Alain Jean-Mairet » 2007 » February
Coordonnées de l'auteurGuide politiquement incorrect de l'IslamComment vaincre l'Islam démocratiquementAccueil

Fauxtographie à l’iranienne

L’agence iranienne Fars news publie une image fabriquée (démonstration) pour appuyer l’insinuation selon laquelle le gouvernement américain serait impliqué dans le terrorisme en Iran:

Le testament de Khomeiny

Voici la version française (adaptation de Sentinelle 5767) d’un texte qui révèle bien la pensée de l’ayatollah Khomeiny et, partant, du gouvernement iranien actuel: l’Islam (chiite) y est à la base de tout ce qui est important. À l’image du système politique iranien, où les décisions stratégiques appartiennent à un collège clérical qui ne peut pas être destitué par un vote. Une hiérarchie du pouvoir très bien illustrée par l’image suivante, prise hier à Téhéran et montrant le «Guide suprême» iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, le successeur actuel de Khomeiny, recevant le dictateur syrien Bashar el Assad. Le président, Mahmoud Ahmadinejad, écoute:

* * *

DERNIER MESSAGE
LE TESTAMENT POLITIQUE ET DIVIN DE SA SAINTETE L’IMAM KHOMEINI (S.A.)

LE GRAND DIRIGEANT DE LA REVOLUTION ISLAMIQUE ET FONDATEUR DE LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN

… Laissez-moi déclarer à ce stade que mon testament politico-religieux n’est pas fait pour le noble peuple d’Iran seulement. Bien plutôt, il est recommandé à toutes les nations islamiques et aux peuples opprimés du monde quelles que soient leur religion ou nationalité…

Adaptation française de Sentinelle 5767

(more…)

Taxe de sûreté dans les aéroports suisses — faire passer les Musulmans à la caisse?

Ces dernières années, les frais de sécurité ont considérablement augmenté dans les aéroports, au point qu’il faut prendre des décisions. La Confédération propose que chaque aéroport crée un fonds à cet effet, alimenté par une nouvelle taxe de sûreté. Pourquoi pas?

Mais est-il vraiment judicieux de faire peser sur tous les usagers du trafic aérien des augmentations de frais engendrés par les terroristes musulmans?

Ne serait-il pas plus normal que des gens qui se disent appartenir à une religion dont les lois ont été reconnues immuables et antidémocratiques par la plus haute instance reconnue en la matière en Occident, la Cour européenne des droits de l’homme, soient priés d’éponger eux-mêmes les conséquences financières des mesures de sécurité rendues nécessaires par le soutien au moins moral qu’ils apportent ainsi aux terroristes parmi eux?

Car si les Musulmans sains d’esprit déclaraient officiellement, en grands nombres, quitter cette religion, et cessaient de la soutenir par leur présence dans les mosquées, par toute manifestation publique d’appartenance, s’ils répudiaient massivement cette idéologie, donc, dont les textes sacrés contiennent, aux yeux de certains observateurs, des centaines d’incitations à la haine et à la guerre, et aucune incitation à la fraternité universelle, les terroristes seraient d’autant plus aisément identifiables, car ils cesseraient de pouvoir se dissimuler parmi eux. N’est-il donc pas intelligent de les y inciter?

Ne serait-il pas indiqué, donc, en l’occurrence, de faire peser la totalité des frais supplémentaires en question sur les passagers musulmans?

Ou, pour affiner la réflexion, ne serait-il pas plus indiqué encore de facturer aux institutions islamiques, qui encouragent de facto la propagation desdites incitations, et ce beaucoup plus que les individus eux-mêmes, la totalité des frais engendrés par le terrorisme musulman?

Antisémitisme et dilettantisme bienvenus au Parlement européen?

Maciej Marian Giertych a étudié l’agronomie et la dendrologie (partie de la botanique consacrée aux arbres) jusqu’à devenir professeur dans le domaine. Il est aussi député polonais au Parlement européen et auteur d’un tout récent ouvrage sur les civilisations: Civilisations at war in Europe.

Pourquoi diable un agronome écrit-il un livre sur les civilisations? Pour donner son avis. Rien de mal à cela. Mais il y a trois problèmes: le livre en question suinte l’antisémitisme, il contient des erreurs grossières et il bénéficie du soutien du Parlement européen. C’est beaucoup.

Ainsi, Giertych donne dans son ouvrage (pages 22 à 25) une image des Juifs à laquelle leurs pires ennemis ne trouveraient sans doute rien à redire. Conspiration millénaire, culpabilité de non-reconnaissance de Jeshua comme fils de Dieu, mythe de l’impossibilité de la conversion au Judaïsme, accusation d’auto-ghettoïsation, de menace spirituelle pour les autres communautés, d’exploitation des lois au détriment de l’éthique, conseil d’évitement – le livre a tous les attributs du pamphlet antisémite de bon ton. Et il suffit de quelques minutes de lecture pour s’en rendre compte.

D’autre part, l’individu fait montre de fort peu d’intégrité intellectuelle (aussi) dans sa description de la civilisation arabe (la seule autre description de Giertych que j’ai pu me forcer à parcourir), au point qu’il faille douter que quiconque ayant de vagues notions du sujet ait seulement jeté un coup d’oeil sur son manuscrit. L’homme dit par exemple (page 26) que

La Sunna est composée de commentaires et de notes sur le Coran par d’anciens commentateurs.

Ah? Les experts de l’université de Californie du Sud parlent plutôt de «la manière avec laquelle le prophète (…) a vécu sa vie». Autres définitions simples par ribbat.org: «les déclarations du Prophète, ses actions, ses approbations [tacites], la description de sa conduite et de lui-même (c’est-à-dire son apparence etc.)»; ethnicity.com: «une autre source de loi islamique composée d’une compilation des paroles de Mahomet, d’exemples de son comportement, des choses qu’il approuva et des choses qu’il condamna au cours de sa vie»; fleurislam.net: «l’ensemble des actes, des paroles et même des approbations du Prophète». Pour une description plus détaillée (en français), voir par exemple alsama.com. Et pour la définition donnée par le professeur, voir plutôt sous tafsir.

Autre affirmation de Giertych sur l’Islam:

Les deux branches [Sunnisme et Chiisme] prêchent les cinq mêmes devoirs de base: prière, aumône, pèlerinages, jeune et participation à des guerres saintes.

Le professeur s’est visiblement emmêlé les cinq piliers: il a oublié la déclaration de foi, qui est le premier de tous, l’acte par lequel on devient musulman, et il a ajouté le djihad. Cet ajout n’est certes pas faux, au fond, puisque la loi islamique en fait effectivement un devoir, mais personne qui aurait consacré ne serait-ce qu’une petite semaine à étudier le sujet n’aurait fait un tel amalgame.

Mais ce ne serait jamais que l’opinion d’un simple antisémite dilettante, donc sans grande importance, si cette vision du monde exécrable et approximative n’était pas transportée dans un livre arborant le logo du Parlement européen, produit avec les fonds de ce Parlement et vendu grâce à sa caution politique, sinon morale. Le moins que l’on puisse dire est que le Parlement européen n’est pas un label de qualité fiable.

UPDATE: Selon son porte-parole, le Parlement européen n’aurait pas versé d’argent pour la production de l’ouvrage et se refusera à rembourser de tels frais si la demande en était faite. Des protestations véhémentes sont émises par divers membres du Parlement.

UPDATE: Le président polonais condamne l’auteur de cet ouvrage antisémite. Voir également les liens proposés sur cette page.

UPDATE: Giertych a écopé d’un blâme prononcé par le président du Parlement européen:

J’ai profondément regretté ce qui constitue objectivement une violation grave des droits fondamentaux et en particulier de la dignité des droits humains à laquelle souscrit si fortement notre institution. De ce fait, j’ai décidé, en accord avec la procédure qui est inscrite dans l’article 147, qu’une réprimande devait vous être imposée.

Les protocoles des fous de Téhéran

inquiètent beaucoup plus certains Sunnites que ceux des sages de Sion:

 

Les conspirations et leur hantise sont parmi les pires affres du monde islamique. Mais elles sont aussi une plaie de l’Occident.

