Alain Jean-Mairet » 2007 » April
Coordonnées de l'auteurGuide politiquement incorrect de l'IslamComment vaincre l'Islam démocratiquementAccueil

Bientôt dans les rues bernoises?

La police britannique a arrêté des Musulmans accusés de réunir des fonds en faveur d’organisations terroristes. Voici une courte vidéo résumant les faits (merci à LGF pour le matériel de cet article):

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Voici une autre vidéo présentant l’un des activistes en question:

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Et voici le résultat de cette arrestation, dans les rues, deux jours plus tard. Un résultat, faut-il le préciser, que les médias n’ont pas jugé judicieux de thématiser:

 

Mais c’est à cela, et pire, qu’est confrontée la population, dans le silence (car on ne va tout de même pas soutenir ces semeurs de peur et de haine qui stigmatisent la religion), partout où l’on permet aux islamistes (= gens qui veulent plus d’Islam) de prospérer.

Il y a loin, certes, entre le Wankdorf et le Darfour, mais la voie est toute tracée. Car il n’y a pas d’Islam sans ces gens-là: ce sont eux qui respectent le mieux l’exemple et la parole du prophète. Et tous les experts de l’Islam, musulmans ou pas, le savent.

L’islamisation de Berne

Des islamistes se préparent à bâtir un centre de 60 à 80 millions de francs dédié à leur religion dans la capitale suisse, à Berne, avec mosquée, musée (islamique) et hôtel (pratique pour les Musulmans, qui peuvent aller prier à la mosquée sans sortir du complexe). Leur projet devrait se situer sur l’ancienne aire de l’abattoir de la ville, au Wankdorf.

L’avant-projet prévoit une superficie de 8400 mètres carrés. Le musée présenterait l’histoire, la culture et l’économie des pays islamiques: «Les Suisses pourront prendre un enfant par la main et le conduire dans ce musée pour lui montrer la culture de l’Islam», susurre Farhad Afshar, l’un des principaux apologistes musulmans de notre pays et ici notamment porte-parole de l’organisation faîtière de onze associations musulmanes bernoises.

Le terrain appartient à la ville de Berne; Barbara Hayoz (Parti radical), la directrice des finances et responsable de sa commercialisation, ne voit aucun inconvénient à ce qu’une mosquée y soit érigée.

Gageons que c’est là le fruit d’une étude approfondie, indépendante et sereine, de cette religion fondée par un homme dont chaque bon Musulman est censé croire qu’il a, à juste titre, fait décapiter des non-combattants par centaines, pratiqué l’assassinat politique et la torture jusqu’à la mort, ordonné de répandre le règne de l’Islam par la guerre jusqu’à la suprématie absolue, précisant que c’était là le meilleur comportement possible pour un Musulman. Sans compter les châtiments corporels en place publique, la systématisation de l’esclavage ou encore l’institutionalisation de la ségrégation religieuse.

Mme Barbara Hayoz, bien consciente de ses responsabilités envers ses électeurs, n’aurait certainement pas pris pour argent comptant ce que lui aurait dit l’un ou l’autre adepte de cette religion. Voyons.

La «palestinianisation» de l’Europe

Bat Ye’or traduite par Pistache. Extrait:

Le seul espoir pour l’Occident réside dans sa perception des visées du jihad mondial et de ses dangers. Ce n’est pas seulement une guerre militaire, c’est aussi – et même plus – un débat spirituel, intellectuel et politique. Mais l’Union Européenne prend un chemin opposé, en imposant même un lexique qui censure le mot «jihad» et l’écarte de la discussion, lui et son existence historique. La lâcheté de la position européenne décourage de courageux Musulmans qui luttent pour que la pensée et les sociétés islamiques se démocratisent et se modernisent. Les Européens sont si bien conditionnés par le palestinianisme à haïr l’Amérique et Israël qu’ils sont non seulement en plein déni, mais aussi complètement anesthésiés.

Calmy-Rey aurait invité le PM du Hamas en Suisse

Selon des sources palestiniennes (je traduis),

Le premier ministre palestinien Ismail Haniya devrait visiter la Suisse en mai. Ce serait ainsi le premier voyage officiel en Europe du premier ministre palestinien sinon largement boycotté, annonçait une source palestinienne vendredi.

«Le premier ministre Ismail Haniya se rendra en Suisse en mai», a déclaré une source du ministère des affaires étrangères, ajoutant que la date exacte n’avait pas encore été fixée. «Cela fait suite à un accord passé entre le ministre palestinien des affaires étrangères Ziad Abu Amr et la présidente suisse Micheline Calmy-Rey», a précisé la source. (…)

Le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne et par les États-Unis. (…)

Le prédécesseur de Calmy-Rey, Moritz Leuenberger, déclara l’an passé que la décision de l’UE de suspendre l’aide au gouvernement palestinien avait été trop hâtive. (…)

C’est une honte.

La logique des trois petits singes (ou: les Nations Unies, Dick Marty et les médias)

Démonstration mémorable de Dick Marty (avec vidéo), qui critique une liste noire établie par l’ONU et comportant 362 noms et 125 organisations soupçonnés de liens avec le terrorisme:

Toutes les personnes qui sont encore concernées par ces mesures sont des musulmans, et donc, nous sommes en train de dériver vers une confrontation religieuse, ce qui est tout à fait absurde et absolument dangereux. On ne peut pas tomber dans l’équation simpliste de dire: l’Islam égal terrorisme.

Peu importe les faits, peu importe la réalité, seule compte sa petite théorie. 

Et certains médias, toujours à l’affut d’une bonne action, éliminent même ces parties du discours, ne laissant plus que les éléments permettant de faire passer des terroristes présumés pour des victimes avérées. Où sont les journalistes?

Comment les médias sont devenus les partenaires du Hezbollah (selon une étude de Harvard)

En fait, le rapport de Harvard à l’origine des récents articles qui abordent ce sujet date de février et il a été présenté (et signalé sur le présent site) en mars. Il faut parfois du temps pour réagir à certaines choses. Raison de plus pour les rappeler.

Feu sur les minarets?

Oskar Freysinger parvient à placer lentement le débat sur l’Islam au niveau où il devient significatif: celui des lois. Dans cette interview, il fait valoir, à juste titre, que les lois de l’Islam sont incompatibles avec les nôtres, et que les minarets sont des instruments politiques et non religieux. Et ses adversaires, visiblement ignorants de ces aspects, ne peuvent que revenir aux attaques vagues et générales contre l’UDC. Et cette approche de l’UDC, en fin de compte, fait tout de même bien progresser le débat.

Autre progrès notable apporté par le discours de Freysinger: le fait de considérer enfin les problèmes que connaissent les pays voisins pour décider de la politique suisse envers l’Islam (ou les minarets). Il est insensé de refuser de se pencher sur la menace islamique telle qu’elle se révèle partout dans le monde sous prétexte que les Musulmans suisses ne posent pas encore de problèmes graves.

