Alain Jean-Mairet » 2007 » May
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Une femme pour les droits de l’homme

Interview (cliquer sur l’image pour voir la vidéo) de l’activiste saoudienne des droits humains Wajeha Al-Huwaidar traduite en anglais par MEMRI. Al-Huwaidar est aussi l’auteure du texte suivant:

Quand votre voisin déverse des ordures sur votre chemin en vous traitant de tous les noms, pousse ses fils à interpeller vos fils à l’école et dans la rue, monte les hommes et les femmes du quartier contre vous afin qu’ils harcèlent votre épouse et vos filles – pour la seule raison que vous appartenez à une minorité non intégrée, c’est qu’un odieux racisme a pris racine. Et vous pouvez être sûr que ce n’est pas là un complot occidental qui s’est tramé contre vous. C’est le produit de votre propre pays.

Quand vous avez le sentiment qu’à chaque fois que vous sortez de chez vous, des yeux cachés vous espionnent, suivent vos mouvements, vous observent avec suspicion et méfiance, vous poussant à revenir prestement sur vos pas – c’est que vous [vivez dans] la culture de la peur. Et il ne fait aucun doute que ce n’est pas là un complot occidental qui se trame contre vous, mais le produit de votre propre pays.

Quand vos jeunes enfants rentrent de l’école pour vous dire qu’ils ont appris que les ‘autres’ sont méprisables et ne méritent aucun respect, acceptation ou appréciation, et que Dieu leur a ordonné de haïr [‘les autres’] et de les combattre, partout et toujours, vous avez affaire à un plan institutionnalisé de propagation de la haine. Ne vous en faites pas : ce n’est pas un complot contre vous ; c’est le produit de votre propre pays.

Quand vous vous trouvez privé de nombreuses possibilités données aux autres, comme la possibilité d’étudier, de travailler, de vivre avec un minimum de dignité, simplement parce que vous n’affichez pas une [loyauté] hypocrite ayant pour objectif de corrompre les hauts responsables et que vous ne flattez pas les employés qui ont les faveurs du régime – prenez garde de ne pas penser que c’est là un complot de l’Occident contre vous ; ces agissements et comportements sont le produit de votre propre pays.

Quand toutes les années de votre vie vous sont volées…, que votre vitalité, votre esprit et votre âme vous sont arrachés, et tout cela au nom de la religion, des coutumes et des traditions… et d’un héritage dépassé – et que vous savez que l’on a usurpé votre droit à la vie, ne pleurez pas, ne versez pas de larmes, et n’imaginez pas qu’il s’agit là d’un complot occidental contre vous ; ces actions et comportements sont le produit de votre propre pays.

Quand tout, autour de vous, ne cesse de vous rappeler que vous êtes un être humain sans valeur aux yeux du pouvoir politique et religieux et que vous ne valez pas plus que le sol que vous piétinez, du seul fait que vous êtes le citoyen d’un pays arabe, vous avez atteint le sommet de la gouvernance par l’arbitraire. Mais sachez que ce n’est pas là un complot occidental tramé contre vous, mais le produit de votre propre pays…

Quand le nombre des personnes qui attendent d’émigrer est deux fois plus élevé que celui de ceux qui souhaitent vivre au pays, et que tous ceux [qui le peuvent] s’emparent de leurs affaires pour partir, qu’il n’y a pas de place pour les intellectuels, les artistes, ni même pour les personnes banales, il y a de quoi être affligé, car il s’agit de rabaissement et de déportation prémédités. Mais je vous prie de ne pas voir là un complot occidental tramé contre vous ; c’est le produit de votre propre pays.

Quand votre fille, étudiante appliquée, vous informe qu’elle est renvoyée pour une semiane de l’université parce qu’elle ne s’est pas correctement voilé le visage en quittant le campus – ce qui est considéré comme honteux par les lois du pays – alors que dans les palais des hauts et influents responsables se tiennent des soirées de débauche où sont conviées des prostituées et des filles de joie de tous les milieux, appelez cela ‘maîtriser son âme’ et ‘enrayer [les désirs de] l’âme’. Ce n’est pas un complot occidental tramé contre vous ; c’est le produit de votre propre pays…

Quand tout ce que vous entendez, voyez, ressentez et percevez vous dit que la femme a été créée pour être le récipient de l’homme, que la femme est l’incubateur de votre descendance, que vous pouvez en changer quand bon vous semble et en disposer comme bon vous semble, quand vos amis agrémentent leurs tanières d’un harem de pauvres femmes qu’ils considèrent comme leurs propriété, comme des poules dans un poulailler ou des brebis dans un enclos…, ne soyez pas surpris. Sachez que ce n’est pas là un complot monté contre vous, mais le produit de votre propre pays.

Quand vous voyez que la pauvreté et la faim gagnent du terrain…, que le dirigeant demande à son peuple de se serrer la ceinture et de ne pas gaspiller l’eau et l’électricité, affirmant que le pays traverse une crise économique depuis de longues décennies, et quand vous apprenez soudain que le vénérable dirigeant, que Dieu le garde, a acquis une île, avec tous ses palais, dans l’Océan indien, pour quelques millions de dollars – c’est le pillage des ressources nationales. Mais ne le prenez pas mal, ne le prenez pas mal. Croyez seulement que ce n’est pas un complot occidental qui se trame contre vous ; c’est le produit de votre propre pays.

Quand vous, adulte en pleine possession de vos sens, vous voyez privé de votre plume et traité comme un être irresponsable ; quand vous n’êtes pas autorisé à vivre sous votre propre surveillance, quand chacun devient votre tuteur légal, décidant de votre ligne politique, religieuse et nationale – c’est une humiliation [que vous subissez]… Et ce n’est pas là un complot qui se trame contre vous, mais le produit de votre propre pays.

Quand l’establishment politique et religieux enflamme vos sentiments sur ce qui se passe au-delà des frontières de votre pays et vous encourage à manifester votre colère face aux événements qui sévissent ici et là ; quand vous tenez des pancartes, organisez des marches et participez jour et nuit à de longues manifestations, proclamant avec force critiques et condamnations pour vous retrouver, après l’événement, éreinté et léthargique, dans votre demeure enfoncée et démolie, et qu’il ne s’y trouve même pas un morceau de pain à donner à vos enfants, mais que vous n’avez pas le droit de sortir protester ou manifester [contre cela], ni même de rédiger une pétition de deux lignes – [dites vous bien qu’] il n’y a pas de pire injustice. Et ce n’est pas là un complot de l’Occident montré contre vous, mais le produit de votre propre pays…

Calamity Rey fait (encore) passer son pays pour un réservoir d’idiots utiles

En deux mots, la dame a proposé aux Iraniens d’organiser une conférence, à Genève, sur «les différentes perceptions de la Shoah». Les détails, les prises de positions, les réactions dans la Weltwoche d’aujourd’hui:

Anlässlich eines Arbeitstreffens mit dem iranischen Vize-Aussenminister Said Dschalili am 21. Dezember letzten Jahres, bei dem es offiziell um Atomfragen ging, hat EDA-Vorsteherin Micheline Calmy-Rey den Iranern folgenden Vorschlag unterbreitet: «Departementschefin schlägt vor, dass ein Seminar zur unterschiedlichen Perzeption des Holocausts an einem der Genfer Zentren organisiert werden könnte.»

MCR n’a pas jugé utile de prendre position. À lire absolument.

Un pas intéressant vers l’ordinateur de demain


Plus de détails.

UPDATE:

Plus d’informations sur les amitiés extrémistes de la Ligue des Musulmans de Suisse

Il y a deux semaines, la Ligue des Musulmans de Suisse tenait conférence au Lac Noir. Son président avait regretté que l’un des orateurs invités ait été interdit d’accès en Suisse:

«Nous sommes déçus», confie Ramzi Ben Fraj, président du conseil consultatif de la LMS. «Nous comptions sur Cheikh Salman Fahd al-Awda pour nous parler de son expérience. C’est quelqu’un de très connu et de très respecté.» (…)

Aujourd’hui, le New York Sun relate l’anecdote et apporte quelques précisions sur l’islamiste que la LMS voulait inviter dans notre pays:

Hailing from a wealthy Saudi family, Mr. Odah is a noted Islamic scholar who has a wide following among Islamists throughout the world. He was enraged when American troops were based in Saudi Arabia during the first Gulf War and has gone on record supporting jihad against American troops in Iraq.