Quoi de spécial à Bâle en 1987?

Juste un lapsus: les Juifs préparaient la conquête du monde… selon la chaîne coranique de la TV iranienne.

Trop bête, personne n’y croit? Voir…

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Les Juifs sous l’Islam

Un film à voir absolument, sur la situation des Juifs des pays arabo-musulmans et sur les conditions de leur départ, à la fin des années 1940.

UPDATE: Le contenu de ce film est (à quelques détails près) identique à celui du film du cinéaste Pierre Rehov «Les Réfugiés du Silence» (version anglaise). Voici la présentation qui en est faite sur le site, à connaître aussi absolument, de Pierre Rehov:

“Les réfugiés du silence” retrace l’histoire du million de Juifs qui ont été contraints de fuir les pays arabes où leur famille était établie depuis des centaines, voire des milliers années. Ces personnes qui avaient été dépouillées de tous leurs biens avant leur départ. Ce qui fit d’eux des réfugiés. Bien qu’ils n’aient jamais demandé ce statut et n’en aient jamais bénficié. Pas plus qu’ils n’ont reçu la moindre compensation.

Mais, certains Juifs vivant dans les pays arabes n’ont malheureusement pas pu quitter leur pays à cette époque. Une partie d’entre eux a été assassinée, une autre emprisonnée et gardée en otage. Des femmes, des jeunes filles ont été violées. “Les réfugiés du silence” ouvre d’ailleurs sur un récit de viol.

Une grande partie de ce million de réfugiés juifs s’est réfugiée en Israël, pays à peine né dans la guerre. D’autres ont choisi l’Europe ou les Etats-Unis. Tous se sont intégrés sans causer le moindre problème dans leur pays d’accueil.

Pierre Rehov utilise des films et photos d’archives, souvent inédits. Il y mêle le témoignage de témoins qui sont, soit des personnalités connues, comme l’historienne Bat Yor, ou des personnes inconnues, qui ont souhaité s’exprimer pour la premire fois sur un sujet très douloureux.

Deux Sénateurs américains prennent également la parole, ainsi que l’ancien Président américain Jimmy Carter, par exemple.

Ces victimes juives évoquent également leur vie dans les pays concernés bien avant les troubles occasionnés par la naissance d’Israël. Une vie qui fut rarement idyllique comme cela a pu être prétendu par la suite. Les Juifs, comme les Chrétiens, d’ailleurs, étaient soumis, en effet, au statut de dhimmi, des “protégés” qui subissaient surtout toute une palette de mesures discriminatoires qui variaient selon les lieux et les époques.

Ces réfugiés venaient d’Egypte, du Maroc, de Tunisie, d’Irak, de Syrie, de Libye, du Yémen. Pierre Rehov a choisi de ne pas évoquer le sort des Juifs d’Algérie. Ceux-ci, en effet, étaient français et, bien que contraints à fuir également, ils furent rapatriés en France et ne furent donc pas à proprement parler des “réfugiés”, même si leur départ forcé fut aussi le plus souvent très douloureux.

Pierre Rehov raconte dans ce film cette saga oubliée qui ne fut jamais relatée en images dans son ensemble.

Le plus souvent ces victimes juives se sont longtemps tues par pudeur. Ou ont tenté d’oublier le passé en reconstruisant leur vie dans leur pays d’accueil.

Le film a été slectionné par le Festival du Film des Droits de L’Homme Paris en mars dernier. Il a également fait l’objet d’une projection au Palais des Nations Unies à Genève dans le cadre de la Commission des Droits de l’Homme. Or, comme nous le dit l’un des témoins du film, si le sort des réfugiés palestiniens a fait l’objet de plus de cent Résolutions dans cette enceinte internationale, jamais auparavant le sort de ce million de réfugiés juifs n’y avait jamais été mentionné.

Cela est désormais chose faite grâce aux “Réfugiés du silence.”

Les autres films de Pierre Rehov:

THE TROJAN HORSE or Arafat’s strategy to destroy Israel

“Le Cheval de Troie” qui, au moyen d’archives, démontrait que l’engagement palestinien dans le Processus d’Oslo n’était qu’un cheval de Troie aux yeux de l’Autorité Palestinienne. Il devait permettre aux Palestiniens de récupérer la totalité des territoires allant du Jourdain à la Méditerranée.

HOLY LAND: CHRISTIANS IN PERIL

“Terre Sainte: chrétiens en péril,” qui trace un tableau dramatique de la situation des chrétiens dans la région.

THE ROAD TO JENIN

“La route de Djénine” qui démontre de manière infaillible qu’il n’y a jamais eu de “massacre” dans le camp de réfugiés de cette ville lors de l’opération Rempart. Il mêle le tmoignage de soldats de Tsahal et les faux témoignages de protagonistes palestiniens. Mensonges qu’il démonte de manière éclatante. Comme celui du directeur de l’hôpital de Djénine, qui se ridiculise devant la caméra de Pierre Rehov, sans le savoir. Il est à noter que certains de ces “témoins” palestiniens étaient ceux du réalisateur Mohamed Bakri dont le film “Jenine, Jenine” a été largement diffusé par les associations pro-palestiniennes. En France, notamment.

Ce film de Pierre Rehov a été choisi par la deuxième chaîne israélienne pour commémorer l’anniversaire du massacre du Park Hotel.

THE HOSTAGES OF HATRED

“Les Otages de la Haine” un reportage sur la situation des camps Palestiniens et sur le “droit au retour “.

Pourquoi tant de Palestiniens vivent-ils dans la misère et dans la précarité, en Jordanie, en Syrie et au Liban, et bénéficient-ils du statut de “réfugiés” trois générations plus tard?

Quelle est la responsabilité de l’ONU et des organisations associées, dont l’UNRWA, dans ce drame humain majeur, maintenu en l’état par une mythologie destructrice?

Que pensent les intellectuels palestiniens, hors toute langue de bois, de cette situation et quel est le véritable mobile qui se cache derrière ” le droit au retour”?

Quelles seraient les conséquences, pour Israël, de l’arrivée des descendants des réfugiés de 1948, au nombre de plus de trois millions aujourd’hui?

Ce sont les questions majeures posées par ce film, dans lequel, pour la première fois, des Palestiniens osent parler, dans l’espoir de trouver une solution pour la paix.

UPDATE: Le film est réapparu.

Plainte contre la TSR — la supportable superficialité du débat

Hier soir a eu lieu la séance de médiation relative à la réclamation déposée par 25 plaignants contre deux émissions du 19:30 de la TSR.

La séance s’est déroulée comme prévu: nous (les délégués des plaignants) avons plutôt évoqué, chacun à notre tour, des thèmes de réflexion (évolution de l’antisémitisme; vision de société; interactions entre médias, information et opinion; lois de la guerre) que les émissions attaquées elles-mêmes, et avons proposé, un peu comme la dernière fois, que la TSR prépare et diffuse deux sujets (le dossier du CSS sur la guerre de l’été dernier et les manuels scolaires palestiniens) pour compenser ce que nous percevons comme de graves lacunes.

Les responsables de la TSR ont, en substance, affiché leur certitude d’avoir agi de manière irréprochable et ont refusé de prendre le dossier de présentation d’un organisme israélien, capable de leur fournir des éléments de preuve objectifs, que nous avions préparé à leur intention.

Nous attendons maintenant l’avis de médiation et, s’il nous y autorise, ce qui devrait être le cas, nous rédigerons une plainte. Celle-ci, au contraire de notre attitude d’hier soir, se concentrera sur les manquements objectifs de la TSR dans les émissions incriminées. Ce sera une litanie.

Saint-Valentin à l’iranienne

Extraits traduits:

Ahmadinejad déclara [hier] que le programme de son pays resterait dans les limites prévues par le traité de non-prolifération nucléaire, lequel interdit la production d’armes nucléaires. [...]

Les commentaires exprimés dimanche par Ahmadinejad faisait partie d’un discours diffusé en direct pendant plusieurs rassemblements, dans tout le pays, marquant le 28e anniversaire de la Révolution islamique. Ainsi, des centaines de milliers d’Iraniens rassemblés sur une place de Téhéran scandèrent divers slogans, dont «Mort à l’Amérique!»