Si l’Islam est encore si gentil en Suisse, ce n’est pas parce que notre Islam est différent, c’est parce que notre pays est mieux protégé de ses efforts de subversion — par ses langues multiples (qui fractionnent également la communauté musulmane), par son fédéralisme (qui disperse les compétences et ainsi réduit l’impact des efforts d’entrisme) et par le fait, surtout, que les communautés religieuses y sont l’affaire des cantons, ce qui complique et renchérit terriblement la tâche des lobbyistes musulmans.

Mais quelle idée baroque de proposer d’exclure, dans la Constitution fédérale, la possibilité de construire des minarets en Suisse.

Faut-il vraiment passer par des projets en soi absurdes, simplement parce qu’ils font réagir les gens instinctivement, pour répandre les éléments de ce débat? Pourquoi ne pas axer l’argumentation directement sur ces lois inadmissibles et sur leurs liens directs avec l’exercice de la religion islamique? Pourquoi ne pas placer la frontière là où elle se trouve effectivement et là où elle peut être tracée en accord complet avec nos lois actuelles, à savoir entre la conviction personnelle, la conscience — protégée par la Constitution — et la forme publique et sociale des religions — qui peut fort bien être illégale, voire carrément mauvaise.

Sommes-nous censés accepter le cannibalisme, par exemple, sous prétexte de liberté de conscience? Non. Alors pourquoi devrions-nous accepter, par exemple, le suprématisme, le totalitarisme, la ségrégation religieuse et sexuelle, les châtiments corporels en place publique? Or c’est cela qu’apporte la pratique de la religion islamique. La masse des Musulmans ne croient pas nécessaire ou souhaitable d’écraser le reste du monde, car cela est tout simplement contre-nature, mais lorsqu’ils pratiquent leur religion en grand nombre, ils portent forcément au pouvoir ceux d’entre eux qui veulent cela. Car c’est cela, le coeur de l’Islam, l’exemple de cet hypothétique prophète qui justifie tous les crimes pour la cause de l’Islam. Ainsi, plus les Musulmans pratiquent, plus leur communauté, globalement, envers l’extérieur, devient revendicatrice, haineuse, violente – médiévalement.

Pourquoi ne pas commencer par prouver, objectivement, le danger que recèle cette combinaison entre l’exercice de la religion et l’imposition insidieuse de lois criminelles? Au lieu aussi d’accepter ce discours boîteux qui consiste à culpabiliser les Wahabites, comme si leur Islam avait quoi que ce soit de spécial. Les Saoudiens passent pour des rustres depuis toujours, mais leur religion est l’Islam et leurs lois sont islamiques, tout simplement. À ce niveau, les différences sont insignifiantes. Il ne faut pas avoir peur d’affronter les menteurs qui prétendent que l’Islam veut la paix, au contraire. Il faut le clamer: ce sont les Wahabites qui disent la vérité, car ils n’ont pas à avoir de complexes. Et ce sont les Ouardiri qui roulent les gens dans la farine.

Et surtout, pourquoi ne pas provoquer le débat avec une vraie question, intelligente, légitime et qui implique vraiment toutes les autorités concernées par la chose religieuse? Par exemple en proposant de confier à la Confédération, et au peuple suisse, la compétence de régler les communautés religieuses? Cette grande question ferait intervenir toutes les parties prenantes, dans les cantons et à Berne, dans les paroisses et à Rome, susciterait des débats à tous les niveaux, permettrait d’éclairer tous les aspects de la question. Et la fable de l’Islam religion de paix ne survivrait pas à tant de clarté.

Mais enfin, c’est vrai, si nous pouvons détruire les minarets, ce sera toujours ça. Et le débat avance tout de même. Alors, oui, merci Oskar Freysinger, merci aux auteurs de cette étrange initiative: vous rendez service à votre pays. Y compris à la grande majorité de ses Musulmans, dont seuls 15% sont pratiquants.

À propos de Bechara, du négationnisme, du Monde, du Hezbollah, des mollahs et du communisme

Voici une réaction vraiment intéressante à l’affaire de la plainte contre la TSR qui sera jugée le 4 mai prochain à Berne. Le personnage principal du film attaqué, Soha Bechara, a porté plainte (classée entretemps par le Procureur général genevois; j’ignore si un recours a été interjeté) contre les plaignants, les accusant notamment de négationnisme. C’en était trop pour Alain Rubin, à qui je cède la parole:

«Négationnisme»

Le quotidien parisien «le monde», relaye la réaction d’une ancienne militante «communiste» libanaise s’estimant, selon le quotidien, victime «d’un réseau qui reproche à la télévision suisse TSR d’avoir diffusé un film ou elle apparaît et permet aux reporters d’approcher le Hezbollah aux côtés desquels elle prend partie dans le conflit de juillet 2006.

«Ces gens font du négationnisme», explique-t-elle.

Ils font du «négationnisme», «ces gens» qui reprochent à la TSR de cacher certaines données essentielles du problème; ils font du négationnisme parce qu’ils nieraient des exactions israéliennes menées au moyen de l’armée du Liban sud (ALS), allant jusqu’aux meurtres de prisonniers d’une prison militaire encadrée par ces éléments libanais.

«Ces gens font du négationnisme, ils ont mis en doute mon témoignage sur le camp de Khiam. C’est au nom de ceux qui y ont été exécutés et torturés que je dépose cette plainte.»

Admirez la formule. Désormais, on peut «faire du négationnisme»… 

Je relisais hier la plainte contre la TSR, il n’y était pas fait mention du camp de Khiam et des accusations portées par Soha Béchara. Par contre, il y est démontré que l’enlèvement des deux militaires israéliens n’est pas un acte isolé provoquant une contre attaque «disproportionnée», mais le premier acte d’une action de guerre mûrement préparée et décidée sciemment et qui en prépare une prochaine, comme l’indique d’ailleurs cyniquement et ouvertement un cadre politique pro Hezbollah interrogé par les reporters de la TSR.

Notre blanche colombe, persécutée – nous dit Le Monde – par d’ignobles individus, par un réseau «d’extrême droite», invente ici un nouveau concept – «faire du négationnisme». Or, il se trouve, répétons-le, que la plainte contre la TSR ne porte pas sur ce qui s’est passé ou ne s’est pas passé au camp de Khiam. Notre blanche colombe centre néanmoins son accusation sur cette question. Est-ce pour éviter de répondre à des contradicteurs montrant la nature fasciste, totalitaire, et volontairement va-t-en guerre du Hezbollah?

Que le führer libanais, qui a pris le pouvoir de décider de la guerre et de la paix entre le Liban et Israël, dirige une armée privée, que ses milices soient habillées de vert, qu’il soit un religieux disciple de Khomeiny et non un ancien caporal autrichien n’est pas décisif pour déterminer si oui ou non, son mouvement politico-religieux et militarisé procède de la Démocratie et de l’émancipation nationale et sociale des Libanais ou, au contraire, de la dictature. Le fascisme pro hitlérien ne fut pas forcément identique dans ses origines; on l’a connu dans une version cléricale du type gouvernement slovaque de monseigneur Tiso. Celui qui nous préoccupe aujourd’hui représente un type de fascisme dans un pays non impérialiste; c’est un type de fascisme comme celui qui s’impose depuis 25 ans aux peuples et aux nations enfermés dans la prison qu’est devenue l’Iran des pasdarans et des ayatollah de gouvernement.

