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Gone fishing

Démocratie – religions – impérialismes – en 90 secondes


www.mapsofwar.com

Pour demander un référendum sur l’europe

Le site du référendum: http://x09.eu. Quelques explications. Et pour ceux qui aiment la musique de la vidéo, il y a une meilleure bande son ici.

Huitième merveille du monde

Selon le gouvernement italien. On pourrait aussi parler de religion spontanée (pour les auteurs de ces temples). Visite virtuelle. Info en français.

Une heure de désensibilisation climatique

http://video.google.com/videoplay?docid=-2827010454587416316

Offerte, sans sponsoring, par www.climate-skeptic.com 

Pas de propagande socialiste sans mensonge

http://video.google.com/videoplay?docid=-5572536349196626462

Il s’agit de l’interview, réalisée en 1984, d’un dissident soviétique, Yuri Bezmenov, qui a rallié les États-Unis en 1970. L’homme explique comment le Parti organisait les efforts de propagande nécessaires pour installer son système à l’étranger.

C’est encore le même système, quoique très dilué, qui inspire les socialistes actuels: diaboliser sciemment les pays, les systèmes, les groupes et les gens qui fonctionnent bien sans eux (les riches sont forcément des voleurs) en présentant leurs défauts ponctuels comme autant de principes fondamentaux (les UDC s’attaquent aux étrangers criminels, ils sont donc xénophobes); promettre une société parfaite au prix de la réunion d’un maximum de pouvoirs dans un gouvernement acquis à un certain système (le marxisme-léninisme, le communisme, le socialisme, le mitterrandisme, l’étatisme, l’écologie, etc.); puis ancrer ce système dès que possible. Ensuite, si cela réussit, c’est la déchéance systématique, mais les rêveurs du rose-vert, comme tous les bonimenteurs politiques et autres menteurs, par définition, croient qu’ils échapperont à l’échec.

Entre-temps, le principal pilier du communisme s’est effondré, mais les esprits crédules qui ont voulu croire à ses sirènes, et diffuser ses promesses creuses à crédit, sont toujours là. Certes, ils réfléchissent plus à l’aise depuis 1991, et s’assagissent, surtout s’ils se frottent un peu aux réalités. Et peut-être même, contrairement à ce qu’affirme Yuri Bezmenov, qui ne prévoyait pas la chute de l’URSS, qu’ils pourront comprendre leur erreur et s’amender. Mais en attendant, à l’image des gens bien intentionnés qui vantent un Islam soi-disant pacifique et ainsi diffusent le poison dont se nourrissent les pires criminels, ils continuent de soutenir un système de pensée basé sur le mensonge et l’accusation gratuite.

Le pardon

C’est aujourd’hui le seul jour de l’année où un Juif croyant, un seul, pourrait prononcer à bon droit le nom de Dieu:

Et le jour de Kippour, après une longue et minutieuse retraite et une intense préparation morale (…), le Grand-Prêtre prononçait une seule fois par an le Nom vénéré et redoutable du Seigneur, le “chem hameforach”, pendant que tout Israël à genoux, se recueillait et sollicitait le pardon de D.ieu. 

En somme, à quoi reconnaît-on une bonne religion? Si Dieu existe, il a certainement placé la réponse à ce genre de questions dans le coeur de chacune et chacun de nous.

Allo, HP, il y a quelqu’un?

Nouvelle machine, nouvel OS, nouveaux tracas. Avec Vista, mon imprimante télécopieur scanneur copieur recto-verso-et-j’en-passse HP Officejet 9110 (HP la vend pour 999 francs et amazon pour 812 euros) ne veut rien savoir. En dépit des promesses de HP, le système ne reconnaît pas l’appareil (contrairement à mes deux Canon IP5000 et i9100 et à tous les autres périphériques que j’ai testés), le logiciel livré avec l’appareil ne se charge même pas, et les pilotes universels proposés sur le site de HP ne donnent rien (la version pour PCL 5 ne contient d’ailleurs rien, ce n’est qu’un fichier vide). C’est embêtant. Cette imprimante est importante. C’est elle qui imprime 90% de ma production sur papier depuis un an et demi. Elle imprime plutôt mal, mais vite et sans faire d’histoire. Je décide de tenter un contact par téléphone.

Je trouve un numéro de téléphone sur le site: 0848 802020. J’essaie d’abord en allemand. La réaction est rapide:
– [voix d’homme, très pressé] Schönen guten Tag, was kann ich für Sie tun?
– Sie chönne mir hälfe, ne 9110 mit Vista z’installieren.
– biiip, biiip.