Mais tout le monde n’est pas d’accord sur cette affluence.

Autre chose: des officiels américains ont maintenant des éléments de preuve solides démontrant que Téhéran arme et dirige les actions militaires contre l’armée américaine en Irak. Le Congrès devrait être saisi prochainement. L’Amérique va-t-elle enfin attaquer l’Iran?

L’escroquerie de la mosquée lointaine

Chacun a entendu parler des récents affrontements qui opposent la police israélienne à de jeunes lanceurs de pierres palestiniens à Jérusalem. Mais il ne faut hélas pas (encore?) attendre des médias traditionnels qu’ils diffusent des informations utiles sur un tel événement et dépassent le premier degré, celui des bruits de trottoir. 

Ainsi, il faut comprendre qu’il ne serait pas venu à l’idée de jeunes Palestiniens désoeuvrés de s’attaquer aux travaux en question, qui consistent à remplacer un tas de terre écroulé par une passerelle enfin praticable et sûre. Non, si ces heurts se sont produits, c’est parce que certaines autorités ont attisé la haine et le sentiment d’injustice de ces jeunes en leur racontant des âneries sans nom (auxquelles ils ont été habitués à l’école). Et le mensonge atteint ici une profondeur impressionnante.

Ce n’est pas simplement que les sites Internet des organisations palestiniennes, de tout bord politique, aient participé à cet effort de propagande haineuse par des pamphlets, des forums, des sondages. Ce n’est pas que des irresponsables aient accusé publiquement les Juifs de vouloir, non pas réparer un éboulement, mais «judaïser la mosquée Al-Aqsa» ou la détruire pour reconstruire le Temple à sa place. Ce n’est pas que les responsables de l’Office musulman des biens religieux aient appelé la foule à défendre la mosquée. Ce n’est pas que Taysir al-Tamimi, haut dignitaire de l’Autorité palestinienne, ait affirmé sur la chaîne télévisée Al-Arabiya, le 6 février, que la mosquée était «en danger» et qu’il fallait absolument «la protéger des bulldozers de l’occupation israélienne». Ce n’est pas que les autres télévisions arabes aient diffusé diverses menaces et autres propos agressifs contre Israël à cette occasion. Ce n’est pas que le roi de Jordanie se soit déclaré «inquiet» de ces travaux publics. Ce n’est pas que la télévision syrienne ait accusé Israël de détruire (pas simplement vouloir, mais faire) des parties de l’Esplanade des mosquées. Ce n’est pas que le ministre égyptien des Affaires étrangères ait jugé opportun de lancer un avertissement à Israël et l’ait exhorté à cesser les travaux. Ce n’est pas que le dirigeant iranien Ali Khamenei, à l’occasion d’une embrassade avec un responsable du Djihad islamique palestinien, ait appelé le monde musulman à «faire regretter ses actions au régime sioniste». Ce n’est pas que Khaled Meshal, le chef du bureau politique du Hamas, ait tenu conférence de presse sur «l’attaque» israélienne contre Al-Aqsa, en parlant de «complot», de «crime», de «violences contre Israël» et en menaçant de multiplier les attentats terroristes. Ce n’est pas que le premier ministre du Hamas ait lui aussi parlé d’«agressions» contre la mosquée Al-Aqsa. Ce n’est pas que le président palestinien, Mahmoud Abbas, ait affirmé savoir que ce «qu’Israël fait à la porte des Mugrabim est la preuve que ses intentions et ses actions au sujet de la destruction des lieux islamiques sont préméditées». Ce n’est pas que le directeur du cabinet du même président ait promis de fournir toute l’aide nécessaire dans cette bataille.

Non, ce qui est grave, c’est que la mosquée Al-Aqsa elle-même est une escroquerie intellectuelle. Et que tous ceux qui ont étudié l’histoire de l’Islam doivent le savoir. La seule raison de ne pas clamer cela trop fort est de ne pas froisser la sensibilité de tous ces gens qu’on nourrit de mensonges depuis des générations et qui y croient, peut-être, jusqu’au fond de leur âme, ou qui ont en tout cas des raisons pragmatiques d’affirmer y croire.

Mais à l’heure où les menteurs dirigent des États, à l’heure où leurs mensonges alimentent les convictions de terroristes toujours plus nombreux et organisés, il faut choisir son camp. Et les médias qui se veulent dignes de la mission d’informer devraient être les premiers à rallier le camp de la vérité. Sinon, où en sera-t-on lorsque l’Islam, cette source éternelle de mensonges haineux, sera définitivement installé parmi nous également? (more…)

Plainte contre la TSR — déclarée recevable par l’AIEP

L’enquête administrative relative à la plainte contre l’émission Temps Présent du 26 octobre 2006 intitulée «Soha Bechara, retour au pays du Hezbollah», a été entamée, comme l’indique cette copie d’une lettre de l’AIEP au service juridique de SSR Idée suisse (cliquer sur l’image pour obtenir une version plus lisible):

Les journalistes amis de la haine

Une image inédite, semble-t-il, de la mise en scène de Cana qui en révèle bien l’ignominie:

Jeroen Oerlemans, The Netherlands, Panos Pictures.
Paramedics show the dead body of a baby to the press after Israeli bombing of Qana, Lebanon, 30 July 

Et l’occasion de montrer une nouvelle fois la meilleure preuve de l’orchestration cynique de cette curée médiatique:

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Calomnies antisémites dans le monde arabe

 

Où l’on découvre que

  • la télévision libanaise répand l’accusation selon laquelle les Juifs cuisineraient avec du sang humain et que ce serait conforme aux directives de leur religion;
  • de nombreux livres consacrés à ce thème, en arabe, circulent dans les rues de Beyrouth;
  • les Nations Unies ont été officiellement mises au courant.

Un détail: l’un des destinataires de la lettre officielle informant les Nations unies n’est autre que Doudou Diène, le «rapporteur spécial» qui était venu traiter les Suisses et les Suissesses de xénophobes pendant une campagne de votations sur l’asile.

À quoi bon la culture?

Aujourd’hui, m’écrit un internaute qui signe Charles, on enterre Ilan Halimi au cimetière de Guivat Shaoul à Jérusalem. Ce jeune homme a été assassiné le 13 février 2006 après avoir été torturé longuement, parce qu’il était juif, selon ses ravisseurs eux-mêmes, et pour de l’argent, selon d’autres gens. 

En mars dernier, l’affaire a fait l’objet d’un débat sur France 5, au cours duquel une universitaire française a eu un mot pour le moins malheureux. Charles, alors, avait eu cette réaction, restée totalement ignorée:

Madame,
 
Suite à votre intervention du 05/03/2006 à l’émission Arrêt sur Images de France 5 je tenais à vous faire part de mon indignation sur cette phrase que vous avez prononcée: «…ce n’est pas pour ce stéréotype que l’on a tué ce ‹bonhomme›…»

Vous avez tout a fait le droit, si telle  est votre conviction, de dénier le caractère antisémite de ce crime, mais je ne peux imaginer qu’en tant que directrice d’Etudes à la Sorbonne vous ne possédiez pas dans votre vocabulaire un autre mot que ce «bonhomme» méprisant pour parler de ce jeune homme, Ilan, mort dans les conditions atroces que l’on connaît.

Je tiens à vous préciser que mon indignation aurait été la même si ce garçon avait pour prénom Pierre Mohamed ou Diarra.

Votre parcours universitaire ainsi que l’accumulation de vos titres que l’on peut lire sur votre site nous prouvent que connaissance ne rime pas toujours avec intelligence.

Salutations

Voici la vidéo:

Charles a raison. Les gens qui se réclament d’une grande culture doivent satisfaire à des standards plus élevés. Ou ne plus se réclamer d’une grande culture. Le site de Mme Esther Benbassa: www.estherbenbassa.net

Ces petits mensonges qui cachent les grandes vérités

Le dernier livre de Hans-Peter Raddatz doit sortir en avril prochain. On peut découvrir ci-contre une image de sa couverture, que je viens de recevoir par e-mail.

