Alain Jean-Mairet » Suisse
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Ne pas jouer le jeu de l’envahisseur

Egyptian Muslim Preacher Amr Khaled: Within 20 Years Muslims Will become the Majority in Europe; Enemies of Islam Want to Drive 30 Million Muslims out of Europe

Ce prêcheur égyptien affirme que l’Europe compte 25 à 30 millions de Musulmans à l’heure actuelle et que ceux-ci devraient devenir une majorité d’ici 20 ans. Il avance aussi que des groupes d’ennemis de l’Islam complotent pour expulser tous ces Musulmans d’Europe. Pour cela, ils auraient par exemple provoqué la crise des caricatures, qui confronterait les éléments sacrés de l’Islam avec cet élément sacré de l’Occident que serait selon lui la liberté d’expression (comme si les Européens se prosternaient cinq fois par jour devant leurs institutions).

Ces ennemis de l’Islam chercheraient ainsi à provoquer la colère des Musulmans, à les pousser au terrorisme (rappelons que les attentats de Madrid et de Londres étaient antérieurs à la publication des caricatures) afin de créer un prétexte pour les expulser. Et il souhaite que les Musulmans d’Europe investissent leur légitime colère devant ces tentatives dans une attitude d’«ambassadeurs de l’Islam», qui s’infiltrent dans tous les niveaux de la société européenne et y vantent leur religion, ses valeurs, sa réussite.

C’est un air bien connu ou qui devrait l’être. En encourageant les Musulmans à s’indigner tout en les incitant expressément à ne montrer de l’Islam que des aspects favorables, on peut avoir la certitude que certains déraperont, ce qui terrorisera beaucoup d’Européens, mais on pourra toujours se draper dans ses paroles louables et condamner les terroristes (c’est-à-dire en fait ceux qui choisissent d’imiter le prophète et de respecter la lettre de la parole d’Allah) comme des Musulmans qui n’ont pas compris l’Islam.

Mais ce que cet exemple doit surtout nous aider à comprendre, c’est l’inanité d’une lutte contre une telle mauvaise foi avec des groupes organisés à cet effet. En instituant des associations, des centres, des réseaux ostensiblement destinés à lutter contre l’islamisation de l’Europe, on confirme le discours de ces gens et on renforce leur pouvoir sur les Musulmans européens. On s’achemine ainsi vers une myriade de confrontations. Certes, on peut ainsi gagner la guerre, ou éviter de la perdre, mais il est exclu de préserver bien longtemps la paix et les droits et libertés qui forment la base de notre civilisation. Et qu’est-ce d’autre que la victoire de l’Islam?

Car l’Islam de la foi des Musulmans n’est qu’une utopie, qui n’a jamais été réalisée et qui attend seulement que les Musulmans s’en rendent enfin compte. Et l’Islam réel est ce qui arrive quand des gens tentent de vendre cette fable vénéneuse comme s’il s’agissait d’une religion ou de lois dignes de ce nom.

Pour résister à ce fléau, il faut armer la population — informer autant de nos membres que possible de l’aspect inacceptable, borné, intolérant, inutilisable, de l’idéologie islamique, ou coranique, de base. Il faut révéler qu’il n’existe pas de mosquées modérées — dans toutes, on apprend et on récite les appels à la haine du coran, on découvre et on respecte le parcours criminel du prophète.

Une mosquée hors d’Islam ne peut avoir que l’apparence de la modération tandis qu’elle concourt forcément à monter les Musulmans contre les non-Musulmans (et contre les Musulmans non pratiquants). À moins, et c’est la seule et unique issue, que l’Islam ne devienne la norme. Alors, c’est vrai, il existe des exemples, dans l’histoire, de sociétés islamiques qui ont relativement bien toléré les pratiquants tièdes, à condition qu’ils restent discrets à ce propos, et les pratiquants d’autres religions, à condition qu’ils s’humilient systématiquement sur la scène sociale.

Si une large majorité des gens savait cela et rejetait sciemment toute intrusion de la religion islamique dans leur vie, au niveau personnel, direct, comme on rejette une folie manifeste, une déviance morale évidente, ce serait aussi la claire majorité des Musulmans non pratiquants (85%) qui donnerait le ton en la matière. Et on pourrait alors rêver d’aider les Musulmans de l’Islam. Mais aussi longtemps que nous voudrons bien croire à cette lamentable fable selon laquelle tous les Musulmans veulent, spontanément, librement, de l’Islam des pratiquants, nous nous condamnerons, eux et nous, à l’Islamisation. Et cela d’autant plus douloureusement que nous organiserons et politiserons la résistance contre ce simple épouvantail qu’est l’islamisme.

Criminalité en suisse: toujours plus de violence

Le dernier rapport de l’Office fédéral de la police est en ligne.

Il y a eu sensiblement moins de vols en Suisse l’année passée (-5,5%), mais si on excepte cette catégorie, les cas recensés ont augmenté de 2,6% et leur l’évolution prend une tournure inquiétante. Ainsi, les violences ou menaces contre les autorités ont progressé de 16,6% et les cas d’extorsion et chantage affichent un bond de 53,2%. Les brigandages aussi ont sensiblement augmenté (13,7%). On a enregistré également plus de viols (+1,4%), d’infractions contre l’intégrité sexuelle (+6,2%), de lésions corporelles (+4%) et d’homicides volontaires (+2,5%) 

Près d’un suspect sur cinq était mineur (19,7% contre 19,8 en 2006). Et plus d’un sur deux était étranger (légère augmentation, de 49,4 à 51,1%).

Fedpol a aussi publié son rapport 2007 sur la sécurité intérieure. En substance, une bonne année pour la Suisse, dans un climat général d’aggravation de la menace. L’extrémisme politique a légèrement reculé en Suisse, à droite (109 cas, 53% avec violence) comme à gauche (221 cas, 57% avec violence).

Voir aussi:
Pourquoi diable les jeunes des Balkans sont-ils plus violents ici que chez eux?
Les jeunes Zurichois sont plus violents, plus précoces
Oslo: trois fois plus de viols qu’en Suisse. Pourquoi?
Sécurité en Suisse: la violence est de gauche

Un premier petit débat sur les minarets suisses

Grâce à une réaction épidermique d’un élu radical genevois, Hughes Hiltpold («Député au Grand Conseil depuis 2001, chef de groupe en 2003, Président du Parti radical genevois depuis le 1er juin 2007 et Conseiller national depuis 2007»), qui avance que l’initiative contre les minarets vise en fait la liberté religieuse en Suisse et ose des comparaisons très téméraires:

Quelques allumés islamophobes s’appuient sur la peur de l’Islam pour provoquer un débat national destructeur. La victime de ce débat ne sera pas l’extrémisme religieux. Mais bien, au contraire, la paix religieuse et le dialogue interconfessionnel. Et notre droit à tous de croire ou de ne pas croire.