L’accusation de Soha Béchara, «faire du négationnisme», telle qu’elle apparaît dans l’extrait de sa déclaration donnée par le quotidien parisien, est entièrement déconnectée du phénomène dont il est né, à savoir: l’extermination* systématique d’une population non belligérante, en l’occurrence les Juifs.

Madame Béchara, voudrais-je lui dire, on ne «fait (pas) du négationnisme» comme on peut faire de la prose, sans le savoir. Le «négationnisme», ce n’est pas un travers, ni un manque d’objectivité, ni de la mauvaise foi. Si c’était le cas, alors, pratiquement tous les hommes et toutes les femmes politiques, et beaucoup de journalistes, feraient du négationnisme.

Le négationnisme, Madame Soha Béchara, c’est quelque chose de précis.
 
Le négationnisme consiste à nier, par exemple, que sur les 3,3 millions de Juifs  vivant en Pologne en 1940, avant l’écrasement militaire du pays, seulement trois cent mille étaient encore de ce monde en 1945 (deux cent mille qui étaient parvenus à se réfugier en URSS et cent mille s’étant cachés dans les forêts auprès de groupes de maquis polonais ou en ayant eux mêmes formés), les autres ayant été exterminés.

Le négationnisme nie que ces trois millions de Juifs de Pologne ont subi brimades, travail forcé, humiliations quotidiennes, enfermement dans des quartiers clos et surpeuplés (ghettos), privés de tout, victimes de tueurs sadiques fusillant sans raison autre que celle que les victimes étaient juives, qu’on les a affamés jusqu’à la mort, que les enfants mouraient comme des mouches, beaucoup livrés à eux-mêmes, sans toit et sans famille vivante, quémandant ici et là des miettes de croûtes de pains pour survivre encore un jour ou deux ou seulement quelques heures.

Le négationnisme nie que la rafle des Juifs, préparant leur mise à mort, se soit passée dans tous les pays occupés d’Europe et que dans sa partie la plus orientale et en union soviétique occupée et les pays baltes, en Lituanie notamment ou vivait une importante minorité nationale juive, 80 à 90% de celle-ci a été exterminée.

Le négationnisme ne veut pas savoir qu’on a poussé hors des villes et des bourgades des centaines de milliers de Juifs (en Ukraine et dans certaines régions de l’est de la Pologne et dans les pays baltes), pour les fusiller; les mères emmenées avec leurs enfants dans les bras ou accrochés à elles, les vieillards hommes et femmes et les hommes dans la force de l’âge, poussés à coups de crosse de fusil, tous massés, parfois pendant des heures, dans certains cas pendant plusieurs jours, devant de grandes fosses où on les a fusillés à bout portant. Dans ces centaines de fosses, on retrouve aujourd’hui les restes de leurs dépouilles et les douilles des munitions qui ont servi à perpétrer ces assassinats en masse.

Le négationnisme nie que ceux que l’on n’a pas tué de cette façon ont été transférés vers les abattoirs industriels d’Auschwitz Birkenau, Majdanek, Sobibor, Treblinka et tous les autres lieux d’abattage industrialisé des Juifs.

Le négationnisme, c’est nier que la majeure partie des Juifs des zones de l’URSS occupée par les forces nazies ont été exterminés, à l’exception des quelques rares chanceux, ceux qui furent cachés par de courageux voisins non Juifs prenant le risque d’être eux aussi massacrés pour leur réaction de compassion.

Le négationnisme nie que six millions de Juifs, au total, ont été exterminés de 1941 à 1945, les femmes, les enfants, les hommes, les vieillards, en majorité des gens misérables, sans autre raison que le fait qu’ils étaient Juifs.

Le négationnisme, c’est prétendre, par exemple, que si la population juive de Salonique, qui formait la majorité des habitants de la ville grecque à l’arrivée de l’armée nazie, n’existait plus en 1945, ce n’est pas parce qu’elle fut emmenée à Auschwitz et envoyée à la chambre à gaz. Non, le négationnisme prétendra que, probablement, les Juifs n’habitaient pas Salonique ou qu’ils n’y formaient pas la majorité jusqu’à l’arrivée des nazis… Que peut être bien, si effectivement elle y avait vécue jusqu’à l’arrivée des armées nazies, cette majorité de Juifs de Salonique et qu’on on ne la retrouvait plus en 1945, c’est parce qu’elle serait parvenue à s’enfuir. Pour aller où, s’enfuir de Salonique en 1942? «Sûrement quelque part», dira le négationniste; les Juifs de la ville grecque auront quitté Salonique et la Grèce, à la nage ou à pied, mais pas dans des wagons à bestiaux pour le camp de mise à mort d’Auschwitz.

C’est cela le «négationnisme», Madame Béchara.

Le négationnisme, ce n’est pas douter ou nier le témoignage d’une personne, vous en l’occurrence, ayant un parti pris comme le montre son apologie du Hezbollah. Mais en la circonstance, la plainte contre la TSR ne porte pas sur ce témoignage qui serait contesté.

En portant cette accusation déplacée, notre héroïne ne cherche t-elle pas à faire juger les amis des Juifs revenus vivre sur la terre de leurs aïeux pour le délit reproché aux amis des organisateurs de la Shoah: «faire du négationnisme».

Le négationnisme m’expliquera, autre exemple, que quatorze de mes parents, père, grands-parents, oncles, tantes, cousins (le plus jeune Marco ayant huit ans et demi), poussés dans des wagons à bestiaux après leur sortie du camp de Drancy, entassés pour trois jours de «transfert vers l’est», ont seulement disparus… Disparus sans laisser d’adresse. Peut être les a-t-on laissé descendre de leur prison roulante et se sont-ils perdus dans la nature?

C’est cela, Madame Béchara, que l’on appelle le négationnisme.

Soha Béchara, qui a une faiblesse certaine pour le Hezbollah, et qui paraît tirer fierté de la sympathie des hezbollistes pour sa personne, n’a pas l’air de savoir ou ne trouve pas important que cette organisation, qui émane de la politique iranienne au Liban, se retrouve «objectivement» – aurait-elle dit quand elle était «communiste» – à regarder avec tendresse une organisation proche de négationnistes avérés. Je veux parler de négationnistes avérés au sens strict du terme: à savoir Ahmadinejad et consort.

(more…)

Une Madrasa s’installe à Brooklyn

Daniel Pipes examine le cas d’une école secondaire qui devrait ouvrir ses portes en septembre prochain à New York. Et il y discerne les germes d’un projet islamiste.

Ne doit-on pas se demander si une telle école pourrait être soutenue, financée et fréquentée aujourd’hui en Occident si elle ne prônait pas le suprématisme arabo-musulman rendu obligatoire par la loi islamique, laquelle loi se confond avec la religion du même nom?

