Alain Jean-Mairet » 2007 » March
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2e plainte contre la TSR — acceptée par l’AIEP

Comme l’indique ce document (cliquer sur l’image pour l’agrandir), l’Autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radiotélévision (AIEP) a accepté la deuxième plainte (voir la première) déposée contre la TSR pour dénoncer ses informations déséquilibrées sur la situation au Moyen-Orient. À suivre.

UPDATE: Texte du communiqué de presse transmis à une sélection de médias suisses le 31 mars 2007.

Dire la vérité avant qu’il ne soit trop tard

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Le phénomène de la progression de l’Islam, de la charia, en Occident, mis en lumière par un animateur de télévision américain très populaire, Glenn Beck, sur l’exemple des «imams volants», six islamistes qui ont été débarqués d’un vol américain après avoir inquiété les autres passagers de leurs prières ostentatoires et de leurs exigences suspectes. À la suite de quoi la plus grande organisation islamiste américaine a menacé d’attaquer en justice les passagers qui avaient protesté en victimisant ces pauvres imams non volants.

L’homme a bien compris le phénomène et l’exemple est parfait. Les islamistes commencent par imposer une attitude purement religieuse, mais en soi difficilement supportable, telle, en Suisse, que les Musulmans qui prièrent sur la Place fédérale, ce qui ne constituait rien d’autre qu’une déclaration de guerre contre le peuple suisse pour qui connaît les lois immuables de l’Islam. Ensuite, les réactions des gens à la situation déplaisante qu’ils créent est présentée comme une agression contre la Religion avec un grand R et la manifestation d’un penchant au racisme. On victimise ainsi toute la communauté musulmane, qu’elle le veuille ou non. On prend en otage une communauté de gens qui, d’eux-mêmes, préfèreraient visiblement ne pas donner tant d’importance à la religion (85% des Musulmans suisses ne pratiquent pas) pour imposer la pratique de cette religion.

Par ailleurs, tous ceux qui évoquent d’éventuels liens avec le terrorisme sont attaqués. Et le plus souvent avec succès, car la jurisprudence en la matière favorise à tel point la présomption d’innocence qu’il n’est guère possible de condamner sérieusement que les auteurs des attentats eux-mêmes, lesquels n’y survivent en principe pas et peuvent presque toujours être considérés comme des irresponsables isolés, ce qu’ils sont effectivement.

De sorte que les gens en général, et les médias, sont intimidés, préfèrent omettre les déclarations ou les informations dont le simple énoncé pourrait leur valoir des ennuis – de la maintenant banale accusation d’islamophobie à la décapitation sur la place publique en passant par tous les désagréments que les adeptes de l’Islam (non, pas tous, mais toutes leurs communautés en abritent, par bienveillance ou intimidation) causent aux non-Musulmans.

Cette attitude est prévue et voulue, sciemment, par les islamistes, qui se mettent ainsi en position de force. Pour eux, ce genre de confrontations, de menaces voilées enrobées de discours victimaire, de mensonges savants, est la routine, leur métier et leur sacerdoce, tandis que pour les Occidentaux, même les politiciens, elles sont l’exception.

Et ainsi, l’Islam progresse. Plus cette religion prend de place, plus il y a de gens parmi nous qui croient légitime de dominer le monde au nom de l’Islam. Et comme ces gens sont les plus «religieux» au sens des textes et de toutes les interprétations légales qui aient jamais fait loi dans l’Islam, ils deviennent la norme et les communautés musulmanes deviennent des foyers d’extrémisme, de terrorisme, de criminalité endémique. Ainsi, la charia et avec elle le moyen-âge et une barbarie d’un autre âge progressent parmi nous, inexorablement.

Et nous n’en sortirons que si suffisamment d’entre nous, comme le clame Glenn Beck, disent la vérité avant qu’il ne soit trop tard. Car c’est à nous, non-Musulmans, de le faire. Il faut comprendre que les Musulmans (de naissance) sont beaucoup plus proches des islamistes, et donc beaucoup plus menacés que nous ne le sommes. Pour nous, c’est relativement facile. Si nous n’y parvenons pas, eux n’ont aucune chance, et ils le savent.

Ainsi, pour vaincre l’islamisme, nous devons dire la vérité et nous devons en tenir compte, en tirer toutes les conséquences, et faire vraiment respecter nos lois, au lieu de seulement nous en vanter pour des motifs électoraux tout en donnant de l’importance aux islamistes, c’est-à-dire à tous les gens, musulmans ou pas, qui favorisent la pratique de cette religion.

Le conseil genevois des droits des terroristes frappe encore

Hier, le Conseil des NU sur les droits de l’homme a voté une résolution condamnant la diffamation de la religion, notamment de l’Islam, et des tentatives d’assimiler cette religion au terrorisme:

Aux termes d’une résolution sur la lutte contre la diffamation des religions, adoptée à l’issue d’un vote, le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction, et profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il engage instamment les États à prendre des mesures énergiques pour interdire la diffusion d’idées et de documents racistes et xénophobes visant toute religion ou ses fidèles, qui constituent une incitation à la haine, à l’hostilité ou à la violence raciale et religieuse.

Le vote était soutenu (obligatoirement) par les États arabes et musulmans, complétés par la Chine, la Russie et Cuba. Les États occidentaux se sont opposés à ce projet, mais dans de tels cas, ils sont en minorité systématique au sein de ce conseil qui défend décidément très bien les droits des terroristes.

La vérité est que l’Islam, la religion islamique, EST la religion du terrorisme. Ce n’est pas un stéréotype, mais au contraire le résultat d’un examen serein et approfondi, confirmé par de nombreux experts s’appuyant sur les textes qui font loi dans l’Islam.

Elle est la seule religion connue qui justifie et prône, en son coeur même, par le message parfaitement clair et l’exemple glorifié de ses principaux héros, dont le soi-disant envoyé de Dieu, l’action violente, le meurtre de masse, les assassinats politiques, les humiliations systématiques contre ceux qui n’adhèrent pas à ses dogmes. Et comme l’Islam est en position de faiblesse (depuis la fin du moyen-âge, où il reste enraciné), des Musulmans menteurs professionnels sont payés pour vendre l’image d’un Islam pacifique et victimisé jusque dans les organes onusiens consacrés à la défense des droits de l’homme, des droits que l’Islam, la religion islamique, foule aux pieds.

Comment espérer qu’un organisme aussi profondément perverti puisse favoriser les droits de l’homme?

La malhonnêteté onusienne quotidienne révélée par UN Watch

Le directeur de l’ONG UN Watch, Hillel Neuer, prononça un discours marquant le 23 mars dernier à Genève pour stigmatiser les manquements des Nations unies en matière de droits de l’homme (voir Les quatre vérités du Conseil des droits de l’homme). Ce discours critique a été jugé inadmissible par le président du Conseil des droits de l’homme, Luis Alfonso de Alba, si bien que l’intervention de Neuer n’apparaît tout simplement pas dans les procès-verbaux du Conseil. Et que les journalistes bien sages et autres chouchous des Nations unies n’en soufflent mot non plus.

En guise de réaction à cette veulerie, UN Watch publie quelques exemples des déclarations réellement inacceptables, car insultantes et calomniatrices, mais jugées admissibles par le Conseil des droits de l’homme (ou est-ce décidément le conseil des droits des terroristes?). C’est ce qui s’appelle sortir la poubelle.

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Voici une version française des déclarations présentées:

Insultes envers des membres du Conseil

«Le distingué délégué est ignorant (…)» — Délégué du Zimbabwe, à propos de son homologue finlandais qu’il accuse d’«hypocrisie stupéfiante, ahurissante»; 20 septembre 2006.