Défendre le droit d’être musulman en Suisse, c’est donc notre devoir à tous. Comme il aurait été notre devoir de défendre les juifs dans les années 1930. Comme il aurait été de notre devoir, dans la France d’après la Révocation de l’Edit de Nantes, de défendre les protestants. Comme il serait de notre devoir de défendre, en Arabie Séoudite, les chrétiens. Comme, enfin, il est de notre devoir de croyants de protéger le droit des athées à ne pas croire.

Je copie ici mes divers commentaires:

Tolérer l’Islam, c’est renoncer à la tolérance et à la liberté religieuse. De facto. Il n’a jamais existé de version (officielle) tolérante de l’Islam et ses textes sacrés ne contiennent rien qui puisse fonder une telle version, même sans tenir compte des centaines d’appels à la haine et au crime contre les non-Musulmans qui ont motivé le djihad dans toutes les écoles juridiques islamiques classiques (rappelons que les soufis aussi prônaient le djihad).

Si bien que si nous ne discréditons pas cette étrange religion pendant qu’il en est encore temps, nous aurons les mêmes troubles que tous les autres pays tolérants: à partir d’un certain pourcentage de pratiquants, on a forcément un certain pourcentage de fanatiques. Car le ver est au coeur du fruit, dans le parcours de ce prophète hypothétique, qui a toujours résolu ses problèmes par l’assassinat, le meurtre de masse, la torture, le mensonge.

L’initiative contre les minarets est une mauvaise idée, mais maintenant qu’elle est lancée, il faut la faire aboutir.

08.07.2008

Les seuls Musulmans qui ne soutiennent pas l’instauration de la charia là où ils vivent sont les apostats déclarés, publiés, avec nom, prénom et adresse. TOUS les autres servent (au moins) aux islamistes de légitimation pour obtenir plus de mosquées, plus de pouvoir politique, plus d’influence en tant qu’islamistes (violents ou pas — les Ramadan au pouvoir ne nous apporteraient pas un islam très différent de celui des talibans, en fin de compte).

Les islamistes sont toujours les éléments les plus actifs, à ce titre, de la communauté musulmane. Et les contredire est beaucoup plus risqué pour les Musulmans que pour nous. Soit ils s’imposent au pouvoir, au moins dans leur communauté, soit ils y sèment tant de troubles et de zizanie que la démocratie devient illusoire. Et la simple présence de Musulmans qui se déclarent tels leur suffit pour progresser.

Ce que nous devons juger, ce ne sont pas les Musulmans, c’est leur religion elle-même – s’agit-il vraiment de ce que nous désignons par ce terme? Existe-t-il seulement une pratique cultuelle compatible avec nos usages (la prière musulmane standard, répétée au moins 17 fois par jour, taxe les Juifs de maudits par dieu et les Chrétiens d’égarés)? À partir de quelle proportion de Musulmans vraiment croyants (désireux de suivre les injonctions coraniques, donc la charia), la communauté musulmane dans son ensemble se comporte-t-elle comme une population ennemie? Que faire pour enrayer ce cercle vicieux?

Il faut avoir le courage de poser ces questions et d’y chercher de vraies réponses. Et ce n’est pas la peine de chercher des solutions dans le passé. Il faut innover.

08.07.2008

En GB, près de 40% des Musulmans (44% des jeunes) sont favorables à l’introduction d’éléments de la charia dans certaines régions (à majorité musulmane):
http://www.channel4.com/news/media/pdfs/Muslim-Poll-May08.pdf

Pour le croyant musulman, par définition, la charia n’est pas un amas de lois médiévales barbares, c’est la voie tracée par dieu. Et la charia, selon la Cour constitutionnelle turque et la Cour européenne des droits de l’homme, reflète “fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion [et] présente un caractère stable et invariable”. Et toutes les écoles juridiques de l’Islam s’entendent, par exemple, sur le principe de la dhimma, selon lequel les non-Musulmans ne peuvent être que des citoyens de deuxième classe, “humiliés”.

C’est soit la liberté religieuse, soit l’Islam. Les deux sont incompatibles.

09.07.2008

À propos de racisme… aucune civilisation n’a autant institutionnalisé cette forme de haine, à travers un esclavage littéralement génocidaire, que l’Islam:
http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1113

09.07.2008

Les cloches des églises catholiques sont extrêmement neutres et religieusement discrètes à côté des cinq appels quotidiens des minarets, clamant que le dieu de l’Islam est (le) plus grand.

Les “églises” qui peuvent être bâties dans les pays de la péninsule arabique (Qatar) n’ont ni cloche, ni croix.

Et la loi islamique prévoit que les constructions des membres d’autres religions ne doivent jamais surplomber celles des Musulmans, aussi basses que soient celles-ci.

09.07.2008

Les citoyens suisses n’ont rien à dire au pape. Mais ils peuvent décider de ce qui se passe en Suisse. Oui, les Musulmans se doutent que les appels à la haine islamiques n’ont aucune chance ici, et il faut qu’il en reste ainsi.

Le Vatican n’est un État que sur le papier, afin de lui conférer certains droits; en fait, c’est simplement le siège de la papauté (925 habitants pour moins d’un demi km carré). Y construire une mosquée équivaudrait à bâtir une église dans l’enceinte de la grande mosquée de la Mecque. Mais le Vatican est ouvert à tous, tandis que la Mecque et Médine sont interdites au non-Musulmans. Et on peut critiquer librement les paroles du pape, sans risque de déclencher des menaces et des actes terroristes.

(…)

09.07.2008

Peu importe ce que disent les Musulmans sur l’Islam – ils en diront toujours forcément le plus grand bien: leur religion les encourage à mentir pour la promouvoir et les menace de mort s’ils la critiquent.

Pour savoir ce que veut l’Islam, il faut lire ses textes, surtout le coran. Contrairement à ce qu’on dit, ce n’est pas la mer à boire: 114 chapitres dont la plupart ne comptent que quelques lignes. Et pour la difficulté, bien réelle, à comprendre certains versets, il y a le 7e verset de la 3e sourate, qui précise que seuls les versets clairs sont pris en compte par les gens raisonnables. Tout simple, donc.

Je recommande la récente version français-arabe dans l’ordre chronologique avec indications des versets abrogés (remplacés par des ordres ultérieurs, comme dans toute législation, car c’est ce dont il s’agit ici) de Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, un compatriote d’origine palestinienne:
http://www.editions-aire.ch/details.php?id=1382

En fait, comment pourrait-on voter (et se prononcer en public) valablement, de manière responsable, sur l’initiative en question sans avoir lu au moins le coran?

Et les plus courageux se chercheront un exemplaire (en ligne par exemple) de la Sira (sirat rasoul allah), ouvrage historique qui raconte, comme un livre d’histoire, tout simple, le parcours sanglant du prophète de l’Islam, censé servir de modèle (sourate 33, verset 21) à tous les Musulmans.