On peut aussi déjà le commander sur Amazon. Mais le libraire en ligne ne propose pas/plus d’image de la couverture et indique pour titre:

«Allah und die Juden. Die islamistische Renaissance des Antisemitismus».

Cherchez l’erreur…

En (s’)interdisant de dire les choses comme elles sont, on empêche ou on retarde leur compréhension.
Comme disait Camus, on ajoute au malheur du monde.

UPDATE: Amazon a corrigé sa copie. Voir aussi la critique (traduite en français) de l’ouvrage parue dans le Blick du 11 juin 2007.

Le Hezbollah réarme dans une indifférence calculée

Les écoles palestiniennes s’obstinent à endoctriner leurs élèves

C’est ce que confirme aujourd’hui rien moins que Hillary Clinton (UPDATE: vidéos et textes complets de la conférence de presse). Et ce n’est que la suite d’une longue et lamentable histoire de haine, de mensonges, de calomnies, de promesses non tenues.

Jusque dans les années 1990, les petits Palestiniens apprenaient ce qu’apprennent leurs copains arabes jordaniens (en Judée-Samarie, appelée Cisjordanie) ou égyptiens (dans la bande de Gaza). Ces manuels étaient certes expurgés de passages trop résolument antisémites par l’État israélien (avec l’autorisation d’une commission ad hoc des NU) entre 1969 et octobre 1995, date à laquelle l’OLP et la Ligue arabe obtinrent l’arrêt de cette mesure, mais, même pendant cette période, les citations des textes sacrés (mentionnant les Juifs en des termes fort injurieux) restaient intouchables et les enseignants utilisaient tout de même le message entier, qu’ils connaissaient par leur formation.

Tout devait changer avec les accords d’Oslo, et notamment avec l’accord du Caire de 1994 par lequel Israël transférait à l’AP différents pouvoirs administratifs, dont l’éducation, et qui stipulait, entre autres, qu’«Israël et l’Autorité palestinienne assureront que leurs systèmes respectifs d’éducation contribuent à la paix entre Israël et les Palestiniens et à la paix dans toute la région». Dès lors, l’AP avait à charge l’éducation de quelque 900.000 élèves. Avec l’aide de l’UNRWA, l’agence des NU qui s’occupe exclusivement des «réfugiés» palestiniens.

D’abord, l’UNESCO fit faire un rapport indépendant sur la question de l’éducation des Palestiniens. Publié en 1996, comptant 676 pages, ce document, le rapport Lughod, du nom d’un universitaire palestinien exerçant aux États-Unis, était une promesse d’équilibre réformiste, de sagesse, de vision d’avenir ouverte et ambitieuse. Mais le ministère palestinien l’ignora totalement et rédigea un nouveau rapport, sans aucune velléité réformiste. Malgré cela, des centaines de millions de dollars d’aide furent engloutis dans l’«éducation» des jeunes Palestiniens et avec elle dans la réalisation de nouveaux manuels scolaires.

En 2003, les manuels scolaires palestiniens ont fait l’objet d’une enquête approfondie, dirigée par Yohanan Manor, président fondateur du CMIP [Center for Monitoring the Impact of Peace]. Les résultats navrants ont été publiés en français par Berg International Éditeurs sous le titre «Les manuels scolaires palestiniens – une génération sacrifiée»:

Le processus de paix d’Oslo n’est pas mentionné; pas un mot sur les engagements pris, les avantages obtenus. L’histoire de la région est présentée de manière simplissime et unilatéralement accusatrice pour Israël, dont l’existence en tant qu’État est systématiquement ignorée ou niée – seule existe la Palestine, depuis toujours, peuplée de gens aimables et doux. Israël n’est présentée, à travers l’enseignement de l’histoire, de la géographie, des traditions islamiques et de la langue arabe, que comme une entreprise agressive et criminelle lancée par les Juifs, des êtres intrinsèquement mauvais – selon le prophète – qui utilisèrent pour cela l’idéologie sioniste, une variante du nazisme créée tout exprès pour eux par les puissances coloniales européennes pour mieux s’emparer des richesses naturelles et menacer la survie même de la Patrie arabe. Ces manuels pervertissent même les versets du Coran pour forcer le trait.

C’est une véritable abomination, un vomitif absolu. Il est impossible de comprendre même de très loin ce qui se passe aujourd’hui dans les territoires palestiniens, par exemple l’arrivée au pouvoir du Hamas, sans avoir pris connaissance des exécrables mensonges que les dirigeants palestiniens imposent à leur progéniture (et ainsi à l’ensemble des crédules).

Et, comme nous pouvons le voir aujourd’hui, grâce à une autre enquête portant sur les manuels scolaires publiés à la fin 2006 pour le 12e degré, l’effort de propagation de la haine continue de plus belle:

La lutte contre Israël est présentée comme une guerre religieuse au nom de l’Islam. L’État même d’Israël n’est pas mentionné comme tel; les Israéliens et leur pays sont systématiquement dénigrés par des appellations telles que «l’entité sioniste», «l’ennemi de notre peuple», «les gangs sionistes» ou encore «le plan impérialiste sioniste». Les relations avec l’Occident sont présentées comme un choc des civilisations. Selon ces «ouvrages», l’Islam promeut les droits de l’homme, et les «états colonialistes en profitent»; ils sont responsables de ce qui arrive en Afghanistan, en Irak et même au Darfour.

Le terrorisme, selon eux, est protégé par les Nations unies et les lois internationales. Lutter contre le terrorisme palestinien est une violation du droit international. Idem pour le Hezbollah. Les textes désignent la Palestine non comme une région géographique, mais comme un État (en arabe: Daoula) qui aurait accès à la Mer Rouge, ce qui n’est possible qu’en gommant Israël. Idem pour la superficie de cet état. On dit des auteurs palestiniens vivant en Israël qu’ils sont en Palestine. Pas un mot sur les liens historiques entre les Juifs et cette région, seul le Christianisme est mentionné (avec Jésus comme prophète de l’Islam). Toutes les villes israéliennes sont qualifiées du même terme qui désigne les implantations. Aucune carte ne fait référence à l’État d’Israël dans l’ensemble du système éducatif palestinien. La présence d’Israël est une «catastrophe sans précédent dans l’histoire», un phénomène impérialiste, raciste, exterminateur.

La Deuxième Guerre mondiale est totalement amputée de l’Holocauste et de toute persécution des Juifs. Toute l’histoire d’Israël, depuis 1948, est celle d’une conquête impérialiste et raciste, pleine de massacres, de vols, d’expulsions, de persécutions, d’exils, de paupérisation, qui vise sciemment l’ensemble des États arabes, y compris La Mecque.

Dès lors il n’est que normal que les Musulmans fassent le djihad, deviennent des shahids, se sacrifient pour Allah et leur douce patrie. Il faut que tous les membres de la société participent activement au djihad. Le martyre est glorifié, présenté (comme le faisait le prophète) comme l’idéal le plus élevé que puisse atteindre le bon Musulman. Leur mort n’en est pas une, c’est au contraire la vraie vie, avec Allah, au Paradis.

Les États-Unis sont l’ennemi des Palestiniens et des Arabes. Un choc des civilisations les séparent. Toutes les interventions occidentales sont décrites comme mal intentionnées. Les conquêtes des Musulmans (l’Andalousie par exemple) sont présentées comme des cadeaux culturels au reste du monde. Le choc des civilisations résulte donc du colonialisme européen, des violations des droits de l’homme par les États-Unis et l’Occident, des «tensions» causées par les «événements» du 11 septembre, de l’interdiction du voile islamique dans les écoles, des caricatures danoises et de l’absence de volonté de dialogue de l’Occident avec le monde arabo-musulman. L’Histoire se concentre sur les guerres et ignore totalement les accords d’Oslo et presque entièrement le processus de paix dans son ensemble.

Les écoles, par dizaines, sont désignées par des noms de terroristes. Le nom d’école qui semble le plus commun est Al Khansah, du nom d’une mère qui se serait réjouie aux anges de voir ses quatre fils tombés en martyrs. Les noms de lieux situés en Israël sont aussi très en vogue.