En d’autres termes, existe-t-il des écoles d’arabe innocentes en Occident? Existe-t-il des institutions axées sur la langue arabe et la religion islamique qui ne soient pas, plus ou moins, les bastions d’une conquête malveillante? Et s’il en existe, comment les reconnaître, sinon au fait qu’elles admettraient la prédominance de cette attitude et s’y opposeraient ouvertement, concrètement?


par Daniel Pipes
New York Sun
24 avril 2007

VO: http://www.danielpipes.org/article/4441

En septembre prochain, une école secondaire publique en langue arabe devrait ouvrir ses portes à Brooklyn. Le Département de l’instruction publique de New York explique que la Khalil Gibran International Academy offrira, de la 6e à la 12e année de scolarité, un «programme d’enseignement multiculturel et une instruction intensive de la langue arabe».

Cela semble être une excellente idée, car New York et le pays lui-même ont besoin de gens dont l’arabe est la langue maternelle. Ils ont un rôle à jouer dans l’armée, la diplomatie, le renseignement, les tribunaux, les médias, les universités et dans de nombreuses autres institutions. Et apprendre les langues aux jeunes gens est une manière idéale de favoriser le multilinguisme. Moi qui ai passé des années à apprendre l’arabe, je suis en principe enthousiaste devant ce projet d’école, l’une des premières de ce type aux États-Unis.

En pratique, toutefois, je m’oppose fermement à la KGIA et je prévois que cet établissement va causer de sérieux problèmes. Je dis cela parce que l’instruction de la langue arabe est inévitablement chargée d’éléments panarabes et islamistes. Quelques exemples:

Franck Salameh a enseigné l’arabe dans la plus prestigieuse école de langue américaine, le Middlebury College, au Vermont. Dans un article rédigé pour le Middle East Quarterly, il constate que «les étudiants quittent certes Middlebury avec un meilleur arabe, mais ils en gardent aussi un endoctrinement issu d’une approche nationalisme arabe tendancieuse de l’histoire du Moyen-Orient. À l’aide de leçons adaptées et d’exercices de grammaire soigneusement préparés, les enseignants de Middlebury instillent l’idée que l’identité arabe est supérieure aux identités locales que le respect pour les minorités ethniques et les communautés religieuses trahit l’arabisme.»

Pour un exemple de ces exercices grammaticaux, voir le manuel d’apprentissage de l’arabe à peine sorti de presse Focus on Contemporary Arabic: Conversations with Native Speakers (L’arabe contemporain sous la loupe: conversations avec des arabophones. Yale University Press) signé par Shukri B. Abed. L’un de ses chapitres est intitulé «The Question of Palestine» (La question palestinienne). Son contenu intensément politisé serait impensable dans un livre de conversations françaises ou espagnoles.

La dimension islamiste me préoccupe également. Une organisation qui promeut l’instruction de l’arabe, l’Arabic Language Institute Foundation, affirme que la connaissance du langage sacré de l’Islam peut aider l’Occident à guérir de ce que son responsable, Akhtar H. Emon, appelle sa «dégradation morale». En d’autres termes, les Musulmans tendent à considérer l’apprentissage de l’arabe par les non-Musulmans comme un pas vers une éventuelle conversion à l’Islam, une attente que j’ai rencontrée en étudiant l’arabe au Caire dans les années 1970.

De même, le simple fait d’apprendre l’arabe favorise les perspectives islamiques, comme l’a montré James Coffman en 1995, sur la base de données algériennes. En comparant des étudiants selon la langue – française ou arabe – de leur enseignement, il constata que «les étudiants arabisés font preuve d’un soutien sensiblement plus marqué en faveur du mouvement islamiste et sont beaucoup plus méfiants envers l’Occident.» Coffman relève que les étudiants arabisés croient plus volontiers en «l’infiltration en Algérie d’espionnes israéliennes porteuses du virus du Sida, (…) à la conversion en masse de millions d’Américains à l’Islam» et autres absurdités islamistes.

Des détails sur la KGIA, tels que la liste de ses sponsors et supporters, confirment ces appréhensions. La personnalité centrale de l’école, la directrice Dhabah (“Debbie”) Almontaser, nourrit des idées extrémistes, comme William A. Mayer et Beila Rabinowitz l’ont montré sur PipeLineNews.org.

  • Almontaser dit que les Arabes, ou les Musulmans, sont innocents des atrocités du 11 septembre 2001: «Je ne reconnais pas les gens qui ont commis les attentats comme des Arabes ou des Musulmans.» Elle rejette la responsabilité des attentats sur la politique étrangère de Washington, affirmant qu’ils «peuvent avoir été déclenchés par la manière des États-Unis de rompre leurs promesses avec des pays du monde entier, notamment au Moyen-Orient, et par le fait qu’ils n’ont pas été un médiateur loyal».
  • Lors d’une réunion avec le divisionnaire des Services de police de New York (NYPD), elle reprocha au NYPD de faire usage de «tactiques du FBI» consistant à utiliser des informateurs pour prévenir un attentat à la bombe dans une station de métro, ce qui aurait pour conséquence de polariser la communauté musulmane. Pour Almontaser, il semble que la prévention du terrorisme compte moins que d’apaiser les sensibilités des Musulmans.
  • Elle traite George W. Bush de «cauchemar» qui «tente de détruire les États-Unis»

En 2005, comme pour récompenser cette attitude, le Council on American-Islamic Relations (Conseil des relations américano-islamiques), une organisation financée depuis l’étranger, décerna un titre honorifique à Almontaser pour ses «nombreuses contributions» à la protection des libertés civiles.

Ses projets pour la KGIA sont alarmants. Un reportage d’Associated Press cite ses déclarations selon lesquelles «l’école n’hésitera pas à aborder des thèmes sensibles tels que le colonialisme et la crise israélo-palestinienne» et elle relève que l’établissement «incorporera la langue arabe et la culture islamique». La culture islamique? Loin de respecter les objectifs vantés, le véritable programme de l’école va très probablement répandre le panarabisme et l’antisionisme, faire du prosélytisme pour l’Islam et promouvoir des sympathies islamistes.

Pour faire part de vos inquiétudes à propos de ce projet d’école en langue arabe, écrivez au chancelier de la ville de New York, Joel Klein: JKlein@schools.nyc.gov.

Le Guide politiquement incorrect de l’Islam (et des croisades) est de retour

 

La traduction française en ligne du livre de Robert Spencer The Politically Incorrect Guide to Islam réapparaît, après plusieurs semaines d’absence sur le réseau due à divers problèmes techniques. Le site a été reconstitué et placé dans un sous-domaine de precaution.ch:

http://gpii.precaution.ch/

La version française en ligne (pas encore tout à fait complète) de cet excellent ouvrage de vulgarisation permet de consulter le livre par rubriques, avec des collections d’encadrés très intéressants tels que Aujourd’hui comme hierLe saviez-vous, Entre Mahomet et Jésus, Un livre que vous n’êtes pas censé lire. Parmi les textes à proprement parler, on peut recommander Mahomet, prophète guerrier ou Le Coran, un livre guerrier ou encore L’islamophobie et le djihad idéologique moderne et bien d’autres. À découvrir ou redécouvrir.

Caméra cachée dans les mosquées londoniennes

Une bonne enquête menée dans les mosquées londoniennes, sous-titrée en français par Pistache, dont il faut absolument lire le commentaire.