Peut-être que mon suisse-allemand ne lui a pas plu? Non, ce doit être un problème technique. J’essaie en français (c’est sensiblement plus lent):
– [voix d’homme] … faire pour vous?
– J’essaie d’installer une 9110 sur une machine Vista, et je n’y arrive pas.
– Je vois ce que c’est. Je vous passe quelqu’un. Clic.
– [voix de femme, pressée] De quelle imprimante s’agit-il, Monsieur?
– Euh, une 9110, Officejet 9110.
– Numéro de série?
– Où puis-je lire ce numéro?
– [inaudible] imprimante… Clic. biip, biiip.

Était-elle trop pressée pour supporter d’attendre que je lise ce numéro? Non, c’était certainement un problème technique. Je tourne l’imprimante, de manière à bien voir le numéro de série et je recompose le numéro, dont je connais maintenant tous les suffixes internes (selon la langue, le type de produit, garantie/pas garantie, etc.):
– [voix d’homme, tranquille] …pour vous?
– Et bien, je cherche à installer une Officejet 9110 avec Vista et ça ne fonctionne pas.
– Ah, je vois, mais vous n’avez pas fait le bon numéro. Vous avez de quoi écrire?
– Oui, mais je..
– Oui, je sais, ce n’est pas de votre faute. C’est HP… On demande depuis longtemps qu’ils changent ces annonces. Attendez, je vais vous donner le numéro direct. Là, vous pourrez parler à un technicien.
– Oui, bon, je vous écoute…
– Alors composez le 0848 672 (six cent soixante-douze) 672.
– OK, merci bien. Au revoir.

Bon, je compose ce fameux numéro:
– [automate] Pour le français, tapez 2 [je m’exécute].
– [automate] Si votre appareil n’est plus sous garantie, tapez 1 [dont acte].
– [automate] Votre appareil n’est plus sous garantie. Vous pouvez vous rendre sur Internet à l’adresse [bla bla]. Biiip, biiip.

Bon, je recompose le premier numéro et, par hasard, je retombe sur le type qui venait de m’indiquer le 0848 672 672. Je lui tiens un peu la jambe, comme quoi son tuyau n’est pas de première fraîcheur, qu’on arrive en fait dans un cul-de-sac, et d’ailleurs un de ses collègues avait eu l’amabilité de me passer directement quelqu’un, lui, mais la communication avait été coupée.
– Ah? Mais nous n’avons pas de consigne pour cela. Il faut simplement que vous composiez le numéro que je vous ai donné et que vous preniez le numéro interne pour les cas de garantie. Alors, vous aurez un technicien.
– Je dois mentir pour avoir accès à un technicien?
– Oh, allez, non. Pas mentir, juste faire ce numéro, parce que, et bien c’est comme ça que vous pourrez contacter un technicien, voilà. Je sais que ce n’est pas… mais il faut savoir composer avec les circonstances, n’est-ce pas.
– Bon, et bien merci, hm, d’avoir pris le temps de bavarder avec moi. Au revoir.

Je recompose le 0848 672 672 et je triche en indiquant au petit robot téléphonique que mon imprimante est sous garantie. Et je ne tarde pas à obtenir quelqu’un:
– [voix d’homme, très déformée par un mauvais micro, fort bruit de respiration] …vous?
– Je ne parviens pas à installer mon 9110 sur une machine Vista. Tout va bien sur XP, mais les pilotes ne fonctionnent pas sur Vista.
– [inaudible] … me donner … de série … commence …. lettres.
– Je vous entends vraiment très mal…
– Oui, ben on va faire avec. Votre numéro de série…
– CN 5…
– Comment? Catherine-Noémie ou Daniel-Marie?
– Euh, Catherine, Noémie, 5, 6, Bertha [il me corrige: Bernard], oui, bon, Bernard, 8, 2, 0, 3, 5 – CN 56B82035
– [inaudible] site Internet … questions fréquentes … dépannage en ligne …
– Non, l’imprimante fonctionne parfaitement. Je n’ai pas besoin d’un dépannage, il me faut juste les pilotes nécessaires pour l’installer avec une machine Vista.
– fonctions limitées … Vista … options … plus valables en intégralité …
– Non, ce n’est pas ça. Avec Vista, l’imprimante ne fonctionne pas du tout. Elle est impossible à installer normalement et si on installe des pilotes universels manuellement, elle ne répond pas.
– Oui, je vous passe quelqu’un. Ne quittez pas… Clic.

