Alain Jean-Mairet » 2006 » December
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La fête de l’Aïd a commencé, dans les sangs mêlés

Près de 1200 Turcs, en moins d’une journée, ont déjà atterri aux urgences après une tentative d’abattage rituel malheureuse:

Les Musulmans abattent des vaches, des moutons, des chèvres et des taureaux pendant les quatre jours de la célébration actuelle, un rite commémorant le sacrifice d’un bélier par Abraham à qui Dieu permettait ainsi d’épargner son fils. Ils partagent la viande avec des amis et des proches et en offrent une partie aux pauvres.

En Turquie, au moins 1179 personnes — qualifiées de «bouchers amateurs» par les médias turcs — ont été traitées dans les hôpitaux du pays, en majorité pour des coupures aux mains et aux jambes.

Quatre personnes ont été gravement blessées par le poids d’un gros animal qui s’est effondré sur elles, relate la presse. Une autre personne a été blessée lorsqu’une grue servant à soulever un animal est tombée sur elle. Trois personnes ont succombé à une attaque cardiaque alors qu’elles tentaient de maîtriser des animaux, a annoncé la chaîne CNN de Turquie. […]

Les autorités turques ont prévu des amendes pour les personnes qui abattent des animaux hors des installations mises en place par les municipalités. Mais de nombreux Turcs ignorent ces règles et sacrifient des animaux dans leur cour ou au bord des routes.

Rappelons que le sacrifice en question est censé concerner un autre des fils d’Abraham que celui indiqué dans l’oeuvre originale, la Torah. Dans cette dernière, qui constitue aussi l’Ancien Testament des Chrétiens, c’est Isaac, son fils légitime, né de sa femme Sara, qu’Abraham est censé devoir sacrifier. Dans le Coran, c’est au contraire Ismaël, son fils aîné, mais né d’une servante, qu’Abraham devrait tuer.

Outre que cela fait des Arabes, souvent considérés comme les descendants d’Ismaël, le véritable «peuple élu», en lieu des place des Juifs, considérés comme la descendance d’Isaac, cela implique pour les Musulmans croyants de croire, justement, que les Juifs ont falsifié la Torah, le message de Dieu, pour y remplacer Ismaël par Isaac et s’approprier ainsi indûment le legs des Arabes.

Et c’est en grande partie aussi ce mensonge hypothétique, hautement improbable, et qui, à l’époque des faits, était parfaitement impossible à prouver ou à infirmer (entre-temps, des exemplaires très anciens ont confirmé la «version» juive), que les Musulmans «célèbrent» en ce moment en faisant couler tant de sang (et de quelle manière!). Et en lançant des pierres contre les diables de leur imagination.

Deux ou trois choses sur Saddam Hussein

Il est mort:

UPDATE: et enterré:

Il avait certains liens avec Al-Qaida.

Il était l’un des principaux soutiens de l’encouragement systématique des Arabes palestiniens à commettre des attentats-suicide.

Il a régné par la terreur. Comme le prophète de l’Islam.

La TSR aggrave son cas

Hier, vendredi 29 décembre 2006, le Journal de 19h30 présenta une rétrospective de l’année écoulée. Dans ce cadre, elle a fait un portrait totalement unilatéral de la guerre du Liban, condamnant Israël systématiquement, sans tenir compte le moins du monde de tous les éléments qui remettent en question la version des faits qu’elle propose, et elle n’a mentionné les souffrances des Israéliens qu’en laissant entendre que cette guerre était due au simple enlèvement de deux soldats de Tsahal. Description détaillée:

Démarrage sur des images de tirs d’artillerie de l’armée israélienne. Puis, un nuage de fumée au-dessus d’une ville, sans doute Beyrouth. Commentaire:

Le cauchemar. Une nouvelle fois. Les Libanais avaient presque oublié la guerre de 78, Israël bombarde à nouveau le Liban-Sud, jusqu’à Beyrouth.

Images d’immeubles détruits, de gravas, de gens qui s’activent dans les décombres fumants.

À la source du conflit, la capture de deux soldats israéliens, par le Hezbollah, le mouvement chiite libanais. Résultat: un mois de guerre et 1300 morts, dont plus de 400 enfants. Le massacre de Cana bouleverse le monde entier.

Les fameuses images de Cana, un show macabre préparé pour les journalistes.

Les ponts sont détruits, les routes sont coupées, les réservoirs de pétrole en feu. Résultat: une immense marée noire — 15.000 tonnes de brut sont déversées dans la Méditerranée.

Images correspondantes. Puis passage à des images de foule en liesse criant des you-you et brandissant des drapeaux libanais (et pas ceux du Hezbollah, totalement absents de cette rubrique) au passage de troupes (sur des routes en parfait état).

Le 11 août, le conseil de sécurité de l’ONU obtient un cessez-le-feu. C’est le retour triomphal de l’armée libanaise.

Puis images de soldats français (brassards tricolores bien visibles).

Les premiers soldats de la Finul, les forces de l’ONU au Liban, débarquent. Ils sont là pour aider à la reconstruction du pays.

Passage à des images d’embouteillages, de gens transportés dans des camions.

Des centaines de milliers de personnes rentrent alors chez elles, dans un pays infesté de bombes à sous-munitions.

Ces journalistes ont commis ici des fautes graves.

Ils ont minimisé les sources de la guerre de manière grotesque. Il est évident que l’enlèvement de deux soldats ne saurait motiver un mois de bombardement, 1300 victimes, dont plus de 400 enfants et un massacre. L’absence de toute explication pour ce comportement constitue une diabolisation d’Israël.

Ils ont ignoré l’action du Hezbollah au-delà de l’enlèvement de deux soldats. Ils laissaient ainsi entendre que le Hezbollah, qualifié de simple mouvement alors qu’il s’agit d’une force armée qui a résisté à Tsahal pendant un mois et tiré plus de 4000 roquettes sur Israël, n’avait aucune autre responsabilité dans l’origine du conflit, dans sa durée, son amplitude, le choix des cibles d’Israël et la nature des pertes. Ils ont ainsi passé sous silence l’infrastructure agressive pléthorique (env. 20.000 roquettes, des kilomètres carrés d’installations souterraines, des centaines de constructions civiles utilisées à des fins militaires) édifiée par le Hezbollah à proximité des frontières israéliennes.

Ils ont ignoré également tout le contexte politique lié à la présence du Hezbollah, une organisation théocratique terroriste téléguidée par Téhéran (un État qui rêve à très haute voix de supprimer Israël) et soutenue par la Syrie (qui a occupé militairement et saigné économiquement le Liban pendant des décennies). Comme si tout cela n’avait aucune importance pour la bonne compréhension des événements.

Et ils ont omis, totalement, de seulement mentionner les pertes civiles et les dégâts du côté israélien pourtant sciemment infligés par le Hezbollah, qui contrevenait ainsi aux conventions de Genève et se rendait coupable de crimes de guerre.

En un mot, les journalistes de la TSR ont fait ici, non pas de l’information, mais de la propagande. Or cela leur est interdit par la loi. Ils peuvent fort bien répandre leurs opinions, mais pas aux frais des contribuables suisses. C’est ce que prévoit la Loi fédérale du 21 juin 1991 sur la radio et la télévision (LTRV) à son article 4, que je cite une nouvelle fois:

Art. 4 Principes applicables à l’information

1 Les programmes présentent fidèlement les événements. Ils reflètent équitablement la pluralité de ceux-ci ainsi que la diversité des opinions.

2 Les vues personnelles et les commentaires doivent être identifiables comme tels.

Il apparaît de plus en plus, même à des gens comme moi, qui n’ai pas la télévision, que ce genre de mauvaise conduite est habituel. Ainsi, une plainte concernant une émission de Temps Présent procédant visiblement du même effort propagandiste vient d’être reconnue recevable par l’organe de médiation et sera déposée auprès de l’Autorité indépendante d’examen des plaintes (AIEP) à la mi-janvier. Une autre plainte est en préparation concernant un bref reportage de ce même Journal de la TSR sur la situation des Chrétiens à Bethléem. Ici aussi, l’impression générale répandue par ces journalistes incite à considérer Israël comme la source essentielle des pires problèmes. D’autre part, des travaux antérieurs, non publiés, indiquent que cette attitude n’est pas nouvelle et qu’elle relève probablement de convictions profondes de la part de toute l’équipe d’information de la TSR.

Ces journalistes doivent être renvoyés. Leurs supérieurs aussi. Ou alors il faut changer la loi. Ou cesser de subventionner la TSR. Ou un mélange de tout cela. Mais la situation actuelle est intolérable. Si vous le pensez aussi et souhaitez agir, vous pouvez le faire en soutenant les nouvelles plaintes que nous allons tenter de déposer contre la TSR. Pour cela, vous pouvez écrire aux personnes suivantes (le comité devrait s’élargir rapidement, mais beaucoup de gens sont difficiles à joindre pendant les fêtes):

Gabrielle Goldwater
Switzerland, Geneva
iii44@aol.com
Internet Correspondent and Commentator
http://www.gabriellegoldwater.com
Member of “Funding for Peace Coalition” [FPC]
www.euFunding.org

Alain Jean-Mairet
Rösslimatte 50
6005 Lucerne
www.precaution.ch
ajm@ajm.ch 

UPDATE: Cette réaction spontanée d’une lectrice indique que le problème est peut-être plus répandu encore que mon article ne l’indique:

Egregio signore,

sostengo la sua reclamazione alla TSR e la sua lotta per un’informazione oggettiva ed equilibrata che sembra ormai diventata una rarità per le nostre televisioni pubbliche. Perchè il problema non è solo della TSR ma è largamente diffuso anche alla TSI e forse alla DRS, le quali sono ben lontane dall’etica che dovrebbe avere il giornalismo. Etica che ormai fa acqua da tutte le parti e che è purtroppo divenuta un qualche cosa di obsoleto. Ma anche sui media scritti non è che le cose migliorano ! E purtroppo la gente comune non riuscirà mai a capire dove sta la verità anche perchè troppo occupata ad accudire il proprio orticello. E quella che cerca di reagire è subito zittita da eminenze grigie che credono boriosamente di possedere la verità assoluta. Purtroppo siamo in mano ad un potere più pericoloso della politica che tenta in tutti i modi di incanalare le menti umane in una certa direzione eseguendo un vero e proprio lavaggio del cervello. E poi c’è molta gente che ha paura ad esprimersi e che quindi si rinchiude su sè stessa, accumulando rancore ed odio, pronti ad esplodere quando meno ce lo aspettiamo.

Auguri per la sua lotta e per il suo idealismo e soprattutto grazie per dar voce a chi non ne ha più.

Plainte contre Le Journal de la TSR — appel aux témoignages

Les premières réactions à la proposition de nouvelle plainte contre la TSR étant déjà encourageantes, malgré les vacances, j’ai rédigé un premier projet de réclamation à l’attention des signataires intéressés, afin que nous disposions d’une base de travail (voir plus bas).

Il contient les éléments mentionnés dans l’article original, un peu précisés et enrichis. Mais il constitue surtout l’ossature d’une démonstration plus large, qui permettrait de faire la preuve de l’habitude des émissions d’information de la TSR de favoriser la désinformation et l’antisémitisme par des omissions orientées systématiques. Je prie donc les personnes qui disposent d’éléments de preuve et/ou de témoignages significatifs à cet égard de bien vouloir me les soumettre, afin qu’ils puissent être intégrés à la procédure.