Insultes envers des experts des NU

«Ce rapport diffamatoire ne mérite aucun respect ou crédibilité. Nous allons l’expédier là où nous avons expédié tous les rapports précédents: à la collecte de vieux papier (…). Toutefois, Madame, vous pourriez apporter une contribution significative – en démissionnant.» — Ambassadeur cubain Juan Antonio Fernández Palacios, 26 septembre 2006, insultant l’experte des NU Christine Chanet qui avait documenté les abus commis par Cuba. La défense de l’experte par le président s’est limitée à relever «l’importance de ne pas personnifier ou personnaliser des commentaires qui ne font qu’exacerber les difficultés auxquelles nous sommes confrontés», et cette remarque suivait cette phrase: «Merci au délégué de Cuba pour sa déclaration.»

Railleries envers de hauts responsables des NU

«Celui qui possède le monopole des violations des droits de l’homme est Israël (…), le favori du haut commissaire.» — Ambassadeur palestinien Mohammad Abu-Koash, 1er décembre 2006, raillant Louise Arbour, Haut commissaire des NU aux droits de l’homme, qui avait osé, en marge de ses critiques régulières d’Israël, mentionner aussi l’obligation des Palestiniens de mettre un terme au terrorisme.

Violence envers les femmes

«Les cas de violences contre les femmes ont été exagérés (…)» — Farah Mustafa, du Soudan, gouverneur de l’État du Sud Darfour, 12 décembre 2006, après que le Conseil ait entendu des comptes rendus de viols de masse de femmes du Darfour par des miliciens Janjawid soutenus par les Soudanais.

Attaques contre les homosexuels

«La peine de mort par lapidation prévue par la charia pour punir des actes sexuels contre nature (…) ne doit pas être mise en équivalence avec des tueries illégales et ne devraient pas avoir été mentionnée dans le rapport (…)» — Ambassadeur du Nigeria Joseph Ayalogu, 19 septembre 2006, répliquant aux critiques avancées par l’expert des NU Philip Alston sur la pratique du Nigeria de lapider à mort les auteurs d’actes homosexuels.

Glorification du terrorisme

«Le Hezbollah est aussi constitué de gens tout à fait ordinaires qui résistent, qui résistent à une occupation.» — Ambassadeur cubain Juan Antonio Fernández Palacios, 4 octobre 2006.

Négation de l’Holocauste

«La Conférence de Téhéran n’est pas consacrée au négationnisme de l’Holocauste; c’est une rencontre académique qui examine tous les aspects de la question.» — Déléguée iranienne ForouzaNdeh Vadiati, 12 décembre 2006.

L’Holocauste est une «revendication historique», «le nombre des victimes» est une «question légitime» et il existe des «oppositions sérieuses sur ce thème». — Ambassadeur iranien Alireza Moayeri, dans une lettre diffusée le 11 janvier 2007 par le Secrétariat du Conseil des droits de l’homme (une pratique usuelle aux NU) «à la demande du président du Conseil des droits de l’homme», qui «a l’honneur de transmettre ci-joint une lettre qui lui a été adressée par le représentant permanent de la République islamique d’Iran». Le président n’exprima aucune objection à effectuer cette tâche routinière.

La conférence iranienne sur le négationnisme de l’Holocauste de décembre 2006 intitulée «Review of the Holocaust: Global Vision» était «un événement académique» et le sionisme est une idéologie «chargée de désirs raciaux hégémoniques» — Lettre de Moayeri, ibid.

Diabolisation d’Israël

«Israël n’a pas étanché sa soif avec le sang des Libanais et l’a maintenant dirigée contre les civils désarmés de Beit Hanoun.» Représentant libanais, 15 novembre 2006, évoquant la réaction israélienne aux tirs de roquettes Kassam par des Palestiniens sur la ville de Sdérot [1700 de ces roquettes ont été tirées depuis Gaza en 2006 — éd.].

«L’Holocauste se poursuit et c’est un holocauste israélien contre le peuple palestinien.» — Ambassadeur palestinien Mohammad Abu-Koash, 12 décembre 2006.

«De plus, comme le distingué ambassadeur de Palestine nous le rappelle, un holocauste israélien se déroule quotidiennement depuis plus de 60 ans contre le peuple palestinien, comme cela a été relevé par trois sessions spéciales.» — Déléguée iranienne ForouzaNdeh Vadiati, 12 décembre 2006.

«Les massacres [israéliens] perpétrés contre les populations déplacées, contre des femmes et des enfants, étaient des actes délibérés (…)» — Nord-Sud XXI, organisation financée par la Syrie qui gère le «Prix Mouammar Kadhafi des droits de l’Homme», 29 septembre 2006.

«Un certain nombre de massacres délibérés de populations civiles» ont été commis par Israël — Jean Ziegler, rapporteur spécial des NU sur le droit à l’alimentation et cofondateur en 1989 du Prix Mouammar Kadhafi des droits de l’Homme, 4 octobre 2006.

Déshumanisation d’Israéliens

«(…) des civils ont été tués, massacrés, par les forces d’invasion venues de la planète Mars qu’on appelle aujourd’hui l’occupant israélien.» — Délégué syrien, 23 juin 2006.

Il faut se rendre à l’évidence: le Conseil des droits de l’homme, à Genève, derrière le fin rideau de respectabilité que lui confère son protocole, sert de porte-voix aux pires fripouilles de notre temps. Et ceux qui tentent de le faire savoir y sont censurés. En vérité, cette institution est une enclave de la barbarie en terre helvétique.

Petite réflexion sur les Nations unies

L’autre soir, un activiste des droits de l’homme demandait à la ronde, dans une conversation qui tournait autour de la situation au Darfour: «Quel est donc le sens essentiel des Nations unies?» Je répondis «Les Nations unies sont une association de nations, c’est-à-dire des entités les plus puissantes de notre temps.» «Mais à quoi bon?» s’écria mon interlocuteur. «À défendre les intérêts des entités les plus puissantes», répliquai-je. Éclats de rire.

La conversation évolua vers d’autres rives. Mais j’aimerais reprendre cette réflexion qui semble si paradoxale. Les Nations unies sont bel et bien une société rassemblant les organes les plus puissants de notre époque – les gouvernements des nations. Et si le fait de constater que leur objet central consiste à défendre les intérêts des puissants prête à rire, de bon cœur, il n’en reste pas moins que c’est là la réalité vraie. L’aspect contradictoire de cette affirmation provient de deux éléments:

D’abord, les puissants réunis au sein des Nations unies affichent généreusement leur volonté de résoudre les conflits autant que possible sans violence et lorsque les puissants renoncent à la violence, la défense de leurs intérêts se confond aisément avec celle de la population, de la personne humaine. Ensuite, ces nations, ces puissants, décidèrent ostensiblement de consacrer ladite société, les Nations unies, à la préservation et à la diffusion des droits de l’homme, reconnus comme universels.

De sorte que les Nations unies sont devenues dans les esprits une sorte d’institution dédiée aux droits des gens ou à la démocratie dans ce qu’elle a de plus fondamental ou encore à «la paix dans le monde». Mais ce n’est qu’un leurre. Le peuple lui-même n’a pas voix au chapitre aux Nations unies, ni directement, car il faut être un expert de la diplomatie et du dialogue courtois pour être toléré dans ce milieu, ni indirectement, puisque les entités qui y siègent n’ont pas à respecter les moindres conditions démocratiques, même pas les droits de l’homme, pour cela. Il suffit bel et bien qu’elles soient puissantes, qu’elles règnent sur leur territoire, qu’elles y possèdent cet attribut fondamental de l’État qu’est le monopole de la violence.

Si bien que de prêter aux Nations unies le rôle de gardien des droits de l’homme et des libertés individuelles est tout à fait irrationnel, et même schizoïde. Dans le meilleur des cas, cette institution ne se soucie de la volonté et du bien-être des gens qu’à travers l’avis d’experts. Elle ne constitue que la moins mauvaise solution que pouvaient mettre en place les puissants de bonne volonté au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.