– [voix de femme, calme, mais à peine audible] … vous?
– [soupir] Et bien, j’ai une Officejet 9110 que je cherche à installer sur une machine Vista et cela paraît impossible.
– Votre imprimante est sous garantie, Monsieur?
– Je ne sais pas [ce n’est qu’un demi-mensonge, je ne le sais pas vraiment et c’est l’une des toutes premières machines de ce type livrées en Suisse, en hiver 2005/2006, à tel point que l’importateur n’avait pas encore de cartouches d’encre de rechange].
– Vous l’avez achetée quand, Monsieur?
– Euh, l’année passée [c’est crédible].
– Bon, et bien je vais vous donner l’adresse d’un site où vous pourrez trouver des informations…
– Non, s’il-vous-plaît, je suis déjà allé sur vos sites, j’ai déjà lu tout le matériel et téléchargé tous les fichiers proposés. J’ai fait plusieurs essais, comme l’indique votre site, et comme on le fait lorsque seuls les pilotes sont disponibles, manuellement. J’ai aussi tenté de récupérer les pilotes de XP, et j’ai fouillé les forums. J’ai ainsi pu constater que je ne suis pas le seul à avoir ce problème. Mais je n’ai trouvé aucune solution. Il semble que les Officejets de la série 91xx soient inutilisables avec Vista.  
– Mais avez-vous pris contact avec les techniciens sur le site?
– Euh, pris contact… J’ai rempli deux formulaires de retour d’expérience, pour dire que les indications fournies sur le site ne semblaient pas correctes, mais je n’ai rien vu d’interactif et personne ne m’a contacté.
– [adoucie] Je vais vous demander quelques renseignements sur vous, si vous le voulez bien, naturellement. Afin de vous faire un dossier.
– Un dossier?
– Oui, je vais vous passer les techniciens, et comme cela, vous n’aurez plus besoin de tout expliquer, vous devrez juste donner votre numéro de dossier. Il me faut juste encore votre nom, votre numéro de téléphone, votre adresse.
– Oui, bien sûr [dont acte, puis elle tape sur son clavier un moment en silence]. 
– Alors voici votre numéro, Monsieur: 1071197966 [je la remercie et nous nous quittons avec le sentiment d’avoir franchi ensemble un grand pas en avant dans l’existence].

Puis elle me remet en ligne d’attente…
– [voix d’homme] … vous?
– J’ai une Officejet 9110 que je cherche à installer avec Vista, mais je ne trouve pas les pilotes…
– Avez-vous un numéro de dossier, Monsieur?
– [moi, tout pénétré de mon importance] Oui: 1071197966 [il tape le numéro sur son clavier]. Un instant, il faut que je remonte des informations…
– ?… oui, bien sûr [le temps passe].

– Merci d’avoir patienté. Nous avons vu que votre imprimante est un modèle professionnel. Je vous passe le service, ne quittez pas. Clic.
– [voix de femme de but en blanc] c’est quel modèle, votre imprimante?
– Euh, 9110, quatre-vingt-onze-dix [tous mes interlocuteurs sont de toute évidence français].
– Ah, mais c’est une erreur, on m’a dit que c’était un modèle professionnel, c’est un malentendu. Attendez, je vais vous donner un numéro de téléphone…
– Non, pas la peine, je laisse tomber. Je vais acheter une autre imprimante. Merci, au revoir.

Voilà. Inutile de dire que je ne vais rien acheter chez HP de sitôt.

Slam poetry

YouTube Preview Image

Cette vidéo a soudain beaucoup de succès aux États-Unis. Une manière peut-être de souligner un certain virage en Irak.

Un virage confirmé par cette petite phrase tirée d’un volumineux dossier du Spiegel:

L’armée américaine a plus de succès en Irak que le monde ne veut le croire.

UPDATE: Louange au très noble imam Grouiik-Grouiik, du divin blog du Cochon Hallah, pour cette version française:

Libre

Et elle a appelé
Des noirs, des blancs… attendez…
Des Africains, des Américains, des Caucasiens, des Asiatiques, pardon…
Des Vietnamiens, des Philippins, des Coréens et des Jamaïcains ou
Des Haïtiens, des Hispaniques, et tous les autres.

S’il vous plaît, soyez patients
Mexicains, Puerto Ricains, Vénézuéliens, Cubains, Dominicains, Panaméens, Démocrates
Je vous demande pardon, feu monsieur Reagan, votre tour arrive
Républicains, Indépendants, Chrétiens, Catholiques
Méthodistes, Baptistes, Adventistes du 7ème jour, Five Percenters

Hindous, Musulmans sunnites, mes Frères et mes Soeurs qui n’aviez jamais contemplé le ciel de New York City lorsque les Twin Towers s’y dressaient encore.
Mais en silence, Elle a appelé