Il n’y a pas le moindre doute: les dirigeants de l’éducation palestinienne fabriquent ici, sous les yeux des Nations Unies consentantes, une nouvelle génération de fous djihadistes, en leur mentant dès l’enfance sur leur histoire, leur religion, leur pays, leur identité et le monde entier.

Carte postale de Thaïlande

Sur une compilation du Counterterrorism Blog:

Le nombre de victimes atteint deux par jour en moyenne cette année, surtout des Musulmans qualifiés de collaborateurs. Les bombes utilisées sont de plus forte puissance (10-15 kg). Deux décapitations complètes ont été effectuées; l’une des victimes portaient une note menaçant de tuer les Bouddhistes qui resteraient dans la province (la Thaïlande compte à présent trois provinces à majorité musulmane). Les victimes sont toutes sortes de gens, des vendeurs de glace (l’une des décapitations) aux princesses en passant par les enseignants (des cibles routinières et qui parlent de s’en aller), les soldats et les ministres. Le nombre d’actions de désobéissance civique augmente également (des femmes voilées qui occupent la voie publique pour exiger la libération d’inculpés). Le budget sécuritaire du pays gonfle.

Iran — 30 ans de préparation à la guerre

Ce mois-ci, les manuels scolaires iraniens font un tour d’Europe. Ils ont été présentés la semaine passée en Suisse. Ils étaient ensuite exposés à Paris, où ont été prises les quelques images suivantes (photos © IRENA ELSTER), tirées essentiellement d’un manuel de 8e année. Mais la préparation à la guerre commence très tôt. Il faut absolument au moins feuilleter le rapport complet (en anglais) établi par le CMIP [Center for Monitoring the Impact of Peace] et dont il existe un résumé et une synthèse en français. Il est difficile d’imaginer comment ce pays pourra éviter de déclencher un conflit catatrophique, avec ses millions de jeunes gens endoctrinés à la guerre depuis des décennies.

     

L’Islam radical contre la civilisation


par Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com
1er février 2007

http://www.danielpipes.org/article/4254

Texte d’un discours prononcé par Daniel Pipes le 20 janvier 2007 à Londres, dans le cadre d’un débat avec le maire de Londres, Ken Livingstone, tel qu’il a été transcrit par le 910 Group et plusieurs autres participants. La vidéo originale peut être visionnée sur YouTube [les deux séquences transcrites ici sont insérées dans le texte]; pour une version complète, voir l’article publié par le Global Defense Group. Pour des commentaires du débat, voir la bibliographie de l’article «My Debate with London Mayor Ken Livingstone

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Merci infiniment. J’aimerais commencer par remercier M. Livingstone pour son aimable invitation à vous rejoindre aujourd’hui. Merci également aux autorités municipales pour les efforts consacrés à ce qui est de toute évidence un événement très réussi. Je suis ravi de voir l’intérêt que vous tous, dans le public, manifestez aujourd’hui. Et je suis reconnaissant à mes supporters, venus de quatre pays différents pour être à mes côtés aujourd’hui.

Le maire est un homme optimiste. Je suis généralement invité afin d’apporter certaines inquiétudes et, fidèle à mes habitudes, je ne vais pas manquer de vous en fournir. [rires dans le public]

Permettez-moi de commencer par ma position sur la question de la civilisation mondiale or du choc des civilisations. Premièrement, je suis pour la civilisation mondiale et je rejette la notion de «choc des civilisations». Deuxièmement, la situation n’est pas celle d’un choc entre les civilisations, mais entre la civilisation et la barbarie.

Reprenons d’abord l’idée de Samuel Huntington. Dans son article de 1993 sur le sujet, il affirmait que les différences culturelles sont primordiales: «La source de conflit fondamentale (…) ne sera pas essentiellement idéologique ou économique. Les grandes divisions au sein de l’humanité et les principales sources de conflits seront culturelles.» Et il trouve un total de huit civilisations installées, à savoir «occidentale, confucéenne, japonaise, islamique, hindoue, slave-orthodoxe, latino-américaine et africaine».

Ma réponse est que la civilisation est une notion utile au plan culturel, mais pas au niveau politique. Il y a trois problèmes avec cette vision, suggérée par Huntington, de civilisations en tant qu’acteurs. Elle n’explique pas les tensions apparaissant au sein d’une même civilisation, elle n’explique pas les accords entre les civilisations et elle n’explique pas les changements intervenant au cours du temps. Laissez-moi mentionner rapidement trois exemples, que je prendrai dans mon domaine d’études, c’est-à-dire le monde musulman.

Premièrement, cette vision n’explique pas les violences perpétrées par des Musulmans contre des Musulmans, lesquelles sont très répandues. Nous avons la guerre civile an Liban, la guerre Iran-Iraq, l’insurrection islamiste en Algérie, les affrontements actuels entre Sunnites et Chiites en Iraq, la quasi guerre civile au sein de l’Autorité palestinienne, le gouvernement soudanais contre la population du Darfour – tout cela ne peut pas être expliqué en termes civilisationnels.

Deuxièmement, elle ignore les accords inter-civilisationnels. J’aimerais prendre un exemple faisant référence à la Grande-Bretagne, celui du décret lancé par l’ayatollah Khomeiny en 1989 contre Salman Rushdie, qui vivait alors à Londres. À première vue, la question semble opposer les Musulmans d’une part et les Occidentaux de l’autre. Des Musulmans brûlaient le roman des Versets sataniques, des violences se produisirent en Inde, etc. Mais à y regarder de plus près, la situation était très différente et beaucoup plus complexe. De nombreux Occidentaux étaient contre Rushdie et un grand nombre de Musulmans le soutenaient.

Laissez-moi vous donner quelques citations. Le secrétaire des affaires étrangères de l’époque, Sir Geoffrey Howe, déclara: «Le gouvernement britannique, le peuple britannique, n’a aucune estime pour le livre de Rushdie.» Par ailleurs, le ministre égyptien des affaires étrangères déclara: «Khomeiny n’a pas le droit de condamner Rushdie à mort.» Et un autre ministre égyptien ajouta à ce sujet: «Khomeiny est un chien. Non, c’est encore trop bon pour lui, c’est un porc.» [rires dans le public]

Troisièmement, l’analyse de Huntington ne peut expliquer les modifications intervenues au cours du temps. Et la meilleure illustration en est cette citation de son article de 1993: «Les problèmes économiques entre les États-Unis et l’Europe ne sont pas moins sérieux que ceux existant entre les États-Unis et le Japon, mais ils n’ont pas la même portée et la même intensité émotionnelle parce que les différences entre les cultures américaine et européenne sont moins marquées que celles séparant les civilisations américaine et japonaise.»

C’était assez bien trouvé en 1993, mais cela paraît absurde en 2007, à l’heure où il n’y a pratiquement plus de tension entre les États-Unis et le Japon. Et je suis sûr que vous êtes conscients des tensions actuelles entre les États-Unis et l’Europe. Aujourd’hui, les vitupérations sont beaucoup plus sévères du côté atlantique que du côté pacifique.

Huntington a construit un système civilisationnel sur la base d’une situation momentanée et ce système ne fonctionne pas. Bref, l’idée du choc des civilisations est erronée, elle ne colle pas aux faits, elle n’est pas une bonne manière de comprendre le monde.

Quant est-il d’une civilisation mondiale? Peut-elle exister? Si nous la définissons à la manière de Huntington, comme une culture, alors non, elle ne peut pas exister. Comme il le dit, à juste titre, «dans l’avenir prévisible, il n’a aura pas de civilisation universelle, mais un monde composé de différentes civilisations, et chacune d’elles devra apprendre à coexister avec les autres». Je ne pense pas que quiconque voudrait contester cela.

