Alain Jean-Mairet » 2006 » January
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Les raisons objectives d’interdire l’Islam

Dans les années 1990, plusieurs affaires de sectes secouèrent l’opinion, au point que certains gouvernements, notamment en France, planchèrent sérieusement sur la question.

Je ne crois pas qu’il soit bon de légiférer spécifiquement sur les sectes, par opposition aux religions, qui seraient elles entièrement libres de prôner les dogmes de leur choix. Mais les travaux de définition des sectes, ou de leurs aspects répréhensibles, qui furent réalisés à l’époque permettent au moins d’éclaircir les éléments posant problème en la matière.

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Averroès – avocat du djihad

Ibn Rushd, dit Averroès (1126-1198), est l’un des érudits musulmans les plus célèbres en Occident. On le connaît surtout pour ses commentaires d’Aristote, pour ses talents de médecin et pour le fait qu’il a été persécuté pour ses prises de position philosophiques. Averroès était trop influencé par la philosophie, la logique et les mathématiques grecques pour toujours rester un parfait Musulman. Bref, il fait figure de progressiste. On en a même fait un héros de cinéma.

Mais un érudit musulman est d’abord un juriste. Et un juriste musulman traite forcément du djihad. Ibn Rushd le fait dans son traité de droit intitulé Bidayat al-mudjtahid. Voici quelques extraits du premier des deux chapitres qu’il consacra au djihad. Cette traduction est basée sur celle, en anglais, de Rudolph Peters, parue dans Jihad in Mediaeval and Modern Islam: The Chapter on Jihad from Averroes et retranscrite dans The Legacy of Jihad, un recueil de textes sur le djihad édité par Andrew G. Bostom.

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Complément à «L’ennemi intérieur»

À la lumière de cette expérience et des événements récents, il me semble plus qu’indiqué d’introduire dès que possible des examens systématiques des motivations des Musulmans souhaitant obtenir la nationalité suisse ou de quelconques responsabilités au sein de notre gouvernement. À l’image, par exemple, de l’initiative du Bade-Würtemberg.En effet, il me paraît impossible, à l’heure actuelle, d’admettre sans vérification qu’un Musulman sera loyal envers notre pays alors même que du centre mondial de sa religion retentissent des appels organisés à la haine, généreusement filmés et retransmis par les chaînes de télévision de la région. De toute évidence, l’Islam, la religion islamique, est aujourd’hui le véhicule d’une flambée conquérante dirigée contre l’Occident. Nous devons interdire ce culte malsain. Et exiger sa réforme.

L’ennemi intérieur – en personne

Qui sont les islamistes vraiment dangereux? Les jeunes écervelés qui se laissent aller à l’action suicide? Les prêcheurs de haine qui insistent sur les versets les plus agressifs du Coran (les derniers révélés, incidemment, donc les plus «valables» au sens des lois islamiques), sur les actes du prophète (décapitations de masse, campagnes militaires incessantes) et les législations djihadiques qui en découlent, et qui restent en vigueur à ce jour, faute de toute remise en question?

Je pense qu’il y a pire encore. Le pire, à mon avis, serait un Musulman d’apparence parfaitement raisonnable, imberbe, modéré, voire raffiné, plutôt soufi, pas prosélyte et même ouvertement critique envers l’Islam radical (wahhabite) mais convaincu en son for intérieur que l’Islam est la solution et que la civilisation occidentale et l’«homme blanc» sont des nuisances, provisoires.

En effet, un tel personnage pourrait s’intégrer aisément dans nos sociétés, et même dans l’appareil du pouvoir. Une fois là, qui sait ce qu’il fera? Jusqu’à quel point, jusqu’à quel niveau de propagande ambiante restera-t-il raisonnable et à partir de quand laissera-t-il libre cours à ses convictions profondes et agira-t-il pour favoriser l’avènement de ce qu’il considère comme le seul gouvernement légitime – l’Islam? Et de quoi, alors, sera-t-il capable?

Pour nourrir cette réflexion, je propose ici (pdf, 82 pages) le relevé d’un échange de courriels (anonymisés) avec un tel Musulman. Le débat est relativement large et profond – je pense qu’il permet de se faire une idée précise et fiable des convictions des deux participants. Mon interlocuteur occupe un poste à responsabilité au sein de l’administration fédérale helvétique. Son profil est parfait. Son parcours est sans faute. Mais ses croyances sont, à mon avis, apocalyptiques.

Voir aussi: Complément à «L’ennemi intérieur»