Des tripes de Ground Zero elle a émis ce signal de détresse: 911
Parce qu’Elle était déséspérement à la recherche d’un héros,
Et qu’elle n’avait pas le temps de se triturer les méninges à savoir comment les appeler
Elle les a tous appelés Ses enfants.
Enfants de la haute, enfants des caniveaux qui n’avaient pas besoin d’en savoir plus que le fait qu’Elle appelait.
Le fait est que quelqu’un a tenté de nous faire du tort
En s’en prenant à Elle qui nous protégeait de ses tendres bras.
Et maintenant ses bras se sont étendus sur les rues de New York City.
De la fumée remplissait sa bouche, de la boue recouvrait son visage,
Et une larme solitaire coulait sur sa joue.
Pennsylvania Avenue et le Pentagone, ses habits en feu à ses pieds.
Sur le point de parler, elle a dû cracher quelques débris, puis
Elle a dit : «Je suis l’Amérique et j’appelle ceux du pays de la Liberté»
Et ils ont répondu

Toutes les différences personnelles ont été écartées
Parce qu’il n’était plus temps de décider sur quel bâtiment administratif devrait flotter le drapeau de la Confédération,
Et à quel trimestre l’embryon devrait être considéré comme un être vivant,
Ou à quel taux devraient se situer nos unités monétaires, et à quel Dieu nous devrions nous confier.
C’est que, voyez-vous, quelqu’un a essayé d’étouffer la voix
De Celle qui nous a donné le droit de choisir,
Et alors Elle appelait.
Et quelqu’un se devait de répondre.
Qui allait répondre?

Ceux-là.
Ceux qui ont le regard sévère et le menton fier.
Des femmes dévouées et des hommes disciplinés,
Qui se sont levés de la poussière tel autant de phénix
Et qui ont dit: «Ne vous inquiétez pas, nous serons là pour vous défendre.»
Ils ont serré les lacets de leur rangers
Et ils ont dit au revoir à ceux qui les aimaient, à leur famille, leurs amis.
Ceux-ci les ont bombardés de «attends», «minute», ou «et si jamais”
Ou encore «Papa, ou t’en vas-tu?»
Ou encore, «Maman, pourquoi pars-tu?»
Et ils les ont tout simplement embrassé sur le front et leur ont dit «Ne vous inquiétez pas, j’ai mes raisons.»
Voyez-vous, à ce pays, j’ai prêté serment
De le défendre contre tout ennemi à l’extérieur comme à l’intérieur.
C’est pourquoi aussi longtemps que je respirerai, je traverserai le feu de l’enfer
Pour aller à la rencontre de notre ennemi sur la ligne de front,
Je le regarderai droit dans les yeux et je lui crierai :

«JE SUIS L’AMÉRIQUE!»

«NOUS NE SERONS PAS TERRORISÉS! NOUS NE SERONS PAS TERRORISÉS!
JE REFUSE D’ETRE EFFRAYÉ!
JE VOUS COMBATTRAI QUEL QUE SOIT LE PAYS, QUEL QUE SOIT LE CONTINENT, QUEL QUE SOIT LE TERRAIN
JE COMBATTRAI JUSQU’À MON DERNIER SOUFFLE!»

Et si par hasard la mort est mon destin,
Accrochez mes médailles sur ma poitrine,
Entonnez Old Glory sur ma tombe
Mais n’allez pas tous vous mettre à pleurer pour moi.
Voyez-vous, mon Père a préparé une place.
J’ai ma place réservé dans son Armée Sainte pour surveiller la Porte Blanche.
Parce que la liberté n’a jamais été gratuite.
Les prisonniers de guerre et les soldats tombés,
Tous ont fait l’ultime sacrifice
Dans la lignée des vétérans qui se sont mis eux-même dans de terribles situations.
Risquant leur vie juste pour porter le poids de la démocratie,
Mais toujours se levant, en dépit de leurs blessures, à chaque fois qu’ils entendaient  l’Hymne national.
Ainsi, voyez-vous, ces courageurx soldats m’ont donné le droit
De dire que je suis Noir. Ou Blanc.

Ou

Africain, américain ou caucasien. Pardon.
Je suis asiatique,
vietnamien, philippin, coréen ou jamaïcain.
Je suis haïtien, hispanique.

Vous autres, un peu de patience.
Je suis mexicain, puerto ricain, vénézuélien, cubain,
Dominicain, panaméen, démocrate
Je vous demande pardon, feu monsieur Reagan, votre tour arrive
Je suis républicain, indépendant, chrétien, catholique,
Méthodiste, baptiste, adventiste du 7ème jour, membre du cinq pourcent
Hindouiste, musulman sunnite

Mes frères et mes soeurs, nous sommes juste des Américains
Aussi tout ce que j’ai à dire, c’est
«Merci» à l’Armée, à la Marine, à l’Air Force et aux Marines,
Pour préserver mes droits
Pour vivre et mourir pour cette vie
Et pour payer l’ultime prix, celui qu’il faut payer pour ÊTRE…

LIBRE!