Mais, oui, il peut exister une civilisation mondiale, si nous la définissons différemment. La civilisation peut être l’opposé de la barbarie. Et dans ce sens, elle a une longue histoire. Dans la Bible, il y a un passage disant «Et vous (…) proclamerez la liberté dans le pays pour tous ceux qui l’habitent». Dans le Coran: «Vous êtes la meilleure communauté issue de l’humanité – vous ordonnez le bien et interdisez le mal; et vous croyez en Dieu.» L’équivalent américain est «la poursuite du bonheur», la version française est «Liberté, égalité, fraternité». En 1898, Winston Churchill déclara à propos du Soudan que la civilisation est «compréhensive, clémente, tolérante, disposée à dialoguer ou à débattre, soucieuse d’éviter la violence, de se soumettre à la loi, de créer des compromis».

La question est donc de savoir si cet état d’esprit, cette attitude civilisée, peut exister au niveau mondial?

Elle le peut dans la mesure où les civilisés affrontent les non-civilisés. La civilisation mondiale existe sous la forme des éléments civilisés des différentes cultures qui se rassemblent pour protéger l’éthique, la liberté et le respect mutuel. Ainsi, le vrai choc est celui opposant les civilisés aux barbares.

Mais que veux-je dire par barbares? Je n’entends pas par là un peuple de faible stature économique. Ceux que j’appelle des barbares – et ce que nous tous, je pense, entendons par là depuis deux siècles – sont les barbares idéologiques. C’est ce qui a émergé à travers la Révolution française, à la fin du XVIIIe siècle. Les grands exemples de barbarie intellectuelle sont le fascisme et le marxisme-léninisme qui ont fait des dizaines de millions de victimes au cours de leur parcours historique.

Mais il existe aujourd’hui un troisième mouvement totalitariste, un troisième mouvement barbare, celui de l’Islam radical. Il s’agit d’une version extrémiste et utopiste de l’Islam. Je ne parle pas ici de l’Islam en tant que religion. Je parle d’une interprétation très inhabituelle et moderne de l’Islam. Celle-ci a répandu la misère sous de nombreuses formes. J’ai mentionné tout à l’heure l’Algérie et le Darfour, il y a aussi les attentats-suicide, les gouvernements tyranniques et brutaux, l’oppression des femmes et des non-Musulmans.

Cette chose menace le monde entier: Maroc, Turquie, Autorité palestinienne, Égypte, Arabie Saoudite, Irak, Pakistan, la liste est interminable, Afghanistan, Tunisie, et cela ne se limite pas au monde musulman traditionnel mais atteint aussi la Russie, la France, la Suède et, je le souligne, le Royaume-Uni.

La grande question de notre temps consiste à déterminer comment empêcher ce mouvement, apparenté au fascisme et au communisme, de prendre de l’ampleur.

Je pense qu’ici, le maire et moi pouvons nous entendre sur la nécessité de résister à cette menace, mais nous sommes en désaccord sur les moyens de le faire. Il mise sur le multiculturalisme, et moi sur la victoire dans cette guerre. Il veut que tout le monde s’entende; et je veux vaincre un ennemi effroyable.

Le maire définit le multiculturalisme comme «le droit de s’attacher à différentes valeurs culturelles à la seule condition que celles-ci n’interfèrent pas avec ce même droit d’autrui». Et il affirme, comme vous venez de l’entendre, que cela fonctionne, que la ville de Londres est une réussite. Je ne vais pas contester ses arguments spécifiques, mais je considère vraiment que l’effort multiculturaliste mène au désastre en faisant l’impasse sur le danger et la présence grandissante de l’Islam radical à Londres.

Un signe clair de ce danger réside dans le fait que les citoyens de votre pays sont devenus une menace pour le reste du monde. En 2003, le secrétaire de l’Intérieur David Blunkett présenta un dossier à une Commission spéciale sur l’immigration dans lequel il «admet que la Grande-Bretagne a été un havre pour les supporters du terrorisme mondial» et où il dit que la Grande-Bretagne reste une «base importante» du soutien au terrorisme. 

En effet, les terroristes basés en Grande-Bretagne ont effectué des opérations dans au moins 15 pays. D’est en ouest, ce sont le Pakistan, l’Afghanistan, le Kenya, la Tanzanie, l’Arabie Saoudite, le Yémen, l’Irak, la Jordanie, Israël, l’Algérie, le Maroc, la Russie, la France, l’Espagne et les États-Unis. Je donnerai juste un exemple, celui des États-Unis: je pense essentiellement ici à Richard Reid et à sa chaussure piégée, mais il y a aussi l’implication britannique dans les attentats du 11 septembre et dans le complot du millénaire, qui devait se dérouler à Los Angeles.

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Excédé, le président égyptien Hosni Moubarak accusa publiquement la Grande-Bretagne de «protéger des tueurs». Après le méga-complot aérien avorté du 10 août dernier à Heathrow, deux auteurs américains ont affirmé dans The New Republic que d’un point de vue américain, «on peut dire à présent que la plus grave menace pesant sur la sécurité des États-Unis provient non pas d’Iran, d’Irak ou d’Afghanistan, mais plutôt de Grande-Bretagne.»

Et je pense que ce n’est là que la pointe de l’iceberg. Et que cela réfute l’approche opposée de M. Livingstone selon laquelle il n’y a pas de problème. Le problème est là – le problème est l’Islam radical, appelé aussi Islam fondamentaliste, Islam politique, Islamisme. Encore une fois, il ne s’agit pas de l’Islam en tant que religion, mais de l’Islam radical, en tant qu’idéologie.

Concentrons-nous sur trois de ses aspects. L’essence de l’Islam radical est l’adhésion sans réserve à la Charia, la loi de l’Islam. Et il étend la charia à des domaines qui n’avait jamais été abordés auparavant.

Ensuite, il est très profondément ancré dans une idéologie d’affrontement des civilisations. Il divise le monde en deux parties, le moral et l’immoral, le bon et le mauvais. Voici une citation d’un islamiste installé en Grande-Bretagne, répondant au nom d’Abdullah el-Faisal, qui a été condamné et emprisonné. «Il y a deux religions dans le monde d’aujourd’hui – la bonne et la mauvaise. C’est l’Islam contre le reste du monde.» Être plus fondamentalement axé sur le choc des civilisations relève de l’impossible. Il y a là une haine du monde extérieur, du monde non musulman, et de l’Occident en particulier. Il y a l’intention de rejeter autant que possible toute influence extérieure.

La troisième caractéristique est sa nature totalitariste. L’Islam radical transforme l’Islam, foi personnelle, en une idéologie, en un isme. C’est la transformation d’une foi individuelle en un système régentant le pouvoir et les richesses. L’Islam radical dérive de l’Islam, mais en fait une version antimoderne, millénariste, misanthrope, misogyne, antichrétienne, antisémite, triomphaliste, djihadiste, terroriste et suicidaire. C’est un totalitarisme à la saveur islamique.

Comme le fascisme et le communisme, l’Islam radical est une vision envoûtante, une façon de voir le monde pouvant absorber une personne intelligente, lui montrer une manière entièrement nouvelle de considérer la vie. C’est radicalement utopiste, cela transforme les banalités du quotidien en quelque chose de grand et de brillant.

Il y a là une tentative de s’emparer des États. Il y a l’utilisation de l’État à des fins coercitives et une tentative de dominer l’ensemble de la vie, sous toutes ses formes. C’est une agression contre les voisins. Et enfin une confrontation cosmique avec l’Occident. Comme le disait Tony Blair en août 2006, «nous menons une guerre non pas seulement contre le terrorisme, mais pour la manière dont le monde se gouvernera au début du XXIe siècle, pour des valeurs mondiales».

Comment réagir à cela?

Le maire est un homme de gauche et je suis un libéral classique. Nous pouvons admettre qu’aucun de nous ne souhaite être soumis personnellement à la charia. Je suppose, et vous [regard tourné vers Livingstone] me corrigerez si je me trompe, [applaudissements épars], qu’aucun de nous deux ne souhaite que cela fasse partie de sa vie personnelle.

Mais nos opinions divergent nettement quant au comportement à adopter devant ce phénomène. Ceux de mon orientation politique s’inquiètent de la progression de l’islamisme en Occident. Une grande partie de la gauche traite le sujet de manière beaucoup plus décontractée.