Pour mieux comprendre la démonstration que l’Autorité indépendante d’examen des plaintes (AIEP) attend de nous, il vaut la peine de consulter l’entier des directives de la jurisprudence de cet organe, dont voici quelques extraits marquants (je mets en gras):

Les émissions d’information doivent permettre au public de forger sa propre opinion sur les événements ou sujets traités. Il faut éviter tout compte-rendu unilatéral ou tendancieux. […] C’est la protection du public qui prime. […] Les faits essentiels doivent être soulevés. Le public doit pouvoir distinguer les faits des opinions. En plus d’une appréciation détaillée sur les informations diffusées, l’impression générale joue un rôle décisif. […]

La réclamation devra être envoyée le 11 janvier au médiateur de la TSR. Nous devrons alors, comme la dernière fois, disposer d’un minimum de vingt signatures de personnes âgées de 18 ans et de nationalité suisse, ou étrangère mais disposant d’un permis de séjour en Suisse.

Voici maintenant le texte, en progrès, de la réclamation:

Organe de médiation RTSR 
Monsieur Emmanuel Schmutz
Rue du Simplon 1
1700 Fribourg

Lucerne, le 11 janvier 2007

Réclamation
Le Journal de 19h30 du 24 décembre 2006

Monsieur,

Nous, plaignants au sens de l’art. 63 LRTV, vous prions de prendre acte du dépôt de la présente réclamation, au sens de l’art. 4 LRTV, à l’encontre de l’émission Le Journal diffusée sur les ondes de la Télévision suisse romande le 24 décembre 2006 de 19h30 à 19h51 puis sur Internet. Les deux rubriques incriminées de cette émission d’information – «Messe de Noël à Bethléem: des précisions avec Stéphane Amar, en direct [01:43 min.]» et «Les Chrétiens de Bethléem s’exilent massivement [02:11 min.]» peuvent être visionnées à cette adresse: 
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500071&bcid=470227&format=450&vid=7381079

Nous estimons que les informations fournies
– ne reflètent pas équitablement la pluralité des événements et la diversité des opinions, 
– sont tendancieuses, et
– ne permettent pas au public de se faire une opinion équilibrée.

Dans la première des deux séquences consacrées à la ville de Bethléem, où allait se dérouler le soir même la messe de la nativité, on apprend que la situation de la ville est désastreuse car elle «souffre de la coupure avec sa voisine Jérusalem après la construction du mur de séparation voulu par le gouvernement israélien».

Aucune autre explication n’est avancée ou seulement évoquée pour expliquer «l’un des chapitres les plus noirs de l’histoire» de la ville et le «climat de tension extrême qui règne en Cisjordanie». Puis la parole est donnée à un correspondant sur place qui parle de «l’union entre Chrétiens et Musulmans» «qui font la fête ensemble, qui fraternisent», de «petits garçons musulmans coiffés du bonnet de Noël» et de la visite prochaine de Mahmoud Abbas à l’Église de la Nativité.

Passage à la deuxième séquence: un reportage auprès d’une famille chrétienne de Bethléem. Le présentateur dit que la situation des Chrétiens de Bethléem «est de plus en plus douloureuse. Confrontés à une crise économique sans précédent» (dont nous venons juste d’apprendre qu’elle serait causée par le mur israélien), «victimes de l’occupation israélienne» et, en dernier lieu, «face à l’hostilité des Musulmans, ils s’exilent massivement».

Le commentaire indique une nouvelle fois les raisons de «la fuite des Chrétiens palestiniens»: la crise économique, à nouveau, mais aussi «ce conflit sans fin avec Israël qui les prive de leur liberté de circulation et menace leur sécurité» et «enfin, et c’est un sujet tabou ici, les relations de plus en plus tendues avec les Musulmans».

Pourtant, bien que le commentaire ne fasse mention qu’en dernier lieu des tensions avec les Musulmans et ajoute qu’il s’agirait d’un sujet tabou, c’est bien de cela que semble choisir de parler la Chrétienne interrogée, qui dit même de certains Musulmans qu’ils «semblent souffrir d’une sorte de maladie mentale», selon la traduction proposée (il n’est hélas pas possible d’entendre la déclaration originale de la femme interviewée).

Suit un bref reportage sur les efforts de l’Église franciscaine visant à offrir des logements bon marché à ses ouailles et des images d’un enterrement chrétien sur lesquelles nous apprenons que la communauté chrétienne, qui constituait 75% de la population locale en 1950, n’en forme plus aujourd’hui que 15%. Peut-être serait-il raisonnable d’ajouter aussi qu’il s’agit du taux le plus important, et de loin, pouvant être cité dans cette région: les Chrétiens constituent aujourd’hui moins de 1,5% de la population des Territoires palestiniens, alors que cette région est le berceau de leur religion.

Pas un traître mot sur le terrorisme, la propagande incessante niant la légitimité de l’État d’Israël, la culture de haine, la promotion du racisme et de l’antisémitisme, l’incitation à la guerre promue dans les écoles des territoires palestiniens. Sur tout ce qui a rendu vitale pour les Israéliens la présence de la clôture de sécurité. Ou faudrait-il vraiment que les Israéliens se privent de protection contre des tueurs suicidaires pour ne pas risquer de compromettre la santé économique de leurs voisins? Une santé économique qui dépend, rappelons-le, à peu près uniquement d’Israël.

Rien non plus de concret sur le phénomène dont semble pourtant vouloir parler la femme interrogée – sur la violence, parfois meurtrière (les sœurs Amre, en 2002, traitées de prostituées et assassinées à ce titre alors qu’une autopsie révéla qu’elles étaient vierges), sur les agressions («presque quotidiennes», clame le custode catholique de Terre Sainte, Pierbattista Pizzaballa) des Musulmans contre les Chrétiens, sur le harcèlement que subissent les Chrétiens dans les territoires sous contrôle palestinien.

Ainsi, à en croire la TSR, les problèmes des Chrétiens de Cisjordanie proviennent essentiellement d’Israël et semblent résulter d’un choix péremptoire, car non expliqué. Pour les gens qui prennent leurs renseignements à cette seule source, ou qui la considèrent comme une source particulièrement digne de confiance, et ce avec quelque raison, puisque la loi l’oblige en principe, en matière d’information, à proposer des programmes qui «représentent fidèlement les événements [et] reflètent équitablement la pluralité de ceux-ci ainsi que la diversité des opinions», il est évident que le problème de ces gens est Israël, et que les Musulmans causent tout au plus quelques désagréments.

Et comme cette attitude, ces omissions de la part du service d’information de la TSR ne sont pas des cas isolés, comme l’indique par exemple l’examen approfondi des convictions de hauts responsables de l’information à la TSR rendu possible par une procédure de plainte analogue visant une émission de Temps Présent consacrée au Hezbollah, il devient de moins en moins difficile, dans le public suisse romand, d’émettre des opinions défavorables à Israël et de plus en plus acceptable de faire certains amalgames entre Israéliens et Juifs.

Et c’est ainsi que, sans racisme conventionnel, sans discours haineux, sans diatribes assassines, simplement à force d’omissions de plus en plus subtiles, les médias apparemment les plus fiables contribuent à répandre l’antisémitisme moderne, aujourd’hui d’origine essentiellement musulmane.

Human Rights Watch et Amnesty International — l’indigence révélée

Ces deux organisations ont publié de nombreuses affirmations critiques envers Israël, pendant et après la guerre du Liban de cet été, basées sur de simples déclarations de témoins libanais (à l’image de la TSR).

Entre-temps, une réelle étude (basée sur des photographies et des films, des documents pris à l’ennemi, des écrans radar, des interrogatoires de membres du Hezbollah capturés, des déclarations officielles de Nasrallah et des analyses de débris sur le terrain) a été effectuée par l’Intelligence and Terrorism Information Center du Centre israélien d’études spéciales, laquelle apporte de nombreuses preuves du fait que le Hezbollah était parfaitement conscient que son comportement allait maximiser le nombre des victimes civiles. D’autre part, l’étude montre que la majorité des victimes libanaises étaient des combattants, et non des civils, et que l’action d’Israël est restée légale.

Aujourd’hui, l’observatoire des ONG publie un très intéressant tableau comparatif indiquant, pour un certain nombre de cas où la comparaison était possible, d’une part le rapport de HRW, resp. d’AI, et d’autre part les éléments découverts par l’enquête Erlich, du nom de l’auteur de l’étude.

Nouveau projet de plainte contre la TSR

L’affaire de la plainte contre l’émission Temps Présent de la TSR progresse bien. Nous avons reçu hier l’«avis de médiation», c’est-à-dire la permission, concrètement, de déposer une plainte en bonne et due forme. Ce sera fait à la mi-janvier. Nous avons également un soutien juridique suffisant pour porter cette affaire en recours devant la plus haute instance suisse en cas de rejet au prochain stade. 

Mais une autre occasion de déposer une telle plainte vient hélas de se présenter:
Sources d’antisémitisme moderne en Occident (uniquement la première partie de l’article)

Il s’agit de deux brèves séquences du Téléjournal, de la même chaine télévisée, diffusées le 24 décembre et consacrées à la situation a Bethléem. Un examen de la question ne devrait pas vous prendre plus d’un quart d’heure. Si vous êtes prêt/e à soutenir une telle procédure, nommément, en signant une réclamation puis une plainte, selon la même méthode que l’affaire précédente (il faut être suisse ou au bénéfice d’un permis de séjour), nous vous prions de le signaler en écrivant à cette adresse jusqu’au 6 janvier 2007.

D’avance merci! Et puissiez-vous, vous et vos proches, entamer la nouvelle année l’esprit informé, le cœur éclairé et l’âme confiante en l’avenir!

La minute de réflexion…

Depuis le soi-disant cessez-le-feu entre Israël et le «gouvernement» palestinien, le 26 novembre dernier, plus de soixante de ces objets ont été lancés sur Israël, dans l’intention manifeste de toucher des populations civiles. Hier seulement, le 27 décembre, sept de ces engins ont été mis à feu depuis la bande de Gaza. En principe, seuls ceux qui tuent ou blessent des gens, comme dans la nuit du 26 au 27 décembre, ou qui causent des dommages notables, sont signalés par les médias conventionnels.

Ces roquettes sont certes rudimentaires et imprécises, mais ce ne sont pas non plus de simples lance-pierres. Il est impossible d’importer le matériel nécessaire, de fabriquer, d’équiper, de transporter et de mettre à feu quotidiennement des engins pareils depuis des territoires aussi minuscules (Bande de Gaza: 360 km2, canton de Genève: 282 km2; frontière entre Gaza et Israël: 51 km) sans au moins l’assentiment de l’administration pléthorique de l’AP (env. 75.000 membres de forces de sécurité, sur quelque 130.000 fonctionnaires au total).

Il s’agit naturellement de bien davantage qu’un assentiment. Un combattant palestinien a ainsi déclaré récemment à des journalistes du Spiegel qu’à son avis, quelque 30% des membres des forces de sécurité officielles de l’AP, sont, comme lui, également membres de milices terroristes

UPDATE: Le Hezbollah financerait ces attaques à raison de milliers de dollars iraniens la roquette:

Shin Bet (Israel Security Agency) sources said the Islamist organization paid several thousand dollars for each attack, with the amount dependent on the number of Israelis killed or wounded. […]

According to the officials, while Islamic Jihad was behind most recent rocket attacks – including the one on Tuesday night that critically wounded 14-year-old Adir Basad in Sderot – several splinter terrorists groups are also involved and have received direct funding from Hizbullah. According to security officials, Islamic Jihad gets the money via its headquarters in Damascus while Fatah’s Tanzim terror group and the Popular Resistance Committees receive payment from Hizbullah in Lebanon.

All of the money originated in Iran, the officials said.

Government officials said Hamas was not currently involved in firing missiles, but was doing nothing to stop those who were.

UPDATE: HonestReporting se rend sur les lieux d’une attaque «réussie», qui a blessé des enfants israéliens et donc rapporté beaucoup d’argent à ses auteurs.

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À propos d’argent: saviez-vous que le 8e chapitre du Coran est intitulé «le butin»?

