddings and community events. On campuses, militant anti-Jewish students fueled by Islamist or far-left hate seeking to prevent Jewish students from expressing their opinions.

More worrisome was what we described as anti-Jewish discourse, a mood and tone whenever Jews are discussed, whether in the media, at universities, among the liberal media elite or at dinner parties of modish London. To express any support for Israel or any feeling for the right of a Jewish state to exist produces denunciation, even contempt.

L’homme indique que son rapport a été bien accueilli au sein du gouvernement Blair, qui aurait pris des mesures immédiatement, et que son successeur Gordon Brown semble lui aussi bien disposé. Il relève que le gouvernement iranien est la principale source d’antisémitisme étatisé, mentionne le Hamas et le Hezbollah, pour qui la haine des Juifs est partie intégrante de leur programme affiché. Il regrette la lenteur des démocraties à réagir devant l’essor des despotismes en général. Très bien.

Mais, parmi les «contre-attaquants», il ne cite que le Conseil de l’Europe, qui aurait entamé une enquête, et l’Union européenne, qui aurait «interdit les appels à la haine» dans sa juridiction.

Hélas, notre homme semble incapable de voir ce qu’il montre en fait lui-même du doigt et qui reste entièrement ignoré par les institutions en lesquelles il nous propose de faire confiance: les appels à la haine et à l’antisémitisme sont inhérents à la pratique de la religion islamique, ils sont contenus dans la principale prière des Musulmans (17 fois par jour), dans le leitmotiv du Coran, dans la barbarie centrale des textes sacrés islamiques, dans le piège musulman pourtant évident et millénaire.

Plaindre les Juifs en souriant devant la floraison des mosquées n’est pas une attitude honorable. Pour un parlementaire ou un quelconque intellectuel, c’est soit un aveuglement volontaire, soit une négligence grave.

Enseigner l’arabe ou recruter des extrémistes?


par Daniel Pipes
New York Sun, 5 septembre 2007

VO: http://www.danielpipes.org/article/4884

L’école publique en langue arabe de New York, la Khalil Gibran International Academy, ouvre ses portes cette semaine, avec des mesures de sécurité spéciales, à quelque 50 élèves de douze ans. On espère que le débat public prolongé sur les penchants islamistes de l’école l’incitera à ne pas poursuivre d’ambitions politiques ou religieuses.

Mais je reste sceptique, pour deux raisons essentielles. D’abord, les origines et le personnel de l’école, auxquels j’ai déjà consacré plusieurs textes. Ensuite, et ce sera le sujet du présent article, l’inquiétant profil des programmes scolaires arabes pour élèves de douze ans payés par les fonds publics d’un océan à l’autre.

La tendance est nette: l’instruction publique pré-universitaire en arabe, même lorsqu’elle est subventionnée par l’État, tend à répandre un certain endoctrinement au nationalisme panarabe ou à l’Islam radical ou aux deux. Quelques exemples:

  • Amana Academy, Alpharetta, Géorgie, près d’Atlanta: une charter school (école privée financée par l’État) exigeant l’apprentissage de la langue arabe, Amana se vante de son «partenariat institutionnel» avec l’Arabic Language Institute Foundation (ALIF). Mais l’ALIF promeut l’enseignement de l’arabe comme un moyen de «diffuser le message du Coran en Amérique du Nord et en Europe» et ainsi d’«aider des pays occidentaux à se relever de leur déchéance morale actuelle».
  • Carver Elementary School, San Diego, California: une enseignante, Mary-Frances Stephens, informa le comité directeur de l’école qu’elle enseignait à une «classe mise à part» de jeunes filles musulmanes qu’elle devait libérer chaque jour pour une heure de prière dirigée par un auxiliaire musulman. Stephens estimait que cette situation «violait clairement les directives administratives, légales et juridiques». La directrice de l’école, Kimberlee Kidd, répondit que l’auxiliaire ne faisait que prier avec les élèves et que la séance ne durait que 15 minutes. L’organe directeur de l’instruction publique du district de San Diego mena une enquête sur les allégations de Stephens, qu’il rejeta; mais il modifia les usages à Carver, confirmant implicitement le bien-fondé de ses critiques. Son directeur, Carl Cohn, supprima les classes séparées et remania les horaires de telle sorte que les élèves puissent prier pendant la pause de midi.
  • Charlestown High School, Massachusetts: Le programme d’été de langue arabe prévoyait d’emmener les élèves en excursion à la tristement célèbre Islamic Society of Boston, où, selon un reportage du Boston Globe, les élèves «étaient assis en cercle sur le tapis et se voyaient enseigner l’Islam par deux membres de la mosquée». Une élève, Peberlyn Moreta, 16 ans, craignant que la croix dorée qu’elle portait en pendentif ne puisse offenser les hôtes, la dissimula dans son t-shirt. L’antisionisme fit aussi son apparition, avec le visionnement d’un film de 2002, Divine Intervention, que le critique Jordan Hiller qualifia de «film irresponsable», «terriblement dangereux», et contenant «de la haine pure» envers Israël.
  • Tarek ibn Ziyad Academy, Inver Grove Heights, Minnesota: Cette charter school exigeant la pratique de l’arabe comme deuxième langue a été parrainée par Islamic Relief Worldwide, une organisation possédant des liens présumés avec le djihadisme et le terrorisme. Le nom de l’école est en lui-même une célébration de l’impérialisme islamique – Tarek ibn Ziyad dirigea les troupes musulmanes lancées à la conquête de l’Espagne en l’an 711. Des journalistes locaux relatent qu’«un visiteur pourrait aisément confondre l’école Tarek ibn Ziyad avec une école islamique» en voyant les femmes portant le hijab, les rangées de tapis de prière, les jours fériés alignés sur les célébrations islamiques, le respect général du Ramadan, la nourriture hallal de la cantine, les interruptions des cours pour la prière, suivie par la quasi-totalité des élèves, et l’usage omniprésent du «frère» ou «sœur» utilisé par les adultes pour se saluer dans l’école.

Seule l’Iris Becker Elementary School de Dearborn, au Michigan, semble être une école en arabe sans projet politique et religieux évident. Peut-être son programme est-il irréprochable; ou peut-être que le peu d’informations à son sujet explique l’absence de problèmes connus.

Les exemples qui précèdent (voir d’autres cas sur mon weblog «Other Taxpayer-Funded American Madrassas» [Autres madrasas américaines financées par les fonds publics]) sont tous américains, mais des problèmes similaires existent certainement aussi dans d’autres pays occidentaux.

Ce comportement préoccupant souligne la nécessité de soumettre les programmes d’enseignement en arabe financé par les fonds publics à une surveillance particulière. Celle-ci pourrait prendre la forme de solides comités de supervision dont les membres sont très familiers des menaces de l’Islam radical et qui auraient le pouvoir de faire cesser toute activité qu’ils jugeraient contestable.

L’instruction pré-universitaire en langue arabe est une nécessité et le gouvernement américain la favorise à juste titre (par exemple via le «National Security Language Initiative» au niveau national ou le programme «Foreign Language in Elementary Schools» au plan local). Il est dès lors d’autant plus important que cette instruction soit correcte. Les citoyens, les parents et les contribuables ont le droit de s’assurer que les enfants qui fréquentent ces institutions financées par les pouvoirs publics apprennent à maîtriser un langage sans se faire recruter par l’antisionisme ou l’islamisme.

Saudi Arabian Airlines sauve les apparences


par Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com, 31 août 2007

VO: http://www.danielpipes.org/article/4878

La semaine passée, dans S’unir pour exclure Saudi Arabian Airlines, j’appelais les Occidentaux à interdire à la compagnie aérienne saoudienne d’accéder à leurs aéroports sur la base d’un passage inacceptable figurant sur le site web en langue anglaise de la compagnie (que j’ai enregistré et mis en ligne sur mon site):

Un certain nombre d’objets ne peuvent pas être introduits dans le royaume pour des raisons religieuses et à cause des réglementations locales. Il s’agit notamment des boissons alcoolisées, des porcs et des produits à base de porc, des drogues et stupéfiants interdits, des armes à feu, des explosifs, des armes blanches et du matériel pornographique.