Le monde universitaire se réveillerait-il?

Ce printemps, le principal syndicat des professeurs de l’enseignement supérieur britannique décidait de boycotter les institutions universitaires israéliennes. L’une des réactions immédiates fut celle d’Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard, qui se proposa de réunir les signatures de 1000 enseignants au bas du texte ci-après (je traduis):

Nous sommes des universitaires, des chercheurs et des professionnels de différents horizons religieux et politiques. Nous tous affirmons qu’il est injuste de prononcer un boycott universitaire contre les Israéliens. Pour montrer notre solidarité avec nos confères israéliens, nous nous déclarons par la présente universitaires israéliens pour tout ce qui concerne un quelconque boycott universitaire. Nous nous considérons dès lors comme des universitaires israéliens et renonçons à participer à toute activité de laquelle seraient exclus les universitaires israéliens.

Un mois plus tard, la pétition comportait quelque 6000 signatures, dont celles de 20 lauréats du Prix Nobel, 14 présidents d’universités américaines et plusieurs présidents d’associations universitaires. Le 1er août, la liste comptait 10.000 signatures, dont 32 lauréats du Prix Nobel. Aujourd’hui, elle affiche 10.966 signatures.

UPDATE: Les boycotteurs jettent l’éponge.

À découvrir: le nouveau blog de John Cox

John Cox, de Cox & Forkum, of course. Un régal pour les yeux et pour l’esprit. Et excellent pour la santé.

Un pas intéressant vers l’ordinateur de demain


Plus de détails.

UPDATE:

Rappel important, à faire passer

Le site de l’auteur. Le dessin original en anglais. Le dessin sans texte, pour d’autres adaptations.

Petite réflexion sur les Nations unies

L’autre soir, un activiste des droits de l’homme demandait à la ronde, dans une conversation qui tournait autour de la situation au Darfour: «Quel est donc le sens essentiel des Nations unies?» Je répondis «Les Nations unies sont une association de nations, c’est-à-dire des entités les plus puissantes de notre temps.» «Mais à quoi bon?» s’écria mon interlocuteur. «À défendre les intérêts des entités les plus puissantes», répliquai-je. Éclats de rire.

La conversation évolua vers d’autres rives. Mais j’aimerais reprendre cette réflexion qui semble si paradoxale. Les Nations unies sont bel et bien une société rassemblant les organes les plus puissants de notre époque – les gouvernements des nations. Et si le fait de constater que leur objet central consiste à défendre les intérêts des puissants prête à rire, de bon cœur, il n’en reste pas moins que c’est là la réalité vraie. L’aspect contradictoire de cette affirmation provient de deux éléments:

D’abord, les puissants réunis au sein des Nations unies affichent généreusement leur volonté de résoudre les conflits autant que possible sans violence et lorsque les puissants renoncent à la violence, la défense de leurs intérêts se confond aisément avec celle de la population, de la personne humaine. Ensuite, ces nations, ces puissants, décidèrent ostensiblement de consacrer ladite société, les Nations unies, à la préservation et à la diffusion des droits de l’homme, reconnus comme universels.

De sorte que les Nations unies sont devenues dans les esprits une sorte d’institution dédiée aux droits des gens ou à la démocratie dans ce qu’elle a de plus fondamental ou encore à «la paix dans le monde». Mais ce n’est qu’un leurre. Le peuple lui-même n’a pas voix au chapitre aux Nations unies, ni directement, car il faut être un expert de la diplomatie et du dialogue courtois pour être toléré dans ce milieu, ni indirectement, puisque les entités qui y siègent n’ont pas à respecter les moindres conditions démocratiques, même pas les droits de l’homme, pour cela. Il suffit bel et bien qu’elles soient puissantes, qu’elles règnent sur leur territoire, qu’elles y possèdent cet attribut fondamental de l’État qu’est le monopole de la violence.

Si bien que de prêter aux Nations unies le rôle de gardien des droits de l’homme et des libertés individuelles est tout à fait irrationnel, et même schizoïde. Dans le meilleur des cas, cette institution ne se soucie de la volonté et du bien-être des gens qu’à travers l’avis d’experts. Elle ne constitue que la moins mauvaise solution que pouvaient mettre en place les puissants de bonne volonté au sortir de la Deuxième Guerre mondiale.