His stance on the American presence in Saudi Arabia earned him five years in jail there for speaking out against the government — a sentence condemned in Osama bin Laden’s infamous 1996 fatwa against the West. According to reports, copies of Mr. Odah’s sermons have been found in an abandoned Afghanistan home belonging to Mr. bin Laden.

When Al Qaeda in Saudi Arabia released the first issue of its online magazine, “The Voice of Jihad,” in 2003, it included a biography of Sheik Yousef Al-Ayyiri, a Saudi Al Qaeda leader who served as Mr. bin Laden’s personal bodyguard in Afghanistan and later in Sudan. Upon Mr. Ayyir’s return to Saudi Arabia, that issue of “The Voice of Jihad” quotes Mr. Al-Odah as telling Mr. Ayyiri, “I am proud to be one of the soldiers of Abu Abdallah,” Mr. bin Laden’s nom de jihad.

Et:

According to a London Arabic daily, Al-Asharq Al-Awsat, Mr. Odah “was subjected to a similar incident in Spain, where Spanish authorities accused him of financing one of the criminals in the Madrid train bombings.” Publications such as El Mundo in Spain and Corriere della Sera in Italy have alleged that Madrid bomber Rabei Osman Ahmed was a follower of Mr. Odah.

In the past year, Mr. Odah has made a number of negative headlines in the West. He attacked Pope Benedict’s statements about Islam. The Baltimore Sun reported on January 8 that Mr. Odah was “a regular visitor to Sudan and a strong supporter of the Janjaweed’s campaign against the people of Darfur.”

The Baltimore Sun article also accused him of “funding the Islamic Courts Union” in Somalia, a political group that has tried to turn Somalia into a Wahhabist-style state, and reported that Mr. Odah had “called upon Saudis to go to Somalia to aid the jihad” there during a December 27 interview on Al-Jazeera television.

Un fier soldat de Bin Laden! Difficile de faire plus extrémiste, ou faut-il dire plus musulman authentique? Quoi qu’il en soit, la LMS démontre ainsi clairement ses orientations islamistes. Cette organisation est un danger pour notre pays.

Femmes d’Islam contre l’Islam

 

Un site, ou plutôt une série de sites conçus sur le même modèle et interconnectés, à connaître. Le tout en français.

Ayaan Hirsi Ali

«Il n’y a pas de cohabitation possible entre l’islam et l’Occident»

«Le multiculturalisme est une théorie inconsistante»

«Le Prophète a demandé la main d’une petite fille de 6 ans et le mariage a été consommé quand elle a eu 9 ans. C’est ce qu’on appelle un pédophile.»

Wafa Sultan

«Je ne crois pas que l’islam puisse être réformé»

«Les musulmans doivent se demander ce qu’ils peuvent faire pour l’humanité, avant d’exiger que l’humanité les respecte»

Brigitte Gabriel

«La différence entre le monde arabe et Israël est une différence de valeurs : c’est la barbarie contre la civilisation»

Le terrorisme arabe n’est pas dû au «désespoir» mais à la seule idée de l’existence d’un Etat juif. 

Mina Ahadi

«Je connais l’Islam et pour moi cela signifie la mort et la douleur»

«L’islam, fondamentalement, méprise l’être humain et la femme»

Chahdortt Djavann

J’ai vécu le totalitarisme islamique et les barbaries religieuses sous tous leurs aspects.

Où sont ces intellectuels de salon complices de la barbarie islamique quand, en France, on force des fillettes à se murer dans une prison portative?

Voiler les femmes, c’est diffuser la vision du monde islamiste

Irshad Manji

«L’Occident doit cesser de se laisser endormir par l’idée du multiculturalisme»

«Je ne ferai jamais le pèlerinage à La Mecque car on y interdit l’entrée aux juifs et aux chrétiens»

Necla Kelek

«L’islam ne connaît aucune individualité, sa vision de l’humanité n’est pas adaptée à la modernité»

«La charia ne repose sur aucun des principes légaux issus des Lumières. Sans rejet de la charia et du principe de vengeance, tous les efforts pour intégrer les musulmans sont condamnés d’avance.»

Nonie Darwish

«De nombreux Musulmans ne cherchent qu’une chose, islamiser l’Amérique et l’Occident, coûte que coûte!»

«Je crois que le monde musulman a perdu son équilibre moral»

«Les appels à la prière étaient presque toujours suivis d’appels à détruire les juifs et les infidèles»

Taslima Nasreen

«Il n’y a rien à garder du coran»

«L’islam est une torture contre les femmes»

«Les médias occidentaux et les intellectuels font preuve de lâcheté concernant l’islam et ses dogmes»

Le Hamas ou le réflexe de la violence

Un article de l’amabassadeur d’Israël en France, Daniel Shek, paru hier dans Libération. Extrait:

La création d’un gouvernement d’union nationale palestinien avait encore laissé penser que le Fatah allait modérer le Hamas. Il n’en a rien été. Au contraire, le Fatah a dû se radicaliser et le Hamas n’a pas cédé grand-chose par rapport à son idéologie. Surtout, une fois de plus, le Hamas n’a pas pu résister à la tentation de la violence. Cette violence s’est d’abord tournée vers son propre partenaire, le Fatah, mais très vite, il n’a pas hésité à entraîner Israël dans une confrontation. Sachez qu’Israël réplique seulement parce que le Hamas l’y oblige. Israël n’a aucun intérêt au chaos palestinien car tôt ou tard, comme l’expérience le prouve, la violence interpalestinienne finit toujours par se tourner vers les Israéliens. C’est comme un réflexe, la tentation de la violence. Aujourd’hui, une fois de plus, des affrontements internes se terminent en feu meurtrier sur les habitants de Sdérot. Le départ de Gaza était un signe d’espoir. Mais le Hamas a transformé ce chant d’espoir en champs de roquettes. Des roquettes qui chaque jour tuent, terrifient et poussent à l’exode des centaines d’Israéliens.

Le gouvernement israélien est responsable de la sécurité de ses citoyens. C’est normal et c’est inscrit dans le droit international. Et, quand le cessez-le-feu signé avec le gouvernement légitime des Palestiniens est rompu des dizaines, voire des centaines de fois par la composante majoritaire de ce même gouvernement, il ne faut pas s’étonner qu’Israël prenne des mesures pour protéger ses citoyens. Il est évident qu’aucun Etat au monde n’accepterait d’être la cible permanente d’attaques de roquettes. Depuis le 14 mai dernier, plus de 200 roquettes Kassam se sont déjà abattues sur le sud d’Israël, la plupart sur la ville de Sdérot. En sept ans, près de 6 000 roquettes palestiniennes ont été lancées sur Israël. Nous le voyons aujourd’hui ; pour le Hamas, il ne s’agit pas d’un conflit territorial puisqu’Israël ne se trouve plus depuis longtemps sur le territoire de Gaza. Il s’agit du même réflexe de la violence avec en plus ce refus profondément idéologique de la paix avec Israël.

Quelle idéologie, déjà?

La guerre soviétique des Six Jours


par Daniel Pipes
New York Sun, 29 mai 2007

VO: http://www.danielpipes.org/article/4589

La cause de la guerre des Six Jours, qui débuta il y aura 40 ans la semaine prochaine, est l’une des grandes énigmes du Moyen-Orient moderne. Ni Israël ni ses voisins arabes ne souhaitaient ni ne s’attendaient à mener un conflit en juin 1967; le consensus généralement admis par les historiens soutient que ces combats non désirés furent le résultat d’une succession d’accidents.

Aujourd’hui, un couple de chercheurs, Isabella Ginor et Gideon Remez, remettent en question la théorie de l’accident et proposent une explication plausible à l’origine de cette guerre. Comme le suggère le titre de leur ouvrage, Foxbats over Dimona: The Soviets’ Nuclear Gamble in the Six-Day War (Foxbats sur Dimona: le pari nucléaire des Soviets dans la guerre des Six Jours – Yale University Press), ils affirment que celle-ci est la conséquence d’une intrigue du Politburo soviétique visant à éliminer les installations nucléaires israéliennes de Dimona, et avec elles les intentions d’Israël de développer des armes nucléaires.