Mais aujourd’hui, ces bonnes intentions se retournent contre les faibles. Au cours des décennies, les puissants de moindre envergure en ont envahi tous les rouages importants, pervertissant les principes fondateurs des droits de l’homme en concentrant l’attention sur des malheurs bien précis au détriment d’autres, créant des coalitions d’intérêts d’origine idéologique ou religieuse et tronquant l’histoire pour salir les auteurs même de cet outil qui devait permettre de faire cesser les conflits et de vaincre la pauvreté et les injustices.

Tout ceci sans réaction notable des vrais puissants, ou de leurs représentants, censés préserver l’esprit fondateur des Nations unies, mais trop aveugles ou trop lâches pour préférer la substance à la forme et pour empêcher la malversation systématique qui a transformé les principaux organes des Nations unies en l’équivalent moral de décharges à ciel ouvert.

Faut-il réformer les Nations unies? Ou les supprimer? Je pense qu’il est possible aujourd’hui de les réinventer, plutôt, de créer une institution, ou une forme d’institution, qui respecterait d’emblée et tout au long de ses processus les principes universels de la civilisation tels que la dignité humaine. Un moyen de connaître et de concrétiser la pensée des gens dans leur ensemble, de prendre en compte la volonté intime des populations, de s’orienter en fonction des élans authentiques, des forces de vie qui nous animent. Pour répondre valablement aux plus difficiles des questions que pose l’avenir et prendre les décisions que la communauté humaine pourra soutenir en connaissance de cause.

Comment? En posant la question, pour commencer.

Les «jeunes» se lâchent à la gare du Nord

Ah, Paris. Ses poubelles. Son amertume. Sa justice aux petits oignons.

Bonnet d’âne pour Christoph Blocher

Le conseiller fédéral Christoph Blocher invite des représentants de l’Islam, dont Tariq Ramadan, à discuter avec lui. C’est une telle ânerie. Quelque 85% des Musulmans suisses ne font aucun usage des institutions islamiques. Les gens dont Blocher renforce ainsi la crédibilité ne représentent pas une population, mais une idéologie.

En fait, tous les gens qui se réclament de l’Islam sur la scène politique ou intellectuelle sont des islamistes, c’est-à-dire des gens qui veulent répandre la pratique de l’Islam, d’une religion qui impose un comportement criminel à ses membres envers les non-Musulmans. Ces représentants sont les véritables ennemis de la civilisation, plus encore que les terroristes musulmans, qui au moins provoquent de fortes réactions de rejet. Ce sont eux qui prennent en otage non pas la religion islamique – car eux la respectent, justement – mais les Musulmans eux-mêmes.

L’ennemi, c’est l’Islam et ceux qui veulent le répandre. Et ils sont une minorité, en effet. Et c’est une erreur terrible que de mettre ainsi cette minorité au pouvoir, Monsieur Blocher.

Rupture d’égout à Gaza, au moins six morts. Pourquoi?

Au moins six personnes sont mortes, dont trois enfants, et 25 autres ont été blessées à la suite de la rupture d’une canalisation dans un village de Gaza. En outre, 387 maisons en sont devenues «non hygiéniques» et 96 d’entre elles ont été détruites ou rendues inhabitables. Les risques de maladie sont très importants.

Il semble que la mauvaise qualité des infrastructures soit à l’origine de l’accident. Des officiels des NU affirment avoir averti d’une catastrophe imminente depuis plus de deux ans.

À relever aussi que les territoires palestiniens ne sont pas les puits de pauvreté que certains se plaisent à dépeindre. Selon le dernier indice de développement humain, les territoires palestiniens sont mieux lotis, en termes objectivables, que les pays suivants (soit quatre places seulement après l’Iran):

El Salvador, Algeria, Guyana, Jamaica, Turkmenistan, Cape Verde, Syrian Arab Republic, Indonesia, Viet Nam, Kyrgyzstan, Egypt, Nicaragua, Uzbekistan, Moldova, Rep. of Bolivia, Mongolia, Honduras, Guatemala, Vanuatu, Equatorial Guinea, South Africa, Tajikistan, Morocco, Gabon, Namibia, India, São Tomé and Principe, Solomon Islands, Cambodia, Myanmar, Botswana, Comoros, Lao People’s Dem. Rep., Pakistan, Bhutan, Ghana, Bangladesh, Nepal, Papua New Guinea, Congo, Sudan, Timor-Leste, Madagascar, Cameroon, Uganda, Swaziland, Togo, Djibouti, Lesotho, Yemen, Zimbabwe, Kenya, Mauritania, Haiti, Gambia, Senegal, Eritrea, Rwanda, Nigeria, Guinea, Angola, Tanzania, U. Rep. of Benin, Côte d’Ivoire, Zambia, Malawi, Congo, Dem. Rep. of the Mozambique, Burundi, Ethiopia, Chad, Central African Republic, Guinea-Bissau, Burkina Faso, Mali, Sierra Leone, Niger

Leur problème est ailleurs. Leur problème est bel et bien une question de priorités.

UPDATE: Jerusalem Post du 4 mars dernier:

Le 9 février, le Shin Bet arrêta Amar Azk, 37 ans. Pendant son interrogatoire, il avoua avoir vendu des tuyaux [achetés en Israël] au Hamas et à d’autres organisations terroristes qui fabriquent des roquettes Kassam et les tirent presque quotidiennement sur Israël. Le Shin Bet précisa que les activités d’Azk avaitent débuté avec le lancement de la deuxième intifada en 2000 et qu’elles n’avaient cessé qu’à la suite de son arrestation. L’agence n’a pas pu indiquer quelle quantité précise de métal a été ainsi négociée, mais elle a déclaré celle-ci «importante».

Les tuyaux vendus à Azk devaient servir à la construction d’un système de traitement d’eaux usées à Gaza. Le Shin Bet n’a pas pu déterminer quelles quantités respectives ont effectivement été livrées aux organisations terroristes et au projet de canalisation. […]

En 2006, 1700 roquettes ont été tirées depuis Gaza.

Le guide suprême iranien harangue les foules

Cela, c’est du populisme. Du vrai. Le pire de tous. Celui qui anime les foules à haïr au nom de Dieu. Et dans l’Islam d’aujourd’hui, cela marche à merveille, comme le montrent ces images. Voici ce que les foules scandent (texte complet):

Mort à l’Amérique. Allah est (le plus) grand. Khameney est le leader. Ô, noble leader, nous sommes prêts.

Les quatre vérités du Conseil des droits de l’homme

Le directeur de UN Watch, Hillel Neuer, fait le bilan des organes onusiens censés veiller sur les droits de l’homme. Dévastateur.

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Voici la version française (ma traduction) de son discours:

Monsieur le président,

Il y a six décennies, au lendemain des horreurs nazies, Eleanor Roosevelt, Réné Cassin et d’autres personnalités éminentes se réunirent ici même, sur les rives du lac Léman, pour réaffirmer le principe essentiel de la dignité humaine. Ils créèrent la Commission des droits de l’homme. Aujourd’hui, nous posons la question: qu’est-il advenu de leur noble rêve?

Nous trouvons une réponse dans la présente session. Confronté à des rapports convaincants faisant état de tortures, de persécutions et de violences contre les femmes aux quatre coins du monde, qu’a dit le Conseil et qu’a-t-il décidé?

Rien. Sa réponse a été le silence. Sa réponse a été l’indifférence. Sa réponse a été criminelle.

On pourrait dire, pour reprendre les termes de Harry Truman, que cet organe est devenu un conseil à ne rien-faire, un conseil bon à rien.

Mais ce serait inexact. Ce conseil a tout de même fait quelque chose.

Il a promulgué une résolution après l’autre pour condamner un seul État: Israël. Les huit déclarations prononcées – et il y en aura trois autres pendant la présente session –, ont accordé l’impunité au Hamas et au Hezbollah. Le reste du monde – avec des millions et des millions de victimes, dans 191 pays – reste ignoré.

Ainsi, oui, ce conseil fait quelque chose. Et les dictateurs du Moyen-Orient qui orchestre cette campagne vous diront sans doute qu’il fait une très bonne chose. Il tente de protéger des droits humains, les droits des Palestiniens.