09.07.2008

Le troisième minaret suisse pourra être construit à Wangen SO:
http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20080709141821100172194810700_brf037.xml

09.07.2008

Il est irresponsable de parler ou de juger de l’Islam sans en connaître les textes, car ils font toujours loi là où des Musulmans prient. Or le coran n’a rien à voir avec les textes judéo-chrétiens. C’est censé être la parole même de Dieu, l’équivalent des tables de la loi de Moïse, en beaucoup, beaucoup plus détaillé. Et exemplifié par les actes de l’orateur.

Ceux qui choisissent de croire cela y trouvent un contexte extrêmement normatif et surtout des centaines d’injonctions au caractère obligatoire dont le ténor, le leitmotiv, est l’appel à la haine contre les non-croyants. Cela commence avec la toute première sourate révélée, cela ne cesse de s’amplifier avec le refus des gens de l’époque de renoncer à toutes leurs religions pour l’Islam et cela débouche sur une orgie de violence et de (ce que nous appelerions des) crimes, sanctifiée par dieu. Et les croyants sont forcément tentés de reproduire ce modèle. Et plus on tolère la pratique publique de ce culte, plus il y a de croyants…

09.07.2008

Des Musulmans, certains Musulmans, exigeront tôt ou tard qu’on branche des haut-parleurs sur les minarets. Et d’autres Musulmans, mielleux à souhait, nous recommanderont alors d’accepter, “pour calmer les jeunes, vous comprenez; sinon, nous ne pouvons plus répondre d’eux, car ils sentent qu’on rejette leur religion, leur saint prophète”. Air connu.

Le problème réside dans le coeur de ce phénomène nommé Islam – dans l’incitation permanente à haïr le non-Musulman véhiculé par le coran et la fable du prophète.

Je dis “fable”, car il n’existe aucun élément historique confirmant l’existence de Muhamad, ni de la Mecque, d’ailleurs – pour l’historien, Mahomet est l’équivalent de Winkelried. Le mieux que nous puissions faire, en tant qu’Occidentaux et démocrates, est de discréditer cette foi malsaine. Et cette initiative taillée à la hache a au moins le mérite de permettre de démarrer sérieusement ce travail.

09.07.2008

Les passages violents de l’AT sont contextualisés directement dans le texte, clairement limités (une certaine terre, un certain peuple, une certaine occasion), tandis que les textes coraniques sont universalistes (“ceux qui ne croient pas”) et que leur contexte (soi-disant) historique permet de les adapter à toutes les sauces (“les ennemis de l’islam”).

De plus, l’AT ne contient pas les paroles du dieu créateur “en personne”, il y a toujours un narrateur, dont on peut contester la légitimité sans tout remettre en question. Tandis que la moindre entorse aux ordres clairs de l’Islam en compromet tout l’édifice, car le livre prétend être parfait (copié d’un exemplaire céleste) et exhaustif.

Et surtout la communauté juive a aussi produit le rabbin Joshua (et tous ses disciples), qui a confirmé que l’on pouvait respecter la loi des anciens ET renoncer à la violence. De sorte qu’il est aisé, aux Juifs comme aux Chrétiens, de réunir un consensus gagnant sur une version authentiquement civilisée de leur foi.

Rien de tout cela dans l’Islam – le prophète a guerroyé dès qu’il a eu du pouvoir et il est mort à la tâche, en laissant un coran enjoignant aux croyants de combattre jusqu‘à ce que la seule religion sur terre soit l’Islam. Voir Averroès qui explique l’interprétation unanime des juristes classiques: http://www.ajm.ch/wordpress/?p=41

09.07.2008

CERTAINS Musulmans menacent ouvertement, puis tuent, torturent, mutilent, décapitent, massacrent. Au nom de l’Islam. En suivant l’exemple de leur prophète, du messager de leur dieu, l’exemple à suivre en toutes choses.

CERTAINS (des autres ou les mêmes plus vieux) Musulmans prônent l’apaisement et les concessions, pour calmer les premiers. Au nom de TOUS les Musulmans.

09.07.2008

L’importance des grands textes religieux sur les événements historiques dépend de l’intensité avec laquelle ils sont lus et respectés (par les décideurs). Aux époques où seuls peu de gens savaient lire, l’influence intrinsèque de leur contenu était faible ou pour le moins aléatoire – les élites décidaient de leur interprétation officielle et le reste était plutôt d’ordre purement politique.

Mais aujourd’hui, il est devenu extrêmement difficile, par exemple, de fonder une action belliqueuse sur la foi en le “Christ sauveur”, qui n’a jamais combattu, n’a jamais appelé au combat, n’a jamais condamné personne pour hérésie et a incité les gens à pratiquer l’autocritique.

En revanche, la lecture de plus en plus répandue et assidue des textes islamiques (une tendance qui va sans doute encore persister, vu le retard accumulé dans l’alphabétisation des régions concernées) fait augmenter la proportion de Musulmans qui vivent leur religion de manière très proche des textes. Et ceux-ci content l’histoire d’un prophète absolument intolérant, qui impose sa religion par la violence et la traitrise (attaques surprises jusque pendant la trève sacrée) sans commettre de péché au yeux du dieu de l’Islam.

Et cela facilite d’autant la tâche des islamistes, qui peuvent citer le coran et le prophète en sachant qu’une part croissante de leur “public” pourra vérifier leurs affirmations et les trouver “islamiquement correctes”. L’utilisation des anecdotes islamiques dans les discours ou les conversations permet aussi de pratiquer aisément l’art du double langage, compris uniquement par ceux qui connaissent les textes.

D’autre part, les islamistes ont pris l’habitude de présenter l’actualité en des termes et à travers des situations qui rappellent les circonstances coraniques, de manière à faire “sonner juste” dans l’esprit de leur public même les plus énormes supercheries. Or certaines de ces supercheries sont volontiers reprises par certains Occidentaux dans la mesure où elles complètent ou soutiennent leurs propres visions distordues de la réalité.

http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1116

09.07.2008

“Vous trouverez probablement moults messages de paix et de tolérance dans le Coran, mais cela n’empêche pas les intégristes de n’en retenir que les appels à la Guerre.”

Le fait est que toutes les écoles de juristes musulmans classiques ont trouvé un consensus sur ces appels à la guerre, sans la moindre contradiction sur le fond. Au-delà des débats d’arrière-cour, il n’a jamais existé d’interprétation tolérante de l’Islam légal, donc réel, concret.

Et à mon avis, le coran ne contient effectivement rien qui permettrait, honnêtement, de pardonner la mécréance et de considérer tous les êtres comme des égaux, quelle que soit leur croyance. Ce livre désigne explicitement les incroyants comme “les pires [êtres] de la création”, les destine à l’enfer éternel, “sans aucun secours” et n’accorde jamais de pardon qu’à ceux qui rejoignent l’Islam. Voir par exemple http://www.ajm.ch/wordpress/?p=849  où un Musulman discute de cela avec moi.