Lueur d’espoir dans l’affaire Al Dura, la pire supercherie médiatique moderne

L’un des principaux problèmes rencontrés par les défenseurs d’Israël dans l’affaire Al Dura — un canular cruel auquel tout le monde a cru et continue de faire semblant de croire parce que les menteurs étaient et restent trop bien placés pour être déboulonnés par la justice dans un pays aussi mal étatisé que la France — était l’attitude des officiels israéliens eux-mêmes, qui préfèraient ne pas prendre position en leur propre faveur plutôt que de risquer d’envenimer davantage la situation.

Une récente conférence tenue en Israël sur le thème des médias permet d’espérer un revirement à cet égard. Voir ce reportage d’Infolive TV signalé sur le site de Media-Ratings.

Le Père Noël est un Palestinien

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selon la télévision syrienne.

Sources d’antisémitisme moderne en Occident

Le 24 décembre, le Téléjournal de la Télévision suisse romande consacra deux séquences à la ville de Bethléem, où allait se dérouler la messe de la nativité. Dans la première, on apprend que la situation de la ville est désastreuse car elle

souffre de la coupure avec sa voisine Jérusalem à la suite de la construction du mur de séparation voulu par le gouvernement israélien.

Aucune autre explication n’est avancée ou seulement évoquée pour expliquer «l’un des chapitres les plus noirs de [l’histoire]» de la ville et son «climat de tension extrême qui règne en Cisjordanie». Puis la parole est donnée à un correspondant sur place qui parle de «l’union entre Chrétiens et Musulmans», «qui font la fête ensemble, qui fraternisent», de «petits garçons musulmans coiffés du bonnet de Noël» et de la visite prochaine de Mahmoud Abbas à l’Église de la Nativité.

Passage à la deuxième séquence: un reportage auprès d’une famille chrétienne de Bethléem. Le présentateur indique que les Chrétiens de Bethléem souffrent de la situation économique difficile (dont nous venons d’apprendre qu’elle serait causée par le mur israélien), sont «victimes de l’occupation israélienne» et, en dernier lieu, font «face à l’hostilité des Musulmans». Le commentaire indique une nouvelle fois les raisons de l’exil des Chrétiens de la région: la crise économique, le «conflit sans fin avec Israël qui les prive de leur liberté de circulation et menace leur sécurité» et «enfin, les relations de plus en plus tendues avec les Musulmans».

Pas un traître mot sur le terrorisme, la propagande incessante niant la légitimité de l’État d’Israël, la culture de haine, la promotion du racisme et de l’antisémitisme, l’incitation à la guerre promue dans les écoles des territoires palestiniens. Sur tout ce qui a rendu vitale pour les Israéliens la présence de la clôture de sécurité. Ou faudrait-il vraiment que les Israéliens se privent de protection contre des tueurs suicidaires pour ne pas risquer de compromettre la santé économique de leurs voisins? Une santé économique qui dépend, rappelons-le, à peu près uniquement d’Israël.

Ainsi, à en croire la TSR, les problèmes des Chrétiens de Cisjordanie proviennent essentiellement d’Israël. Pour les gens qui prennent leurs renseignements à cette seule source, ou qui la considèrent comme une source particulièrement digne de confiance, avec quelque raison, puisque la loi l’oblige en principe, en matière d’information, à proposer des programmes qui

représentent fidèlement les événements. Ils reflètent équitablement la pluralité de ceux-ci ainsi que la diversité des opinions

il est évident que le problème de ces gens est Israël, et que les Musulmans causent tout au plus quelques désagréments.

Et comme cette attitude, ces omissions de la part du service d’information de la TSR ne sont pas vraiment des cas isolés, comme l’indique un examen approfondi des convictions des principaux responsables de l’information à la TSR, il devient de moins en moins difficile, dans le public suisse romand, d’émettre des opinions défavorables à Israël et de plus en plus acceptable de faire certains amalgames entre Israéliens et Juifs. Et c’est ainsi que, sans racisme conventionnel, sans discours haineux, sans diatribes assassines, simplement à force d’omissions de plus en plus subtiles, les médias pourtant en principe les plus surveillés contribuent à répandre l’antisémitisme moderne, aujourd’hui d’origine essentiellement musulmane.

Le phénomène trouve une autre racine très porteuse dans certaines organisations qui se sont forgé une bonne réputation en d’autres temps. Amnesty International, par exemple, qui a lutté autrefois avec vaillance et des budgets très modestes pour toutes les victimes (parfois toutefois avec une certaine exagération, comme pour les membres de la bande à Bader) et qui aujourd’hui, avec une patronne  musulmane et des budgets de plusieurs dizaines de millions de dollars, sert volontiers de porte-voix à des discours victimaires bien précis. Ainsi, voici la traduction française d’une lettre adressée aujourd’hui, le 26 décembre 2006, à Mme Kahn, la secrétaire générale d’AI, par la Communauté juive de Hébron:

Madame,

L’objectif affiché d’Amnesty International consiste en la «vision d’un monde dans lequel toute personne jouirait de l’ensemble des droits inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et les autres normes internationales relatives aux droits humains».

Nous ne pouvons donc qu’exprimer notre plus profonde consternation en constatant que, lors de votre récent séjour à Hébron (décembre 2006), vous n’avez pas jugé utile de rendre visite à la communauté juive de Hébron et de vous entretenir avec des représentants de cette communauté.

Comme vous le savez, la communauté juive de Hébron remonte à l’Antiquité et a maintenu une présence sur place pendant des milliers d’années. En août 1929, 67 Juifs y ont été massacrés et plus de 70 y ont été blessés par leurs voisins arabes. Les survivants ont été expulsés de la ville. Des hommes, des femmes et des enfants ont alors été abattus, violés, brûlés, torturés. L’ancien quartier juif a été détruit et ses lieux saints ont été profanés.

Il y a quelque 25 ans, la communauté juive de Hébron a été recrée dans des parties des quartiers juifs détruits et des familles juives sont revenues vivre dans des maisons juives à la suite de cessions de droits de propriété à la communauté par les propriétaires de l’époque.

La communauté juive de Hébron a énormément souffert des attaques constantes de terroristes arabes appartenant à diverses organisations terroristes. Vous semblez hélas vouloir ignorer cette situation et avoir décidé de considérer Hébron sous un angle très partisan, ne soutenant qu’une seule partie impliquée et ignorant de ce fait les droits humains et les souffrances des résidents juifs de la ville.

Vous écrivez ainsi «les mouvements de dizaines de milliers de résidents palestiniens dépendent entièrement des décisions des soldats israéliens. Souvent, les résidents palestiniens sont placés sous couvre-feu, lequel ne s’applique pas aux 500 colons israéliens vivant dans la zone.»

Cela est faux. Une majorité écrasante de Hébron et des résidents arabes de Hébron sont régis par l’Autorité palestinienne. Les Arabes ont librement accès à la ville entière, tandis que les Juifs n’ont accès qu’à quelque 10% de Hébron. Les Arabes de Hébron n’ont pas connu de couvre-feu depuis des années. Des couvres-feux n’ont été imposés que pendant des attaques terroristes massives dans le région. Sans terrorisme, il n’y a pas de couvre-feu.

Vous écrivez également que «des treillis ont été disposés au-dessus des ruelles étroites séparant les colons juifs des boutiques des Palestiniens afin d’empêcher les colons de jeter des objets et des excréments aux Palestiniens et aux visiteurs internationaux».

Mais peut-être que ces treillis ont été mis en place plutôt pour empêcher des Arabes de jeter des pierres, des grenades et des bombes dans les domiciles des Juifs, ou pour empêcher des terroristes de s’introduire trop aisément dans les quartiers juifs?

Vous poursuivez en disant que «notre visite est volontairement brève car il n’est pas prudent de séjourner dans la zone après le coucher du soleil».

Mais pourquoi n’est-il pas prudent de séjourner ici dans le noir? De qui avez-vous peur? Qui vous a dit que la nuit est dangereuse à Hébron? Quand un Arabe a-t-il été abattu ou attaqué par des Juifs à Hébron, de jour ou de nuit, pour la dernière fois?

Nous protestons avec énergie contre la description de votre visite à Hébron, contre vos conclusions si hâtives et contre le fait que vous refusiez de rencontrer des représentants de la communauté juive de Hébron pour discuter de ces questions avec eux. Si vous deviez décider de poursuivre la «vision» d’Amnesty susmentionnée et d’examiner objectivement les problèmes actuels de Hébron, nous serions très heureux de vous rencontrer afin de vous montrer, sur place, les difficultés que doivent affronter quotidiennement les Juifs de Hébron.

Il serait souhaitable qu’Amnesty International reste une organisation neutre et objective et n’agisse pas de manière irresponsable, en tirant des conclusions avant d’avoir examiné soigneusement les faits et d’avoir entendu toutes les parties.

Sincèrement,

Noam Arnon   David Wilder
Porte-parole
Communauté juive de Hébron
Case postale 105, Kiryat Arba 90100 Israël
972-2-9965333
hebron@hebron.org.il 

Il est ironique, et symptomatique, que cette lettre adressée à une fonctionnaire internationale de premier plan prise en flagrant délit de condamnation arbitraire d’une communauté minoritaire agressée par des terroristes revête la forme d’un simple courriel public et soit traduite gratuitement par un simple internaute.

Plainte contre la TSR – les profondeurs du débat

Voir aussi: http://www.ajm.ch/wordpress/?p=688 

Deux heures et 15 minutes. C’est à peu près ce qu’a duré la séance de conciliation réunissant autour d’Emmanuel Schmutz, le médiateur de la TSR, d’une part, sur sa droite et dans l’ordre, Blaise Rostan, le juriste de la TSR, Daniel Monnat, le rédacteur en chef des magazines d’information de la TSR, Anne-Frédérique Widmann, productrice de Temps Présent, et une membre du service juridique qui assistait simplement à la séance, et, d’autre part et sur sa gauche, trois signataires de la réclamation, dont votre serviteur, et une signataire (parmi quelque 140 à ce jour) de la lettre ouverte (que vous pouvez signer par simple courriel à cette adresse).

Après un bref rappel des faits, au cours duquel il admet avoir en fait «exigé» que cette séance ait lieu, sous peine de compromettre gravement la simple entrée en matière, plus tard, de l’Autorité indépendante d’examen des plaintes (AEIP), le médiateur souhaite commencer par donner la parole aux représentants de la TSR, afin de leur donner l’occasion de prendre position. Comme nous avons de notre côté déjà largement exposé nos vues dans notre réclamation et notre lettre ouverte, nous ne pouvons guère émettre d’avis opposé et nous préparons donc à un long pensum.

Le juriste laisse entendre qu’il est fort peu usuel que le débat soit rendu public, sur Internet, et mené aussi lestement. Nous sommes ainsi priés de comprendre, surtout certain, que nous avons manqué, pour le moins, de courtoisie. C’est fort possible, mais n’est-il pas autrement plus grave de faire montre de courtoisie envers des terroristes et leurs propagandistes? Et sans le public, où serait le débat? Il faut certes craindre les réalités dangereuses, mais il ne faut pas avoir peur des mots.

Monnat prend ensuite la parole pour relativiser la portée de nos critiques. Il conteste ainsi que l’émission ait donné de Bechara une image flatteuse, explique que l’expression «perle rare» utilisée en introduction de l’émission ne se référait qu’à la possibilité qu’elle aurait donné à l’équipe de Temps Présent d’approcher aisément le Hezbollah. Ah, le Hezbollah, cette organisation si secrète qui présente pourtant ses propres défilés militaires sur sa propre chaîne de télévision et qui gère plus de sites Internet que la TSR.