De même, les assassins racistes et violeurs des femmes du Darfour nous disent qu’ils se préoccupent des droits des femmes palestiniennes. Les occupants du Tibet se soucient des occupés. Et les bouchers de Musulmans de Tchéchénie se préoccupent des Musulmans.

Mais ces défenseurs autoproclamés se préoccupent-ils vraiment des droits des Palestiniens?

Observons le déroulement des derniers mois. Plus de 130 Palestiniens ont été tués par les forces palestiniennes. Cela représente trois fois le total combiné de victimes qui a motivé les sessions spéciales de juillet et novembre. Pourtant, les champions des droits des Palestiniens – Ahmadinejad, Assad, Khaddafi, John Dugard – ne disent rien. Le petit Salam Balousha, trois ans, et ses deux frères, ont été abattus dans leur voiture par les hommes du premier ministre Haniyeh. Pourquoi le Conseil a-t-il alors choisi le silence?

Parce qu’on ne pouvait rien reprocher à Israël. Parce que, en fait, les despotes qui règnent sur ce conseil se moquent éperdument des Palestiniens ou des droits humains.

Ils cherchent à diaboliser la démocratie israélienne, à délégitimer l’État juif, à culpabiliser le peuple juif. Ils cherchent aussi autre chose: à distordre et à pervertir l’expression même et la notion de droits de l’homme.

Qu’est-il advenu du rêve des fondateurs, donc? Et bien il se transforme en un cauchemar, à force de mensonges horribles et de perversions morales.

Merci, Monsieur le président.

Bravo, Monsieur Neuer.

Et, un détail: Le Conseil a décidé de ne pas continuer d’enquêter sur la situation des droits de l’homme… en Iran. Qui a besoin de ce conseil?

UPDATE: La malhonnêteté onusienne quotidienne révélée par UN Watch.

2e plainte contre la TSR — dépôt à l’AIEP

La deuxième plainte contre la TSR vient d’être expédiée en recommandée à l’Autorité indépendante d’examen des plaintes en matière de radiotélévision (AIEP). Elle est accompagnée de 45 signatures, soit plus du double du nombre nécessaire (20) et largement davantage aussi que lors de la première plainte de ce type (35).

De plus, cette fois-ci, les signataires potentiels ont été informés d’emblée qu’ils pouvaient déposer leur déclaration de soutien directement auprès de l’AIEP et j’ignore encore combien de personnes ont opté pour cette solution. Nous ne saurons qu’à l’échéance du délai, au lendemain du 30 mars, combien de déclarations de soutien cette plainte aura finalement réunies.

Si vous souhaitez vous aussi soutenir cette action, vous pouvez télécharger ce document pdf puis le remplir et le poster ou le faxer à l’adresse indiquée (AIEP). Vous pouvez bien sûr aussi simplement copier ou écrire à la main le texte suivant et indiquer vos coordonnées.

Voici le texte:

Je soussigné/e déclare soutenir la plainte du 27 mars 2007 à l’AIEP, rédigée par Alain Jean-Mairet, à l’encontre des émissions 19:30 de la TSR du 24 et du 29 décembre 2006.

Prénom et nom: 
Rue et numéro:
NPA et lieu:
Année de naissance:
Signature:

Et voici l’adresse:

AIEP – Autorité indépendante
d’examen des plaintes
en matière de radiotélévision
Case postale 8547
3001 Berne
Fax: 031 322 55 58

Merci à toutes et à tous!

Lumineuse analyse du problème palestinien

LE PROBLÈME DES RÉFUGIÉS DE PALESTINE
Par Tibor Mende, Le Monde, 21 avril 1951

La Jordanie est formée de montagnes arides et de déserts. Des routes en lacet gravissent les collines escarpées et rocailleuses, et, à l’exception de quelques Bédouins nomades et de quelques villageois montés sur leurs mules, seules les jeeps de la Légion arabe sillonnent la campagne. En descendant au-dessous du niveau de la mer Morte on arrive à une vaste étendue sablonneuse qui précède Jéricho, et où plus de vingt mille réfugiés, entassés sous des tentes, sont abandonnés sur le sable brûlant. Ils sont là depuis plus de deux ans.

Sans occupation utile, sans espoir pour l’avenir, ils font la queue trois fois par jour pour la soupe ou pour leurs rations; ils discutent autour des tentes et écoutent les tirades provocantes des vieux moukhtars de village ou des agitateurs professionnels. Déambulant, sans but, entourés de ce paysage inhospitalier, et nourris de la propagande incessante des notables du camp, leur nervosité croît de jour en jour, jusqu’au moment où leur amertume trouve un exutoire dans des violences dangereuses. A Naplouse, parmi les oliveraies de Samarie; autour d’Amman; dans les grottes de Bethléem; dans l’ombre de la mosquée d’Omar à Jérusalem, des centaines de milliers de réfugiés attendent, dans des campements infects et sous des tentes en lambeaux, le jour où, dans le  sillage des armées vengeresses de la Ligue arabe, ils retourneront chez eux.

C’est ce qu’on leur fait croire dans tous les camps, et partout la tension monte à mesure que les jours passent sans apporter de changement à leur existence sans but. Il y a quelques jours un fonctionnaire de district a été assassiné par des réfugiés surexcités. Pas loin d’ici, dans un autre camp, les magasins d’approvisionnement ont été mis au pillage par une foule furieuse, et il circule de mauvaises rumeurs d’armes cachées dans les camps, de violences et d’agitation croissante.

Manque de soins

Où qu’on aille dans ce pays, c’est partout la même histoire. Les réfugiés groupés dans les villes et les villages connaissent souvent des conditions encore pires que ceux des camps, qui reçoivent du moins quelques soins médicaux et hygiéniques.

Pour comprendre les origines de ce problème terrifiant il est nécessaire de se reporter à l’époque de la lutte, en 1948. On peut poser mille fois la question de savoir pourquoi ces gens ont quitté leurs foyers de Palestine, on obtiendra mille réponses différentes.

Certains ne voulaient pas vivre dans un État juif; d’autres ont fui la bataille et, une fois celle-ci terminée, n’ont jamais trouvé l’occasion de rentrer chez eux. Beaucoup plus nombreux sont ceux qui sont partis parce qu’on leur avait dit que c’était pour quelques jours, quelques semaines au plus, et qu’ils reviendraient avec les armées arabes triomphantes; ils travaillaient comme ouvriers agricoles chez des propriétaires arabes, et n’avaient fait qu’obéir, comme toujours, aux ordres de leurs supérieurs. Lorsque le flot des réfugiés eut franchi la ligne qui devait devenir la frontière israélienne, les États arabes se trouvèrent débordés, et, avec la coopération d’organisations bénévoles, les Nations unies durent se mettre de la partie.

En 1950,  l’Office de secours et d’aide des réfugiés de Palestine (UNRWA), ayant à sa tête un Canadien, le général Kennedy, assisté du représentant de la Grande-Bretagne, Sir Henry Knight, prit l’affaire en main. La Jordanie à elle seule avait plus de 450.000 réfugiés, le Liban 120.000, et la Syrie 80.000. Dans le «couloir de Gaza» – bande de terre stérile de 40 kilomètres de long sur 6 kilomètres de large, attenante à l’Égypte – deux cent cinquante mille personnes sont entassées dans l’un des camps les plus sinistres que notre monde, pourtant si tourmenté, ait jamais connus. 

Mais les secours matériels, lorsqu’ils viennent seuls, ne font que démoraliser, et d’autres décisions s’imposaient. L’établissement définitif (resettlement) des réfugiés semblait encore impossible étant donnée l’atmosphère générale. L’UNRWA fut autorisé à organiser, en même temps que les secours, des travaux destinés à procurer une occupation utile aux malheureux habitants des camps. La construction des routes et quelques projets insignifiants mis à part, les «travaux» se heurtèrent à des difficultés. En 1950, 17% seulement des fonds de l’UNRWA ont été dépensés à créer des occupations utiles pour les réfugiés, contre 70% consacrés aux rations; et cependant les pays où vivent ces réfugiés ont un besoin criant de bonnes routes et de travaux publics de toute sorte.