Le texte se présente comme la solution d’un mystère: il amasse des informations en provenance de sources volumineuses et guide les lecteurs pas à pas dans l’argumentaire, établissant ainsi une démonstration intuitivement convaincante et qui doit être prise au sérieux. En voici un résumé:

Moshe Sneh, un leader communiste israélien (et père d’Ephraim Sneh, l’actuel vice-ministre israélien de la défense), déclara à l’ambassadeur soviétique en décembre 1965 qu’un conseiller du premier ministre l’avait informé de «l’intention d’Israël de produire sa propre bombe atomique». Leonid Brejnev et ses collègues prirent la chose très au sérieux et décidèrent – à l’instar des Israéliens avec l’Irak en 1981 et peut-être avec l’Iran en 2007 – de stopper ce processus par des frappes aériennes.

Toutefois, au lieu d’agir directement, Moscou concocta un projet complexe destiné à inciter les Israéliens à engager une guerre qui se terminerait par une attaque soviétique de Dimona. Militairement, le Kremlin se prépara à encercler Israël avec une armada de forces dotées d’armes nucléaires tant en Méditerranée qu’en mer Rouge, il installa du matériel à terre et entraîna des troupes dans la région avec l’intention de s’en servir. L’information peut-être la plus saisissante de Foxbats over Dimona a trait aux plans d’attaque du territoire israélien par les troupes soviétiques, et plus particulièrement aux bombardements prévus des raffineries et des réservoirs de pétrole ainsi qu’aux rapprochements avec les Arabes israéliens. Il est également très révélateur d’apprendre que les avions de reconnaissances soviétiques MiG-25 (les «Foxbats» du titre de l’ouvrage) survolèrent directement le réacteur de Dimona en mai 1967.

Politiquement, le projet consistait à créer de faux rapports de renseignement sur des menaces qu’Israël aurait fait peser sur la Syrie, incitant ainsi les forces égyptiennes, syriennes et jordaniennes à se mettre sur le pied de guerre. Comme ses patrons soviétiques le lui avaient ordonné, Gamal Abdel Nasser déplaça ses troupes en direction d’Israël, éloigna une force d’interposition des Nations Unies et bloqua un passage naval crucial vers Israël – trois initiatives qui, ensemble, poussèrent les Israéliens à adopter un état d’alerte maximale. Incapables de maintenir cette attitude bien longtemps, ils frappèrent les premiers, tombant ainsi, apparemment, dans le piège soviétique.

Mais les forces de défense israéliennes firent alors quelque chose de stupéfiant. Au lieu de se contenter d’une semonce, comme s’y attendaient les Soviétiques, ils remportèrent rapidement ce que j’ai appelé «la victoire la plus écrasante des annales de la guerre». N’utilisant que des moyens conventionnels, ils vainquirent les trois États arabes ennemis en six jours, prévenant ainsi l’invasion soviétique prévue, laquelle dut être annulée précipitamment.

Ce fiasco donnait un air piteux au complot soviétique et Moscou s’efforça donc de dissimuler son rôle dans la préparation de cette guerre (sa deuxième débâcle stratégique majeure de la décennie, après la tentative d’installer des missiles à Cuba). Il y parvint si bien que la responsabilité soviétique dans la guerre des Six Jours a disparu des histoires de ce conflit. Ainsi, un expert de cette guerre tel que Michael Oren a fait un accueil réservé à la thèse de Ginor et Remez, déclarant qu’il n’y avait trouvé «aucune preuve documentée la soutenant».

Si Foxbats over Dimona n’est pas le fin mot de l’affaire, il apporte une interprétation plausible et passionnante, riche d’implications, que d’autres peuvent maintenant étudier. Le conflit israélo-arabe actuel, maintenant concentré sur les territoires conquis en 1967 et accompagné d’un antisémitisme virulent, résulte en bonne partie des décisions prises par le Kremlin quatre décennies plus tôt. En fait, tout cela était inutile, car la possession d’armes nucléaires par Israël n’a eu qu’un impact limité sur l’Union soviétique jusqu’à sa chute en 1991. Et, comme le relèvent les auteurs, «la nostalgie du XXIe siècle pour la soi-disant stabilité de la guerre froide est largement illusoire».

On peut se demander, 40 ans plus tard, où nous en serions si la guerre soviétique des Six Jours n’avait pas eu lieu? Quelle que regrettable que puisse être la situation actuelle, elle serait vraisemblablement pire encore sans cette éclatante victoire israélienne.

UPDATE: La thèse d’Isabella Ginor et Gideon Remez est confirmée indirectement par un responsable de l’armée de l’air russe.

La confusion des Musulmans et la rage des Égyptiens

révélées (le mois passé à Washington) par un grand sondage (pdf complet et film de la conférence de presse), sous la forme d’interviews personnelles à domicile, menées dans quatre pays musulmans, le Maroc, l’Égypte, le Pakistan et l’Indonésie:

 

Les Musulmans veulent à la fois la charia et la démocratie, ce qui montre qu’ils ne connaissent pas au moins l’une de ces deux choses. Soit le pouvoir est à Dieu (charia), soit il appartient au peuple (démocratie). Soit l’individu est respecté en raison de sa dignité humaine (démocratie), soit il est traité en fonction de son appartenance religieuse et de son sexe (charia).

L’autre élément le plus frappant à mes yeux est l’incroyable extrémisme égyptien:

       

Voir le rapport complet.

L’appel au djihad devient légal en Allemagne

 

Comme le résume Die Welt (je traduis):  

Il est désormais admissible de participer à la propagande en faveur de la «Guerre sainte», selon une décision de principe rendue par le Bundesgerichtshof. Seuls la projection d’une action terroriste ou le recrutement de membres pour une telle action restent illégaux.

À première vue, cela semble être une bonne décision, car elle favorise la liberté d’expression et permet de reconnaître plus aisément l’ennemi potentiel. Cette décision a ainsi probablement bénéficié du soutien des forces de sécurité chargées de lutter contre le terrorisme, lesquelles auront ainsi plus d’informations à dépouiller et pourront mieux justifier leurs dépenses de fonctionnement.

Mais d’un autre côté, elle a pour effet concret de réduire de dix à cinq ans la peine maximale encourue par un recruteur du djihad mondial, ce qui ne va pas vraiment dans le bon sens, puisque cela favorise ces derniers, lesquels se moquent de la liberté d’expression et des lois démocratiques en général. Comme tout Musulman fidèle aux canons de sa religion.

Au terme de la logique des juges de Karlsruhe, il y a donc la charia. Encore une fois, l’Occident a perdu du terrain. Pour le reconquérir, il faut profiter de la logique juridique ainsi introduite et faire la propagande des Croisades – comme par exemple ici, ici et ici – et projeter ouvertement d’interdire l’Islam.

Un civil israélien innocent est mort aujourd’hui, assassiné par des terroristes du Hamas qui s’attaquent délibérément à des gens sans défense, avec la complicité de la majorité des médias

Et non un «Israélien», comme le dit une presse exécrable, qui désigne par leur simple nationalité ou qualifie de simples personnes tant les terroristes que leurs victimes. Honte, entre autres, au Figaro, à la Tribune de Genève, au Monde, à tous ces gens qui trompent leurs contemporains, qui tuent avec leurs mots.

Voilà ce que des médias honnêtes montreraient, stigmatiseraient, aujourd’hui:

Origine

Claude Covassi — embrouilleur utile

Selon le rapport d’une commission parlementaire, l’homme n’a pas, contrairement à ses multiples affirmations, été chargé par les services secrets suisses de piéger les islamistes genevois. Comme le résume Le Temps,

Il faut se rendre à l’évidence: l’homme qui a tenu en haleine les médias pendant plus d’une année n’avait pas le début d’une preuve de ce qu’il avançait. On est fondé à penser aujourd’hui qu’il a mené son monde en bateau dès le départ. Pour une fois, les parlementaires n’ont peut-être pas tout à fait tort de questionner la facilité avec laquelle les médias ont répercuté quelques-unes des hypothèses les moins vraisemblables colportées par un personnage abracadabrant.

Pourquoi toute cette mise en scène? Comme je l’écrivais il y a maintenant un an,

Si l’affaire profite à quelqu’un, ce n’est pas aux services de renseignement suisses. Ainsi, même si ce projet rocambolesque avait abouti, il resterait suspendu à la bonne foi ou à la discrétion d’un individu qui aurait dû mentir sur ses convictions religieuses pour le mener à chef – voilà qui serait bien fragile.