Mais en fait, d’une part, ce qualificatif n’était que l’un d’une série où il s’inscrivait très harmonieusement (voir notamment dès 04:00, et surtout 04:20, où Bechara est dite «accueillie en triomphe par toute une nation» et «héroïne pour toujours»). Et d’autre part, les journalistes romands n’ont pas pu approcher le Hezbollah, justement – ils n’ont pas vu un seul combattant, alors que le monde entier sait qu’il y en avait suffisamment, et suffisamment bien équipés, pour tenir tête à l’une des meilleures armées du monde. Étrange, non, pour des gens qui disposaient d’une «perle rare» pour les guider? D’autres journalistes y sont pourtant parvenus, sans s’aider d’une terroriste non repentie. Ainsi, qualifier cette femme de «perle rare» est tout à fait inapproprié également sous l’angle choisi par les professionnels de la TSR.

Monnat aborde dans ce même esprit la remarque de notre réclamation consacrée au fait que le Hezbollah n’a prévu aucune protection pour ses civils, contrairement aux Israéliens, où nous voulons voir la preuve que le Hezbollah ne se soucie nullement des vies des civils, des siens non plus, ce qui infirmait à nos yeux l’affirmation de la représentante de HRW, selon laquelle les combattants du Hezbollah n’auraient, d’une part, pas besoin de boucliers civils puisqu’ils disposaient de bunkers et d’autre part, certainement pas mis en danger les civils du Sud-Liban puisqu’il se serait agit de leurs proches. Nous aurions tort, selon Monnat, d’interpréter ce fait de la sorte dans ce contexte. Je renonce à élucider la logique proposée par ce haut responsable de l’information du principal média francophone de notre pays et renvoie plutôt à ce rapport d’enquête – une enquête authentique, et pas de simples questionnements de passants anonymes – sur l’utilisation des civils par le Hezbollah.

La parole ne tarde pas à être remise à Widmann, qui va la conserver jusqu’à ce que nous devions signaler qu’à temps de parole égal, nous allions y passer au moins toute la nuit. Elle aborde de nombreux éléments de notre réclamation, souvent à plusieurs reprises. Il serait fastidieux de suivre ces points dans l’ordre chronologique, je vais donc un peu grouper les choses et mettre l’accent sur les éléments instructifs de sa démonstration.

D’abord, un peu de théorie militaire pour lever d’emblée une confusion très répandue à propos des «cibles civiles» dont il est souvent question lorsqu’il s’agit de laisser entendre qu’Israël et le Hezbollah agissent de manière équivalente. Il n’existe pas de «cibles civiles» en situation de guerre. La notion utilisée par les troupes respectant les conventions de Genève est celle de «légitimité». Toute cible est légitime dès lors qu’elle est utilisée par l’ennemi pour combattre. Le point déterminant n’est pas la destination usuelle d’une cible, mais le fait qu’elle soit utilisée ou non à des fins militaires lorsqu’elle est prise pour cible.

Ainsi, ce peut fort bien être un pont utilisé pour transporter du matériel militaire (notamment, en l’occurrence, depuis la Syrie), des maisons familiales dont une pièce abrite un lance-missile, voire un hôpital servant de repère à des tireurs embusqués. Il appartient aux militaires de faire preuve de proportionnalité à cet égard – naturellement, un simple tireur embusqué ne saurait motiver un bombardement aérien détruisant tout l’hôpital, mais si la riposte entraîne des victimes innocentes, la responsabilité en incombe à ce tireur, en raison du choix de sa position, et non à ceux qui le prennent pour cible. Et seul un pont vraiment détruit cesse d’être utilisable par un convoi militaire. Et il faut des charges puissantes pour mettre sûrement hors d’état des lance-missiles installés dans des maisons individuelles ou pour détruire des stocks de matériel enterrés – sciemment – sous ces maisons. Et aucune limite n’est fixée par le droit de la guerre à l’ampleur des efforts d’un État cherchant à détruire l’infrastructure militaire ennemie en situation d’agressé.

Le reste est affaire de politique, voire de propagande, justement, lorsqu’on omet régulièrement de signaler que certaines situations découlent directement de choix stratégiques de l’un des adversaires ou que seul l’autre s’efforce d’en amoindrir les retombées fâcheuses pour la population civile.

Autre confusion usuelle du discours de Widmann: elle affirme volontiers, et avec un air de sincérité facile, ne pas défendre le terrorisme. Évidemment. Même les islamistes ne défendent pas le «terrorisme» (ils en parlent comme d’une forme de martyre). Mais en occultant certains aspects du Hezbollah, ou en établissant des équivalences fallacieuses avec l’armée israélienne, elle n’en fait pas moins la propagande de terroristes.

Elle prétend aussi à plusieurs reprises avoir évoqué tous les éléments du problème et ainsi avoir fourni tout le nécessaire pour se faire une opinion fondée. Mais elle doit pour cela faire abstraction de tous les critères qualitatifs ou émotionnels accompagnant ces éléments et ceux-ci sont aisément dominants dans un document multimédia. En situation, en tenant compte du ton (plaintif, enthousiaste, affirmatif, douteux), de la manière de présenter les choses, de choisir les images et les commentaires, de marier et d’ordonner chronologiquement l’ensemble, on se rend compte que ses présentations sont très déséquilibrées (voir notamment, plus bas, le paragraphe consacré aux scènes «israéliennes» de son reportage).

Elle mélange aussi volontiers, jusqu’au sophisme, les critères de valeur pris en compte ordinairement par les journalistes. Ainsi, elle veut pour preuve de la qualité de son travail le fait que les avis soient très partagés à son sujet. Certes, la critique, même acerbe, signale souvent, dans le journalisme, un travail qui touche un thème intéressant, méritant un traitement approfondi. Mais la critique ne peut constituer un signe positif que si elle porte soit sur le sujet traité lui-même, soit sur le simple fait que ce sujet soit traité, mais certainement pas lorsque la qualité du travail journalistique lui-même se trouve sous le feu de la critique.

Ce genre de sophisme se révèle aussi dans sa manière de clamer des contre-vérités flagrantes avec l’accent de la certitude: la pensée de Bechara serait clairement distinguée du commentaire, dit-elle, oubliant les nombreuses occurrences de mélange patent relevée dans la réclamation. Elle choisit l’exemple de Gandhi: «À maintes reprises, on […] demande [à Bechara] de justifier ses choix, notamment sur le recours à la violence.» L’équipe, contrairement à l’impression suggérée par notre réclamation, ne laisserait justement pas Bechara se comparer à Gandhi: «C’est exactement l’inverse qui a lieu», s’offusque-t-elle. Et d’expliquer que Bechara a, en effet, justifié son action en disant, je cite Widman, «J’aurais bien aimé mener une résistance à la manière de Gandhi, mais on est arrivé à un moment donné de dire, s’il ne nous reste que notre corps, on est prêt à résister avec ce corps.»

Oui, mais l’équipe de la TSR appuie alors les paroles de Bechara (03:05-20) par des images de chars israéliens faisant feu, comme sur elle, dont l’image a disparu de l’écran. Et c’est le commentaire, ensuite, qui nous dit à quel point Bechara s’est montrée courageuse et altruiste en choisissant le pistolet plutôt que la bombe. Et Bechara, en fait, comme il faut patienter quelques minutes (06:00) pour l’apprendre, dans un autre contexte, n’a pas attendu d’être privée de quoi que ce soit pour décider de tuer: «J’ai pas voulu [aussi] attendre que ma famille soit humiliée quotidiennement. J’ai pas attendu que ma famille soit assassinée [pour intégrer la résistance]», dit-elle dans le reportage. Bechara n’a rien d’une Gandhi, pas la moindre fibre, elle a choisi de tuer, d’assassiner froidement, par conviction politique, ou par haine, pas par privation ou par «résistance» – ses paroles sont purement gratuites et Widmann détient tous les éléments permettant de le montrer. Mais elle choisit de soutenir le discours de cette terroriste.

Elle poursuit en disant que la séquence chez les parents montrerait que ceux-ci ne sont pas des extrémistes. Elle ment ou se trompe gravement ici en disant que le discours extrémiste dont la mère dit que Bechara l’a entendu toute son enfance aurait provenu du «Sud-Liban». Ce que la mère – une réelle victime, elle – dit, c’est que ce discours, Bechara l’a entendue «dans cette maison», ce qui prouve bien que nous avons ici affaire à une maison d’extrémistes. Que Widmann ignore cet aspect au point de tenter d’en faire un argument en faveur de sa thèse ne relève plus de l’explication de texte.

Puis elle admet qu’aucun Israélien ne s’exprime dans le reportage et dit qu’il s’agit d’un «choix», comme si cela constituait en soi une justification. Elle précise qu’elle n’a pas interrogé «non plus» d’«élus du Hezbollah» ni «d’autres composantes partisanes du Liban». Mais le reportage donne la parole à un homme présenté comme un dirigeant du Hezbollah. Et à de nombreux partisans affichés du Hezbollah: Bechara elle-même («j’ai tout le respect pour ce parti»), sa famille, son ancienne amie de détention, des familles de combattants, le maire d’une commune sunnite qui monnaie son soutien au Hezbollah, des passants qui affirment l’inexistence de combattants dans des maisons détruites par Israël, des gens qui fêtent la «victoire» du Hezbollah à Beyrouth, des gentils scouts. Pour Widmann, tout cela n’est pas partisan, c’est simplement son choix. Voilà. Un choix qui semble convenir à la TSR, puisque Widmann y occupe un poste important dans la plus prestigieuse émission d’information et qu’elle y est soutenue par le rédacteur en chef.

Le florilège continue: selon elle, le reportage montrerait clairement que les civils israéliens ont également été touchés. HRW aurait même insisté sur ce point de manière «très véhémente» en signalant que les combattants du Hezbollah «ne pouvaient pas ne pas savoir» qu’ils toucheraient «également» des civils. Mais la vérité est que le Hezbollah visait sciemment des objectifs dont ils savaient pertinemment qu’ils ne constituaient aucune menace militaire pour eux, donc illégitimes au sens du droit de la guerre. Ne pas préciser cela équivaut à mettre en équivalence le criminel et le policier, l’assassin et le soldat, le brigand et le chevalier. Comme le souhaitent les islamistes. Dans la vision des choses de ces combattants, tout Israël est une cible légitime, d’une part parce que la société israélienne entière est considérée comme une entité militaire et d’autre part parce que l’État d’Israël se situe sur une terre conquise autrefois par des Musulmans, ce qui en fait un territoire islamique jusqu’au Jugement dernier.

Entre parenthèses, démontrer cela, indiquant ainsi que plus les gens de la région sont de fervents Musulmans, plus ils sont portés à haïr Israël, ou à favoriser la montée au pouvoir de mouvements théocratiques, tels que le Hezbollah («parti de Dieu») guidés par la sharia et donc par définition ennemis d’Israël (la sharia est parfaitement consensuelle sur la nécessité du djihad dans un tel cas), aurait permis d’éclairer un peu les causes des troubles et des haines dont souffre le Liban depuis des décennies. Mais Widmann a fait un autre «choix».

Le reportage «renvoie chacun à ses responsabilités», dit Widmann. Mais en établissant une telle équivalence entre Israël et le Hezbollah, sans entrer le moins du moins en matière, volontairement, dans les intentions et les motivations des protagonistes, cette femme fausse les faits de manière tout à fait insupportable. La vérité est que le Hezbollah ne respecte aucune règle des conventions de Genève, systématiquement, et que cet aspect en fait usuel n’est jamais mentionné que pour établir une équivalence avec les actions d’Israël dont il faut oublier de mentionner des éléments majeurs et omettre de les placer dans le contexte correct des législations valables en la matière pour donner cette impression d’équivalence. Il y a là une tromperie manifeste pour qui pose un regard éclairé sur l’image produite par les faits. Il y a là une propagande caractérisée. Une propagande qui profite à des terroristes, à des gens qui rêvent à haute voix de détruire la civilisation occidentale pour la remplacer par le régime le plus totalitariste jamais inventé. Il y a là une participation au pire effort de subversion anti-démocratique depuis le communisme.