Pendant ce temps un certain nombre de choses se sont éclaircies. Menacé chaque jour par la presse arabe d’un «second round» de la guerre, Israël ne tient pas, cela se comprend, à laisser rentrer un grand nombre d’Arabes qui pourraient former une cinquième colonne en puissance dans un État dont les Arabes se refusent à reconnaître les frontières.

En second lieu, malgré leurs déclarations charitables, les États arabes n’ont pas bougé le petit doigt pour permettre aux réfugiés de s’établir chez eux.

Troisièmement, l’UNRWA s’est montré incapable de faire quoi que ce soit d’effectif pour l’intégration de ces malheureux dans un système nouveau et définitif. Cependant la question des huit cent cinquante mille réfugiés prend les proportions d’un grave problème international. C’est un brandon qu’il est dangereux de laisser traîner dans une région déjà explosive d’un monde livré à la guerre froide, et qui menace la stabilité de toute la Méditerranée orientale.

À l’heure actuelle tout le monde est d’accord pour reconnaître que la réinstallation des réfugiés est la seule solution.

Les Nations unies ont proposé à cet effet une résolution;  le même principe a été accepté à la Chambre des communes. Le roi Abdallah a proclamé que la Jordanie était prête à accueillir les réfugiés comme citoyens permanents. L’Ouest du royaume comporte quantité de terres cultivables qui demandent des bras, et tous les pays arabes ont une population nettement insuffisante. Et pourtant, s’il est un mot qu’on ne prononce actuellement en Moyen-Orient qu’à voix basse et avec terreur, c’est bien celui d’ «intégration». Aucun officiel n’ose s’en faire le champion; nul politicien ne la soutiendrait, et, apparemment, nulle grande puissance n’a le courage de la reconnaître pour l’un de ses buts.

L’un des jeunes bureaucrates grassement payés que l’UNRWA entretient à Beyrouth – un de ces fonctionnaires internationaux dont l’idéalisme s’accroche obstinément à des illusions- me racontait qu’il y a quelques mois, il avait organisé dans un des camps de réfugiés la culture des légumes autour des tentes. Occuper ces gens tout en ajoutant à leurs maigres rations quelques légumes frais lui avait semblé une excellente idée. Quelques semaines plus tard arrivait du quartier général une sévère réprimande: «Arrêtez immédiatement opération carré de légumes…» «La raison?», demandai-je, désireux d’obtenir quelques éclaircissements. «Cela sentait l’intégration…» Il haussa les épaules. Ce tout petit exemple, qui n’a rien d’exceptionnel, vient à l’appui de la thèse largement répandue selon laquelle les Nations unies dépenseraient de grosses sommes d’argent pour créer un problème des réfugiés plutôt que pour le résoudre.

Un alibi pour la Ligue arabe

Où est l’explication? Qui est responsable de cette curieuse impasse? Richard Crossrrian, député travailliste, qui se trouvait ici il y a quelques jours, a essayé de donner une réponse à ces questions au cours du débat du 15 mars à la Chambre des Communes. «Tant que nous compterons sur l’ONU pour faire quelque chose de sérieux pour l’établissement des réfugiés, nous ne ferons que nous leurrer, car l’ONU est une organisation politique, a-t-il déclaré. II y a la Ligue arabe et toute la politique de la Ligue arabe…! La Ligue arabe a besoin du problème des réfugiés pour maintenir la cohésion contre Israël… L’établissement des réfugiés la priverait de son sujet de plainte le plus important. En second lieu, une paix entre la Jordanie et Israël serait des plus embarrassantes, du point de vue de la Ligue arabe, en levant l’embargo sur Israël… Telle est, me semble-t-il, l’impasse à laquelle nous nous trouvons acculés….»

Loin de Westminster, à quelques kilomètres d’ici, un Arabe, personnage de l’un des camps, me disait la même chose en d’autres termes: «Si j’avais eu les millions que l’ONU distribue ici, il y a longtemps que le problème serait résolu. Ce pays est immense, il ne manque pas de terres… si seulement les pachas voulaient permettre aux réfugiés de s’y installer…», et il fit un geste large de ses deux bras: «Regardez ce qu’ils font de l’autre côté… Le problème qui se pose à eux est encore plus vaste, et ils arrivent à le résoudre…» – et il désignait du doigt, par-delà les collines, la frontière israélienne. Il nous fallait rester là, car des camions bringuebalaient sur la route, chargés de caisses portant l’inscription ONU, et des enfants s’alignaient pour la distribution quotidienne de lait. La psalmodie du Coran se tut brusquement: c’était l’heure du repas.

Nota: Voir aussi la rubrique www.nuitdorient.com/n15.htm

UPDATE: Et consulter absolument Comment sont nés les réfugiés palestiniens?

Ce que l’Occident doit savoir sur l’Islam, bis

Même film que ci-dessous, mais en une seule partie:  

UPDATE:

Ce que l’Occident doit savoir sur l’Islam

vient d’être traduit et mis en ligne par Pistache:

UPDATE:

Petite réflexion sur la judéité

L’autre soir, j’ai dit une chose qui, après coup, m’a donné à réfléchir. Mon interlocuteur parlait de l’aspect suprématiste de l’Islam, comme d’un argument permettant d’en démontrer le danger. Cet argument ne me paraissait pas judicieux car généralement perçu comme trop peu spécifique à l’Islam. Je me souviens avoir dit la chose suivante:

Je pense que la majorité des gens dirait que tous les monothéismes sont ainsi. Qu’ils veulent le monde entier.

Et la conversation évolua vers d’autres démarches critiques envers l’Islam. Mais qu’en est-il de mon affirmation? Elle est très probablement correcte. Il me semble en effet certain qu’une majorité de gens affirmerait cela. Mais est-ce le cas?

Pour l’Islam, cela est certain. Cet aspect cosmique est omniprésent dans le message du prophète Mahomet et les Musulmans qui connaissaient le mieux ce message ont toujours poursuivi ou prôné des ambitions de ce type, ont toujours réclamé le monde entier comme legs légitime de l’Islam. Pour le Musulman croyant, chaque être naît musulman et les autres religions, ou l’absence de religion, sont en fait des perversions de l’Islam, qu’il faut guérir. À étudier les différentes versions des lois islamiques, lesquelles sont l’œuvre des meilleurs connaisseurs des fondements de l’Islam et qui toutes prônent le djihad militaire jusqu’à la suprématie ultime de l’Islam et l’humiliation des adeptes d’autres religions, on se rend compte qu’il est impossible de déduire autre chose des textes que les Musulmans sont censés considérer comme d’origine divine.

Pour le Christianisme, les choses sont complexes – certains courants ont de toute évidence tenté de «porter la bonne nouvelle» dans le monde entier. Mais d’autres communautés sont modestes, très peu prosélytes. Et une très large part des Chrétiens actuels considèrent sincèrement que la religion est de nature purement personnelle et spirituelle et ne saurait fonder un quelconque mouvement concret de conquête. Et de fait, les Écritures chrétiennes, avec leur langage parabolique caractéristique, favorisent cet éclatement des interprétations et cette approche très spiritualisée du message religieux.

Pour la judéité, les choses me paraissent à nouveau parfaitement claires à cet égard. Certes, je n’ai pas étudié le Judaïsme en lui-même, pas suffisamment en tout cas pour porter un quelconque jugement sur ce message religieux. Mais il m’apparait comme une évidence frappante que les Juifs dans leur ensemble, historiquement et actuellement – tant la très large majorité d’entre eux que la très large majorité de leurs élites – ont fait exactement le contraire de l’Islam. Ils ont non pas cherché à régner sur le monde, à prendre le pouvoir sur le monde, mais au contraire à libérer le monde, à donner le pouvoir (empower) aux gens sur leur environnement. Partout, les Juifs ont profité au milieu dans lequel ils s’intégraient, l’ont enrichi, renforcé, rendu plus efficace et progressif. Ils ont probablement constitué l’une des plus importantes sources uniques de progrès et de civilisation de l’histoire.