Le [Centre islamique de Genève], en revanche, dispose maintenant d’une assurance tout risque sous la forme d’une explication qu’un certain public acceptera sans broncher, pour le cas où, par exemple, à tout hasard, l’un ou l’autre des «noms des musulmans qui partaient depuis Genève en Irak» se retrouve un jour «dans le fichier informatique du Centre islamique», puisque c’était là, selon Covassi, le plan du SAP. Un plan que le SAP peut maintenant choisir de simplement nier, laissant ainsi planer un doute qui entachera sa réputation, ou de tenter de réfuter au grand jour et, ce faisant, de griller ses agents et ses plans réels.

Et en effet, pour citer encore une fois Le Temps:

La rédaction du rapport aura fait l’objet d’âpres tractations, les services de renseignement s’étant montrés hostiles dans un premier temps à ce qu’autant de détails soient rendus publics. En divulguant non seulement l’existence mais aussi les contours d’une de leur mission, «nous sommes allés très loin», a admis le président de la délégation, le conseiller national UDC zurichois Hans Hofmann, qui se retrouvait en l’occurrence opposé aux services supervisés par son camarade de parti Christoph Blocher.

Rappel: Le même Covassi se propose maintenant d’attaquer la TSR pour avoir laissé dire des vérités désagréables sur sa nouvelle religion. S’il reste dans la logique acquise au contact des islamistes genevois, il va maintenant se poser en victime d’une attaque contre l’Islam.

Comprendre le Liban – les camps de Palestiniens et «la grande poubelle des cultures»

Que se passe-t-il au Liban, dans ce camp de Palestiniens, et pourquoi? Voici les explications d’un correspondant libanais qui me paraissent très éclairantes. J’édite simplement un peu son texte et je le complète d’un bref commentaire, également en italiques:

Il existe au Liban une quarantaine de camps palestiniens. Ils regroupent des milliers de Palestiniens qui ont fuit Israël pour combattre l’État juif depuis le Liban. Le problème avec les Palestiniens (en majorité sunnites), c’est que partout où ils vont, ils tentent de renverser le pouvoir. Ils l’ont fait en Jordanie et en Syrie à l’époque. Mais le roi de Jordanie et Hafez el-Assad (le père de Bashar el-Assad, qui dirige la Syrie actuellement), les ont massacrés quand ils ont appris leurs intentions. Au Liban c’était différent, parce que le pays est multiconfessionnel par tradition. La première chose qu’ont faite les Libanais musulmans (spécialement les sunnites) a été de défendre la «cause» palestinienne. Et c’était là la source de la guerre au Liban.

Trente ans après, nous retrouvons le même scénario. Mais cette fois, les Chiites, grâce à l’Iran, sont devenus beaucoup plus puissants qu’ils ne l’étaient il y a 30 ans. Et les Palestiniens que nous avons accueillis à l’époque se sont multipliés: chaque famille sunnite comprend aisément sept enfants! Ces gens vivent toujours dans des camps parce que nous ne voulons pas leur donner la nationalité libanaise. Si nous le faisions, cela créerait un déséquilibre démographique entre Chrétiens et Musulmans, et les Sunnites deviendraient majoritaires.

Ce serait injuste de donner la nationalité libanaise aux Palestiniens des camps, pour plusieurs raisons. Premièrement, les Libanais de la diaspora n’ont pas le droit de vote. Deuxièmement, avec un taux de chômage très élevé et un déficit colossal de la caisse de sécurité sociale, l’économie libanaise ne peut pas absorber 300.000 nouveaux venus non qualifiés sur le marché du travail, avec toutes les répercussions économiques que cela suppose. Troisièmement, pour des raisons historiques liées à l’identité libanaise. Mais ce dernier point, les Européens ne peuvent souvent pas le comprendre, cela leur paraît relever du «fanatisme», voire du racisme. Mais, à l’inverse des Européens, moi, en tant que Libanais, j’aimerais que mon identité libanaise soit préservée et non dissolue. Je n’ai pas honte de ma culture, qui remonte au temps des Phéniciens, et je suis fier d’être libanais.

Comment expliquer les derniers événements?

Les camps jouissent depuis toujours d’une certaine autonomie: l’État libanais ne peut pas prendre le contrôle des camps. Ce sont donc les organisations palestiniennes qui organisent la vie dans leurs camps. C’est très chaotique. En plus ils sont armés, et ce sont des Sunnites. On pense volontiers que le fanatisme musulman provient seulement des Chiites (de l’Iran), mais c’est oublier que toutes les organisations terroristes profitent du soutien des princes sunnites d’Arabie Saoudite, de leurs pétrodollars!

Les Sunnites du Liban veulent naturaliser leurs frères sunnites palestiniens – c’est un ancien rêve «syro-americain» (car cela «effacerait» quelque 300.000 Palestiniens vivant au Liban), mais la guerre a montré que les Libanais, et les Chrétiens les premiers, refuseront toujours la naturalisation des Palestiniens, car nous savons ce que c’est que d’être libanais et nous en sommes fiers (ce qui n’est pas le cas des Français, par exemple, qui, pendant 50 ans, ont distribué la nationalité française aux gens les moins dignes de la partager: le rêve socialiste).

Le chef du gouvernement libanais (Fouad Siniora, un fidèle de M. Hariri) est sunnite, il a donc avantage à naturaliser les Palestiniens sunnites, car il gagne ainsi des électeurs. Et ce que la communauté internationale propose est séduisant aussi: l’élimination de la dette publique libanaise (35.000 euros par habitant, la dette la plus élevée du monde) en échange de la naturalisation des Palestiniens. Compte tenu du grand schisme qui existe maintenant entre Sunnites et Chiites, les groupes chiites du Liban refusent la naturalisation des Palestiniens sunnites, qui irait actuellement à l’encontre de leurs intérêts au Liban.

Maintenant, d’où ont surgi les Musulmans du «fatih al islam» (c’est-à-dire la conquête de l’islam)? Tout simplement… de Syrie!

La Syrie, ancien allié des USA, joue toujours un rôle très important au Proche-Orient. Et cela par le biais de la terreur. Et on ne mesure pas la réalité de la relation entre la Syrie et Israël. Ainsi, on se trompe en pensant que la Syrie et Israël sont en état de guerre! Si c’était le cas, comment expliquer l’achat par l’État syrien des produits agricoles cultivés au Golan et vendus par les israéliens? Comment expliquer que jusqu’à présent la Syrie a été épargnée par les destructions qui se sont au contraire abattues sur le Liban depuis plus de 30 ans?

Les Américains savent bien que leurs mesures économiques contre l’État syrien n’ont pas de réel impact sur l’économie syrienne: les Syriens utilisent simplement le système bancaire libanais pour effectuer leurs transactions en dollars (il faut voir le développement des banques libanaises à la frontière entre les deux pays, où il n’existe aucune activité productive)!

Ainsi, la Syrie entretient des terroristes chez elle et les envoie défendre la «bonne» cause de l’islamisation. Mais les dirigeants syriens se moquent de la cause de l’Islam; tout que veut Assad, c’est garder un certain pouvoir dans la région.

Le but des récentes révoltes dans les camps palestiniens du Liban consiste à faire sortir les gens des camps afin qu’ils s’installent dans les villes, qu’ils s’intègrent à la société afin, par la suite, de pouvoir leur donner plus aisément la nationalité libanaise. Cela doit aussi montrer aux Libanais chrétiens (en majorité des Catholiques), quatre mois avant l’élection présidentielle, qu’ils ne pourront pas choisir un chef à la tête de l’État qui soit un homme digne de ce nom. Les Musulmans veulent que l’État libanais soit «dirigé» par une «marionnette» catholique, téléguidée par les pétrodollars de Monsieur Hariri.

Je pense que les Libanais méritent plus que les choix qu’on leur propose: entre le Sunnisme (en clair l’Arabie Saoudite), prêt à tout pour garder son poids dans la région, et le Chiisme, prêt à tout également pour y implanter son idéologie, le Liban est à nouveau la scène d’un jeu de massacre, la grande poubelle des cultures qu’on croyait dépassée.

Mais bien au delà de la culture mortifère de l’islam, il y a la culture de la paix. Je crois qu’on ne peut aboutir à la résurrection que par la passion. Et je pense que nous ne sommes qu’au début d’un long chemin de croix, qui passera bientôt par la France. Car une société qui n’a plus de valeurs n’a jamais vraiment de culture non plus.