Et ces absences, ces omissions, ce qu’il faut même appeler des demi-mensonges, pour des professionnels de l’information, à qui l’on a répété sans doute des dizaines de fois, pendant leur formation théorique et pratique, qu’ils devaient vérifier leurs affirmations (ou les présenter au conditionnel), qui, en plaçant Israël au niveau moral de la bande de terroristes hors-la-loi qui occupent militairement le Sud-Liban à l’heure actuelle, donnent de l’État juif une image d’agresseur et d’occupant. Une fois qu’on a permis de croire qu’Israël est l’équivalent d’un mouvement d’islamistes radicaux, il suffit de rappeler qu’Israël est un État puissant pour en faire un croquemitaine.

Et c’est verser dans une mauvaise foi indigne, après cela, que d’insister lourdement, comme Widmann l’a fait pendant la séance de médiation, sur le fait qu’elle a indiqué, à plusieurs reprises, la chronologie correcte de l’engagement des hostilités (le Hezbollah a enlevé deux soldats, puis Israël a riposté) pour se disculper d’avoir adopté une attitude partisane dans son exposé général de la situation.

Observons donc un peu, tout de même, le point de vue d’Israël. D’abord, le Hezbollah n’a pas «seulement» enlevé deux soldats israéliens, il en a aussi tué plusieurs. Et le Hezbollah avait passé des mois et des années auparavant à bâtir des infrastructures militaires souterraines et à doter les constructions civiles du Sud-Liban de caches d’armes et de lance-missiles dirigés sur Israël. L’armée israélienne le savait, bien sûr. Cela se faisait quasiment sous son nez et sous celui des troupes onusiennes. Après l’attaque de ses troupes, le commandement d’Israël devait, pour tenir son rôle, considérer un tel incident comme le signal d’une offensive, car il s’agissait d’un acte de guerre caractérisé.

Israël devait s’attendre à une attaque plus massive, c’est pourquoi les bâtiments piégés connus ont été visés aussi systématiquement que possible, après avertissement, afin d’empêcher le Hezbollah de tirer ses missiles depuis, rappelons-le, des constructions civiles, abritant sa propre population et qu’il avait transformées, sciemment, en autant de cibles légitimes au sens des conventions de Genève. Si les dégâts se sont concentrés au Liban, et surtout dans des infrastructures d’apparence civile, c’est parce que le Hezbollah, volontairement, avait pris une série de mesures dans ce sens. Et c’est cela qu’aurait pu expliquer un Israélien (par exemple l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies, un homme dont personne ne met en doute la grande courtoisie) ou un quelconque observateur impartial à Widmann et aux autres responsables de la TSR s’ils avaient fait un «choix» plus flexible.

Widman ajoute aussi que «l’histoire de cette région est terriblement compliquée», pour expliquer, semble-t-il, que toute tentative d’approche historique plus complète et éclairante serait vaine. Puis de citer le détail des termes utilisés dans son reportage pour décrire l’enlèvement des deux soldats israéliens (en continuant d’oublier les victimes mortelles) et les 43 morts provoqués par les 4000 roquettes du Hezbollah. Et d’insister lourdement sur le fait que les quelques secondes d’images d’Israël présentées, avec ambulances et signes de destruction, indiquent clairement aux téléspectateurs que les Israéliens ont aussi souffert. Widmann en est sûre: «On a fait notre travail.»

Mais la vérité est que le reportage de Widman consacre deux séquences de 15 secondes aux malheurs des Israéliens, et que pendant la deuxième de ces séquences, par-dessus les bruits de sirènes et sur des images de civils qui s’enfuient en tous sens, on entend Widman dire la chose suivante (24:50): «Alors, terroriste le Hezbollah? Pour les Libanais du sud, il est aujourd’hui le seul groupe capable de défendre le pays, et ses combattants sont de vrais résistants. Mais comme le souligne Soha, dans le monde occidental, l’image du parti est totalement différente.»

Widman poursuit sur la question des boucliers humains pour se dédouaner en affirmant qu’elle a bel et bien posé la question à HRW et que HRW a bien répondu que, jusqu’alors, ils n’avaient pas pu corroborer cette piste, tout en affirmant avoir des preuves que le Hezbollah a opéré depuis des zones civiles. Cette contradiction flagrante échappe totalement, semble-t-il, à la journaliste, quand bien même elle cite elle-même ces paroles à haute voix pendant la séance de médiation. Et son attitude signale alors ostensiblement que cela constitue à ses yeux une procédure journalistique tout à fait irréprochable.

Mais c’est en principe aux accusateurs qu’il faut demander des preuves de leurs allégations. Et jamais elle ne s’est donné cette peine. Ni à l’époque, ni aujourd’hui, d’ailleurs, alors que les preuves, bien classées, illustrées, explicitées et complétées par des interviews de combattants du Hezbollah, étaient publiées à l’heure où elle s’exprimait.

Pour Widman, la question de ce qui est terroriste est «éminemment politique aujourd’hui». Ainsi, dit-elle, le Hezbollah est considéré terroriste par les États-Unis, par le Canada, par Israël et par le Royaume-Uni, mais pas par les pays de l’UE. Il est évident qu’en prenant des instances politiques pour référence, on aura un avis politique. Donc, poursuit-elle, il fallait tenter de comprendre comment ce «parti» est perçu au Liban, et ce serait comme un mouvement de résistance contre la menace israélienne. Voilà tout. Et Widman d’expliquer que justement elle a montré cela en donnant largement la parole, chez eux, à des éléments de la population qui soutenaient cette version des choses. Quoi de plus normal? Et de reprendre comme une vérité ultime et incontestée l’affirmation selon laquelle le Hezbollah aurait «rempli le vide laissé par le gouvernement libanais». Ils «reconstruisent, ils sont là, ils viennent en aide à toutes les communautés», chante Widmann au-dessus des têtes, en prétendant pouvoir dire cela tout en restant objective, simplement parce qu’elle se rend compte que le Hezbollah, par ce biais, cherche «à asseoir son pouvoir».

Suivent des explications sur l’absence totale de combattants dans son reportage. Widmann est franche: «Les combattants étaient invisibles.» Elle se répète même volontiers. À ce moment, un membre de notre délégation n’y tient plus et demande, doucement, si cela ne l’a pas surprise, tout de même? Léger brouhaha dont Widmann se sort en clamant qu’elle aurait dit «à trois reprises» que le Hezbollah est bien un mouvement militaire et que les téléspectateurs doivent donc savoir à quoi s’en tenir. Pour Widmann, seul le texte devrait donc décider du contenu de son reportage – la force des images, le choix des intervenants, des termes, des décors, du fond sonore et ainsi la présence massive des arguments pro-Hezbollah dans son travail devrait être largement compensée par la simple mention de la nature également militaire de ce parti.

Puis, la même femme qui vient de nous dire que le Hezbollah cultive le secret et ne lui a strictement rien appris sur ses activités armées, affirme, et répète, d’une voix allant crescendo, malgré notre parfait silence, que la famille qu’elle a filmée et chez qui on peut admirer plusieurs exemplaires des couleurs du Hezbollah, n’est vraiment pas membre du Hezbollah.

Widmann défend ensuite l’indépendance des deux organisations non gouvernementales que son émission consulte – Human Rights Watch et International Crisis Group – en relativisant l’influence du milliardaire George Soros sur leur programme d’action (elle dit en fait de lui qu’il n’a «aucune influence décisionnaire» sur HRW et qu’il n’est que l’un des 40 membres du comité directeur d’ICG) et en affirmant que ces organisations sont structurées de manière à ne dépendre d’aucun parti que ce soit – «leur crédibilité ne peut pas être mise en doute!» Suivent diverses réactions faisant état du temps qui passe et de la nécessité de structurer le débat, sur quoi Widmann se hâte de conclure.

Son reportage serait une «immersion dans une zone très particulière», le Sud-Liban. Mais on y aurait dit «très clairement» que le Liban ne se résume pas à cette région et que les opinions y sont très partagées. Il «était impossible», selon elle, de montrer aussi les autres aspects. Il est vrai que le rétablissement de l’équilibre de l’information eut été difficile après 40 minutes d’un tel portrait du Hezbollah. Mais pour Widmann, le fait d’évoquer la présence de voix opposées, par des gens dont la principale critique à l’égard du Hezbollah consiste à le présenter comme un «obstacle», doit suffire au téléspectateur pour comprendre à quel point son travail est équilibré.

À ce moment, l’un d’entre nous prend la parole pour tenter d’éclairer l’aspect à la fois le plus totalement occulté par l’émission et le plus dangereux pour l’influence sur l’opinion publique, à savoir celui de l’idéologie islamiste, pourtant manifeste, transportée par le Hezbollah. Mais Monnat l’interrompt bientôt au motif que cela n’aurait rien à voir avec l’émission puisque celle-ci, justement n’en parle pas et qu’une telle intervention témoignerait de la présence d’œillères chez le plaignant, lequel s’insurge aussitôt contre cette attaque personnelle, avec assez de succès pour que Monnat doive se taire et que Widmann doive tenter d’expliquer cette omission.

Pour cela, elle fait valoir qu’elle, «modestement», en tant que «simple journaliste», n’a pas constaté ces aspects «sur le terrain» et laisse entendre que nous devons disposer d’informations très pointues pour réagir ainsi à ces choses-là – une argumentation que reprendra d’ailleurs le médiateur dans son résumé, à la fin de la séance, et dont il faut s’attendre à ce qu’elle constitue la principale obstruction de la partie adverse pour empêcher que le thème de l’Islamisme ne soit abordé dans les débats.

Notre camarade cosignataire de la lettre ouverte, qui connaît bien la région et qui y a séjourné cet été, aborde alors la question du rapport entre l’impact des images animées, vivantes, de l’émission et celui, beaucoup plus faible, des simples mots. Ainsi, le fait de montrer Bechara se promenant les bras nus dans un village ou toutes les autres femmes sont en noir des pieds à la tête semble indiquer qu’il est possible sans autre à une Occidentale d’y conserver ses habitudes, ce qui, selon notre cosignataire, est totalement faux. Elle-même ne se déplace jamais dans cette région sans un châle noir qu’elle place sur sa tête et ses épaules pour éviter les regards désapprobateurs dans des villages comme celui-ci. Ainsi, dans l’ensemble, ce film donne aux téléspectateurs une image faussée de la vie dans la région. Non pas par ce qu’il dit, mais plutôt par ce qu’il tait.

Monnat reprend la parole pour nous dire que nous n’avons pas compris à quel type de reportage nous avons affaire. Il s’agirait ici d’une «immersion», et pas d’un travail d’analyse. Encore une fois, l’argumentation consiste à dire que tout ce qui approfondirait les motivations et les origines du conflit n’a pas place dans le débat, quand bien même ces éléments font partie du discours officiel usuel public des organisations comme le Hezbollah depuis de nombreuses années. La télévision aurait-elle peur de montrer ces informations au public?

Monnat se défend de ne pas parler des problèmes posés par l’Islam et évoque «deux Temps Présent» et plusieurs «Infrarouges» sur le sujet. Un plaignant fait valoir que le fait d’inviter un spécialiste chevronné comme Tariq Ramadan et de le placer face à un politicien suisse ne permet naturellement pas d’équilibrer un débat sur l’Islam – la télévision, dans l’ensemble, fait bien intervenir toutes sortes d’opinions, mais jamais de manière équilibrée. Ainsi, jamais la TSR n’a consacré une émission à l’approfondissement de l’idéologie de l’Islam radical, laquelle transporte un effrayant message d’antisémitisme.