Et cela est d’ailleurs valable aussi pour l’État d’Israël, qui domine de la tête et des épaules tous les autres États de la région dans tous les critères objectivables permettant d’évaluer une civilisation. Et si Israël est si critiqué, et si injustement, comme l’ont été les Juifs dans l’histoire, c’est sans doute en raison du même phénomène naturel.

Ainsi, en définitive, mon interlocuteur avait raison. Mais moi aussi: son argument n’est hélas pas présentable devant l’opinion publique actuelle.

Pour mémoire, ma proposition consiste à démontrer le caractère inévitablement criminogène de la pratique de la religion islamique par l’étude comparée des différents courants juridiques de l’Islam.

Retour sur le pays du Hezbollah

Le film suivant fait l’objet d’une plainte administrative en Suisse. Contrairement à certaines affirmations, il n’est pas interdit et la plainte ne vise pas non plus à en demander la censure. Comme j’ai passé du temps aujourd’hui à préparer une deuxième plainte de ce type (que vous pouvez encore choisir de soutenir) dirigée contre le même média, je trouve que l’occasion est rêvée de revenir sur cette apologie de l’une des pires manifestations de l’islamisme contemporain. Le commentaire qui suit le film m’est aussi parvenu aujourd’hui. Merci à son auteure.

Quel message choquant apporté aux jeunes, aux téléspectateurs que le film Soha, le retour au pays du Hezbollah… Passons encore sur le côté immoral qui consiste à monter sur un piédestal une criminelle sortie de prison. Pour faire un documentaire, il ne suffit pas d’avoir une caméra. Le peu de rigueur du film qui le qualifie bien comme un film de propagande est encore prouvé par un mélange flou et pourtant répétitif, dans les propos de l’héroïne, des deux guerres du Liban à 30 ans d’intervalle. Le raccourci ne vise qu’à un seul but: dire qu’Israël est le grand ennemi. Vraiment? Ce n’est pas tout à fait l’avis des chrétiens persécutés au Liban.

Le leitmotiv, jusqu’à la nausée tellement il est gros, du film Soha…, est le mot «occupation». Quelle occupation?! Il y a-t-il une seule explication de ce qu’était la guerre du Liban en 1975? Dit-on une seule fois qu’il s’agissait d’une guerre civile opposant des chrétiens maronites aux musulmans? Dit-on une seule fois la défense des Libanais par les Israéliens? La protection des chrétiens du Moyen-Orient a toujours justifié la présence occidentale, rappelle à juste titre Pierre Binet.

Dit-on une seule fois que l’afflux principal au Liban des Arabes dits palestiniens était dû, non pas seulement à la guerre de 1967 (gagnée par Israël) mais à la chasse des leurs par la Jordanie. Que ne se demande-t-on jamais pourquoi la Jordanie a préféré le calme plutôt que de garder ses fistons palestiniens ? Mais revenons au film.

La commentatrice du film, depuis Beyrouth, pour déplorer les victimes de la guerre de l’été 2006, explique: «La banlieue sud était le fief du Hezbollah, mais il n’y avait pas que le Hezbollah ici, près d’un demi-million de personnes habitaient le quartier bombardé.» La vérité sort de la bouche des accusateurs: c’est bien la preuve de la prise en otage des civils libanais pour les exhiber ensuite. Pour faire travailler les pleureuses et le casque vert, photographiés par Reuters.

À aucun moment il n’est dit, pourtant c’est d’une évidence, que jamais Israël n’a voulu occuper le Liban. Le grand hyper-puissant occupant, s’il avait voulu «coloniser» le malheureux Liban, ne pense-t-on pas qu’il l’aurait déjà fait il y a longtemps? En bon colonisateur hyper puissant, Israël se serait déjà installé dix fois dans les environs, aurait imposé l’hébreu et le couvre-feu tous les soirs, non?

«Le mouvement terroriste du Hezbollah est fondé en 1982. Attentats terribles en 83: le Hezbollah assassine plus de 250 soldats, dont 58 Français. Mais la France ne réagit pas. La couardise française fait merveille pour envenimer la situation.» (id.)

Ce serait la moindre des choses que de le rappeler dans un documentaire… L’essentiel étant que les ressortissants suisses auraient mieux à faire que de suivre l’exemple médiatique à la mode: s’inquiéter par exemple du sort de leurs coreligionnaires chrétiens terrorisés…

Irène Elster

Le printemps des mahdis?

Le mahdi, le douzième imam des Chiites, supposé attendre son heure depuis plus de mille ans dans quelque trou sacré du Moyen-Orient, est un personnage mythique des plus improbables. Mais pour des gens qui peuvent croire à un personnage tel que Mahomet et donc à une paix qui s’instaure par le massacre à grande échelle, pourquoi pas? Et surtout, malheureusement, il se trouve qu’il est judicieux, actuellement, dans une certaine démarche politique et pour des gens qui disposent d’un grand pouvoir, de nourrir la foi en ce sauveur apocalyptique.

Jusqu’à récemment, la légende du Mahdi a été plutôt combattue par les mollahs iraniens et leur révolution islamique. Leur fondamentalisme est en fait très moderne. Leur constitution, leur république, leur parlement, leurs lois territoriales — tout cela est purement occidental et n’a rien pour plaire aux véritables fondamentalistes qui attendent sans sourire le retour du Mahdi. Alors pourquoi l’État iranien, qui contrôle fort bien ses médias, annonce-t-il cet événement? Pourquoi le président iranien alimente-t-il cette fable?

Celui qui peut non seulement croire au Mahdi, mais se prendre pour lui, comme cela arrive de temps en temps, surtout si la légende est très présente dans les esprits, est littéralement capable de tout. Le Mahdi est censé intervenir dans une ambiance de destruction hors du commun et celui qui accepte ce rôle pour le sien perd ainsi toute inhibition devant la violence, même la plus extrême, la plus définitive, la plus mondiale. Car pour lui, le monde authentique, éternel, est au-delà de notre réalité et sa mission sur cette terre est de traverser un tel déluge de violence. Ainsi, en janvier, le dernier candidat Mahdi en date a profité de la principale fête chiite de l’année pour tenter sa chance. Son coup de force a nécessité l’intervention des troupes américaines et a causé plus de 250 morts en une journée (on en a très peu parlé).

Les «Mahdi» n’hésiteraient pas une seconde à utiliser les armes les plus destructrices qui soient. Et pour le monde entier, ou presque, ils passeraient alors, à juste titre, pour de simples fous, totalement irresponsables. Et l’acte d’un fou ne saurait bien sûr justifier des représailles violentes. De sorte que si représailles il y a tout de même, ce pourra être considéré comme un acte d’agression délibéré.

Les minorités du Moyen-Orient s’expriment

Ce week-end, à Zurich, se déroule une conférence discrète sur les minorités du Moyen-Orient. En voici le premier élément public, les débats actuels (dimanche), avec par exemple Daniel Pipes et Simon Deng, en streaming (ne fonctionne pas ici avec Firefox).

Update 11h45: Débats interrompus pour une pause; interviews pendant l’intervalle (arabe).

Update 12h15: Reprise des débats, avec notamment Mordechai Nissan, de l’université de Jérusalem.

Update: Pour signaler la présence sur place de Wafa Sultan.

Update 13h30: Le débat est rendu chaotique par des attaques «globales» contre Mordechai Nissan et ses déclarations. Les débats sont interrompus pour la pause de midi.

Update 15h30: Reprise des débats, en arabe.