D’autre part, l’histoire confirme largement cette différence entre l’Islam et la Chrétienté. Les croisades ont été précédées de 450 ans de djihad et tentaient non pas de conquérir le monde mais de rétablir un passage pour les pèlerins (avec des massacres, certes, mais c’était ainsi qu’on faisait la guerre, à l’époque).

Et il est outrageusement outrancier et réducteur de présenter les guerres d’Afghanistan et d’Iraq comme inspirées par le narratif du NT — elles ont été motivées par des catalogues de critères objectifs et soumis aux processus décisionnels démocratiques d’un État moderne, stable et solide.

Si les terroristes et les combattants musulmans peuvent tous s’identifier à leur prophète, qui est censé avoir tué des centaines de gens (attachés) de ses mains et avoir commandé des dizaines d’opérations militaires létales, toujours contre des gens condamnés en des termes de croyance, aucun soldat occidental ne peut s’identifier aux héros des Évangiles pour tuer.

Il est vrai que certaines sociétés européennes ont rejeté le phénomène religieux hors de l’espace public avec violence et que la religion chrétienne a motivé des conflits fratricides, notamment en Suisse, d’ailleurs. Mais la séparation de l’Église et de l’État est fort bien fondée dans les Évangiles, tandis qu’elle est exclue dans l’Islam. Et si nous prenons la peine de comparer cela à ce qu’ont traversé et continuent de subir les sociétés musulmanes avec leurs fanatiques, je pense que nous nous en tirons à très bon compte.

Enfin, les Musulmans, comme tous les autres gens, ne font légitimement partie de la société occidentale que dans la mesure où ils en acceptent et respectent les fondements (sinon, ils sont des criminels). Or ceux d’entre eux qui favorisent l’instauration d’un ordre islamique sont des éléments subversifs et séditieux, car la charia est “l’antithèse de la démocratie” (Cour européenne des droits de l’homme dixit). Et tout indique, même à des gens peu informés de la nature de l’Islam, que seuls ces derniers peuvent souhaiter l’édification de minarets.

10.07.2008

Une mosquée allemande, dans un quartier industriel, qui fait l’appel à la prière par hauts-parleurs:
http://f25.parsimony.net/forum63498/messages/49555.htm

Es geht also doch: Ezan (Ruf des Muezzin) in Deutschland! – Detailbericht

(…)Mir war schon längst bekannt, dass aus der Dürener Moschee seit 20 Jahren der Muezzin dreimal am Tag nach draußen den Gebetsruf abhält. (…) Und endlich bekamen wir dann das hohe Minarett der Dürener Fatih Moschee zu Sicht: Ein Riese, das ankommende Autofahrer schon bei weiter Entfernung zu begrüßen scheint. Die Dürener Fatih Moschee…eine ehemalige Fabrik in altem roten Backsteinbau, dessen Verwaltungsgebäude in eine Moschee mit diversen Räumlichkeiten umfunktioniert wurde. Auf dessen Uhrturm wurde nachträglich ein Minarett mit Lautsprechern hinzumontiert. Anscheinend wurde auch eine Etage nachträglich hinzugebaut, auf welchem der große Gebetsraum der Moschee sich befindet. Die große alte Fabrikhalle gleich nebenan aber blieb weiterhin verwahrlost und dient Moscheebesuchern als Parkhaus.

11.07.2008

Un conseiller de ville allemand (SPD, socialiste) déclare (ce mois-ci) vouloir déposer une motion autorisant l’appel à la prière dans sa ville (Mannheim):
http://www.rundschau-online.de/html/artikel/1214582718134.shtml

(…) Auf Vorschlag des Moscheesprechers treffe ich Ulrich Schäfer, heute erster Vorsitzender des Instituts für deutsch-türkische Integrationsstudien. (…) Als SPD-Stadtrat will er sogar einen Antrag stellen, zum Freitagsgebet bald den Muezzin-Ruf zuzulassen.

11.07.2008

L’appel à la prière dans la région de Cologne, l’an passé, à l’occasion d’une commémoration en l’honneur du prophète de l’Islam:
http://www.youtube.com/watch?v=W_kWVQL9cLY

11.07.2008

Une organisation allemande qui demande l’autorisation des appels à la prière depuis plus de dix ans:
http://www.remid.de/remid_info_presse9702.htm

Toleranz statt Abgrenzung.
Der Ruf des Muezzin kann ein Beitrag zur Integration der Muslime sein
Presseerklärung vom 10. März 1997

11.07.2008

L’Encyclopedia Universalis ne fait en l’occurrence que citer des auteurs, pas dispenser la vérité ultime. Robert Redeker en citait d’ailleurs des passages sur l’Islam dans la tribune libre qui lui a valu de vivre depuis lors sous la menace de mort de Musulmans croyants.

Pour l’unanimité des juristes musulmans sur le djihad, je préfère l’expertise d’un grand juriste musulman s’exprimant en position d’indépendance (voir Averroès, plus haut, qui a été l’un des plus illustres juristes du monde musulman). «De nombreux auteurs spirituels» ont aussi dit tout et n’importe quoi sur la Chrétienté.

En fait, les pires méfaits de la civilisation occidentale (Deuxième Guerre mondiale) ne doivent pas grand-chose à la religion chrétienne et le pire de tous (communisme) lui était même explicitement opposé. Contrairement à ceux de l’Islam, systématiquement fondés sur l’aspect juridico-religieux qui forme sa base même.

Ainsi, les croisades dirigées vers la terre sainte n’auraient pas eu de raison d’être sans l’Islam et son djihad, constant à l’époque, et jusqu’à Rome d’ailleurs (pillage de la Basilique Saint-Pierre par les Musulmans en 846), alors que les Chrétiens ne sont jamais allés guerroyer à la Mecque, et à plus forte raison au nom de leur religion.

L’inquisition n’est apparue que douze siècles (c’est énorme) après la révélation chrétienne et s’est achevée. Et la version strictement religieuse de l’inquisition chrétienne (inquisitions épiscopale, légatine et papale) a fait moins de victimes que l’inquisition espagnole (à la botte des souverains), le schisme anglican (du roi d’Angleterre), ou la Révolution française (que nos voisins sont censés trouver glorieuse).

Ceci tandis que la version islamique de l’inquisition, le takfir, se fonde directement sur le coran et les actes du prophète, date de la tradition prophétique et continue jusqu’à nos jours.

Même chose pour l’esclavage. Sa version arabo-musulmane a commencé au VIIe siècle et perdure de nos jours. Elle a équivalu, selon le récent ouvrage d’un spécialiste (noir et musulman), Tidiane N’diaye, à un génocide programmé (à cause des castrations systématiques) et a formé la base de la traite atlantique – sans les guerres (selon le modèle du djihad exemplifié par Mahomet) de fourniture d’esclaves et le commerce constant instaurés en Afrique noire par les Musulmans, la traite atlantique n’aurait pas pu avoir lieu.