De fait, l’Islam sert aussi bien aux Chiites (avec bien sûr notamment le Hezbollah) qu’aux Sunnites (avec notamment al-Qaida) à justifier les moyens mis en oeuvre comme à fixer les objectifs ultimes. Car toutes ces horreurs, ces actes de terrorisme, ces tueries indiscriminées, également (voire surtout) entre Musulmans, cet obscurantisme borné, ne sont rien d’autre que l’expression la plus caractéstique de la présence publique affirmée de la religion islamique, depuis ses origines jusqu’à nos jours.

La «civilisation islamique» n’est paisible, créative, tolérante, que lorsque la religion islamique y est discrète. Conclusion?

La plus grande synagogue de Genève brûle à l’aube de la célébration du don de la Torah au peuple juif

La Tribune de Genève a le meilleur papier (et l’image ci-dessus) pour l’instant:

L’alarme a été donnée à 5h18 et le Service d’incendie et de secours (SIS) est intervenu avec 16 véhicules et 43 pompiers. Il leur a fallu une bonne heures pour maîtriser les flammes. Une douzaine de policiers se sont également rendus sur les lieux. L’incendie a nécessité la fermeture complète de la route et du site. En regard des constatations des premiers intervenants sur place, la police privilégie la piste de l’acte volontaire.

Aujourd’hui, les Juifs fêtent Chavouoth, le don de la Torah, l’une des célébrations les plus suivies de la foi juive:

Le Seigneur vous parla du milieu du feu; vous entendiez le son des paroles, mais vous ne voyiez aucune apparence, rien qu’une voix. Il vous déclara son alliance, qu’il vous ordonna d’observer, les Dix Paroles, et il les inscrivit sur deux tables de pierre (Deut. 4:12-13)

Plus d’informations sur Chavouoth. Le fil des news de Google.

UPDATE: Jolie réaction de l’homme qui a fait construire cette synagogue, en 1972:

“Soit c’est un acte de Dieu, soit c’est un acte terroriste”, dit à l’AFP Nessim Gaon, 84 ans. Avant d’ajouter: “le dégât est trop grand, ça doit être un acte terroriste”. Puis, fataliste, il conclut: “Peut-être le temps est-il venu de la rénover”.

À noter aussi:

Six synagogues et oratoires représentent à Genève les différents courants du judaïsme. La Suisse compte environ 20.000 personnes de confession juive, dont 5.000 à Genève.

UPDATE: L’enquête prend du temps:

Les enquêteurs ont établi que le feu s’est propagé à partir d’un local où se trouvait une armoire électrique. (…) Un chien policier (…) formé spécialement à la détection de produits accélérateurs était sur les lieux vendredi matin. (…) La police genevoise se montrait très prudente vendredi. Jeudi, elle avait dans un premier temps privilégié un acte criminel, avant de se raviser. Le fait qu’un seul départ de feu ait été découvert plaide plutôt pour la thèse de l’accident. (…) A leur arrivée sur place, jeudi matin, les pompiers ont trouvé la grille d’enceinte de la synagogue fermée. Les portes du bâtiment étaient également closes (…) il faudra plusieurs jours avant de pouvoir affirmer avec certitude quelle a été l’origine du feu.

UPDATE: Les travaux de reconstruction (diaporama de la situation actuelle) devraient débuter mardi prochain déjà:

«Je veux que la synagogue soit encore plus belle qu’avant. J’ai donné ordre que les travaux commencent dès mardi!» Coût de cette réparation: 100 000 francs, selon Nessim Gaon. Pour autant, on avertit que cette somme est provisoire et que tout dépendra du bilan final des dégâts.

Autre nouvelle réjouissante:

Le rabbin Elkrief, en charge du lieu saint à Malagnou, rappelle que «le plus important maintenant est de continuer à célébrer les services, en cette période clé du judaïsme». Pour preuve, un mariage qui devait avoir lieu tout le week-end à la synagogue (et qui a dans un premier temps été annulé) sera tout de même fêté sous une tente d’appoint.

Et les prières ont pu se dérouler dans la cour (photo: Le Matin):

UPDATE: Le juge d’instruction communique le 1er juin que l’incendie est d’origine criminelle.

Les limites raisonnables de l’ouverture d’esprit

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Est-il possible d’imaginer éditorial plus stupide?

Commenter les commentaires des journalistes, ce n’est pas vraiment intéressant. Mais parfois, ils reflètent bien les poncifs, les idées préconçues, les réactions épidermiques qu’il est bon de remettre en question. Alors, pourquoi pas?

Or donc, un Jean-Noël Cuénod affirme dans la Tribune de Genève d’aujourd’hui que l’initiative contre les minarets atteint, dans la stupidité, «un sommet (…) qui sera bien difficile à vaincre». Et de tenter de nous faire croire que

Les intégristes n’ont pas recruté au sein des grandes mosquées qui ont pignon sur rue et minarets dressés au ciel, mais dans les caves des HLM, les arrière-cours, les locaux abandonnés où se réunissent les jeunes musulmans encadrés par des barbus qui vouent l’Occident aux flammes de l’enfer.

Vraiment, Monsieur Cuénod? Avez-vous de bonnes sources? Les miennes indiquent plutôt que l’extrémisme provient en droite ligne et en pleine lumière du prophète de l’Islam en personne, de son Coran, des anecdotes de sa vie, de sa biographie officielle, des écoles islamiques, de chefs de gouvernement, de parlements de pays musulmans et, oui, aussi, bien sûr, des meilleures mosquées européennes.

L’extrémisme est le coeur même de l’Islam et les Musulmans modérés (une large majorité en effet, quelque 85% en Suisse), soit ceux qui préfèrent la foi personnelle à l’ambition de domination théocratique, sont ceux qui ne fréquentent pas les mosquées, justement.

Regardez une carte du monde et mettez en relation le nombre de mosquées et la présence de l’extrémisme religieux. Lisez le Coran, ne serait-ce qu’une ou deux sourates entières, en tentant de comprendre ce que vous y lisez – tenez, la deuxième par exemple. Regardez ce film, une succession d’interviews de gens qui savent de quoi ils parlent.

Déniaisez-vous, Monsieur Cuénod: c’est à cela que sert cette initiative, et vous en avez bien besoin. 

Le féminisme à l’islamique

Ces femmes sont membres d’une milice, les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa (du nom d’une escroquerie intellectuelle islamique usuelle), affiliée à la faction palestinenne gouvernementale «modérée» du Fatah, dirigée par un homme considéré comme respectable jusqu’en Suisse. Elles ont affirmé à la presse docile (observer la caméra en bas à droite) réunie le 21 mai dernier à Gaza qu’elles étaient prêtes à se faire sauter pour empêcher l’armée israélienne d’arrêter les criminels qui lancent des roquettes sur des civils. Pour de l’argent.

Female Palestinian suicide bombers attend a news conference in Gaza May 21, 2007. The bombers, members of the Al-Aqsa Martyrs Brigades, declared that they are ready to blow themselves up in attacks against the Israeli army if it attacks Gaza. REUTERS/Mohammed Salem (GAZA)

ÜbersetzerInnen gesucht

Vous lisez l’allemand, vous écrivez une autre langue et vous voulez lutter contre la progression de l’Islam en Europe? Vous pouvez agir en traduisant les textes du site http://www.no-go-area-europe.de/, dont les auteurs cherchent des traducteurs. Écrire pour cela à kontakt@no-go-fuer-deutsche.de 

L’UDC fait du chemin

L’idée de lancer une initiative contre les minarets n’était pas brillante, mais l’argumentation, par exemple celle de l’UDC Valais, dépasse déjà largement ce niveau:

Le problème de compatibilité entre l’Islam et l’Occident n’est donc pas d’ordre théologique, mais bien juridique. Lorsque l’Etat du Michigan n’exige plus des femmes musulmanes qu’elles soulèvent leur voile pour montrer leur visage lors de contrôles d’identité, il accepte en vérité l’existence d’une loi parallèle divergente.

C’est tout à fait exact. Et c’est ainsi que l’Islam le plus dangereux, l’Islam légal, progresse dans les sociétés occidentales.

Il en va de même quand un juge valaisan acquitte un imam qui s’était livré à des châtiments corporels sur l’un de ses enfants en appréciant sa culpabilité à la lumière du devoir de correction prévu par la charia… Il en va encore ainsi lorsque la Commission fédérale de recours en matière d’asile, dans le cas d’un Egyptien, considère que «la loi suisse ne saurait être placée au-dessus d’une législation étrangère».

