Alain Jean-Mairet » 2006 » February
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Sommes-nous donc si aveugles?

Cette toile, signée par le fameux peintre russe Vasily Vasilevich Vereshchagin (1842–1904) et exposée aujourd’hui à la Galerie Tretyakov de Moscou, a été réalisée en 1871, sans doute pour exorciser, chez cet artiste dont l’œuvre puissante sinon foisonne de vie et de beauté, les visions qu’il ramena notamment de son contact, en 1868/1869, avec les hordes musulmanes de Samarkand. Comme le rappelle son biographe, Vahan D. Barooshian, citant l’auteur lui-même, «cette scène n’est pas due à l’imagination de l’artiste – elle est historiquement correcte». Le peintre la baptisa Apothéose de la guerre – je lui donnerais comme sous-titre Le legs de l’Islam.

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De qui se moque-t-on?

N’est-il pas vain de se moquer de Dieu? N’est-il pas vaniteux de se sentir outragé lorsque quelqu’un insulte Dieu? N’est-ce pas pure idolâtrie, ou fétichisme, que de condamner des insultes adressées à une figure historique? Qu’y a-t-il de pieux dans les manifestations de l’Islam? Qu’y a-t-il de pieux dans l’Islam? Qu’y a-t-il d’autre, derrière le voile des mots?

La leçon des caricatures et le procès de l’Islam

Peut-être l’affaire des caricatures produira-t-elle finalement un résultat positif. Peut-être les réactions outrancières des Musulmans permettront-elles à un grand nombre d’entre eux – et d’entre nous – de prendre conscience de l’absurdité de cette attitude et inciteront les uns et les autres à réfléchir réellement, par exemple à la nature de la liberté d’expression, à son caractère vital pour la civilisation.

Mais l’agitation, les menaces, les malédictions, peut-être les victimes et bien sûr les dégâts jettent une ombre au tableau. Vu leur réaction, il n’est pas question de regretter d’avoir heurté la sensibilité des islamistes, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’il devrait y avoir de meilleurs moyens de démontrer l’inanité de certains des dogmes de l’Islam.

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L’iran, le djihad, le mahdi… et nous

Le djihad chiite présente une particularité: sa version offensive doit être dirigée par un imam. Un imam, pour les chiites, n’est pas un simple prêcheur, mais un personnage extrêmement important, historique, qui doit être un descendant d’Ali, le premier imam et beau-fils (en quelque sorte) du prophète.

Il n’y a plus d’imam de ce type depuis plus d’un millénaire (le dernier a été assassiné en 874). C’est sans doute la raison pour laquelle les chiites sont minoritaires dans l’Islam (10 à 15%, dit-on). Dans cette optique, les raisons pour lesquelles Ahmadinejad prépare la venue du mahdi, du douzième imam, ou imam caché, deviennent transparentes. Et ainsi également la destination réelle des efforts iraniens pour se doter de leurs propres installations d’enrichissement d’uranium.