Mais aujourd’hui, ces bonnes intentions se retournent contre les faibles. Au cours des décennies, les puissants de moindre envergure en ont envahi tous les rouages importants, pervertissant les principes fondateurs des droits de l’homme en concentrant l’attention sur des malheurs bien précis au détriment d’autres, créant des coalitions d’intérêts d’origine idéologique ou religieuse et tronquant l’histoire pour salir les auteurs même de cet outil qui devait permettre de faire cesser les conflits et de vaincre la pauvreté et les injustices.

Tout ceci sans réaction notable des vrais puissants, ou de leurs représentants, censés préserver l’esprit fondateur des Nations unies, mais trop aveugles ou trop lâches pour préférer la substance à la forme et pour empêcher la malversation systématique qui a transformé les principaux organes des Nations unies en l’équivalent moral de décharges à ciel ouvert.

Faut-il réformer les Nations unies? Ou les supprimer? Je pense qu’il est possible aujourd’hui de les réinventer, plutôt, de créer une institution, ou une forme d’institution, qui respecterait d’emblée et tout au long de ses processus les principes universels de la civilisation tels que la dignité humaine. Un moyen de connaître et de concrétiser la pensée des gens dans leur ensemble, de prendre en compte la volonté intime des populations, de s’orienter en fonction des élans authentiques, des forces de vie qui nous animent. Pour répondre valablement aux plus difficiles des questions que pose l’avenir et prendre les décisions que la communauté humaine pourra soutenir en connaissance de cause.

Comment? En posant la question, pour commencer.

Test d’humanisme pour les candidats à la présidence

D’une manière générale, je me désintèresse des élections françaises. Je pense que l’appareil étatique français est trop «socialisé» pour être encore gouvernable, au point que l’identité du président et des ministres n’a plus d’importance réelle. Je conseille ainsi aux Français de voter plutôt pour eux-mêmes en exigeant sur leur bulletin de vote que soit introduit dans leur constitution le droit de référendum d’initiative populaire.

Mais je reproduis volontiers ici cette idée de François Celier:

À l’aune d’Auschwitz

23 décembre 2006. Avec mon épouse et mon fils aîné, nous nous sommes rendus à Auschwitz. Ce jour-là, seuls quelques rares visiteurs s’étaient hasardés. Cet immense laboratoire génocidaire fut édifié par des hommes cultivés mais, hélas, idéologiquement envoûtés dans leur conscience par un voile mortifère d’ordre irrationnel. Durant quatre heures, nous avons arpenté cette frontière de l’enfer, gorges nouées et yeux gonflés de larmes. Tout ce que nous savions jusqu’alors n’était que livresque, films et photos d’horreurs abstraites, inassimilables à notre entendement. Ce jour-là… nous avons vus et sentis dans nos coeurs les cris de souffrance sourdant des baraquements aux briques rouges maculées du sang et des cendres des corps brûlés.

Toute personne qui veut connaître la mesure de son humanisme devrait s’y rendre, notamment les dirigeants des nations, les maîtres à penser et tout homme de bonne volonté. Les prétendants à la Présidence de la République française en particulier. S’ils manifestaient ce courage, les candidats pourraient alors y découvrir l’aune de l’éthique occidentale à son plus bas degré d’inhumanité. Ils pourraient y mesurer leur propre niveau de valeur morale personnelle, avant de continuer d’haranguer et promettre monts et merveilles à leurs électorats respectifs et potentiels.

Le bourreau d’Auschwitz fut pendu, Hitler se suicidera, Sadam Hussein a été pendu. Mais en dépit des solennels plus jamais ça, les vociférations des génocidaires retentissent  toujours, avec des Ahmadinejad et autres djihadistes, prédicateurs de haine.

Pour tout croyant en Dieu, cette filiation criminogène ne sera brisée qu’à la venue du Messie qui jugera les nations et les hommes; pour ceux qui demeurent hors la foi, l’intelligence de leur combat contre toute barbarie n’en sera que plus éclairée. 

Il m’a paru utile que l’exercice de haute conscience que je propose puisse toucher certains candidats, susciter: soit l’indifférence du silence, l’irritation du haussement d’épaule ou le courage de connaître leur valeur. Il arrive parfois que des idées simples ou singulières ouvrent des perspectives ontologiques inattendues. Mon propos interpellera-t-il ceux qui aspirent à exercer de hautes responsabilités politiques? Cet appel «À l’aune d’Auschwitz» est proposé à tous les candidats aux Présidentielles, aux Parlementaires français et européens et aux hommes de pouvoirs en général. Après tout, Varsovie n’est qu’à deux heures d’avion de Paris.                                                                              
  