Pourquoi cette différence? Pourquoi, d’une manière générale, la droite est-t-elle inquiète et la gauche beaucoup plus optimiste? Il y a de nombreuses raisons, mais j’aimerais me concentrer ici sur deux d’entre elles.

L’une provient du sentiment des islamistes et des gens de gauche d’avoir les mêmes adversaires. George Galloway expliquait ainsi en 2005 que «le mouvement progressiste de par le monde et les Musulmans ont les mêmes ennemis», qu’il dit ensuite être Israël, les États-Unis et la Grande-Bretagne.

Et si vous prêtez attention à ce qui est dit, par exemple à propos des États-Unis, vous voyez que c’est bel et bien le cas. Howard Pinter a décrit l’Amérique comme «un pays gouverné par une poignée de fous criminels». [applaudissements et cris dans le public] Et Oussama Ben Laden… [s’interrompt] je ferai de mon mieux pour avoir une ligne qui mérite des applaudissements. [rires] Et, préparez-vous à celle-ci: Oussama Ben Laden qualifia les États-Unis d’«injustes, criminels et tyranniques». [applaudissements]

Noam Chomsky dit de l’Amérique qu’elle était «l’un des principaux États terroristes». Et Hafiz Hussain Ahmed, un leader politique pakistanais de premier plan, la qualifia de «plus grand État terroriste». [applaudissements épars]

De tels points communs incitent les gens de gauche à faire cause commune avec les islamistes et le meilleur symbole en est fourni par les manifestations [massives, contre la guerre en Irak] de Hyde Park le 16 février 2003, à l’appel d’une coalition d’organisations gauchistes et islamistes.

Par ailleurs, la gauche se sent en communauté de pensée avec les attentats islamistes contre l’Occident, attentats qu’elle pardonne, dont elle comprend pourquoi ils ont lieu. Quelques citations restées fameuses montrent bien cet aspect. Le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen qualifia les attentats du 11 septembre de «plus grande œuvre d’art imaginable pour tout le cosmos» et le romancier américain Norman Mailer estima que «les gens qui ont fait cela sont brillants».

Ce genre d’attitude incite la gauche à ne pas prendre au sérieux la menace islamiste contre l’Occident. Comme John Kerry, un ex-candidat à la présidence [américaine], ils considèrent le terrorisme comme une simple «nuisance».

C’est donc l’une des raisons – les liens entre les deux camps. L’autre réside dans le fait qu’à gauche, on a tendance à se concentrer sur le terrorisme, et non sur l’islamisme, l’Islam radical. Le terrorisme est présenté comme la conséquence de problèmes tels que le colonialisme du siècle passé, le «néo-impérialisme» occidental actuel, la politique occidentale, notamment dans des lieux comme l’Irak et les territoires palestiniens. Ou encore le résultat du chômage, de la pauvreté, du désespoir.

Je soutiens que cela débouche en fait sur une idéologie agressive. Je respecte le rôle des idées et je crois que de ne pas les respecter, de les dénigrer, de les ignorer est une forme de condescendance, voire de racisme. Il n’y a aucun moyen d’apaiser cette idéologie. Elle est parfaitement sérieuse. Aucune somme d’argent ne peut la résoudre, aucun changement de politique ne peut la dissiper.

J’affirme donc devant vous, Mesdames et Messieurs, qu’elle doit être combattue et vaincue, comme en 1945 et en1991 [applaudissements], lorsque les menaces allemande et soviétique, respectivement, ont été vaincues. Dans le cas présent, notre objectif doit donc consister en l’émergence d’un Islam moderne, modéré, démocratique, humain, libéral et amical. Et respectueux des femmes, des homosexuels, des athéistes et de quiconque. Un Islam qui octroie les mêmes droits aux non-Musulmans et aux Musulmans.

En conclusion, Monsieur le maire, musulman ou pas, de gauche ou de droite, je pense que vous serez d’accord avec moi sur l’importance d’une action conjointe visant un tel objectif, un tel Islam. Je suggère que cela peut être atteint non pas via le multiculturalisme consensuel que vous prônez, mais par une ferme solidarité avec tous nos alliés civilisés de par le monde. Particulièrement avec les voix libérales du Royaume d’Arabie Saoudite, avec les dissidents iraniens et les réformateurs d’Afghanistan.

Je propose aussi de soutenir leurs homologues en Occident, soit des personnalités telles que Ayaan Hirsi Ali [applaudissements], … ex-parlementaire hollandaise maintenant exilée aux États-Unis; Irshad Manji, l’auteure canadienne [applaudissements]; Wafa Sultan, Syrienne exilée aux États-Unis qui fit une apparition phénoménale sur Al-Jazeera. Des gens comme Magdi Allam, un Égyptien devenu un journaliste italien de premier plan; Naser Khader, un parlementaire au Danemark; Salim Mansur, un professeur et auteur au Canada, et Irfan Al-Alawi, ici en Grande-Bretagne. [applaudissements]

À l’inverse, si nous ne soutenons pas ces personnalités, mais plutôt les gens qui les harcèlent, les islamistes, des gens comme, je dirais, Yusuf al-Qaradawi [applaudissements], nous soutenons en fait ceux qui justifient les attentats-suicide, qui défendent les formes les plus oppressives de pratique islamique, qui adoptent la notion de choc des civilisations – toutes choses que nous rejetons.

Dans la mesure où nous œuvrons, tous ensemble, contre la barbarie de l’Islam radical, une civilisation mondiale existe bel et bien – une culture qui transcende la couleur de peau, la pauvreté, la géographie, la politique et la religion.

J’espère que vous et moi, Monsieur le maire, pourrons nous mettre d’accord, ici et maintenant, pour collaborer à une telle entreprise.

Interview exclusive de Daniel Pipes pour «Résilience»

Le site resiliencetv.fr publie une rareté (bravo Lucien!): une interview exclusive de Daniel Pipes réalisée tout exprès pour le public francophone, par Iris Canderson. En voici l’amorce:

Daniel Pipes est sans doute l’intellectuel le plus captivant de sa génération tant ses analyses fouillées et percutantes sur l’islam radical et la situation géostratégique mondiale tranchent avec la désinformation et l’idéologie paresseuse qui nous sont servies désormais comme mamelles de substitution depuis que la pensée émancipatrice et l’idéal du journalisme soucieux de vérité ont déserté la France, cela fait maintenant plusieurs décennies. Daniel Pipes est ainsi devenu une espèce d’air frais qui passe à travers nos barreaux de prison médiatiques que nous avons nous-mêmes mentalement instaurés (syndrome de Stockolm encore une fois).

Lire le tout sur resiliencetv.fr.

Rambo – authentique héros… afghan

Version française du courriel d’un officier américain en Afghanistan relatant une anecdote très réjouissante passée hélas pratiquement inaperçue dans les médias:

Salut tout le monde,

Je suis encore vivant, mais je me les gèle méchamment. Nous avons eu 20 centimètres de neige la semaine passée et le mercure est tombé à moins cinq la nuit passée. Mais bon, ce n’est pas pour cela que j’écris. Vous avez peut-être entendu parler de cette attentat-suicide à la voiture piégée l’autre jour à Kaboul. C’était dans l’une de nos bases avancées (Forward Observation Bases, FOB) à une quarantaine de kilomètres d’ici.

Mais l’important, c’est la raison pour laquelle personne n’a été tué.

Nous employons plusieurs milliers d’Afghans dans nos bases. Sans parler de l’économie générée par l’argent que ces gens gagnent de cette manière. Certains sont des manoeuvres et des ouvriers, mais d’autres sont des travailleurs qualifiés. Nous avons même un Afghan, le tout premier, qui a obtenu la qualification OSHA. Certains travailleurs ont le certificat HVAC.

Et puis il y a cet Afghan que nous appelons Rambo. Nous lui avons donné quelques-unes des nouvelles tenues de camouflage avec le nom RAMBO imprimé dessus. Toute sa famille a été tuée par les talibans et sa maison se trouvait à l’emplacement actuel de notre base. Si bien qu’il n’avait vraiment nulle part où aller. Et il a à tel point conquis la confiance des forces US que son job consiste maintenant à se tenir devant l’entrée principale, où il effectue en somme le premier contrôle de sécurité.