De tout cela, de tout ce qui a été dit ce week-end à Zurich sur les minorités les plus écrasées par l’Islam, rien, sans doute, ne sera mentionné dans la presse. La conférence n’a pas été annoncée publiquement et elle a nécessité de gros efforts de sécurité. Même en Suisse, aujourd’hui, il est impossible de critiquer l’atttitude de l’Islam sans mettre en danger les participants.

S’il en reste ainsi, le débat finira dans la rue.

Pour éviter cela, il faudrait le nationaliser. Et il faudrait veiller à maintenir les informations critiques sur l’Islam dans un environnement suffisamment structuré pour prévenir autant que possible les dérapages. Un environnement juridique, par exemple.

UPDATE: La conférence débouche sur la fondation d’une Organisation pour la défense des minorités et des droits des femmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

(more…)

La TV palestinienne glorifie le terrorisme auprès des femmes et des enfants

Un petit film, réalisé par des acteurs et traduit par Palestinian Media Watch, qui met en scène un fait divers palestinien authentique: un attentat-suicide commis par une femme plus pressée de tuer et de mourir pour Allah que d’élever ses enfants.

Cette femme a tué quatre Israéliens et en a blessé sept autres à un point de passage entre Gaza et Israël en 2004. Elle a franchi le barrage en indiquant aux soldats qu’une plaque de métal dans sa jambe allait déclencher le détecteur et a demandé, et obtenu, d’être contrôlée en privé. Une fois dans la pièce, elle a fait exploser sa charge cachée sous ses habits.

Et aujourd’hui, des acteurs, des musiciens, au moins un parolier, une chanteuse, des cinéastes, des preneurs de son, des habilleurs, des maquilleurs, des arrangeurs, des machinistes, des responsables de production, des autorités de contrôle, bref tout un appareil vante cet acte sur le principal média palestinien et recommande aux femmes et à leurs enfants de suivre cet exemple: le film se termine par une image de la petite fille (adorable) qui découvre un baton de dynamite dans un tiroir et se met à réfléchir profondément… 

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La subversion s’affiche ouvertement dans Paris


Cliquer sur l’image pour agrandir l’affiche sur les rafles. Il s’agit d’un appel à s’organiser pour résister aux arrestations de résidents illégaux.

Les journalistes manipulateurs [de romandie.com]

L’information:

39% des Israéliens préconisent d’engager des négociations de paix avec la totalité du cabinet Hamas-Fatah et 17% uniquement avec les ministres Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas. 40% des personnes interrogées sont en revanche hostiles à tout dialogue avec le nouveau cabinet palestinien dirigé par le Premier ministre issu du Hamas Ismaïl Haniyeh. 4% des sondés sont sans opinion.

Le titre:

Gouvernement palestinien: les Israéliens plébiscitent le dialogue

En fait, seuls 39% des Israéliens acceptent des négociations avec le gouvernement palestinien tel qu’il se présente, et 57% refusent soit tout dialogue avec ce gouvernement, soit toute négociation avec une partie extrêmement importante de ce gouvernement (les ministres du Hamas, le parti qui a en fait le soutien, et donc la légitimité, du vote populaire).

Et les gens de romandie.com font leur titre avec un «plébiscite pour le dialogue».

Honte à eux.

Les Américains qui soutiennent la guerre tels que les médias moyens ne les montrent jamais

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Voir aussi Gathering With the Eagles

La réforme de l’Islam est une question de technologie

Un groupe musulman d’Inde vient d’offrir 500.000 roupies (13.500 francs suisses) pour la décapitation d’une auteure bangladeshi très connue pour ses publications critiques envers l’Islam:

Taslima a fait honte aux Musulmans dans ses écrits. Elle doit être mise à mort et décapitée; quiconque fera cela recevra une récompense de la part du conseil.

Critiquer l’Islam, à partir d’un certain degré de notoriété, attire toujours des menaces de mort. C’était déjà le cas du temps du prophète, c’est (donc) ce qui ressort des lois de l’Islam (la charia) et c’est (forcément) l’habitude des croyants sérieux. Il est impossible de prêter foi au narratif «religieux» musulman sans soutenir ou exécuter de tels actes (voir une enquête plus approfondie sur ce point).

C’est pourquoi les réformateurs musulmans ont toujours disparu avant d’accomplir leur oeuvre — à chaque fois qu’un Musulman tente de modifier le narratif de base, il devient la cible de Musulmans accusateurs, puis de Musulmans qui émettent des menaces spécifiques, puis, s’il s’obstine, de Musulmans tueurs. Et l’Islam reste l’Islam, excepté bien sûr dans la bouche d’apologistes: il n’est point de mensonges trop beaux sur l’Islam car il est bien sûr toujours beaucoup moins grave de mentir que d’en dire du mal.

Pour réformer l’Islam, il faut un grand débat, très ouvert, et donc une structure très particulière, qui permette à la fois de garantir la sécurité et la crédibilité des participants aux discussions, qui devront forcément remettre en question beaucoup de choses. Cela n’a jamais été possible, mais les technologies de l’information offrent ici des moyens de remédier à ce problème.

Par exemple, l’informatique permet de réunir tous les textes sacrés, dans toutes les langues nécessaires, ainsi que tous les avis de droit s’y référant, et de les mettre à la disposition de tous les participants au débat sur un simple terminal. Pour être expert, il suffit dès lors de consulter l’ensemble, à l’aide d’un moteur de recherche dédié. L’informatique permet aussi de rendre les débats anonymes tout en garantissant que les participants réunissent certaines conditions: par exemple, des examens de passage obligatoires peuvent être proposés aux participants, de manière automatisée, pour empêcher que les débats ne soient entravés par des contributions de niveau insuffisant. Dès lors, les réformateurs auraient réellement droit à la parole. Ils pourraient argumenter avec autorité mais anonymement, de manière à ce que le débat sur la nature de l’Islam ait enfin une chance d’arriver à son terme naturel, sans décès prématuré.

Il ne reste plus qu’à créer le lieu de cette rencontre. Près de La Mecque, bien sûr.

Test d’humanisme pour les candidats à la présidence

D’une manière générale, je me désintèresse des élections françaises. Je pense que l’appareil étatique français est trop «socialisé» pour être encore gouvernable, au point que l’identité du président et des ministres n’a plus d’importance réelle. Je conseille ainsi aux Français de voter plutôt pour eux-mêmes en exigeant sur leur bulletin de vote que soit introduit dans leur constitution le droit de référendum d’initiative populaire.

Mais je reproduis volontiers ici cette idée de François Celier:

À l’aune d’Auschwitz

23 décembre 2006. Avec mon épouse et mon fils aîné, nous nous sommes rendus à Auschwitz. Ce jour-là, seuls quelques rares visiteurs s’étaient hasardés. Cet immense laboratoire génocidaire fut édifié par des hommes cultivés mais, hélas, idéologiquement envoûtés dans leur conscience par un voile mortifère d’ordre irrationnel. Durant quatre heures, nous avons arpenté cette frontière de l’enfer, gorges nouées et yeux gonflés de larmes. Tout ce que nous savions jusqu’alors n’était que livresque, films et photos d’horreurs abstraites, inassimilables à notre entendement. Ce jour-là… nous avons vus et sentis dans nos coeurs les cris de souffrance sourdant des baraquements aux briques rouges maculées du sang et des cendres des corps brûlés.

Toute personne qui veut connaître la mesure de son humanisme devrait s’y rendre, notamment les dirigeants des nations, les maîtres à penser et tout homme de bonne volonté. Les prétendants à la Présidence de la République française en particulier. S’ils manifestaient ce courage, les candidats pourraient alors y découvrir l’aune de l’éthique occidentale à son plus bas degré d’inhumanité. Ils pourraient y mesurer leur propre niveau de valeur morale personnelle, avant de continuer d’haranguer et promettre monts et merveilles à leurs électorats respectifs et potentiels.