Et les nations d’inspiration judéo-chrétienne – aussi bien leurs élites que les organisations générées par leurs sociétés civiles – ont combattu l’esclavage. Avec succès. Rien de tel dans l’Islam.

En outre, et c’est important, la papauté et les gouvernements occidentaux ont présenté des excuses pour les méfaits de nos ancêtres. Tandis qu’il reste de bon ton, dans l’Islam, de glorifier des conquérants médiévaux, Mahomet le premier, bien sûr.

Même l’antisémitisme, ce furoncle de la conscience chrétienne et occidentale, doit énormément à l’Islam. Le coran maudit les Juifs à d’innombrables reprises, le prophète les a dépouillés, chassés et exterminés (si l’on en croit les textes sacrés islamiques), des traditions annoncent que les Musulmans devront les tuer tous avant qu’arrive le règne de dieu sur terre. Voir le dossier complet :
http://www.amazon.fr/Legacy-Islamic-Antisemitism-Sacred-History/dp/1591025540/ref=sr_1_3?ie=UTF8&s=english-books&qid=1215769342&sr=8-3

Quelques mots aussi pour l’histoire moderne: les informations qui ont fait état des ravages de l’armée américaine en Irak ont été discréditées: elles n’étaient basées que sur des témoignages de gens qui avaient tout intérêt à gonfler le nombre des victimes et les seuls charniers qu’on trouve en Irak sont signés Saddam Hussein ou Al-Qaïda.

Je rappelle aussi que les informations sur les victimes de l’embargo des NU contre l’Irak publiées par l’Unicef à l’époque provenaient en droite ligne de l’administration de Saddam Hussein, sans aucun contrôle par des représentants d’Unicef.

Et signalons encore, entre parenthèses, que 550 tonnes de yellowcake (uranium concentré) irakien, faisant partie du programme nucléaire fantôme de Saddam Hussein, sont arrivés il y a quelques jours au Canada, au grand soulagement du gouvernement irakien actuel.

Nous avons toutes les raisons de penser que les Musulmans qui veulent bâtir des minarets le font pour glorifier une idéologie haineuse et suprématiste, dont personne n’a jamais pu prendre le contrôle. Certes, l’interdiction des minarets fait ici plutôt figure d’emplâtre sur une jambe de bois, mais c’est l’occasion ou jamais de remettre les pendules à l’heure à propos de l’Islam.

Nous devons absolument résister à cette religion et le meilleur moyen, bien dans la tradition helvétique, d’ailleurs, est d’armer la population de base, par des informations solides, tant sur les défauts de l’Islam que sur les qualités du monde occidental. Afin d’éviter que les premiers ne prennent le pas sur les secondes.

11.07.2008

Le texte d’Averroès que je propose plus haut est une revue des prises de position des diverses écoles juridiques de l’Islam sur le sujet, pas “seulement” l’opinion d’Averroès. Je rappelle aussi que les écoles juridiques décident de la manière d’agir de l’armée, de la police, de l’administration – en un mot du pouvoir. À côté de cela, peu importe le folklore. Voici d’autres sources juridiques sur le djihad, par écoles:
http://www.ajm.ch/wordpress/?p=48

L’antisémitisme musulman a sans doute bien davantage inspiré les nazis que les accusations de déicide dont ces socialistes fascistes n’avaient que faire. Par exemple les marques sur les vêtements signalant la religion nous arrivent tout droit du Pacte d’Omar:
http://www.ajm.ch/wordpress/?p=764

Hitler a reçu l’aide du Grand Mufti de Jerusalem et d’une brigade de Musulmans, pas des croisés. La religion musulmane contient, dans ses textes sacrés, un appel à exterminer tous les Juifs; la religion chrétienne, pas.

Quelques réfutations sur les affirmations de carnage en Irak:
http://www.ajm.ch/wordpress/?p=285

Saddam Hussein a tout mis en oeuvre pour faire croire qu’il possédait cette force de frappe. C’est que sinon, il risquait bien davantage que les remontrances des NU et un séjour dans une prison gérée par les troupes américaines. Par ailleurs, il détenait le matériel de base nécessaire, entretenaient des ingénieurs chargés de s’en servir, avait bel et bien travaillé à de tels projets et, nous le savions, n’hésitait pas à tuer des gens en masse (attaque chimique). Il fallait être irresponsable pour ne pas renverser ce fou. Ou avoir trop d’intérêt en jeu, comme la Russie, la Chine et la France, qui lui avaient fourni les 80% de ses armements avant 1990 et s’arrachaient d’énormes contrats d’infrastructures avec l’Irak de l’époque.

Là où des gens prient Allah, récitent le coran, insistent pour construire des mosquées (avec ou sans minarets), le coran fait loi tôt ou tard. Ou alors il faut résister par la violence et en limitant les libertés individuelles, à ceux qui veulent, ardemment, en faire une loi. Dans les deux cas, les bases de la démocratie sont perdantes.

Il ne s’agit pas de déclarer une guerre, mais justement de l’éviter. L’Islam, c’est la guerre. Son objectif affiché (ô combien) est la paix, certes, mais son moyen est la guerre: “Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer” (9e sourate, 111e verset).

Si quelques pour cent de notre population croient cela, c’en est fini de notre démocratie, de notre liberté de conscience, de nos droits – sur le terrain, la terreur régnera, pas nos lois. Et si nous permettons à cette religion de s’imposer dans notre société, si nous permettons la multiplication des mosquées, des lieux de prière, des associations islamiques, des attributs islamiques, il y aura toujours plus de gens pour y croire.

11.07.2008

Hitler a bel et bien reçu un soutien logistique des Musulmans, à ce titre:
http://www.dailymotion.com/video/xd12e_hitler-et-le-mufti
et il s’est très officiellement commis avec le Grand Mufti:
http://www.dailymotion.com/video/x25h01_archives-de-vichy-le-grand-mufti-de_politics

Le premier Pacte d’Omar, qui prévoit des vêtements spéciaux pour les non-Musulmans, date de 637 environ.

La guerre d’Irak n’a été fondée sur les ADM que dans l’esprit des gens qui se sont concentrés exclusivement sur les débats des NU, où les adversaires de cette guerre avaient mis tout l’accent sur ce point. Mais à ce moment-là, le Congrès américain avait déjà voté la guerre, et ce sur un catalogue de 23 clauses dont deux seulement se fondaient sur cette éventualité. En revanche, une douzaine de clauses portaient sur les résolutions des NU bafouées par Saddam Hussein, des clauses approuvées par une majorité des nations représentées au Conseil de sécurité des NU. Et le fait est que les adversaires les plus acharnés de cette guerre étaient aussi ceux qui avaient le plus à y perdre, parce qu’ils avaient massivement misé sur Saddam Hussein.

Les États-Unis interviennent dans les cas où les pays concernés peuvent engendrer de graves déséquilibres de l’économie mondiale, et c’est certes le cas de tous les pays producteurs de pétrole. Mais c’est dans l’intérêt bien compris de toute la communauté des nations développées, pas uniquement des États-Unis, qui sont hélas la seule nation capable de mener de telles opérations.