À la veille des élections présidentielles françaises, se trouvera-t-il un homme (ou une femme) qui osera affronter sa mesure d’humanité à l’aune d’Auschwitz? Cette expérience d’humanisme, d’éthique et d’équité, présente  l’opportunité non d’évaluer ou de juger tel ou tel candidat, déjà tendu dans l’effort mobilisateur de ses forces et de son talent politique mais, au-delà de son ambition légitime, de l’éclairer lui-même sur sa valeur personnelle, son intelligence de l’Histoire, de la condition humaine en général et de sa conception démocratique républicaine en particulier. Qu’il (ou elle) veuille bien se manifester d’un commentaire par email à Francelier@tele2.fr, et mieux encore, aller à Varsovie, auquel cas je pourrais lui être de quelque utilité pour se rendre à Auschwitz, sous le regard de Dieu.

Devenez le cauchemar des bourreaux

Vous dit Amnesty International:

 

Ces sujets si expressifs sont disponibles en autocollants, affiches et t-shirts. On meurt d’envie de s’y identifier, non?

Croix gammées (dés)informatives

L’image ci-dessus montre un jardin d’enfants allemand qui a subi une attaque (ratée) à la bombe dimanche passé. Les inscriptions sur les murs indiquent la culpabilité de néonazis. À première vue. Mais la svastika des nazis tournait dans l’autre sens (ci-contre). Et c’est là une erreur qu’aucun nazi ou admirateur du nazisme ne voudrait commettre, surtout pas en public. La croix gammée ci-dessus a donc certainement été tracée par un antisémite non-nazi.

 

1100 cartes de la terre sainte

 

L’informatique de demain matin?

Des moniteurs qui couvrent des parois entières et dont chacun des pixels comprend le langage de chacun de nos dix doigts:

(more…)

Le crime recule aux États-Unis et progresse en Europe

Et soudain, les statistiques internationales d’Interpol sur la criminalité ne sont plus accessibles aux simples citoyens. Une enquête très intéressante du Brussel Journal.

Recueillement

 

Cliquer l’image puis patienter (.pps, 5Mo).

Le secret du désamour de la presse pour Rumsfeld

Il écoute trop activement:


http://ajm.ch/mat/Rumsfeld-Hands.wmv

Les émigrés de mars réhabilités?

Un nouvel éclairage sur la Pologne et ses relations avec la communauté juive. Traduction par Irena Elster. Publié d’abord dans le Jerusalem Post (abonnés) en mars dernier.

Les émigrés de mars réhabilités?
par Adam Rok
Rédacteur de www.gazetazydowska.pl 
Traduction du polonais: Irena Elster

Un jugement de la Haute Cour de justice polonaise devrait permettre aux Juifs chassés de Pologne en mars 1968 de retrouver leur nationalité polonaise.


Sur un des panneaux brandis par les Polonais on lit: «NOUS EXIGEONS QU’ON DÉBUSQUE ET QU’ON PUNISSE LES MENEURS SIONISTES» (photo d’archives D.R.)

Dans les années 1968-1971, suite à une campagne antisioniste, près de 13 000 citoyens polonais juifs ont dû quitter la Pologne. La première vague de départs, dans les deux premières années, a été déclenchée par une chasse médiatique, des licenciements arbitraires et le recalage d’étudiants juifs à l’université. (more…)

L’insoutenable discrétion de certains êtres

Ils étaient 3000, hier, 29 novembre 2006, à Bruxelles. Votre journal en a parlé?
photos © Irena Elster  Parlement Européen : Manifestation pour la libération des trois otages French and Israeli hostages : Brussels

Antisémitisme poubellique à la française

Je reproduis ici le texte d’un «lecteur de la bibliothèque» en question:

Bibliothèque du 3e
ou techniques d’étouffement d’un scandale

Vous chercheriez un mode d’emploi du harcèlement que vous ne trouveriez pas mieux:

1) médisez de votre victime au sein de l’équipe,
2) isolez-la,
3) calomniez-la,
5) donnez-lui un coup de pied en l’insultant,
6) destituez-la de son poste,
7) un dernier coup bas diffamatoire et le tour est joué.

Tous les ingrédients de la méthode sont ici réunis:

Eté 2005, une nouvelle directrice est nommée dans la petite bibliothèque de la mairie du 3e.

D’emblée, le ton est donné, on fait le ménage. Plus de 3000 livres iront à la poubelle avec des pages de titre arrachées. Une bibliothécaire s’y oppose. Une lectrice choquée à la vue des poubelles pleines de livres, court au journal Libération. Le journaliste de Libé, intéressé, se contente de téléphoner à la directrice, celle-ci lui dit de ne pas s’en mêler. L’article ne verra pas le jour.  