Le combat des titans

Code Guardian. Splendide film d’animation.

Le président du conseil législatif palestinien en chaire: «Ô Allah, tue les Juifs et les Américains. Tue-les tous, jusqu’au dernier!»

Rien de grave. Un haut dignitaire politique palestinien monte en chaire devant les fidèles réunis et, dans un prêche diffusé par la télévision soudanaise, vendredi passé, leur promet que l’Amérique sera détruite, que les Musulmans, les croyants, seront victorieux. Il invoque le nom de Dieu et l’exhorte à exterminer des centaines de millions de gens, jusqu’au dernier. Il affirme que seule la force est efficace. Il appelle les mères à sacrifier leurs enfants, à les envoyer combattre les Juifs. Il glorifie une grand-mère qui s’est fait sauter. La routine.

Et pendant ce temps, en Europe et en Suisse:

Contrairement à plusieurs pays occidentaux, la Suisse s’est dite prête de son côté à discuter avec tous les membres du nouveau gouvernement d’union palestinien, qu’ils soient du Fatah ou du Hamas.

Les gouvernements européens, la Suisse en tête, se préparent donc à aider ces fanatiques assoiffés de sang alors même que les Musulmans de Turquie et du Pakistan (merci Jihadwatch) commencent à protester par centaines de milliers contre l’intrusion de la religion dans leur existence:

In Karachi, Pakistan’s largest city, an estimated 100,000 people took to the streets Sunday to protest plans by an influential mosque to run a “Taliban-style” anti-vice campaign in the capital city of Islamabad. 

A day earlier, some 500,000 Turks staged a rally in Ankara urging Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, a former Islamist and head of the moderate Muslim ruling party, not to run for president, traditionally a secular and nonpartisan post.

Et là où l’Islam règne vraiment sans retenue, un petit taliban de douze ans imite le prophète et décapite devant une caméra (version expurgée du pire ici) un homme accusé de collaborer avec l’Amérique. Son père, informé, trouve que cela déshonore l’Islam et se promet de tuer les mentors de son fils et de «déchirer leur chair avec mes propres dents». Allahou Akbar?

1ère Plainte contre la TSR — délibérations publiques le 4 mai 2007 à Berne

La plainte collective (35 signataires) contre l’émission de Temps Présent Soha, retour au pays du Hezbollah sera traitée par l’AIEP le 4 mai prochain à Berne. Ce sera la deuxième affaire de la toute première séance publique de l’AIEP, dont la procédure a été modifiée en ce sens ce mois-ci. Voici l’annonce qui vient de paraître sur son site web:

date: 4 mai 2007, 10h30

lieu: Berne, Monbijoustrasse 51 A, salle de conférence „Eiger“ (les personnes intéressées sont priées d’attendre à la loge.)

sujets traités au cours de cette séance:

  • 10h30: Tele Züri, émission « ZüriInfo », reportage du 30 octobre 2006 concernant une campagne de la ligue zurichoise de la protection des animaux (« Zürcher Tierschutzbund ») tendant à introduire une appellation « sans fourrure ».
  • 11h45 env.  Télévision suisse romande (TSR), émission « Temps présent » du 26 octobre 2006, reportage intitulé « Soha BECHARA, retour au pays du Hezbollah ».   

Quelques places seront réservées pour les représentants des médias et des parties. Sinon:

Les personnes intéressées (…) sont priées de s’annoncer (…) par téléphone auprès du secrétariat (031/322’55’38). Le nombre des places disponibles est limité.

Et l’annonce précise:

Les prises de son et de vues ne sont pas autorisées. Le président peut cependant prévoir des exceptions sur demande formelle, explicite.

Wolfowitz: le strict minimum qu’une presse honnête doit faire

au lieu de ne reprendre que les racontars anonymes et les petites phrases sorties de leur contexte (comme même le Figaro) est de rappeler qu’il a publié une déclaration officielle le 12 avril déjà (je mets en gras):

Il y a deux ans, lorsque je suis arrivé à la Banque, j’ai soulevé la question d’un conflit d’intérêt potentiel et demandé à me faire récuser du dossier. J’ai porté la question devant le Comité d’éthique et, suite à des discussions approfondies que j’ai eues avec son Président, le Comité a émis l’avis qu’il convenait de promouvoir et de transférer Mme Shaha Riza.

Puis il a étayé cette déclaration par des documents officiels de la Banque mondiale dès que cela a été possible, le 14 avril. Ces documents montrent qu’il n’a pas eu le choix, que ses recommandations ont été écartées à plusieurs reprises. Mais les longs documents pleins d’informations n’intéressent que peu de journalistes (le Wall Street Journal, notamment, fait exception).

L’un des principaux efforts de Wolfowitz consiste/ait à lutter contre la corruption qui compromet la bonne utilisation des fonds de la Banque mondiale. La Banque mondiale est l’un des organismes des Nations Unies.

UPDATE: Wolfowitz trouve ses principaux soutiens en Afrique, là où il a concentré ses efforts, car c’est là qu’ils sont le plus nécessaire. Ses ennemis sont plutôt en Europe. Et les Européens dominent dans le directoire de cette banque, dont la mention fait si bonne impression sur un CV ambitieux.

L’adjoint de Nasrallah: se suicider pour tuer est une chose noble, de même que de lancer des missiles sur des civils

Il faut en être fier. Nous autres Occidentaux sommes simplement des matérialistes qui aspirent aux plaisirs de ce monde. Mais sur le terrain de la foi, les Musulmans sont les plus forts. Leur culture mortifère est une chose sacrée, grande et belle. Et d’ailleurs, ils se suicident sur les lieux publics et bombardent des civils avec la permission expresse des meilleurs experts de leur religion. Rien à dire, tout ça est noble et honorable.

Cette philosophie du néant est exprimée ouvertement à la télévision par le numéro 2 du Hezbollah, une organisation que certains voudraient voir supprimée de la liste des groupes terroristes sous prétexte que c’est aussi un mouvement politique. Et ce avec l’aide de «notre» télévision.

Soutenir les Musulmans modérés

Daniel Pipes est de retour dans les colonnes du New York Sun après une période d’enseignement à l’université de Pepperdine, en Californie:


par Daniel Pipes
New York Sun
17 avril 2007

VO: http://www.danielpipes.org/article/4426

Lorsque je suggère que l’Islam radical est le problème et l’Islam modéré est la solution, la réplique presque inévitable est: «Quels Musulmans modérés?»

«Où sont les manifestations anti-islamistes contre le terrorisme?» me demande-t-on. «Que font-ils pour combattre les islamistes? Où en sont leurs révisions de la loi islamique?»

À quoi je réponds que les Musulmans modérés existent bel et bien. Certes, ils ne constituent qu’un minuscule mouvement, comparé à l’assaut islamiste. Et cela signifie que le gouvernement des États-Unis et d’autres grandes institutions devraient prioriser les efforts visant à localiser, rencontrer, financer, promouvoir, encourager et féliciter ces Musulmans courageux qui prennent des risques personnels pour affronter les totalitaristes.