Sur territoire suisse, les lois suisses doivent primer, au contraire. Cette idée que les lois s’appliquent aux gens en fonction de leur statut est typique de l’Islam classique, où les gens étaient placés sous une juridiction différente en fonction de leur religion. Et la notion de juridiction territoriale est typique de la modernité.

Les démocraties occidentales commencent peu à peu à accepter l’existence d’un système légal concurrent sur leur territoire national, privilège qui ne fut jamais accordé à aucune autre religion et qui porte en germe l’un des risques les plus grands qui guette la cohésion de notre société: le communautarisme.

C’est un véritable retour au moyen-âge, à un système qui n’a jamais fonctionné autrement qu’en fonction d’une vision du monde médiévale. Et ce n’est pas par hasard.

Pour éviter l’instauration d’un droit parallèle divergeant du droit commun (c’est-à-dire de celui qui s’applique à nous tous), il est donc vital, pour nous, d’exiger de la part de ceux qui s’installent chez nous la reconnaissance intégrale de notre système légal et de refuser toute concession dans ce domaine, aussi inoffensive qu’elle puisse paraître.

En réfléchissant bien, on s’apercevra que la seule présence non contestée de quoi que ce soit d’ouvertement islamique participe à cet effort. Pour éviter cette dérive, il faut se débarrasser des mosquées, des associations islamiques, des banques islamiques, des librairies islamiques, jusqu‘à ce que plus personne, ou presque, ne prête foi à ces sornettes pseudo-religieuses. Pour cela, ou au moins pour tenter cette expérience, et cela est sans nul doute possible dans un pays tel que la Suisse, il faut un plan structuré.

L’initiative contre la construction de minarets permet en même temps de maintenir la liberté de culte et de garantir la paix religieuse en Suisse en opposant à un symbole politique et conquérant un signal fort de notre société civile. A travers cette initiative, le peuple souverain a la possibilité de tracer une ligne claire à ceux qui voudraient établir, chez nous, des pratiques contraires à nos lois.

Je ne pense pas. Les mosquées, les associations islamiques et d’une manière générale la tolérance devant les manifestations publiques, concrètes, de l’Islam, sont beaucoup plus dangereuses qu’un symbole de domination. Mais au moins, cela permet d’alimenter le débat. Même à la télévision. C’est un début.

Ismaïl Haniyeh en Suisse au mois de juin?

La première annonce, par les officiels palestiniens, évoquaient le mois de mai et indiquaient que la visite reposait sur un accord direct avec Micheline Calmy-Rey. Cet accord n’a toutefois pas été confirmé. Aujourd’hui, on apprend (ATS/FASC) que le premier ministre palestinien aurait été invité en Suisse par l’Association Suisse-Palestine.

Fine nuance du président de cette association, Daniel Vischer:

L’invitation s’adresse à Ismaïl Haniyeh en tant que ministre de l’Autorité palestinienne et non en tant que représentant du Hamas.

Et d’ailleurs, il est toujours bon de le rappeler:

Contrairement à d’autres pays occidentaux, la Suisse ne s’est pas montrée réticente à mener des entretiens avec les représentants du gouvernement palestinien. Berne n’a pas placé le Hamas sur la liste des organisations terroristes, comme l’ont fait l’Union européenne et les États-Unis.

Plus rien ne s’oppose donc plus à ce qu’un des principaux responsables du Hamas vienne bomber… le torse dans notre pays. C’est une honte.

Quelques extraits de la charte du Hamas:

Article 1 : le programme du Mouvement de Résistance Islamique est l’Islam. De là, il tire ses idées, ses manières de penser et de comprendre l’Univers, la vie et l’homme. Il s’en réfère pour juger de toutes ses conduites, et il en est inspiré pour prendre des mesures.

Si nous voulons savoir ce que veut le Hamas et comment il compte se le procurer, il suffit de se pencher sur l’Islam.

Article 7: (…) Le Prophète, qu’Allah le bénisse et lui accorde le salut, a dit : “Le jour du Jugement ne viendra pas tant que les Musulmans combattent les Juifs (tuent les Juifs) et tant que le Juif se cache derrière des pierres et des arbres. Les pierres et les arbres diront : “Oh ! Musulmans, Oh ! Abdulla, il y a un Juif derrière moi. Viens et tue-le.”

Et ce ne sont pas là que des phrases creuses sur une vielle charte. Les responsables du Hamas s’en gargarisent volontiers aussi, en 2007.

Article 11: Le Mouvement de résistance islamique considère que la terre de Palestine est un territoire islamique consacré aux futures générations musulmanes jusqu’au jour du jugement. (…) La loi gouvernant la terre de Palestine est celle de la Sharia Islamique (Loi) et la même loi est valable pour toutes les terres que les Musulmans ont conquis par la force, parce que durant la période des conquêtes (Islamiques), les Musulmans ont consacré ces terres aux générations musulmanes jusqu’au jour du Jugement.

En d’autres termes, pour le Hamas, toute la Palestine est musulmane pour toujours parce qu’elle a été conquise une fois par la force (vers 638). Il ne manque plus qu’une précision quant à sa stratégie de «dialogue» avec Israël:

Article 13: (…) Il n’y a pas de solution à la question palestinienne si ce n’est à travers la Jihad. Les initiatives, les propositions et les conférences internationales sont toutes une perte de temps et de vaines tentatives.

Et nous savons que certains des objectifs les plus malsains de cette organisation sont déjà atteints… 

Article 15: (…) Il est important que des changements élémentaires soient faits dans le contenu des programmes scolaires afin de les épurer des traces de l’invasion idéologique des orientalistes et des missionnaires qui ont infiltré la région suite à la défaite des Croisés devant la tombe de Salah el-Din (Saladin).

ce qui explique sans doute en bonne partie pourquoi le Hamas, cette organisation ouvertement théocratique, suprématiste et obscurantiste à l’extrême, a fait un tel score électoral.

Tolérer la présence de Haniyeh en Suisse équivaut à considérer la démocratie comme la simple loi du plus grand nombre. Adieu l’État de droit, la société civile, les droits de l’homme, les libertés individuelles, les droits des minorités, l’égalité homme-femme, la tolérance en général — il suffit de mentir assez longtemps à une population fragilisée puis d’obtenir son vote sur un programme médiéval pour que la Suisse fasse son plus large sourire. C’est une honte.

Prélude aux Six Jours

Une traduction, signée Sentinelle 5767, de la dernière réflexion de Charles Krauthammer, dont l’original en anglais vaut d’être être lu aux Écuries d’Augias.

Il n’y a pratiquement jamais eu de plan de paix au Moyen-Orient au cours des 40 années passées – y compris la version saoudienne actuelle – qui n’exigeât pas un retour au statu quo du 4 juin 1967. Pourquoi cette date est-elle si sacrée? Parce que c’était le jour précédent le déclenchement de la Guerre des Six Jours au cours de laquelle Israël a remporté l’une des plus stupéfiantes victoires du 20ème siècle. Les Arabes ont passé quatre décennies à tenter d’annuler ses conséquences.

En fait, le véritable anniversaire devrait se situer maintenant, trois semaines plus tôt. Le 16 mai 1967, le président égyptien, Gamal Abdel Nasser, donna l’ordre d’évacuation de la péninsule du Sinaï à la force d’interposition de l’ONU qui avait maintenu la paix entre Israël et l’Egypte pendant 10 ans. Les Nations Unies se plièrent, à partir de quoi Nasser imposa un blocus du seul débouché naval d’Israël par le sud, le port d’Eïlat – un acte de guerre délibéré.

Comment l’Egypte en vint à cette provocation téméraire, c’est une histoire bien compliquée (rapportée au jour le jour dans le magistral «Six Days of War» de Michael Oren) faite d’un dessein agressif mêlé d’erreurs de communication et, plus fatidique encore, de désinformation. L’Union Soviétique avait raconté de façon pressante et fausse à ses clients du Moyen-Orient, la Syrie et l’Egypte, que Israël massait des troupes sur la frontière syrienne pour l’attaquer. Israël essaya désespérément d’écarter cette accusation, en invitant à trois reprises l’ambassadeur soviétique en Israël à visiter le front. Il refusa. Les avertissements soviétiques conduisirent à une cascade de manœuvres parmi les Arabes, qui à leur tour conduisirent Nasser, le champion du panarabisme, à une confrontation mortelle avec Israël dans un Sinaï remilitarisé, et un blocus du Sud.