C’est ainsi qu’un jour, alors que la bibliothécaire arrive sur son lieu de travail, elle se retrouve à l’intérieur des locaux, entourée d’un lecteur et de ses supérieurs, ces derniers plaisantant au sujet d’Israël, agressifs, se moquent d’elle, sans qu’elle ait pu comprendre la provocation du lecteur: «Je veux voir Enderlin ici! Ahahah!».

Rapidement, elle devient l’objet de rapports calomnieux. Exclue par ses supérieurs, la diffamation aidant, elle reçoit ce jour-là, un violent coup de pied au genou, de son supérieur en grade, accompagné d’insultes: «Débile! Sioniste protégée de partout! Mais tu vas voir!» Huit jours d’ITT, des attestations médico-judiciaires n’y feront rien.

…Immédiatement, l’agresseur (de plus d’1 m 80), tente, en plus de justifier son acte par des propos d’une lâcheté exécrable : «C’est elle qui m’a frappé en 1er…», de bibliothèque en bibliothèque, colporte: «Une sioniste!». Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde: une autre bibliothécaire (qui n’a jamais vu la victime) proche d’une association dite «anti-raciste» (dont les initiales équivalent à  M.R.A.P.), promet d’étouffer l’affaire au niveau de FO.

En effet, la victime avait entre-temps demandé le soutien de syndicats. FO, après lui avoir demandé de régler 120 €, ne donne pas suite. Le responsable FO, Vincent Bernard, quand la victime lui téléphone, lui raccroche au nez. Appuyée par le Secrétaire Général Adjoint de FO, Jacques Girod, elle demande le remboursement de l’adhésion, mais le responsable, Vincent, continue de lui raccrocher au nez. La juriste de FO, la renvoie à ce dernier et se contente de lui indiquer le n° de téléphone qui figurait déjà… sur sa carte d’adhésion. Une déléguée FO, bibliothécaire elle aussi, quand la victime lui téléphone, fait répondre qu’elle n’est pas là.

Pierre Aidenbaum, maire du 3e, a reçu les agresseurs dans son bureau… mais pas la victime.  

Les rapports écrits (!) de la directrice, orchestrant allégrement le tout, contiennent des propos comme: «Elle ne s’intéresse à rien… Si, elle s’intéresse au judaïsme!» «Trop malade, et puis ça rejaillit sur son psychisme» «Trop intelligente, ce travail n’est pas pour elle… »

Elle demande à la médecine statutaire d’examiner «d’urgence le cas». Pas de chance, le médecin la trouvant normale, il transmet un rapport à la Commission de Prévention du Harcèlement et de la Discrimination. Celle-ci, réunie deux mois plus tard, en la présence d’un adjoint au Maire de l’Hôtel de Ville, efface du rapport le nom de la directrice et classe le cas en «conflit entre deux agents». Nulle sanction n’est donc prévue contre les agresseurs. Nulle excuse reçue par la victime ni du bureau, ni de la hiérarchie, ni de l’agresseur. 

Début août elle revient sur son lieu de travail. Les calomnies de la part de son agresseur, elles, continuent même en sa présence. Résultat? Le chef du personnel la destitue de son poste de Responsable du fonds judaïca et de son poste tout court, de la bibliothèque du 3e. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ne répond pas au courrier pourtant recommandé. Il ne daigne pas non plus répondre à la lettre du président de la LICRA, informé de l’affaire.

À ce jour, nulle sanction à l’encontre des agresseurs, la victime destituée de son poste ne peut même pas rendre les livres empruntés: la directrice ayant demandé au gardien de la mairie de lui interdire l’accès à son lieu de travail (bibliothèque publique municipale).

«Sioniste protégée de partout?» «La preuve que non», dira son médecin à la vue des hématomes…

* * *

P.S.
La victime avait porté plainte pour agression physique avec insultes. Nous venons d’apprendre que le procureur a, lui aussi, convoqué l’agresseur… mais pas la victime! De la sorte il a pu aisément classer l’affaire.

UPDATE: Un comité de soutien s’est formé en faveur de la bibliothécaire.

UPDATE: Entendre le témoignage de la bibliothécaire diffusé le 19 avril sur RocKIK.com

UPDATE: En mars 2009, le collègue qui avait donné le coup de pied avec insultes a été condamné, en appel, à 200 € à titre de dommages et intérêts et à 1000 € au titre de l’article 475-1 du CPP.

UPDATE: Le 3 mars 2010, le Tribunal Administratif a condamné la Mairie de Paris à verser à la bibliothécaire victime du harcèlement, des faux témoignages et autres, la somme de 5000 euros + 1000 euros (en remboursement des frais d’avocat).

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