Une étude qui vient d’être publiée par RAND Corporation, Building Moderate Muslim Networks (Établir des réseaux de Musulmans modérés), entame cette tâche méthodiquement en y consacrant une vaste réflexion. Angel Rabasa, Cheryl Benard, Lowell H. Schwartz et Peter Sickle s’attaquent avec intelligence au problème novateur de l’aide qui permettrait aux Musulmans modérés de croître et de prospérer.

Ils commencent par l’argument selon lequel «les raisons structurelles jouent un rôle majeur» dans l’essor des interprétations radicales et dogmatiques de l’Islam ces dernières années – l’une des raisons étant la générosité avec laquelle les Saoudiens ont financé l’exportation de la version wahhabite de l’Islam au cours des dernières décennies. Les efforts saoudiens ont favorisé «la progression de l’extrémisme religieux dans l’ensemble du monde musulman», permettant aux islamistes de développer de puissants réseaux intellectuels, politiques et autres. «Cette asymétrie dans l’organisation et les ressources explique pourquoi les radicaux, en fait une petite minorité dans presque tous les pays musulmans, ont une influence sans commune mesure avec leur effectif réel.»

L’étude attribue ici un rôle clé aux pays occidentaux: «Les modérés ne pourront pas contrer efficacement les radicaux avant que le décor ait été planté, ce à quoi l’Occident peut contribuer en favorisant la création de réseaux de Musulmans modérés.»

Si cela rappelle quelque chose, c’est peut-être à cause d’un scénario similaire de la fin des années 1940, à l’époque où les organisations soutenues par l’Union soviétique menaçaient l’Europe. Les quatre auteurs fournissent un condensé historique utile de la formation de réseaux américains dans les premières années de la guerre froide, en partie pour montrer qu’un tel effort peut réussir contre un ennemi totalitariste et en partie pour suggérer des solutions aux problèmes actuels (un exemple: «Le coup le plus efficace contre le Kremlin est un crochet du gauche» – pour suggérer que les Musulmans sont le mieux à même de porter atteinte aux islamistes).

Les auteurs passent en revue les efforts américains contre l’islamisme et les trouvent défaillants, tout au moins en ce qui concerne l’encouragement des modérés. Ils estiment que Washington «n’a pas une vision cohérente de la nature des modérés, des chances d’établir des réseaux entre eux et de la manière de construire ces réseaux».

Cela n’est que trop vrai. Le gouvernement américain affiche un parcours désastreux à cet égard, avec une embarrassante succession de doubles illusions – soit en prenant des islamistes pour des modérés, soit en espérant les rallier. Des personnalités du gouvernement telles que le directeur du FBI Robert Mueller, la sous-secrétaire d’état aux relations diplomatiques Karen Hughes et le président de la Fondation nationale pour la démocratie Carl Gershman s’obstinent à frayer avec l’ennemi.

L’étude de RAND propose plutôt quatre partenaires: les laïques, les Musulmans libéraux, les traditionnalistes modérés et quelques soufis. Elle met surtout l’accent sur «le réseau transnational émergeant de personnalités, de groupes et de mouvements laïcistes et sécularistes» et appelle à juste titre à une collaboration accrue avec ces amis négligés.

En revanche, l’étude suggère de relâcher l’attention sur le Moyen-Orient, et particulièrement le monde arabe. Estimant que cette zone «offre un terrain moins propice à la formation de réseaux et d’institutions de modérés que d’autres régions du monde musulman», elle souhaite que les gouvernements occidentaux se concentrent sur les Musulmans d’Asie du sud-est, des Balkans et de la diaspora en Occident, puis de les aider à diffuser leurs idées en langue arabe. Ce nouveau stratagème défie un phénomène séculaire voulant qu’en ce domaine, l’influence émane du Moyen-Orient, mais l’expérience vaut bien la peine d’être tentée.

Cette étude généralement raisonnable de RAND baisse parfois sa garde. Ainsi, il est consternant de voir le quartet s’abstenir de condamner le dialogue de Washington avec des islamistes légaux alors même qu’il approuve prudemment les gouvernements européens qui traitent certains islamistes comme des partenaires. Les auteurs se fourvoient en qualifiant le mouvement basé aux États-Unis «Progressive Muslim Union» de promoteur de l’Islam laïque, alors qu’il s’agit en fait d’une organisation islamiste qui adopte un ton plus leste (aucuns autres islamistes n’avaient osé présenter un thème intitulé «Le sexe et la Oumma»).

Building Moderate Muslim Networks n’est pas le fin mot sur le sujet, mais elle marque une étape majeure vers la révision systématique de la mise en œuvre de la politique de Washington contre l’islamisme. La richesse du contenu, l’analyse claire et les recommandations audacieuses de l’étude font progresser le débat en offrant justement la réflexion stratégique approfondie dont les Occidentaux ont un urgent besoin.

La plainte de la sympathisante du Hezbollah est classée. Et maintenant?

La plainte pour calomnie lancée par Soha Bechara, ex-assassin manquée non repentie et aujourd’hui sympathisante du Hezbollah, que le journal Le Monde avait jugé utile de soutenir d’une tartine, a été classée par le Procureur général du Canton de Genève le 12 avril, comme me l’apprend une copie de l’acte transmis à la même date à l’avocate de Soha Bechara et aux principales personnes visées, dont trois élus UDC, à savoir les conseillers nationaux Oskar Freysinger et Jacques Pagan ainsi que le député au Grand Conseil genevois Yves Nidegger, et votre serviteur.

Le Procureur motive sa décision d’abord en doutant que Genève puisse être le for de l’action en question, puis en indiquant que la notion de «terroriste» n’a toujours pas de définition précise au niveau international, contrairement à ce que qu’allègue Bechara. Or, en l’absence d’une telle définition, c’est celle du langage courant qui fait foi et le Procureur, se basant sur le Larousse, estime que l’action de Bechara, telle qu’elle la revendique elle-même, «rentre dès lors dans la définition large admise (…), raison pour laquelle l’on ne peut admettre, sous le plan pénal, que les personnes visées dans la plainte aient voulu calomnier» Soha Bechara.

Le Procureur relève également que le prix de la Ville de Genève «Femme exilée, femme engagée» octroyé à Bechara en 2006 «ne l’exonère pas de la responsabilité de l’acte qu’elle a commis en 1988, qui demeure inscrit dans l’Histoire».

Et le procureur, se référant notamment à une déclaration de Soha Bechara dans le film qui est à l’origine de cette affaire, ajoute cette phrase:

Enfin, le classement s’impose en opportunité, dès lors qu’il est établi que de toute manière, [Soha Bechara] a tenté de tuer autrui au moyen d’une arme à feu en préméditant son acte, comportement qui, quels que soient les mobiles politiques de son auteur, se définit en droit suisse comme un crime manqué d’assassinat, acte qui se rapproche fort peu de l’action de Mohandas Karamchand GANDHI, qui n’a jamais tenté de tuer quiconque et qui prônait à l’inverse la non-violence.