Ce qui nous amène à l’intervention d’un autre plaignant, qui assume des responsabilités au sein de la communauté juive de Suisse et qui peut aligner des exemples éloquents montrant que l’antisionisme, dans notre pays, par un effet d’amalgame largement répandu, a bel et bien cédé la place, à l’heure qu’il est, au simple antisémitisme. Aujourd’hui, les Juifs de Suisse sont tenus responsables des malheurs des Palestiniens, et la pression augmente sans cesse. L’homme, explicitement, ne remet pas en cause la bonne foi de Widmann, mais estime qu’elle «n’a pas été prudente» avec cette émission et que cela procède de certains automatismes maintenant bien ancrés. À tel point qu’on entend des remarques totalement déplacées jusque dans certains Grands Conseils suisses et même à Auschwitz.

Et de rappeler l’affaire des ambulances du CICR. Pendant la guerre du Liban, le CICR a annoncé publiquement, à la télévision, que l’une au moins des ambulances de la Croix rouge libanaise avait été touchée «directement» par des missiles israéliens. Cette information a fait le tour du monde, et c’est bien normal, mais seuls les blogueurs, ensuite, ont diffusé des démentis, pourtant fort crédibles, alors que le CICR, au contraire, s’entêtait au point de faire disparaître des éléments de preuve mettant en évidence l’innocence d’Israël. Le fait que les médias jouent ce jeu encourage une majorité de leur public à croire qu’Israël, et par extension les Juifs, sont capables de tirer sur des ambulances. [Update: Entre-temps, HRW a publié ce qu’elle présente comme une «enquête approfondie» censée démontrer qu’il s’agissait bien de missiles. Et des blogueurs ont déjà soufflé sur ce château de sable, maintenant totalement effondré.]

J’ajoute ici, à titre personnel, que le pire de ces cas est sans doute celui du prétendu meurtre d’un enfant palestinien, Mohammed Al Dura, par les troupes israéliennes, une nouvelle manifestement fausse qui a massivement contribué à la flambée actuelle d’antisémitisme. Et aujourd’hui encore, alors qu’un dossier absolument dévastateur est librement disponible, aucun journaliste ne veut se risquer à simplement dire la vérité.

Mais Widmann est sûre de faire déjà tout le nécessaire. «Le vrai problème», pour elle, «ce ne sont pas les médias, c’est la réalité des combats sur le terrain». Mais Widmann veut ignorer qu’une grande partie des images les plus parlantes sur la guerre du Liban de cet été étaient des trucages, dont le CEO de Reuters a déclaré sur les ondes de CNN qu’ils sont largement répandus. De fait, des dizaines de trucages impliquant les principales sources d’information mondiales ont été répertoriées pendant cette période (voir un bon digest de CNN avec notamment le témoignage d’un reporter piégé par le Hezbollah à Beyrouth et dont nous avons parlé pendant la séance).

Mais Widman prend un air navré pour dire qu’il y a tout de même bien eu des civils tués, «on ne peut pas le nier» – comme si quelqu’un le lui demandait. Et d’affirmer qu’elle et ses collègues sont toujours «très soucieux» de ne pas faire d’amalgames avec les Juifs de Suisse. Notre ami rappelle alors que selon ses comptes, lors de la guerre du Liban, les téléjournaux suisses romands ont ignoré pendant plus de deux semaines complètes le fait que les Israéliens avaient dû être évacués de la zone nord du pays, alors que les malheurs des Libanais faisaient les grands titres depuis le tout début.

Widmann en reste silencieuse et Monnat doit reprendre la main en assurant qu’il a la plus grande sollicitude pour les préoccupations des Juifs de Suisse – «et peut-être qu’on pourra y revenir, d’ailleurs, car c’est très inquiétant». Mais pas de promesses de mieux équilibrer l’information et retour au sujet central, à savoir le reportage de Temps Présent, où il ne discerne pas de «manipulations factuelles» par le Hezbollah et où il reconnaît l’absence de «l’analyse globale» que nous sommes censés souhaiter. «Parce que ce n’était pas le but de ce reportage.»

Mais quel était le but? Montrer le Hezbollah, dit aussitôt Widmann. Oui, le Hezbollah, mais amputé de son idéologie totalitariste, de son action de propagande télévisée nazifiante, de ses ramifications mondiales, de ses implications dans le banditisme et les trafics de toutes sortes et de la totalité de sa présence militaire.

Et cette image amputée contribue naturellement à la propagation de la présence du Hezbollah en Suisse, jusque dans certaines manifestations (où la TSR efface le Hezbollah dans ses nouvelles), organisées, et ce n’est peut-être pas totalement un hasard, par le parti des Verts, dont l’un des principaux représentants à Vernier n’est autre que le compagnon de Soha Bechara, Yvan Rochat.

Suivent divers échanges assez brefs, interrompus par le médiateur qui annonce que le temps passe, qu’il souhaite encore donner la parole aux deux intervenants les plus silencieux jusqu’à présent avant de prononcer une synthèse et, si possible, de clore la séance.

Sur quoi notre amie cosignataire de la lettre ouverte prend la parole pour expliquer qu’elle souhaiterait que les médias informent mieux leur public sur les différences culturelles séparant le monde occidental, et sa culture de la vie, du monde islamique, et sa culture de la mort. Il y a là un fossé presque infranchissable, car inimaginable pour les Occidentaux. Et c’est pour cela qu’il faut regarder les vidéos que nous proposons, pour comprendre ce qu’il en est. Le reportage incriminé, par ses choix, donne l’impression que le Hezbollah est «gentil», quelle que soit l’intention des réalisateurs, car il minimise des aspects essentiels pour, notamment, la situation des femmes dans la société. Et il y a pire encore, pensons à ce qui s’est passé en Algérie, où l’Islam radical a fait quelque 100.000 victimes. C’est gravissime. Et le problème progresse dans d’autres pays de la région.

Puis le médiateur me donne la parole et me prie de définir ce que j’attends de cette séance. Résumé:

Widmann et Monnat sont des pros, pas des touristes. Ils sont même la crème de leur profession dans la région. Ce film n’est pas tel qu’il est par un simple concours de circonstances dû aux aléas du terrain – il a été conçu, projeté, préparé, planifié et exécuté de manière ciblée. Les images ont ensuite été montées, enchaînées, ordonnées, liées à différentes bandes son et entrecoupées d’images d’archives sélectionnées. Le résultat est un ouvrage global, qui reflète non pas la spontanéité d’un voyageur qui se laisse guider par le paysage, mais la vision des choses de professionnels de l’information qui veulent délivrer un message qui leur convient.

Ainsi, ce film, de toute évidence, veut nous «vendre» Soha Bechara, en réalité une menteuse et assassine amie du Hezbollah non repentie, comme une charmante mère de famille menant une vie tranquille chez nous – pas d’inquiétude. De même, l’émission veut nous faire croire en un Hezbollah acceptable, qui n’est militarisé qu’à cause d’Israël, et occulte tout à fait volontairement les aspects intolérables de cette organisation qui sont pourtant vantés ouvertement sur ses propres canaux d’information télévisuelle et Internet. Tout cela s’inscrit dans une action que l’on peut fort bien qualifier de propagande pour des gens dont nous savons, par ailleurs, qu’ils sont des terroristes.

Rappel de l’exemple de cette femme arabe qui, dans une interview du reportage, dit détester les Juifs. Mais la traduction, et Widmann admet que c’est un fait exprès, a transformé le terme «Juif» (yahoudi) en «Israéliens» dans les sous-titres, parce que, selon Widmann, c’est ce qu’elle aurait voulu dire. Nous touchons là à un aspect crucial: confrontée à un propos ouvertement raciste (la langue arabe a bien sûr des termes différents pour désigner des Israéliens ou des Sionistes), la journaliste a choisi de croire qu’elle comprenait mieux cette pensée que son auteure elle-même. Et l’a corrigée d’office, avec la même bonne conscience, tout au moins apparente, qu’elle a consacrée à ses innombrables autres omissions dissimulant la nature véritable de son sujet de reportage. Cela aussi participe à la propagande.

Pour compenser cette propagande, nous proposons à la TSR de diffuser deux long-métrages et une interview avec un terroriste repenti. Pourquoi? Widmann et Monnat l’admettent volontiers: leur reportage se concentre sur certains aspects seulement. Certains thèmes n’ont pas été abordés – par exemple le théocratisme, pourtant central dans le Hezbollah, et le terrorisme, pour lequel le Hezbollah est pourtant mondialement célèbre. Nous proposons donc de combler ces lacunes en diffusant des informations sur ces thèmes réalisées par des gens qui n’ont pas la moindre espèce d’empathie pour le terrorisme ou la théocratie.

Le premier film, Obsession – Radical Islam’s War against the West explique l’idéologie de l’Islam radical tel qu’il s’exprime aujourd’hui de manière plutôt politisée. Le deuxième, Islam – What the West needs to Know (pour visionner ce film, que je n’ai pas l’autorisation de diffuser largement, écrire ici) s’applique à montrer les racines religieuses et historiques de cette idéologie. Et l’interview avec Walid Shoebat, ex-terroriste de l’OLP (voici trois exemples: ici, ici et ici), permettrait de mieux comprendre la psychologie à l’œuvre chez un auteur d’acte terroriste dans le contexte du Proche-Orient.

Ces films sont alors remis aux responsables, au juriste et au médiateur de la TSR sur un cédérom. Ils sont accompagnés de deux films mettant au jour la supercherie de France2 dans l’affaire Al Dura (1ère partie, 2e partie), pour illustrer la faillite des médias traditionnels dans leur couverture de la région, et de deux interviews avec Wafa Sultan, une Syrienne installée aux États-Unis et qui connaît suffisamment l’arabe classique et les écritures islamiques pour tenir tête à un professionnel de la «branche» – une sorte de must dans le domaine (1ère interview, 2e interview). J’ajouterai encore, pour rejoindre une remarque finale de l’un des intervenants que je trouve plus judicieux de mentionner ici, qu’il manquait en effet à ce reportage la voix des Chrétiens libanais, qui formaient une large majorité dans le pays à l’époque où on l’appelait la Suisse du Moyen-Orient. Pour cet éclairage, difficile de faire mieux que Brigitte Gabriel, dont voici deux témoignages (1er témoignage, 2e témoignage) (à noter que Widmann estime que son impression sur le terrain doit suffire à nous convaincre que les Chrétiens libanais s’entendaient bien avec le Hezbollah au lendemain de la guerre).

Bien que cela semble à première vue constituer un temps d’antenne bien supérieur à celui de l’émission incriminée, nous pensons que c’est légitime et nécessaire. Pour deux raisons. La première est contenue dans le fait que Widmann et Monnat estiment que leur émission est parfaitement légitime et qu’ils n’ont rien à se reprocher à cet égard. Cette attitude indique que leur démarche en la matière, explicitée ici, est habituelle et que l’émission incriminée n’est que le révélateur d’une pratique généralisée d’omission de pans entiers de l’information. La deuxième raison est l’importance de la TSR dans le paysage médiatique local. La télévision suisse romande est la voix médiatique la plus importante, et de loin, de la région. Il faut donc davantage qu’un simple éclairage exceptionnel pour redresser l’équilibre de l’information – il faut un réel revirement, un changement fondamental dans l’approche du problème islamiste, qui menace très concrètement notre mode de vie, voire nos libertés et notre survie. Il faut donc que les responsables de la TSR se familiarisent avec la matière, d’où le choix de deux films qui approfondissent les aspects les plus ignorés par ses responsables et d’une interview qui les obligera ne serait-ce qu’à aborder la question du terrorisme islamiste sous un angle un peu informé. D’où la préparation d’un cédérom constituant une sorte de cours accéléré à leur usage.

Monnat réagit ici pour signaler que cela est «hors de question [] parce que notre liberté rédactionnelle exclut totalement que vous veniez nous dire» de quoi seront faits nos programmes. La deuxième raison de Monnat est le manque de confiance réciproque qui mènerait à l’impossibilité de tout dialogue. Monnat aurait visionné une partie du film Obsession et n’y aurait vu qu’une «compilation de déclarations guerrières, bellicistes, meurtrières […] Moi je peux vous faire un film où je compile des déclarations de Protestants extrémistes américains.» Nous voilà renseignés: pour le rédacteur en chef des magazines d’information de la TSR, l’Islamisme et le Protestantisme sont des mouvements comparables. Les Protestants apprécieront.