Les objets et articles appartenant à d’autres religions que l’Islam sont également interdits. Sont notamment concernés les bibles, crucifix, statues, gravures et autres objets portant des symboles religieux tels que l’étoile de David.

Mais aujourd’hui, le deuxième paragraphe de ces «réglementations douanières» a disparu, en toute discrétion (en prévision de nouvelles modifications, j’ai également conservé la version actuelle):

Un certain nombre d’objets ne peuvent pas être introduits dans le royaume pour des raisons religieuses et à cause des réglementations locales. Il s’agit notamment des boissons alcoolisées, des porcs et des produits à base de porc, des drogues et stupéfiants interdits, des armes à feu, des explosifs, des armes blanches et du matériel pornographique.

En outre, la version en arabe de cette même page a également été allégée du deuxième paragraphe et n’affiche plus que le premier, dont le contenu est exactement le même que celui de la version anglaise

هنا,ك العديد من المواد الممنوع دخولها إلى المملكة لأسباب دينية أو لقوانين محلية. من هذه المواد المشروبات الروحية، لحم الخنزير و منتجاتها، العقاقير الممنوعة و المخدرات، الاسلحة النارية، المتفجرات، اسلحة حادة، أو مواد إباحية.

Commentaires: (1) Je suis reconnaissant à primerprez, de «PRIMER-Connecticut» (où PRIMER signifie «Promoting Responsibility in Middle East Reporting» – promotion de la responsabilisation dans l’information sur le Moyen-Orient) d’avoir signalé cette modification dans son billet du 29 août intitulé «Nos ‹amis› les Saoudiens réagissent aux critiques».

(2) Comme le remarque primerprez, les leaders saoudiens «semblent avoir réagi incroyablement vite aux critiques de Daniel Pipes».

(3) L’abandon du premier paragraphe serait une décision très louable si elle traduisait un changement de politique de la part du royaume d’Arabie Saoudite, qui tolèrerait désormais les «bibles, crucifix, statues, gravures et autres objets portant des symboles religieux tels que l’étoile de David». Il l’est moins s’il ne s’agit que de sauver les apparences vis-à-vis du monde extérieur, comme l’imagine primerprez: «Je doute que les Saoudiens aient modifié quoi que ce soit à leurs règles ignobles – ils ont juste renoncé à les publier sur le site web des Saudi Arabian Airlines.»

(4) J’approuve cette analyse – selon laquelle rien de substantiel n’a changé – pour trois raisons:

  • Autoriser la présence d’objets non islamiques dans le Royaume est une décision trop capitale pour être concédée sans combattre.
  • Une telle modification ne pourrait pas apparaître aussi soudainement, en l’espace d’une semaine.
  • Le reste du paragraphe sur les «réglementations douanières» conserve une version plus générale et donc moins choquante de cette même restriction («Un certain nombre d’objets ne peuvent pas être introduits dans le royaume pour des raisons religieuses»), suggérant que la règle est en fait inchangée et reste en vigueur.

(5) La décision de supprimer le deuxième paragraphe sur les restrictions douanières révèle le sentiment de vulnérabilité des Saoudiens, ce qui n’est pas entièrement surprenant. Il s’agit d’un État peu peuplé, entouré de prédateurs (l’Iran tout particulièrement) et dépendant des revenus d’une matière première inconstante. Il n’a vraiment pas besoin de compliquer encore ses relations avec les États-Unis et les autres gouvernements occidentaux.

(6) Mon appel de la semaine passée à «s’unir pour exclure Saudi Arabian Airlines» reste valable. Comme je l’écrivais alors, «les gouvernements occidentaux pourraient exiger que le gouvernement saoudien permette la présence de «ces [objets religieux]» sous peine de voir Saudia exclue des 18 aéroports qu’elle dessert actuellement en Europe, en Amérique du Nord et au Japon». L’accès de Saudia à ces aéroports reste un point faible dont il faut tirer parti pour favoriser un premier pas vers la tolérance religieuse en Arabie saoudite.

L’UDC se sert de sa tête

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