Notre sympathisante du Hezbollah a maintenant dix jours pour recourir contre cette décision auprès de la Chambre d’accusation. Si elle n’obtient pas gain de cause, les personnes qu’elle vise dans sa plainte pourront tenter de l’attaquer à leur tour pour les accusations qu’elle a lancées publiquement contre elles, notamment dans le journal Le Monde. Un journal que l’agence de notation des médias Media-Ratings place sous sa loupe aujourd’hui, pour cette même affaire. Extrait:

La première chose qui choque dans cet article est l’insignifiance de l’information développée.

Rendez-vous compte: une personne a déposé une plainte en diffamation contre une autre personne qui s’est indignée du caractère propagandiste d’un reportage dans lequel se trouvait la première personne. Tout ceci se passe en Suisse et concerne un reportage tourné au Liban. Dernier point: la plainte n’a pas encore été reçue…

Cette information était-elle si importante pour les lecteurs du Monde? Ou bien était-ce un coup de main apporté à la sympathisante d’un mouvement terroriste?

Voilà une excellente question. Et je rappelle que pour autant que je sache, Le Monde n’a toujours pas publié le droit de réponse que la loi française l’oblige, dans un tel cas, à faire paraître dans les trois jours.

À PROPOS: La SSR avait demandé un nouveau délai pour déposer sa prise de position sur la plainte administrative attaquant le film en question, avec Soha Bechara dans le rôle de la «perle rare», si bien que son examen par les juges ne débute en fait que ces jours-ci. À suivre aussi.

UPDATE: L’avocate de Soha Bechara annonce qu’elle fera «probablement» recours contre la décision du Procureur général, dont elle critique le point de vue sur le terrorisme:

Avec son approche, «n’importe quel assassin pourrait être qualifié de terroriste». Selon Mme Leuenberger, le terrorisme a pour but de faire peur à la population civile, ce qui n’était pas le cas pour sa cliente.

Rappelons les termes du Procureur général sur cette question:

En second lieu, contrairement à ce qu’allègue [Soha Bechara], la notion de terrorisme n’a pas reçu à ce jour de définition précise au niveau international. Plusieurs tentatives de définitions du terrorisme ont été faites à l’ONU, mais aucune n’a abouti, notamment pas la proposition de définition à laquelle [Soha Bechara] se réfère. Il y a dès lors lieu de se rapporter à l’acception généralement admise de la notion de terrorisme en langue française. Selon le Larousse, le terrorisme se définit comme un ensemble d’actes de violence commis par une organisation pour créer un climat d’insécurité ou renverser le gouvernement établi. En l’occurrence, [Soha Bechara] admet avoir tenté d’assassiner de deux coups de feu le Général Antoine LAHAD, alors qu’elle militait au sein du Front de la résistance nationale libanaise. Cette action rentre dès lors dans la définition large admise par le dictionnaire précité, raison pour laquelle l’on ne peut admettre, sous le plan pénal, que les personnes visées dans la plainte aient voulu calomnier [Soha Bechara]. Cela est d’autant plus vrai que tant la plainte adressée à l’organe de médiation de la RTSR que les articles de presse subséquents laissent clairement entendre que l’acte commis par [Soha Bechara] a été de tenter d’assassiner un militaire, représentant l’ordre établi à une certaine époque au Liban, et non un civil, de telle sorte que tout lecteur peut aisément comprendre la portée des actes imputés à [Soha Bechara], qu’elle revendique au demeurant.

Et ma propre approche, telle que je l’avais rédigée sur le présent blog, dans le cadre d’une conversation avec Yvan Rochat, le mari de Soha Bechara:

[Mes déclarations] consistent à rappeler que Soha Bechara a préparé un assassinat politique, s’est introduit par la ruse et le mensonge au coeur d’une famille dans le but d’en tuer le père, qu’elle a effectivement tenté de le faire en tirant deux balles à bout portant sur sa poitrine. Et elle a fait cela avant, selon ses propres termes, prononcés devant une caméra de télévision, qu’elle ou sa famille ait eu a se plaindre d’une atteinte à leur intégrité. En outre, [Soha Bechara], loin de regretter ce geste meurtrier et raté (car l’homme a survécu), s’en vante à qui veut l’entendre, jusque sur les ondes du principal média audiovisuel de la région. Et une personne, voyez-vous, qui tue ou tente de tuer, de manière préméditée, à froid, sans avoir souffert dans sa chair ni dans son coeur, mais seulement dans ses convictions politiques, et qui ne s’en repent pas, est un ou une terroriste jusqu’à preuve du contraire.

Yvan Rochat et moi avions poursuivi cet échange un moment.

Où est la paix islamique?

Après la récente série d’attentats terroristes en Algérie, nous avons deux réactions antagonistes intéressantes de l’Islam officiel. Il y a d’une part des déclarations mielleuses au possible comme celles du CFCM (Conseil français du culte musulman):

L’islam, religion de paix, de dialogue et de tolérance prône le respect absolu de la vie humaine. De ce fait, l’islam condamne tout acte de violence perpétré en son nom.

Ou du HCI (Haut conseil islamique):

«L’islam bannit la violence et la barbarie». C’est une religion qui appelle à «la paix, la tolérance, la fraternité et la solidarité» et prône «l’entente, le dialogue et la coexistence entre les peuples, cultures, religions et civilisations».

Les représentants religieux émettent donc de simples paroles. Mais les terroristes, eux, dans leur déclaration officielle, peuvent citer le Coran (9:111):

Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait: et c’est là le très grand succès.

Et c’est l’image de la réalité: la violence et le terrorisme musulmans résident dans les bases mêmes de la religion islamique, dans le Coran et dans l’histoire du prophète, en un mot dans l’Islam authentique, dans ce que les Musulmans doivent apprendre et connaître lorsqu’ils sont pratiquants.

Et la paix islamique réside dans des déclarations d’intention et dans la non-pratique de cette religion.

Le soleil décide de notre climat, pas nous; le CO2 dépend de la température, pas l’inverse; nous avons besoin de progrès technologiques pour surmonter les variations climatiques, pas de prophètes de malheur

Une vidéo proposée par Friends of Science:

(more…)

Les mosquées sont d’autant plus dangereuses qu’elles parviennent à sembler inoffensives

Nous en avons un bon exemple à Genève en ce moment, avec la controverse entre les responsables locaux de la mosquée (l’une des deux grandes mosquées suisses), appréciés par la communauté musulmane, mais remerciés sèchement par le nouvel administrateur.

Peu à peu, avec l’aide empressée des médias, l’impression s’impose que l’influence de la Ligue islamique mondiale, trop saoudienne pour être moderne, conciliante et bien de chez nous n’est pas favorable à l’«Islam suisse», tranquille et tolérant (enfin, tout est relatif). Et donc qu’il serait judicieux de rompre les liens entre la Mosquée de Genève et cet organisme. Et donc de lui trouver un nouveau financement. Et pourquoi pas via l’un ou l’autre soutien ou avantage dépendant des institutions étatiques?

Quelle meilleure solution, n’est-ce pas, que de donner ainsi à l’État, en contrepartie, un droit de regard dans les affaires de la Mosquée, qui en devient d’autant plus transparente? Quelle meilleure protection contre l’extrémisme que de briser ainsi les rapports de dépendance avec la version rigoriste de l’Islam prônée en Arabie Saoudite? Ne contribuerait-on pas ainsi à l’évolution de l’Islam vers la modernité?