Le processus de dégradation de la situation engendré par la présence de la foi musulmane n’a rien à voir avec des majorités démocratiques. Un faible pourcentage de Musulmans croyants (ou islamistes) dans une communauté suffit à y rendre la vie impossible: plus de 100.000 Algériens ont été massacrés dans les années 1990 par une telle «infime minorité».

En Tunisie, actuellement, le gouvernement doit restreindre les activités des mosquées pour garder les islamistes en main, de sorte que ceux-ci bénéficient du soutien des défenseurs de la liberté religieuse. Idem en Égypte, où la poigne de fer de Moubarak contre les Ikhwan (l’organisation fondée par le grand-père de nos Ramadan) et leurs projets d’implantation progressive de la loi islamique lui vaut l’ire des ONG de défense des droits de l’homme.

Il y a, là aussi, une certaine complexité qu’il est nécessaire de maîtriser pour apprécier correctement la situation.

11.07.2008

Même si la Suisse décidait d’interdire non pas seulement la construction des minarets mais toute forme de pratique cultuelle musulmane publique, au-delà des réactions d’indignation purement émotionnelle que cela provoquerait, seuls 15% des Musulmans, comme nous l’avons vu plus haut, en seraient affectés concrètement, et cela uniquement dans la partie publique visible de leurs activités cultuelles.

Et nous pouvons avoir la certitude que ces 15% abritent la quasi-totalité des islamistes – des gens qui souhaitent que nous coupions la main des voleurs, que nous fouettions ou lapidions les adultères en public, que nous arrachions toutes nos vignes, abandonnions tous nos plats de porc et égorgions tout vif, régulièrement, au nom de dieu, des millions de moutons. Sans parler du djihad, de la ségrégation religieuse, des femmes bâchées, de l’interdiction de critiquer le prophète et l’Islam (sous peine de mort ou au moins d’émeute) et, naturellement, des appels lancinants à croire qu’allah est le plus grand des dieux lancés depuis les futurs minarets.

On peut légitimement se demander ce que les Musulmans suisses dans leur ensemble voteraient sur cette question s’ils avaient la possibilité de le faire de manière réellement anonyme?

En somme, une telle absence du culte musulman dans la sphère publique ne favoriserait-elle pas, mieux que toutes les mesures de formation d’imams et de contrôle des mosquées, l’émergence de l’Islam enfin pacifique et apolitique dont les apologistes chantent si volontiers les louanges (pour exiger plus de mosquées et d’imams)?

Mais bien sûr, une telle interdiction est impossible – la modernité l’interdit, de même que le respect des fondements constitutionnels suisses. Sans parler de la sacrosainte prudence des milieux politiques (et journalistiques). Néanmoins, il reste possible, sinon d’interdire, de ne pas autoriser.

En Suisse, le droit fédéral ne légifère pas sur les communautés religieuses – la Constitution (art. 15) affirme et protège les libertés individuelles de conscience et de croyance ainsi que d’appartenance à une communauté religieuse (y compris le droit d’en changer), mais s’abstient de dire un traître mot sur les communautés religieuses elles-mêmes, c’est-à-dire les Églises, du ressort exclusif des cantons, lesquels nourrissaient à l’époque des opinions fort antagonistes à ce propos. C’est d’ailleurs sans doute l’une des raisons pour lesquelles la Suisse est relativement épargnée par le fléau islamiste – il est très difficile d’y établir une église: il faut procéder canton par canton.

Si le droit constitutionnel en la matière prévoyait que les Églises doivent recueillir l’approbation du peuple (votation populaire) pour fonctionner à ce titre, il deviendrait possible, et même obligatoire, de tenir des débats publics sur les religions, dont l’Islam, qui échouerait alors certainement à obtenir l’aval de la population, ceci, vraisemblablement, aussi longtemps que la majorité n’en sera pas devenue musulmane par pure conviction individuelle.

Cela équivaudrait à exclure la religion islamique (du domaine public) sans prononcer d’interdiction à son encontre, ni déroger au principe démocratique. Et surtout, cela permettrait d’informer la population sur la nature de cette religion, qui glorifie des actes que nos lois considèrent comme criminels (et qui motivent tous les terroristes et les suprématistes musulmans).

12.07.2008

“Le 85% restant? On n’en entendra jamais parler.”

Pire: ils n’ont aucune représentation spécifique dans le débat, ils sont menacés de toutes sortes de sévices par (certains de) leurs coreligionnaires croyants s’ils expriment publiquement leur position et tous les islamistes et leurs amis nous présentent systématiquement leur absence et leur silence comme une approbation et un soutien.

12.07.2008

“les gens comme vous feront tout pour “informer” la population dans le sens du rejet de l’Islam”

Vous pouvez compter sur moi, en effet: http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1106

12.07.2008

“un musulman non pratiquant ( ou laïc, ou apostat officieux, peu importe ) qui exprimerait des doutes ou de l’hostilité envers l’islam et ses officiels ( ceux du 15%, donc ) est aussi immédiatement ridiculisé, diabolisé ou ostracisé par les représentants des courants politiques de gauche et de centre-gauche.”

Oui, la gauche idéologique croit avoir trouvé dans les Musulmans les “victimes du capitalisme” qu’elle attend depuis un siècle et demi.

“La marge de manoeuvre est donc assez restreinte.”

Oui, il faut d’abord que les Occidentaux affirment clairement leurs valeurs, si possible hors des frontières politiques partisanes.

12.07.2008

Excision en Suisse: dix ans de prison?

C’est tout au moins ce que risquent, aujourd’hui, deux Somaliens qui ont fait exciser leur fille dans l’Oberland zurichois, il y a une dizaine d’années. Selon l’UNICEF, c’est le premier procès pour un tel acte commis sur territoire suisse. Il se pourrait que ce ne soit pas le dernier:

Selon un rapport présenté début juin à Fribourg, entre 6000 et 7000 femmes sont excisées ou menacées de l’être au niveau suisse. Cette étude repose sur une enquête menée en 2004 auprès des gynécologues, des sages-femmes, des pédiatres et des services sociaux.

On estime ce nombre à 66.000 en Grande-Bretagne. Les organes concernés parlent de prévention, d’information:

Plusieurs cantons suisses ont dernièrement décidé de mettre sur pied une série de mesures axées sur la prévention et l’information. Des médiateurs culturels issues [sic] des communautés concernées par les mutilations génitales féminines doivent notamment être formés.

Mais personne ne dit un traître mot sur la seule motivation actuellement croissante de l’acte d’excision. Lequel acte, en dépit des effort de «prévention» et d’«information», ne cesse de se répandre (trois millions de cas par an selon l’UNICEF, contre deux millions dix ans auparavant). Et ce n’est vraiment pas la peine non plus de compter sur les Nations Unies. Que va faire la justice zurichoise?