Comme il ne peut pas être armé, il s’est déniché un gros morceau de tuyau, rouge. Alors il se tient là, devant l’entrée, dans son uniforme de l’armée américaine, avec son tuyau rouge. Si un véhicule s’approche trop vite ou ne stoppe pas, il lui met un bon coup sur le capot avec son tuyau. Puis, une fois que le portail est levé, le véhicule passe à la deuxième porte, occupée par les agents de la police militaire américaine. C’est notre première ligne de défense, en quelque sorte.

Mardi passé, vers 09h30, une Toyota Corolla s’est approchée du portail, bourrée d’explosifs, avec au volant un crétin qui s’imaginait que 72 vierges l’attendaient au paradis. Quand il a vu Rambo, il l’a certainement reconnu et il a compris qu’il avait la poisse. Mais il devait arriver à la deuxième porte pour tuer des Américains. Alors il a enfoncé l’accélérateur et il a presque pu relever le portail métallique, mais celui-ci est resté coincé contre le pare-brise.

Rambo s’est précipité sur le véhicule, a empoigné le kamikaze à travers la vitre brisée, l’a éjecté de la voiture avant qu’il ait pu actionner son détonateur et lui a fait goûter à son tuyau. Il a neutralisé le type jusqu’à l’arrivée des MP. Le véhicule a explosé plus tard, alors qu’ils tentaient de l’éloigner de la base à l’aide d’un robot, mais personne n’a été blessé.

J’attends toujours que quelqu’un donne une médaille à ce gars ou quelque chose. En tout cas pas moins que la nationalité américaine immédiate, ou quelque chose comme ça. Nous avons fait une collecte et il a reçu pas mal d’argent, tant des soldats que des civils qui travaillent dans le coin.

J’ai voulu parler de cette histoire, parce que je tiens à ce que les gens sachent que les choses fonctionnent, ici. Les gens ont goûté à la liberté. Pour moi, ça justifie ma présence ici.

JOHN W. HUNT, CPT, US ARMY
Operations Officer
Bagram Afghanistan

Le coût humain de la terreur

Avec des attaques terroristes entre Musulmans qui dépasse la centaine de victimes civiles, le phénomène se banalise dangereusement. Cette série de témoignages aide a se rappeler ce que coûte le terrorisme au-delà de l’arithmétique inhumaine et des images toutes propres des médias.

Premier ministre de l’AP, pour vous séduire

Aurait pu titrer le Monde, à l’époque. C’est en tout cas ce que semble penser l’un de ses lecteurs qui a décidé de s’en ouvrir au grand quotidien français, lequel n’a pas daigné honorer cet effort d’une quelconque réaction:

L’article de Paris sur Ismaïl Haniyeh est digne d’un reportage de GALA ou Point de vue sur images.

En résumé, il décrit celui ci comme étant un homme ouvert (synonymes: franc, disponible, accueillant…) et avenant (synonymes: plaisant, amène, gentil, aimable, engageant) qui porte des vêtement multicolores. Un hippie en quelque sorte, sans joint au bord des lèvres.

Il aime le sport, a 13 enfants et habite une modeste demeure qui surplombe Asquelon ville qu’«occupent» les méchants Israéliens qui ne pensent qu’à le tuer.

Lui, il s’en fout, il ne se protége pas, son unique garde du corps est armé d’une vieille pétoire qu’il trimballe dans la voiture de Monsieur Tout Le Monde. Cet homme «simple» est issu d’une famille pauvre et religieuse.

C’est bon, tous les clichés y sont.

Pas un mot sur le fait qu’en tant que secrétaire particulier de YACCINE, il a dû participer à l’élaboration de la CHARTE DU HAMAS, dans laquelle on peut lire, par exemple:

ARTICLE SEPT
Le Mouvement de la Résistance Islamique aspire à la réalisation de la promesse d’Allah, quelque que soit le temps que cela prendra. Le Prophète, qu’Allah le bénisse, a dit: “Le Jour du Jugement dernier ne viendra pas avant que les musulmans ne combattent les juifs, quand les juifs se cacheront derrière les rochers et les arbres. Les rochers et les arbres diront, O Musulmans, O Abdallah, il y a un juif derrière moi, vient le tuer. Seul l’arbre du Gharkad ne le dira pas, parce que c’est un arbre des juifs” (rapporté par Boukhari et Moslem).

ARTICLE DIX-HUIT
La femme au sein d’une famille de combattants, qu’elle soit mère ou sœur, joue le rôle le plus important en s’occupant de la famille, en élevant les enfants, en leur inculquant les valeurs morales et les pensées de l’islam. Elle doit leur apprendre à remplir leur devoir religieux pour les préparer au rôle de combattant qui les attend.

(Avec 13 enfants «sa» femme a un sacré boulot.)

Pas une ligne sur le fait que le mouvement terroriste dont est issu cet homme «accueillant» et «affable» a revendiqué, depuis 2000, près de 500 attentats dont une soixantaine de type suicide qui ont causé prés de 400 morts et plus de 3000 blessés israéliens.

En 1933, PARIS aurait certainement dépeint HITLER comme un homme attachant qui aime les enfants et les animaux, il est vrai que ce brave homme était végétarien…

Je pense que dans cet article M. PARIS désinforme ses lecteurs. À vous de juger.

SALUTATIONS

Ismaïl Haniyeh, Palestinien d’appareil

Article publié le 22 Mars 2006
Par Gilles Paris
Source: LE MONDE
Taille de l’article: 938 mots

Extrait:
Le nouveau premier ministre de l’Autorité est un politique et non un militaire. Premier de sa génération à accéder à un poste aussi élevé, il est le gestionnaire de la ligne du Hamas, plus que son inspirateur. Le visage est ouvert et le sourire avenant, mais tout reste sous contrôle. Fondu dans ces habits aux couleurs indéfinissables qu’affectionnent les islamistes, l’apparatchik semble pousser le souci du détail jusqu’à dissimuler sa jeunesse sous une barbe et une chevelure précocement blanchies. Désigné par Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne, au poste de premier ministre, Ismaïl Haniyeh est pourtant, à 43 ans, le premier Palestinien de sa génération à accéder à un poste aussi élevé.

Un militant lance-t-il des roquettes sur des civils?

Selon le Robert (dont je saute la définition religieuse, sans objet ici), le militant est quelqu’un

2. (1832) Qui lutte activement pour défendre une cause, une idée. Un syndicaliste très militant. –  Qui prône l’action. Doctrine, politique militante.

ou un

3. N. Membre actif d’une association, d’un syndicat, d’un parti. Militant ouvrier, révolutionnaire. Militant communiste. «Ces militants qui sont l’avant-garde de la classe ouvrière» (Aragon). Une militante féministe.

Connaissant sans doute le Robert, un lecteur du Figaro lui fit cette note, restée sans réponse:

Monsieur,

Fidéle lecteur du Figaro, j’ai relevé qu’à  plusieurs reprises sur vos dépêches  vous employez  le mot «MILITANT» pour définir les individus qui envoient des roquettes Kassem sur la population civile de la ville israélienne de SDEROT.

Confirmez vous que la définition du mot MILITANT correspond à cette activité? Pour mémoire, «mal nommer les choses, c’est ajouter à la misère du monde»… (Albert Camus). Dans l’attente de votre réponse je vous prie d’agréer, Monsieur, mes sincères salutations.

P.S. Je vous joins deux dépêches publiées sur votre journal électronique corroborant mon propos.

LE FIGARO International
Publié le 12 novembre 2006 à 08h12

Un militant palestinien tué à Gaza

Une frappe aérienne israélienne a tué un militant palestinien qui s’apprêtait à lancer une roquette depuis Gaza, selon des sources médicales palestiniennes. (Avec Reuters).

* * *

International 
Publié le 19 novembre 2006 à 07h25

Tir de roquette palestinienne contre Sderot

Des militants palestiniens ont tiré une roquette contre la ville israélienne de Sderot dimanche matin, blessant au moins une personne, selon les secours. Le Hamas a revendiqué le tir de deux roquettes. (Avec AP).

 

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