Pourquoi ceci est-il encore important? Parce que cette période de trois semaines séparant le 16 mai du 5 juin aide à expliquer la réticence d’Israël depuis 40 ans de restituer les fruits de cette guerre – la péninsule du Sinaï, les Hauteurs du Golan, la Rive Occidentale, et Gaza – en échange de garanties de pais en papier. Israël avait des garanties identiques après la guerre de Suez en 1956, après laquelle Israël évacua le Sinaï en échange d’une force d’interposition de l’ONU, et d’assurances des puissances occidentales d’un libre passage à travers le détroit de Tiran.

Tout cela disparut d’un revers de main de Nasser. Pendant ces trois semaines interminables, le Président Lyndon Johnson essaya vraiment de préparer en vitesse une armada de pays pour lever le blocus et assurer l’ouverture au sud d’Israël. Cet effort échoua lamentablement.

Il est difficile de s’exagérer l’état des choses en Israël pendant ces trois semaines. L’Egypte, déjà alliée avec la Syrie, forma un pacte militaire d’urgence avec la Jordanie, l’Irak, l’Algérie, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Tunisie, la Libye, et le Maroc commença d’envoyer des forces pour se joindre à la bataille à venir. Avec des troupes et des blindés massés sur chaque frontière d’Israël, des émissions jubilatoires dans chaque capitale arabe acclamaient la guerre finale imminente pour l’extermination d’Israël. «Nous détruirons Israël et ses habitants», proclamait le chef de l’OLP Ahmed Choukheiry, «et pour les survivants – s’il en reste – les bateaux sont prêts à les expulser».

Pour Israël, l’attente était insoutenable et démoralisante. L’armée de citoyens d’Israël devait être mobilisée. Alors que ses soldats attendaient sur les divers fronts que le monde secoure la nation dans le péril, la société israélienne était stoppée à l’arrêt, et son économie commençait d’être saignée à mort. Le chef d’Etat Major Général de l’Armée, Itzhak Rabin, qui devait plus tard être salué comme un héros de la guerre, et plus tard encore comme un martyr de la paix, eut une dépression nerveuse. Il était arrivé à un point d’incapacité allant jusqu’à l’incohérence, du fait de la tension insupportable de l’attente, avec la vie de son pays dans la balance, sachant qu’attendre trop longtemps permettrait aux armées de 100 millions d’Arabes de frapper en premier son pays de 3 millions d’habitants.

Nous connaissons la suite de l’Histoire. Rabin récupéra à temps pour conduire Israël à la victoire. Mais nous oublions l’extrême péril où se trouvait Israël. La victoire a dépendu d’une attaque réussie sur les forces aériennes égyptiennes le matin du 5 juin. C’était un pari d’étonnantes proportions. Israël envoya le gros des 200 avions de sa force aérienne pour cette mission, totalement exposée à la DCA et aux missiles anti-aériens. S’ils avaient été détectés, et la force aérienne détruite, le nombre d’avions restant à l’arrière pour défendre le territoire d’Israël – ses villes et ses civils – contre les attaques combinées de 900 avions des forces aériennes arabes était de… 12.

Nous oublions aussi que l’occupation de la Rive Occidentale n’était pas du tout recherchée. Israël supplia le roi Hussein de Jordanie de se tenir en dehors du conflit. Engagé dans un combat féroce contre l’Egypte numériquement supérieure, Israël n’avait aucun désir d’ouvrir un nouveau front à quelques enjambées de la Jérusalem juive, et à quelques kilomètres de Tel Aviv. Mais Nasser déclara personnellement à Hussein que l’Egypte avait détruit la force aérienne et les terrains d’aviation d’Israël, et qu’une victoire totale était à portée de main. Hussein ne put pas résister à la tentation de se joindre à la bataille. Il s’y joignit. Il perdit.

Le monde sera bientôt inondé de rétrospectives du 40ème anniversaire de la guerre – et d’exégèses sur les ères de paix qui nous attendent si Israël voulait seulement en revenir aux lignes du 4 juin 1967. Mais les Israéliens sont prudents. Ils se souviennent de la terreur de ce 4 juin, et de ce mois de mai insupportable quand, alors que Israël n’était pas en possession du moindre territoire occupé, la totalité du monde arabe préparait furieusement l’extinction imminente d’Israël. Et le monde ne faisait rien.

Sdérot, à quelques kilomètres de la bande de Gaza

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Voir Sdérot et la frontière de la bande de Gaza sur Google Maps.

L’ambassade d’Israël en Suisse se défend!

La lettre suivante a été adressée aujourd’hui à Tristan Cerf, rédacteur en chef du Matin Bleu:

Cher Monsieur Cerf,

L’édition du Matin Bleu du 16 mai 2007 a présenté un article d’information dans le cadre des 40 ans de la guerre des Six Jours. Effectivement, cette guerre a marqué durablement et marque toujours aujourd’hui la situation géopolitique de la région.

Le problème est que votre article passe sous silence les véritables raisons de cette guerre en la présentant comme une attaque israélienne uniquement provoquée par le fait que l’Egypte renforçait son armée dans le Sinaï. Cette façon biaisée de présenter des faits historiques pourrait faire penser qu’Israël «s’est réveillé» un matin et a soudainement décidé de faire la guerre à quatre de ses voisins arabes…

Le fait est qu’Israël n’a fait alors qu’utiliser son droit à la légitime défense. Pour votre information, je me permets donc de vous rappeler ici les événements qui ont mené à la guerre:

Novembre 1966: une alliance militaire est signée entre l’Egypte et la Syrie, encourageant les Syriens à provoquer une escalade de tensions qui culminera au printemps 1967.

14 mai 1967: l’Egypte mobilise ses forces autour du Canal de Suez. Le pays ajoute 30’000 soldats aux 30’000 autres déjà stationnés dans le Sinaï.

16 mai 1967: l’Egypte déplace ses troupes vers l’Est à travers le Sinaï en direction de la frontière israélienne, exigeant le retrait de la force d’urgence de l’ONU (UNEF) qui stationnait le long de la frontière.

23 mai 1967: l’Egypte ferme le Détroit de Tiran (golfe d’Aqaba) à la navigation israélienne, coupant ainsi Israël de sa seule ligne d’approvisionnement vers l’Asie et interrompant l’importation de pétrole de la part de son premier fournisseur, l’Iran. Selon le droit international, c’est un acte de guerre !!

Du 24 mai au 3 juin 1967: en réponse à l’appel de l’Egypte, les gouvernements de la Jordanie, de la Syrie et du Liban déplacent leurs forces armées vers la frontière israélienne. On estime qu’aux alentours du 3 juin, l’Egypte avait déployé 210’000 soldats et 930 chars prêts à l’attaque dans le Sinaï. La Syrie disposait de 63’000 hommes et la Jordanie de 55’000.

Les intentions arabes de déclencher une guerre d’extermination contre Israël étaient exprimées de façon nette et précise dans les média arabes (je ne mentionnerai ici que certaines d’entre elles):

8 mars 1965
«Nous n’entrerons pas en Palestine en marchant sur un sol couvert de sable, nous y entrerons en marchant sur un sol gorgé de sang.» – Président Gamal Abdel Nasser

20 mai 1967
«Nos forces sont maintenant entièrement prêtes, non seulement à repousser toute agression, mais également à déclencher notre propre action, et à liquider la présence Sioniste dans la patrie Arabe de Palestine. L’armée syrienne, qui a son doigt sur la gâchette, est unie. Je crois que le moment est venu de lancer une guerre d’anéantissement.» – Ministre Syrien de la Défense, Hafez el-Assad (qui deviendra plus tard président)

30 mai 1967
«Les armées d’Egypte, de Jordanie, de Syrie et du Liban sont solidement ancrées sur les frontières d’Israël… elles sont prêtes à relever le défi, alors que se tiennent derrière nous les armées d’Irak, d’Algérie, du Koweit, du Soudan et de toute la nation arabe. Cette action va stupéfier le monde. Aujourd’hui, ils sauront que les Arabes sont prêts pour la bataille, l’heure critique est arrivée. Nous avons atteint l’étape de l’action cruciale et celle des déclarations est terminée.»

Je pense que tout ce que j’ai présenté ici suffit amplement à démontrer la justesse de mon point de vue. Je suis certes conscient du fait que, dans le Matin Bleu, vous puissiez manquer d’espace pour publier des articles détaillés. Mais c’est pour cela aussi que vous devez être le plus précis possible dans vos rapports, surtout en ce qui concerne les faits historiques.