Le juriste de la TSR enfonce le clou en affirmant que son entreprise a fait son travail avec «soin, diligence et professionnalisme». Selon lui, c’est nous qui «avons une perspective» tandis que la TSR propose simplement des faits.

Suit une discussion sur la situation juridique et la difficulté, voire l’impossibilité, compte tenu de la formulation de la loi, de faire la preuve que la TSR a commis une faute en l’espèce. En définitive, il appartient à l’État de savoir s’il estime que la TSR a rempli son contrat ou pas. C’est l’objet de la procédure de plainte, et il faut maintenant la laisser se poursuivre.

Le médiateur reprend la balle au bond et indique que, bien que la séance ait confirmé nos prévisions à cet égard, il est très satisfait qu’elle ait pu avoir lieu, qu’elle a été très riche. Il dit du reportage qu’il l’a trouvé «personnellement, subjectivement, assez objectif, et même plus qu’objectif». Pour lui, le «texte est très dense», il y avait même «une telle densité» que sans doute, à son avis, beaucoup de gens n’ont pas suivi jusqu’à la fin.

Une dernière remarque de ma part: le film Obsession – Radical Islam’s War against the West a entre-temps été diffusé à la télévision américaine, à plusieurs reprises, et a ainsi été vu par plus de dix millions de téléspectateurs. À titre de comparaison, si Temps Présent le diffusait, quelque 300.000 personnes de plus le verraient (selon une déclaration de Monnat ce même soir).

Le médiateur précise qu’il va maintenant établir un avis de médiation et nous le faire parvenir. Puis nous aurons un nouveau délai pour déposer la plainte proprement dite. Clôture de la séance.

Les films remis à la TSR sur cédérom:

Hezbollah–Mort_a_Israel.wmv
Islam–What_the_West_Needs_to_Know.wmv (visionable sur demande individuelle)
Lebanon_War–Israels_point_of_view.wmv
Obsession_st_fr.wmv
pallywood.wmv
Pallywood_Al_Dura_fr.wmv
Shoebat_and_Anani_ Fox.wmv
Shoebat_and_others_CN8.wmv
Shoebat_CNN.wmv
Wafa_Sultan_Al-Jazeera_21.2.06.wmv
Wafa_Sultan_DR2_30.9.06.wmv

Les articles déjà publiés à ce sujet:

Plainte contre la TSR – vous pouvez toujours vous faire entendre
Boucliers civils du Hezbollah – le dossier, les images, les témoignages
Les Nazis de notre temps portés aux nues par notre TV
Obsession bat des records! Signez la lettre ouverte!
La propagande du Hezbollah sur Internet
Mukawama – la «résistance» à l’islamique
Une libanaise parle
Obsession sur la TSR
Plainte contre la TSR – dépôt de la réclamation
Comment le Hezbollah triche avec la démocratie
Plainte contre la TSR – appel au soutien
Les voix du Liban
Un témoignage sur le Liban
Le témoignage d’un ex-terroriste libanais
Projet de plainte contre la TSR
Le Hezbollah et ses boucliers civils – un témoignage
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 6
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 5
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 4
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 3
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 2
La TSR fait la propagande des terroristes, suite
La TSR fait la propagande des terroristes

Plainte contre la TSR — vous pouvez toujours vous faire entendre

Rappel des faits:

Le 26 octobre, la Télévision suisse romande (TSR) diffusa une émission Temps Présent (son meilleur magazine d’information) consacré au Hezbollah libanais. De nombreux téléspectateurs connaissant un peu (ou trop) le Hezbollah et/ou la situation au Liban trouvèrent cette émission  déplacée. Une procédure de plainte a été entamée. Cette semaine, une séance de conciliation a eu lieu entre des délégations des plaignants et des représentants de la TSR. À cette occasion, quelques titres de la presse suisse ont abordé ce thème.

Voici les principaux éléments du dossier:

L’émission incriminée et quelques explications
Le texte de la réclamation des plaignants
La lettre ouverte des plaignants contenant leurs propositions

Le lettre ouverte a été remise en mains propres à la TSR le 19 décembre dernier, accompagnée d’un cédérom contenant une série de films et d’interviews éclairant les aspects du Hezbollah que la TSR semble vouloir ignorer. Comme la conciliation a échoué (la TSR affirme ne rien avoir à se reprocher, d’admet aucune erreur, aucun manquement que ce soit), et que la procédure se poursuit, nous allons maintenir cette lettre ouverte et continuer d’accepter et d’y intégrer les messages de soutien, dans l’espoir que leur nombre et leur qualité (il vaut la peine d’en lire les commentaires) finira par faire pencher la balance.

Si vous souhaitez appuyer l’action des 26 plaignants et des quelque 140 personnes qui ont déjà signé la lettre ouverte, il vous suffit d’adresser un courriel à cette adresse:

obsession_sur_la_tsr@ajm.ch

Pour information, voici encore les principaux articles concernant cette affaire parus sur le présent site:

Boucliers civils du Hezbollah — le dossier, les images, les témoignages
Les Nazis de notre temps portés aux nues par notre TV
Obsession bat des records! Signez la lettre ouverte!
La propagande du Hezbollah sur Internet
Mukawama — la «résistance» à l’islamique
Une libanaise parle
Obsession sur la TSR
Plainte contre la TSR — dépôt de la réclamation
Comment le Hezbollah triche avec la démocratie
Plainte contre la TSR — appel au soutien
Les voix du Liban
Un témoignage sur le Liban
Le témoignage d’un ex-terroriste libanais
Projet de plainte contre la TSR
Le Hezbollah et ses boucliers civils — un témoignage
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 6
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 5
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 4
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 3
La TSR fait la propagande des terroristes, suite 2
La TSR fait la propagande des terroristes, suite
La TSR fait la propagande des terroristes

Boucliers civils du Hezbollah — le dossier, les images, les témoignages

http://video.google.com/videoplay?docid=5697038157853637560 http://video.google.com/videoplay?docid=-7115626293343757342 http://video.google.com/videoplay?docid=4795461785530702085

Les explications (pdf):

    Introduction + Part I
    Part II (pages 1-39)
    Part II, (pages 40-80)
    Part III
    Appendix 1 (1i-1iv)
    Appendix 2 (1v)
    Appendix 3 (2-G)

Le site Web

L’ennemi intérieur d’Israël


par Daniel Pipes
New York Sun, 19 décembre 2006

VO: Israel’s Domestic Enemy

Après bientôt 60 ans passés sur la touche, le troisième et dernier ennemi d’Israël pourrait bien se jeter à son tour dans la bataille.

Les États étrangers sont le Premier Ennemi d’Israël. À la déclaration d’indépendance israélienne, en mai 1948, cinq armées étrangères envahirent Israël. Tous les conflits majeurs qui suivirent – en 1956, 1967, 1970 et 1973 – mirent aux prises Israël avec des troupes et des forces aériennes et marines voisines. Aujourd’hui, la pire menace vient d’armes de destruction massive situées en Iran et en Syrie. Et l’Égypte, de plus en plus, représente un danger d’affrontement conventionnel.

Les Palestiniens de l’extérieur sont le Deuxième Ennemi. Restés dans l’ombre durant deux décennies après 1948, ils arrivèrent au premier plan avec Yasser Arafat et l’Organisation de libération de la Palestine. La guerre du Liban de 1982 et les accords d’Oslo de 1993 confirmèrent leur importance centrale. Les Palestiniens externes restent actifs et menaçants à l’heure actuelle – avec le terrorisme, les tirs de missiles sur Sdérot et une campagne de relations publiques axée sur le rejectionnisme.

Les citoyens musulmans d’Israël, qualifiés usuellement d’Arabes israéliens, composent le Troisième Ennemi (mais je me concentre plutôt sur les Musulmans, et non sur les Arabes, car les Chrétiens et les Druzes arabophones sont généralement moins hostiles).

Au départ, les Musulmans israéliens n’avaient guère d’influence – en 1949, ils constituaient une population de 111.000 résidents, soit 9% de la population d’Israël. Puis leur nombre décupla pour atteindre 1.141.000 en 2005, soit 16% de la population actuelle. Au-delà des chiffres, ils ont su tirer le meilleur parti possible de la société israélienne moderne et ouverte pour passer de l’état de population docile et sans dirigeants à celui d’une communauté énergique et autoritaire, avec parmi ses leaders le vice-maire de Tel-Aviv, Rifaat Rurk, un ambassadeur, Ali Yahya, des membres du Parlement, des universitaires et des chefs d’entreprise.

Cette ascension ainsi que d’autres facteurs – la guerre du premier et du deuxième ennemi contre Israël, la multiplication des liens avec la Cisjordanie, la montée en puissance de l’Islam radical, la guerre du Liban en été 2006 –, incitèrent les Musulmans à rejeter l’identité israélienne et à se tourner contre l’État. Leur enthousiasme manifeste pour les pires ennemis d’Israël en témoigne éloquemment, de même que l’aggravation des actes de violence de Musulmans contre des Juifs en Israël. Pour ne compter que les événements de ce mois, les Musulmans ont pillé une école religieuse juive à Acre et presque tué un agriculteur de la vallée de Jezreel. Un adolescent a été arrêté pour avoir préparé un attentat suicide contre un hôtel de Nazareth.

Cette hostilité a été codifiée dans un document impressionnant publié au début décembre et intitulé The Future Vision of Palestinian Arabs in Israel (Vision de l’avenir des Arabes palestiniens en Israël). Produit par le Centre Mossawa de Haïfa – lequel est en partie financé par des Juifs américains – et appuyé par de nombreuses personnalités établies, il exprime un extrémisme susceptible de marquer un réel tournant pour les Musulmans israéliens. Le papier rejette la nature juive d’Israël, insiste pour que le pays devienne un État binational au sein duquel la culture et le pouvoir palestiniens jouissent d’une égalité parfaite.

La notion de «patrie commune» avancée par le document prévoit la détermination de secteurs juifs et arabes dirigeant leurs propres affaires séparément et bénéficiant d’un droit de veto sur certaines décisions de l’autre partie. Cette Vision d’avenir exige des adaptations du drapeau national et de l’hymne patriotique, l’annulation de la Loi du retour de 1950 qui accorde automatiquement la nationalité israélienne à tous les Juifs et la promulgation de la langue arabe à un statut d’égalité avec celui de l’hébreu. Elle aspire également à instaurer des représentations arabes séparées au sein des organes internationaux. Au fond, l’étude souhaite mettre un terme au projet sioniste de création d’un État juif souverain.

Comme c’était à prévoir, les Israéliens juifs ont réagi négativement. Dans Ma‘ariv, Dan Margalit qualifia les Arabes israéliens d’«impossibles». Dans Ha’aretz, Avraham Tal interpréta ces exigences scandaleuses comme une manière de perpétuer sciemment le conflit même si Israël devait parvenir à régler les affrontements externes. Le vice-premier ministre israélien, Avigdor Lieberman, rejette totalement les prémisses mêmes du document. «Quelle logique y a-t-il», demanda Lieberman au New York Sun, à créer «un pays et demi pour les Palestiniens» (allusion au fait que l’Autorité palestinienne doit devenir un État à part entière) et «un demi-pays pour le peuple juif?»

Lieberman souhaite réserver la citoyenneté israélienne aux résidents disposés à signer une déclaration de loyauté envers le drapeau et l’hymne nationaux israéliens et à y accomplir un service militaire ou équivalent. Ceux qui refusent de signer – qu’ils soient musulmans, d’extrême-gauche, haredi ou autres – peuvent rester des résidents permanents, avec tous les avantages que cela implique, même le droit de voter et d’être élu au plan local (un privilège dont jouissent actuellement les résidents arabes non-citoyens de Jérusalem). Mais ils ne pourraient ni voter ni être élus au niveau national.