UPDATE: Le ministère public ne propose que deux ans avec sursis, car

(…) les parents ont assuré avoir beaucoup appris depuis les faits qui leur sont reprochés. Ils savent maintenant que les mutilations génitales féminines ne sont pas imposées par l’islam, leur religion. Les deux soeurs cadettes de la victimes n’ont ainsi pas été excisées.

Perles du Coran: les épouses du prophète

On dit souvent qu’il est possible de tout trouver et son contraire dans les grands livres de la foi, et tout particulièrement dans ceux qui inspirent le djihad. S’il est vrai que les ouvrages inspirés, religieux ou pas, misent souvent sur des contradictions apparentes pour faire réfléchir les lecteurs, cette affirmation n’est vraie que d’une manière purement formelle pour l’Islam. On peut certes se concentrer sur des éléments sélectionnés pour en donner une image orientée, mais une vision globale indique clairement et systématiquement que l’Islam est fondamentalement, intrinsèquement malveillant et que seules des approches terriblement négligentes ou hypocrites permettent de lui accorder un quelconque crédit. Voici un exemple basé sur une récente apologie de Hani Ramadan consacrée aux épouses du prophète.

Il y parle d’abord de Juwayriya:

Après l’expédition militaire contre la tribu polythéiste des Banu-l-Mustaliq, remportée par les croyants, le Prophète épousa et affranchit une captive : Juwayriya bint al-Hârith.

J’ai un peu honte de jouer ainsi les rapporteurs, mais je pense qu’il est indispensable de signaler ici, car tous les croyants dignes de ce nom auront lu le texte entier et le sauront, que cette tribu a été attaquée par surprise et que ses femmes ont été violées par les soldats d’Allah avec l’assentiment explicite de son doux prophète. Plusieurs hadiths, même dans la très sélective collection en anglais de l’université de Californie du Sud, relatent l’événement (ici, ici, ici), car le prophète, le beau modèle, en aurait profité pour recommander de renoncer au coitus interruptus (que ses hommes semblaient trouver usuel) en de tels cas. Progrès?

Cela eut des conséquences étonnantes, car la plus grande partie de la tribu défaite avait été réduite à la captivité. Les Compagnons du Prophète  eurent le sentiment qu’il ne convenait pas de garder en captivité des proches de la nouvelle épouse de Muhammad, devenue «mère des croyants». Une centaine de familles furent ainsi libérées. (On rapporte qu’ils étaient en tout plus de 700). Toute la tribu des Banu-l-Mustaliq bénéficia de ce mariage librement consenti, et chacun vit dans l’Islam une religion de paix et de miséricorde. (…)

Il s’agissait de la fille du chef de la tribu que les Musulmans venaient d’attaquer, de piller et de réduire en captivité (ai-je dit que c’était par surprise?). Elle était très belle, disait-on. Après sa capture, Mahomet l’a rachetée au Musulman dont elle faisait partie du butin et l’a épousée, certes, mais sa «libération» vient d’ailleurs. Peu après, en effet, le père de cette jeune femme était venu payer sa rançon, à Mahomet.

Alors, le père a demandé à la jeune fille, qui venait d’être ainsi libérée, réellement libérée, si elle préférait rentrer avec lui ou rester avec le prophète des Musulmans. Et elle aurait en effet déclaré préférer rester avec Mahomet, ce qui a entraîné la libération de son peuple, comme, sans doute, elle le savait. On raconte qu’elle était très, très pieuse, et qu’à chaque fois que Mahomet pénétrait dans sa case, il la trouvait profondément absorbée dans ses prières. 

Puis HR mentionne deux autres cas dans lesquels on peut certes exclure que le prophète ait agi par luxure, car il s’agissait de femmes âgées, auxquelles il accordait ainsi sa protection. Mais on peut tout de même s’interroger sur l’aspect fort indifférencié de l’institution du mariage dans cet esprit. Est-il bien souhaitable que des hommes puissants doivent épouser des femmes nécessiteuses pour leur venir en aide? Le mariage comme institution d’aide sociale? Le prophète faisait loi, à l’époque — en faisait-il une bonne avec de telles décisions?

Ensuite, HR nous enseigne la chose suivante:

Il faut savoir en outre que certaines épouses du Prophète, en tant que mères spirituelles des croyants, étaient des savantes dans divers domaines, notamment en matière de jurisprudence islamique (fiqh).

Le prophète aurait eu tant de femmes afin qu’elles soient en nombre suffisant pour porter témoignage de son génie juridique. En effet: 

«Et souvenez-vous (ô femmes du Prophète) des Versets de Dieu et de la Sagesse qui sont récités dans vos maisons. Dieu est, en vérité, Subtil Bienveillant et Parfaitement Connaisseur.» Coran 33/34

Oui, si bienveillant et connaisseur qu’il estime nécessaire de dire aussi (on ne sait jamais), à ces mêmes femmes:

Coran 33:30
Ô femmes du prophète! Celle parmi vous qui pratique une turpidure manifeste, le châtiment lui sera redoublé au double!

C’est aussi dans cette sourate que «Dieu» leur dit:

33:33
Fixez-vous dans vos maisons. Ne vous exhibez pas
comme l’exhibition de [l’époque (précédant l’Islam)] de la première ignorance. Élevez [la salat], donnez [la zakat] épuratrice et obéissez à [Allah] et à son envoyé. (…)

33:36
Lorsque [Allah] et son envoyé ont décidé d’une affaire, il n’appartient pas à un croyant ou une croyante d’avoir le choix dans leur affaire.

33:51
Tu fais attendre qui tu souhaites parmi elles, et tu abrites chez toi qui tu souhaites. Puis nul grief sur toi à rechercher l’une de celles que tu avais écartées. (…)

33:52
Il ne t’est pas permis
après cela [avoir pris une 7e épouse], de prendre des femmes, ni de les échanger contre d'[autres] épouses, même si leur beauté t’étonne, à l’exception de ce que ta main droite possède [les esclaves].

33:59
Ô prophète! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leur mante [jalabibihinna / jilbabs].

Puis le coran retourne à sa routine:

33:61/62
Maudits! Où qu’on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement. C’est la loi [d’Allah] pour ceux qui sont passés auparavant. Jamais tu ne trouveras de changement dans la loi [d’Allah].

33:64/65
[Allah] a maudit les mécréants et leur a préparé un brasier. Ils y seront éternellement, à jamais. Ils ne trouveront ni allié ni secoureur.
etc.

Et HR à la sienne:

Toutes [les femmes du prophète], sans exception, considéraient comme un honneur de vivre sous la protection de Muhammad, et aucune n’aurait cédé sa place, tant leur amour pour la personne du Prophète était grand. (…) toutes, sans exception, choisirent Dieu, Son Messager, et l’au-delà…

Autres perles:
Perles du Coran: «la liberté religieuse»
Perles du Coran. «La preuve»

Naturalisations par les urnes: l’échec des boniments

Les Suisses ont rejeté, à deux contre un, l’initiative de l’UDC visant à permettre aux communes de décider elles-mêmes, par les urnes, d’octroyer ou non la nationalité aux candidats étrangers. C’est un camouflet mérité pour l’UDC.