Cette fois, vous avez manqué de cette précision, en ne mentionnant pas les nombreuses raisons qui ont conduit au déclenchement de cette guerre créant par là même l’impression que cette guerre était une agression israélienne. Je m’attends en conséquence à ce que vous mentionniez certains de ces faits dans une des prochaines éditions du Matin Bleu.

Vous trouverez des informations supplémentaires à ce sujet sur le site suivant: http://www.sixdaywar.co.uk/

Meilleures salutations

Uri Rothman
Deuxième Secrétaire de l’Ambassade d’Israël

Un moment crucial pour la Turquie


par Daniel Pipes
New York Sun
15 mai 2007

VO: http://www.danielpipes.org/article/4504

Ma visite à Istanbul cette semaine a pour décor le plus important défi posé à la république laïque turque depuis sa création en 1923.Fondée par Mustafa Kemal Atatürk pendant le naufrage de l’Empire ottoman, la république est apparue à l’apogée de la confiance en l’Occident, alors que l’exemple européen semblait devenir le modèle mondial. Atatürk imposa une série vertigineuse de changements, y compris les lois européennes, l’alphabet latin, le calendrier grégorien, l’usage de noms de familles personnels, le chapeau au lieu du fez, la monogamie, le dimanche comme jour de repos, l’interdiction des derviches, le droit de boire de l’alcool et le turc comme langage liturgique.

De nombreuses réformes ont pris racine – il est inconcevable aujourd’hui de revenir à l’écriture arabe ou de renoncer aux noms de famille. Mais d’une manière générale, le pays a retrouvé les usages islamiques. L’instruction religieuse plus intensive dans les écoles et le nombre accru de mosquées financées par l’État y vont de pair avec l’accroissement du nombre de femmes voilées.

Cette évolution est due à plusieurs facteurs: la réaction prévisible aux excès d’Atatürk; la démocratisation avancée de la Turquie, qui a permis aux masses de s’exprimer; la croissance démographique plus élevée des Anatoliens, plutôt sceptiques devant les réformes d’Atatürk; et la poussée d’islamisme qui a démarré au milieu des années 1970.

Cette montée en puissance s’est traduite par une forte représentation islamique au parlement, laquelle a passé d’un seul siège dans les années 1960 à une majorité de près des deux tiers aujourd’hui, aidée en cela par les particularités électorales turques. Par deux fois, des partis islamiques ont contrôlé le Premier Ministère, en 1996-1997 et depuis 2002. La première fois, la personnalité impétueuse et le programme ouvertement islamiste de Necmettin Erbakan ont convaincu les militaires, gardiens des traditions d’Atatürk, de l’exclure du pouvoir en une année.

Après la chute d’Erbakan, son ex-lieutenant, Recep Tayyip Erdoğan, fonda le parti de la justice et du développement (AKP), maintenant au pouvoir. Erdoğan et son équipe tirèrent la leçon du fiasco de 1996-1997 et adoptèrent une démarche beaucoup plus prudente vers l’islamisation. Ils firent également preuve de compétence de gouvernance en gérant bien les dossiers de l’économie, de l’Union européenne, de Chypre et autres.

Mais le mois dernier, Erdoğan alla trop loin en choisissant Abdullah Gül, un proche associé, pour assumer la présidence de la république. Au cours d’une succession rapide d’événements, Gul ne parvint pas à obtenir le quorum, la Cour constitutionnelle annula l’élection, des millions de partisans de la laïcité descendirent dans les rues, l’armée fit allusion à un coup et Erdoğan prononça la dissolution du parlement. De nouvelles élections – pour le parlement et la présidence – devraient se tenir sous peu.

Les questions se pressent: l’AKP peut-il reconquérir une majorité des sièges? S’il échoue, peut-il former une coalition gouvernementale? Parviendra-t-il à faire élire un des siens à la présidence?

Quelles sont au fond les intentions des dirigeants de l’AKP? Échaudés par le sort d’Erkaban, ont-ils simplement appris à dissimuler leurs ambitions réelles et nourrissent-ils en fait un programme islamiste secret? Ou ont-ils abandonné ces objectifs et accepté le principe laïque?

Ces questions d’intention ne peuvent déboucher que sur des spéculations. Je concluais ainsi à l’été 2005 après un voyage en Turquie que de chercher à déterminer si l’AKP a un tel programme secret ressemble à un «puzzle intellectuel complexe», avec des éléments de preuve en faveur des deux alternatives. Après ma visite actuelle, deux ans plus tard, je constate que c’est toujours le cas. Il y a simplement plus de données à intégrer et à interpréter.

Chacun des Turcs doit se faire sa propre opinion sur l’AKP, de même que les principaux gouvernements étrangers. Alors que les sondages montrent que les électeurs turcs restent indécis, des leaders étrangers ont accordé leur faveur à Erdoğan. Le Conseil de l’Europe condamna l’intervention militaire. La secrétaire d’État américaine Condoleezza Rice alla plus loin, félicitant l’AKP d’«attirer la Turquie vers l’Occident, vers l’Europe» et approuvant explicitement son action tendant à rendre les lois turques conformes à celles de l’Europe dans le domaine des libertés individuelles et religieuses.

Mais ses déclarations font l’impasse sur les efforts de l’AKP visant à appliquer la loi islamique en criminalisant l’adultère et en créant des zones sans alcool, sans parler du fait qu’il privilégie les tribunaux islamiques au détriment des cours laïques, qu’il fait usage d’argent sale, qu’il prend parti contre les minorités religieuses et qu’il persécute ses adversaires politiques. De plus, l’adhésion à l’Union européenne fournit un énorme avantage à l’AKP: paradoxalement, en diminuant le rôle politique des dirigeants militaires turcs résolument laïques, elle facilite l’application des lois islamiques. La prudence de l’AKP survivrait-elle à la neutralisation du corps d’officiers turcs? Enfin, la secrétaire Rice ignore les tensions dans les relations entre les États-Unis et la Turquie provoquées par l’AKP.

Mais son analyse superficielle présente aussi un avantage fortuit: compte tenu de la ferveur anti-américaine actuelle en Turquie, les encouragements américains à l’AKP risque de lui faire perdre des voix. Humour cynique mis à part, Washington devrait cesser de soutenir l’AKP et se tourner plutôt vers ses alliés naturels: les sécularistes.

L’ambassade d’Israël en Suisse donne signe de vie!

La semaine passée, le Matin bleu publia ceci:

Pas efficace contre le terrorisme, la barrière de sécurité? Voici la réponse de l’ambassade d’Israël transmise aujourd’hui à la presse:

Contrairement à ce qu’affirme l’article du Matin Bleu dans l’édition du 8 mai, l’obstacle antiterroriste que constitue la barrière de sécurité a prouvé depuis son érection toute son efficacité, prévenant de nombreuses attaques terroristes dont le principal objectif a toujours été d’assassiner le plus possibles de gens innocents, qu’il s’agisse d’hommes de femmes ou d’enfants, d’Arabes ou de Juifs. Le tracé de la barrière a été déterminé sur la base des exigences de sécurité et est soumis aux décisions de la Cour Suprême israélienne.

Il n’y aurait eu aucun besoin de construire cette barrière antiterroriste si les Palestiniens n’avaient pas enclenché une campagne de terrorisme ciblant les citoyens israéliens. Il est vrai que la barrière de sécurité crée des difficultés dans la vie quotidienne des Palestiniens mais ceci ne peut pas primer sur le droit qu’ont les Israéliens de simplement rester en vie. Le fait de sauvegarder les vies doit toujours être une priorité. Le terrorisme est un obstacle à la paix. La barrière est un obstacle au terrorisme.

Pour vous persuader de la réelle efficacité de la barrière, nous vous proposons de consulter ces deux sources — le rapport du Shin Beth et l’allocution du leader du Djihad Islamique.

Et voici les principaux chiffres:

À consulter aussi, cette documentation réalisée par la Jewish Virtual Library.

Les Turcs se dressent en masse contre l’islamisme

Aujourd’hui, à Izmir, plus d’un million de personnes se sont rassemblées pour refuser la domination de la religion islamique. C’est le deuxième million de manifestants en un mois. Et tous connaissent l’Islam. C’est d’ailleurs la Cour constitutionnelle turque qui, la première, a déclaré la charia incompatible avec la démocratie. Il est temps d’interdire l’Islam.

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