Les propositions diamétralement opposées de la Vision d’avenir des Arabes israéliens et de Lieberman laissent présager un long processus de négociation permettant de mettre en lumière un thème trop longtemps marginalisé. Les Israéliens font face à un choix cruellement simple entre trois alternatives: ou les Israéliens juifs renoncent au Sionisme; ou les Israéliens musulmans acceptent le Sionisme; ou les Israéliens musulmans ne resteront pas israéliens bien longtemps. Plus tôt les Israéliens résoudront cette question, mieux cela vaudra.

Israël va-t-il bientôt disparaître?

Une image (copyright Irena Elster) de la Conférence tenue le 14 décembre 2006 à Paris sur le danger engendré par l’attitude du gouvernement iranien actuel, qui illustre bien cet article, signé par Pierre Besnainou, président du Congrès juif européen, paru dans le Figaro du 15 décembre:

Face aux vociférations de l’Iran, l’Europe doit montrer son courage

«Israël va bientôt disparaître.» Telle est donc la dernière menace de Mahmoud Ahmadinejad. Il ne se passe plus un jour sans que le président iranien ne s’attaque au peuple juif, à sa mémoire, ou à son État. Il y a peu, il orchestrait un concours d’humour sur la Shoah. Chacun appréciera. À ce propos, l’humour français fait fureur au pays des mollahs qui vient de décerner le second prix de cette funeste compétition à l’un de nos concitoyens… 

Rappelons simplement ce que chacun sait: le président iranien est tout sauf un marginal, il est à la tête d’une nation de 70 millions d’habitants sur le point de disposer de l’arme nucléaire. Son ambition a le mérite d’être claire: nettoyer la Terre de l’État juif, comme Hitler souhaitait nettoyer la Terre des Juifs.

Pour mener à bien cette mission, l’Iran a essaimé au Proche-Orient de nombreuses filiales où la haine le dispute à la sauvagerie. Formé à la même école que son compère persan, Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, a ainsi pu affirmer: «Si tous les Juifs se rassemblaient en Israël, cela nous épargnerait d’avoir à les chercher partout dans le monde» (Daily Star, Beyrouth, 23 octobre 2002).

Que l’on ne nous dise pas que ces propos ne doivent pas être pris au sérieux, qu’il s’agit de provocations, que leurs auteurs sont des fous. Pas à nous. Pas sur notre Vieux Continent qui porte encore en lui les stigmates de la haine. L’Europe a connu la guerre, la tragédie et la barbarie et elle sait, aujourd’hui plus qu’hier, à quelles horreurs mènent des discours comme ceux du président iranien et de ses affidés, et avec quelle bonne conscience ceux qui prononcent de telles paroles aujourd’hui se mettront à tuer des Juifs demain. Le devoir des chefs d’État européens est de porter haut et fort cette mémoire, en faisant barrage, sans silence, sans faiblesse et sans lâcheté, à ceux qui menacent l’avenir de l’humanité. Et de dénoncer ces propos pour ce qu’ils sont: une incitation au génocide sanctionnée par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1951 (article 3).

Il serait grand temps que le Conseil européen, qui se réunit jeudi et vendredi, dénonce dans les termes les plus forts le comportement innommable des dirigeants iraniens, et qu’il adopte les sanctions les plus vigoureuses à leur égard.

Oui, la civilisation perse a été une grande civilisation. Oui, tous les Iraniens ne soutiennent pas les errements de leur président. Et c’est justement par respect pour cette histoire prestigieuse et par solidarité avec les dissidents que la communauté internationale doit faire preuve d’une fermeté sans faille. Aussi, tant que le régime iranien maintient la même orientation, la dignité et l’honneur commandent que l’on ne discute pas avec lui. Ou qu’au moins, puisque, paraît-il, «on doit» parler avec tout le monde, on ait la décence de le faire à l’abri des caméras et avec le secret qu’exigent les missions infâmes.

Au lieu de cela, l’été dernier, le ministre français des Affaires étrangères avait jugé opportun de souligner «le rôle stabilisateur» de la République islamique d’Iran, lors d’une rencontre l’immortalisant aux côtés de son homologue iranien, Manouchehr Mottaki. Ce dernier comparait, il y a quelques jours, le sionisme au nazisme en ouverture de la conférence internationale sur l’Holocauste réunissant à Téhéran l’ensemble de la communauté négationniste. Cette initiative est effroyable, elle doit se lire à la lumière des déclarations appelant à la destruction de l’État hébreu. Le XXe siècle n’aurait donc été pour le peuple juif qu’une page blanche…

Quand décidera-t-on que le temps de la diplomatie est passé? Jusqu’à quand l’Europe se prêtera-t-elle au jeu du régime iranien? Ce dernier a beau piétiner la mémoire de l’humanité, proférer des discours de haine proprement inouïs, narguer la communauté internationale, il ne suscite que de vagues condamnations de principe. La résignation paraît donc l’avoir emporté sur l’indignation. On connaît la suite: la résignation mène à l’indifférence, et l’indifférence à la passivité. Voilà pourquoi, dans le cas présent, la résignation est impossible et l’indifférence coupable: coupable à l’endroit d’Israël et du peuple juif, coupable pour la stabilité régionale et la paix mondiale, coupable, enfin, à l’égard des générations futures.

Fermons les yeux l’espace d’un instant et plaçons-nous en 1938 à la veille de la tragédie. Supposons que nous connaissions les événements tragiques qui allaient se dérouler dans le monde, quelle énergie et quels efforts n’aurions-nous pas déployés pour les éviter?

À présent, il est temps d’ouvrir les yeux.

Le crime recule aux États-Unis et progresse en Europe

Et soudain, les statistiques internationales d’Interpol sur la criminalité ne sont plus accessibles aux simples citoyens. Une enquête très intéressante du Brussel Journal.

Vive le Parti socialiste!

Ce titre, ironique, est celui du conseiller national UDC (droite) Oskar Freysinger et couronne une lettre de lecteur à un journal valaisan. Voir les détails sur bafweb. Je pense que ce texte est tout à fait approprié pour saluer l’élection d’une socialiste à la présidence de la Confédération, avec le plus mauvais score enregistré depuis 1939. L’histoire a de ces clins d’oeil.

Vive le parti socialiste !

Un parti qui n’a qu’insultes à la bouche pour tous ceux qui cherchent à débattre des problèmes de société sans tabous.
Un parti ouvert au dialogue qu’avec ceux qui font allégeance à l’unique vérité par lui décrétée.
Un parti qui voit dans la destruction de la vie prénatale un progrès et traite tous les défenseurs de la vie de nazis.
Un parti mû par la haine des racines, de la culture, de l’indépendance des individus et de la souveraineté de notre pays.
Un parti qui veut voir disparaître la Suisse et prépare l’adhésion à l’UE d’un pays devenu moribond par la destruction des valeurs familiales, la dépénalisation de toutes les drogues, la fragilisation de l’école et une immigration sauvage.
Un parti qui veut faire tomber toutes les frontières pour les remplacer par des murs intérieurs.
Un parti qui parle de bonheur, de liberté et de dignité, mais qui n’en accepte que l’application collectiviste imposée par l’Etat.
Un parti qui, lorsqu’il s’aperçoit qu’il a fait fausse route reprend les idées de ceux qu’il a précédemment copieusement insultés et les fait passer pour siennes et donc novatrices.
Un parti dont les membres élus occupent de multiples postes de direction dans des fondations et autres organisations paraétatiques et qui, en prétendant défendre la veuve et l’orphelin, pensent surtout à s’assurer de juteuses prébendes.
Un parti dont un élu national n’a pas hésité, lorsqu’il subit une défaite cuisante concernant les naturalisations, à demander mon licenciement en tant qu’enseignant, cherchant ainsi, en touchant à la survie économique de ma famille, à détruire socialement et professionnellement un adversaire politique dont il ne parvenait pas à venir à bout sur le plan des arguments.
Un parti dont l’un des conseillers fédéraux annonce vouloir se représenter à sa propre réélection et qui motive sa décision par son désir de défendre la collégialité … en bafouant celle-ci par l’agression, dans les médias, d’un collègue de gouvernement.
Un parti qui se dit pur par ses intentions et se lave les mains lorsqu’il s’agit d’assumer les effets néfastes de sa politique.
Un parti qui a perdu tout sens de l’humour et ne sait donc plus rire de lui-même.
Un parti qui me semblait séduisant à dix-huit ans et qui n’est plus que l’ombre de ses illusions perdues.
Un parti qui s’est transformé en cauchemar pour la liberté.

Un parti qui me met en colère et contre lequel je me battrai pour défendre mes racines et mon pays.

Oskar Freysinger
Conseiller national
Savièse

Kofi Annan — fidèle à lui-même jusqu’au bout

Interdire l’Islam — plus de 40.000 cris

Recueillement

 

Cliquer l’image puis patienter (.pps, 5Mo).

Les Nazis de notre temps portés aux nues par notre TV

Le Hezbollah tel qu’il se présente lui-même, sur sa propre chaîne de télévision:

Source: Iran-Resist

Et le Hezbollah tel que le présente la Télévision suisse:

Source: Temps Présent

Pour réagir, signez une lettre ouverte.

Prix 2006 des journalistes les plus malhonnêtes

  

À lire ou à écouter (en). Indispensable.

Obsession bat des records! Signez la lettre ouverte!

Le film sur l’Islam radical Obsession – Radical Islam’s War againt the West, dont il existe une version sous-titrée en français en ligne et dont vous pouvez demander la diffusion sur la Télévision suisse romande en signant une lettre ouverte à la TSR a battu des records d’audience le mois passé devant un public anglo-saxon (traduction d’un courriel d’abonnés):

Novembre a été un mois record pour Obsession. Obsession a été ce mois le programme le plus coté des quatre canaux [américains] de news câblés (Fox News, CNN, MSNBC and HLN)!

Samedi 4 novembre, Obsession [NdT: une version légèrement abrégée] a été diffusé sur Fox News où il a été visionné par 1,1 million de téléspectateurs. Dans la même tranche horaire, CNN n’a enregistré que 550.000 téléspectateurs. Et, ce qui est peut-être encore plus significatif, Obsession a attiré quelque 500.000 téléspectateurs de plus que le programme ordinaire de la même tranche horaire le 28 octobre, ce qui constitue une performance majeure dans le secteur.

Dimanche 5 novembre, Obsession a dépassé une nouvelle fois la concurrence avec 720.000 téléspectateurs. Ce nombre est supérieur à celui des téléspectateurs suivant les élections sur CNN dans la même tranche horaire.

Après une nouvelle diffusion le week-end suivant, c’est un total de quelque dix millions de téléspectateurs du monde entier qui ont vu la version spéciale de Fox en novembre!

Rappel:
En Suisse, un groupe de plaignants qui se sont indignés du parti-pris de la Télévision nationale dans une émission de Temps Présent consacrée au Hezbollah, demandent à la TSR de diffuser Obsession et un autre film sur l’Islam radical en guise de rétablissement de l’équilibre de l’information. Vous pouvez appuyer cet effort en signant une lettre ouverte d’un simple clic.

Pour voir Obsession en ligne, cliquer ici
Pour lire le texte de la réclamation des plaignants, cliquer ici.
Pour voir le documentaire incriminé de la TSR, cliquer ici
Pour lire la lettre ouverte, cliquer ici
Et pour signer la lettre ouverte, cliquer sur obsession_sur_la_tsr@ajm.ch 

La propagande du Hezbollah sur Internet

Un dossier assez édifiant du Centre d’«études spéciales» israélien:



 
 
 
 
 
 






 

Le secret du désamour de la presse pour Rumsfeld

Il écoute trop activement:


http://ajm.ch/mat/Rumsfeld-Hands.wmv

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