Le bourreau d’Auschwitz fut pendu, Hitler se suicidera, Sadam Hussein a été pendu. Mais en dépit des solennels plus jamais ça, les vociférations des génocidaires retentissent  toujours, avec des Ahmadinejad et autres djihadistes, prédicateurs de haine.

Pour tout croyant en Dieu, cette filiation criminogène ne sera brisée qu’à la venue du Messie qui jugera les nations et les hommes; pour ceux qui demeurent hors la foi, l’intelligence de leur combat contre toute barbarie n’en sera que plus éclairée. 

Il m’a paru utile que l’exercice de haute conscience que je propose puisse toucher certains candidats, susciter: soit l’indifférence du silence, l’irritation du haussement d’épaule ou le courage de connaître leur valeur. Il arrive parfois que des idées simples ou singulières ouvrent des perspectives ontologiques inattendues. Mon propos interpellera-t-il ceux qui aspirent à exercer de hautes responsabilités politiques? Cet appel «À l’aune d’Auschwitz» est proposé à tous les candidats aux Présidentielles, aux Parlementaires français et européens et aux hommes de pouvoirs en général. Après tout, Varsovie n’est qu’à deux heures d’avion de Paris.                                                                              
  
À la veille des élections présidentielles françaises, se trouvera-t-il un homme (ou une femme) qui osera affronter sa mesure d’humanité à l’aune d’Auschwitz? Cette expérience d’humanisme, d’éthique et d’équité, présente  l’opportunité non d’évaluer ou de juger tel ou tel candidat, déjà tendu dans l’effort mobilisateur de ses forces et de son talent politique mais, au-delà de son ambition légitime, de l’éclairer lui-même sur sa valeur personnelle, son intelligence de l’Histoire, de la condition humaine en général et de sa conception démocratique républicaine en particulier. Qu’il (ou elle) veuille bien se manifester d’un commentaire par email à Francelier@tele2.fr, et mieux encore, aller à Varsovie, auquel cas je pourrais lui être de quelque utilité pour se rendre à Auschwitz, sous le regard de Dieu.

Les mauvais médias compromettent les démocraties

Ce mardi, le Centre Joan Shorenstein de l’université de Harvard présentait (merci à Martin Kramer) une étude passionnante sur le comportement des médias pendant la guerre de l’été dernier entre Israël et le Hezbollah: The Israeli-Hezbollah War of 2006: The Media As a Weapon in Asymmetrical Conflict

Le principal constat est qu’Israël – démocratie et liberté de la presse obligent – s’est montré totalement incapable de maîtriser l’information, tandis que le Hezbollah jouait de cet instrument avec une maestria consommée.

Les journalistes pouvaient à peu près tout obtenir du côté israélien: informations officielles, contacts directs (même s’ils étaient censés être prohibés) avec des soldats et des responsables, informations de l’UNIFIL sur les déplacements de troupes israéliennes (diffusées en fait au monde entier, c’est-à-dire aussi au Hezbollah, ce qui compromet tout de même l’attitude soi-disant neutre des Nations Unies), observations sur le terrain, critiques acerbes – rien n’était hors de portée. Ce qui est en soi une bonne chose, mais les journalistes n’ont visiblement pas eu la gratitude facile.

Situation inverse chez le Hezbollah: interdiction de filmer sauf là où on les priaient de le faire, sous peine d’exclusion, voire pire, manipulation des journalistes (que très peu d’entre eux ont eu le courage d’admettre), utilisation active des médias par des spécialistes qui ne montraient aucune gêne à manipuler des dépouilles humaines pour faciliter les prises de vues. Ce qui est exécrable, mais qui n’a pas été autrement souligné par la presse, pour des raisons de toute évidence peu glorieuses.

Ajouter à cela le fait, compréhensible dans une plus large mesure, que les médias arabo-musulmans étaient enclins à favoriser le Hezbollah contre Israël et nous avons la situation médiatique de l’été dernier, où la presse – les auteurs l’établissent à l’aide de statistiques spécifiques – présentait dans une large majorité Israël comme l’agresseur, les Libanais comme les victimes et le Hezbollah comme une présence fantomatique. De sorte que l’homme de la rue était naturellement tenté de penser que

Les Israéliens détruisent tout. Nous ne comprenons pas pourquoi. Parce que deux de leurs soldats ont été kidnappés? Ce n’est pas une raison.

Et ce à tel point que certains responsables occidentaux de l’information ont tout simplement repris cette vision simplissime à leur compte et l’ont cimentée dans leurs réalisations. Un excellent exemple de ce journalisme de trottoir est fourni par la Télévision suisse romande, dont je reproduis ici la description d’une rétrospective de cette même guerre, pourtant des mois après les faits, telle qu’elle figure dans un projet de plainte contre la TSR (soutenue par des citoyens et des résidents suisses):

La rétrospective démarre sur des images de tirs d’artillerie de l’armée israélienne. Puis, un nuage de fumée au-dessus d’une ville, sans doute Beyrouth. Commentaire:

Le cauchemar. Une nouvelle fois. Les Libanais avaient presque oublié la guerre de 78, Israël bombarde à nouveau le Liban-Sud, jusqu’à Beyrouth.

Cette phrase et ces images suggèrent qu’Israël bombarde: 1. l’entier du Liban-Sud, y compris Beyrouth; 2. des Libanais. Et que ce n’est pas la première fois. Le choc de cette entrée en matière donne une impression générale d’attaque massive, indifférenciée et réitérée contre le pays et sa population. Et cela de manière unilatérale: ce n’est que dans la prochaine phrase, sur des images qui montrent alors des immeubles détruits, des tas de gravas, des gens qui s’activent dans des décombres fumants, que la commentatrice donnera une raison, la seule mentionnée, pour ce comportement de l’armée israélienne:

À la source du conflit, la capture de deux soldats israéliens, par le Hezbollah, le mouvement chiite libanais. Résultat: un mois de guerre et 1300 morts, dont plus de 400 enfants. Le massacre de Cana bouleverse le monde entier.

Le ton est accusateur. Israël a commis là des actes injustifiés et répréhensibles. Le terme de «massacre», qui évoque des tueries d’une cruauté exécrable, est même prononcé. Les images soutiennent ce réquisitoire, toujours bien alignées sur le commentaire:

Les ponts sont détruits, les routes sont coupées, les réservoirs de pétrole en feu. Résultat: une immense marée noire — 15 000 tonnes de brut sont déversées dans la Méditerranée.

Israël, semble-t-il, détruit uniquement des installations civiles, des immeubles en ville, des ponts, des routes et des réservoirs de pétrole, causant même une «immense» marée noire. Israël semble concentrer son effort de guerre sur la société civile libanaise. Puis les images montrent des foules en liesse brandissant des drapeaux libanais (ceux du Hezbollah sont absents) au passage de troupes (sur des routes en parfait état). Commentaire:

Le 11 août, le conseil de sécurité de l’ONU obtient un cessez-le-feu. C’est le retour triomphal de l’armée libanaise.

De quel triomphe l’armée libanaise pouvait-elle se réclamer? Puis les images nous montrent des soldats français (brassards tricolores bien visibles):

Les premiers soldats de la Finul, les forces de l’ONU au Liban, débarquent. Ils sont là pour aider à la reconstruction du pays.

Et la rétrospective se termine sur des images d’embouteillages et une sombre perspective:

Des centaines de milliers de personnes rentrent alors chez elles, dans un pays infesté de bombes à sous-munitions.

Ces informations sont certes formellement exactes (certains adjectifs exceptés), mais leur choix et le ton du narratif témoignent d’un parti-pris grossier, et il est difficile de voir comment peuvent être réparés les dommages que de telles réalisations infligent à la santé de l’opinion publique occidentale. Or, dans les démocraties, l’opinion publique est un facteur décisionnel primordial. Les médias de mauvaise qualité y sont l’équivalent de conseillers politiques incompétents.

Comment remédier à cela sans compromettre l’indispensable liberté de la presse? Comme toujours, le premier pas consiste à reconnaître la présence du problème.

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