Le seul problème est là où personne, dans la presse ou la politique, ne veut encore poser les yeux: sur l’autel. En effet, tous ces gens charmants que les journalistes interrogent n’ont strictement aucune importance dans la définition de ce qu’est l’Islam lorsqu’il règne, ou dans la manière de gérer le pouvoir dans un monde où l’Islam domine. L’Islam, le vrai, n’est pas dans les bouches fleuries de gens qui se présentent comme les victimes de ceci ou cela, il est dans les textes sacrés. Et ceux-ci ne prévoient aucune tolérance pour le monde non musulman.

Ainsi, peu importe les belles paroles. Une fois que l’Islam est bien installé quelque part, que les communautés qui s’en réclament deviennent puissantes et fournies, et donc qu’il faut commencer à en règler les affaires, on recourt fatalement aux textes sacrés. À ces textes qui, dans toute l’histoire de l’Islam, n’ont jamais été interprétés par des Musulmans au pouvoir de manière pacifique ou tolérante. Et ce n’est pas un hasard. Tolérer l’Islam, c’est, à terme, accepter le règne de la violence. Et seule une campagne d’information braquée sur le coeur même de ce fléau peut permettre de s’en protéger.

Au contraire, en donnant une telle importance à ces petites querelles internes, les médias font savoir à tous les Musulmans de la région, dont moins d’un sur cinq est pratiquant aujourd’hui, que l’Islam est important. On favorise ainsi l’expansion de la pratique de cette religion malfaisante dans la communauté musulmane, accélérant ainsi le processus de pourrissement de la situation. Et on lui donne l’image d’une religion normale attaquée par de vilains extrémistes venus d’ailleurs et qui n’a rien de commun avec les actes des délinquants musulmans.

Et l’édifice de mensonges continue de se construire, comme d’ordinaire. Et des enfants deviennent haineux en nombres croissants. Puis ils deviennent criminels. Et les Musulmans deviennent toujours plus revendicatifs et victimaires. Et l’agitation augmente. Les extrémistes se regroupent dans d’autres mosquées moins surveillées, ce qui conforte les thèses politiquement correctes.

Alors, c’est à l’État, encore, de veiller à ce que des éléments fanatisés par une suspicion injustifiée (voyez: à la mosquée de Genève, on est tous si gentils), forcément attisée par des partis xénophopes et opportunistes (en fait myopes) ne fassent pas trop de dégâts. Ce qui n’améliore pas la réputation des forces de police.

Et lorsque l’État n’y parvient plus suffisamment bien, et que les extrémistes peuvent disparaître au sein des communautés désormais grandes et fortes (et plus pratiquantes), il faut confier plus de pouvoir aux autorités musulmanes «naturelles» de ces communautés, seules à même de ramener le calme, notamment en y répandant davantage encore de religiosité…

L’Iran est inoffensif, paisible, démocratique, aimable, conciliant, amical, à l’heure actuelle

Le gouvernement théocratique islamiste iranien, l’âme du Hezbollah, dont le chef appelle au terrorisme de masse, annonce enrichir de l’uranium de manière industrielle, vouloir installer 50.000 centrifugeuses, malgré une résolution du Conseil de sécurité exigeant une suspension (refrain connu). Heureusement qu’il y a El-Baradei (et Tim Guldimann) pour nous rassurer:

À l’heure actuelle, l’Iran ne représente aucun danger nucléaire pour aucun pays du monde.

Un porte-parole du Hamas appelle les Musulmans à tuer tous les Juifs dans un sermon retransmis à la télévision

Je traduis rapidement la prose d’Ismail Radwan prononcée en chaire le 30 mars dernier, en rappelant que son introduction est un standard du genre, une citation du doux prophète (voir no 176 et 177, par exemple, mais il vaut la peine de parcourir tout ce chapitre de Bukhari, le plus respecté des collectionneurs d’anecdotes sur Mahomet):

L’Heure [du Jugement Dernier] n’arrivera pas avant que les Musulmans ne combattent les Juifs et que les Musulmans les tuent. Alors les pierres et les arbres diront: Ô Musulman, serviteur d’Allah, il y a un Juif caché derrière moi, viens et tue-le!

Nous devons rappeler à notre nation arabe et musulmane, à ses leaders et à son peuple, à ses savants et à ses étudiants, que la Palestine et la mosquée Al-Aqsa ne seront pas libérées par des sommets ou des résolutions internationales. Elles seront libérées par le fusil. Elles ne seront pas libérées par la négociation, mais par le fusil, car l’occupation ne connaît que le langage de la force.
(…)
Ô Allah, renforce l’Islam et les Musulmans et donne la victoire à tes combattants adorateurs du djihad, en Palestine et partout. (…) Qu’Allah emporte les oppresseurs juifs et américains et leurs supporters!

Et en même temps, le gouvernement palestinien fait la manche pour un milliard d’euros auprès des puissances occidentales. «Il nous faut juger le gouvernement palestinien à ses actes», disait hier la commissaire aux Relations extérieures de la Commission européenne Benita Ferrero-Waldner.

UPDATE: Plusieurs représentants agréés aux Nations Unies à Genève lancent un appel à Louise Arbour, Haut-Commissaire des NU aux droits de l’homme, au sujet de cette incitation au génocide.

Réveille-toi, liberté!

Une sympathisante du Hezbollah a bel et bien porté plainte contre 26 personnes, dont trois élus de l’UDC

Comme l’indique l’ATS ce matin, reprise par Le Temps (pas en ligne à ma connaissance) puis par la Cicad:

Une sympathisante du Hezbollah a porté plainte pour calomnie, à Genève, contre 26 personnes.

La procédure vise les conseillers nationaux UDC Jacques Pagan (GE) et Oskar Freysinger (VS), ainsi que le député genevois au Grand Conseil et candidat à l’exécutif de la Ville de Genève Yves Nidegger, a-t-on appris, mardi, auprès du Ministère public.
(…)
Le reportage [de Temps Présent] avait été qualifié de «tendancieux» par Alain Jean-Mairet. Cet ancien journaliste, «qui veut interdire l’islam en Europe tout comme en Suisse», avait saisi l’autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radiotélévision. Sa démarche avait alors été appuyée par une vingtaine de personnes.
(…)
Dans le journal français Le Monde, [la sympathisante du Hezbollah] explique avoir porté plainte car elle estime que les gens qui ont attaqué le reportage «font du négationnisme». «Ils ont mis en doute mon témoignage sur le camp de Khiam. C’est au nom de ceux qui y ont été exécutés et torturés que je dépose cette plainte», avait-elle déclaré au journal Le Monde.

Le sort de la plainte est désormais entre les mains du Procureur général du canton de Genève, Daniel Zappelli.

À propos, mon bouquet de fleurs n’a pas pu être livré hier. Le fleuriste a déposé un message sur le répondeur de la destinataire. Je l’ai prié d’attendre jusqu’à ce soir puis, sauf réaction, de faire don du bouquet au plus proche EMS.

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