Pour argumenter en faveur de la démocratisation des naturalisations, l’UDC avait deux voies. Elle pouvait se fonder sur l’idéal démocratique et défendre la démocratie directe comme on prône un principe supérieur ou trop fondamental pour être remis en question. Ou elle pouvait parler du risque qu’il y a à naturaliser des étrangers dont la loyauté envers la Suisse est incertaine. Or, si l’on a certes un peu parlé de démocratie directe et des fondements du droit dans une nation qui s’en réclame, l’UDC a clairement axé le gros de ses efforts sur l’autre pilier. Et, dans ce cadre, au lieu d’informer ouvertement, elle a raconté des histoires.

D’une certaine manière, il était indispensable de fonder la campagne sur le «problème des étrangers», car sans ce problème, la nécessité d’un débat national sur la légitimité d’un processus dont seule une petite minorité de communes faisait usage semblait tout de même un peu légère. Mais c’était demander au peuple suisse de se déclarer officiellement xénophobe que d’accepter cette initiative sur la base des arguments affichés par l’UDC.

La criminalité des étrangers, ou plutôt son aggravation, est certes établie et préoccupante, mais il n’en est pas moins faux de les stigmatiser globalement, comme le faisaient notamment les affiches de l’initiative (avec des mains de gens de couleur s’emparant de passeports suisses). Ce sont certains étrangers qui posent problème, pas les étrangers. Et ce n’est pas une question de gènes, de couleur de peau, mais de valeurs culturelles, ou de comportements dictés par ces valeurs. Et le problème n’est grave qu’en présence de valeurs culturelles très spécifiques — même l’absence d’intégration n’est qu’un problème mineur pour des communautés qui respectent les mêmes principes de moralité que ceux qui ont fondé le droit suisse.

Le problème n’est grave que lorsque des gens, qu’ils soient étrangers ou pas d’ailleurs, transportent, diffusent, prônent ou imposent des valeurs culturelles intrinsèquement antagonistes aux nôtres, des valeurs qui s’attaquent à la légitimité de la démocratie, de l’État de droit, des libertés individuelles, de l’égalité devant la loi, de la dignité de la personne humaine. Des valeurs qui établissent des fossés entre les êtres, qui déshumanisent une partie des gens et suggèrent leur assujettissement, voire leur élimination. C’est cela, ces valeurs et les actes qui leur servent de vecteurs, qu’il faut mettre en lumière et stigmatiser, et surtout pas les communautés qui en souffrent déjà le plus.

Mais pour cela, il faut préférer la vérité aux précautions seulement politiciennes.

«Dialogue» avec Hani Ramadan

Je réponds ici à un billet intitulé «Islam:Pour un dialogue interreligieux ouvert» publié sur le blog de Hani Ramadan. La présente a également été postée sous forme de commentaire de son billet.

Je me propose de démontrer ci-après, en contextualisant ses références coraniques, que HR induit ses lecteurs non musulmans en erreur et, d’une manière générale, travaille à la perte de la société dans laquelle il vit. J’encourage vivement les lecteurs à consulter systématiquement les liens, notamment vers les versets concernés du Coran, pour se faire une idée du contexte textuel de ces versets ainsi que du ton et de l’esprit général de l’ouvrage.

Voici le premier des versets du Coran cités par HR:

16:125
Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les hommes) à (suivre) la voie de ton Seigneur, et discute avec eux de la meilleure façon.

Au vu du contenu global de cette sourate, le choix peut paraître audacieux. La sourate 16 (les abeilles) date de la Mecque, soit d’une période à laquelle le prophète était encore très seul – les Mecquois sont alors multiculturels, acceptent de nombreux dieux, et Mahomet tente, en vain (il sera finalement chassé), de les inciter à les remplacer tous par celui qu’il présente comme le seul vrai dieu.

Cette sourate commence par glorifier dieu de diverses manières puis, dès le 20e verset, se consacre essentiellement à la condamnation et à la promesse de châtiments des infidèles, de (22) «Ceux qui ne croient pas en l’au-delà». Et il n’y a en fait pas grand-chose à faire contre cela, car (93): «Si Allah avait voulu, Il aurait certes fait de vous une seule communauté. Mais Il laisse s’égarer qui Il veut et guide qui Il veut.»

Il y a bien encore quelques versets qui vantent les qualités de Dieu, notamment les ordres qu’il donna aux abeilles (68), ou qui parlent de la chance de certains de ne pas être esclave (71), mais le texte revient sans cesse à son leitmotiv (85): «Et quand les injustes verront le châtiment, on ne leur accordera ni allégement ni répit.»

C’est aussi dans la sourate 16 qu’on trouve l’un des passages fondant la fameuse théorie dite de l’abrogation (101-102) (l’autre passage étant le verset 2:106):

Quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent: ‹Tu n’es qu’un menteur›. Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.

Dis: ‹C’est le Saint Esprit [Gabriel] qui l’a fait descendre de la part de ton Seigneur en toute vérité, afin de raffermir [la foi] de ceux qui croient, ainsi qu’un guide et une bonne annonce pour les Musulmans.

Des réformateurs affichés (le gouvernement turc actuel, par exemple) voudraient supprimer cette pratique, car elle a pour effet de prioriser les versets tardifs et guerriers de Médine par rapport aux versets seulement menaçants et parfois, quand on les sort de leur contexte, comme ici, apparemment raisonnablement pacifiques de la Mecque, mais, théorie de l’abrogation ou pas, n’est-il pas évident que les décisions récentes d’une autorité priment sur ses décisions plus anciennes?

Certes, on peut considérer que chaque cas doive être observé et jugé en fonction du contexte le plus similaire, mais on ne saurait pour autant nier l’enseignement de l’évolution d’une législation en fonction de celles des circonstances, comme on le verra plus bas.

Cette sourate se termine sur des incitations à répandre la «bonne parole», car (128e et dernier verset):

Certes, Allah est avec ceux qui [L’] ont craint avec piété et ceux qui sont bienfaisants.

 Ce verset est très important pour le discours apologique envers l’Occident et les Chrétiens, car sa syntaxe permet de penser qu’Allah est (aussi) «avec» les bienfaisants qui ne l’ont pas «craint avec piété», c’est-à-dire avec les bienfaisants tout court, qu’ils soient musulmans ou pas. Hélas, si l’on observe l’ensemble des occurrences de cette expression dans le Coran, on s’aperçoit qu’elle ne saurait désigner, globalement, des gens qui se refusent à adopter l’Islam ou qui l’ont quitté.

En effet, dans le Coran, soit cette expression qualifie nommément des «croyants» ou des Musulmans, soit elle récompense, comme ici, des gens qui ont fait acte de bien sans préciser leur croyance. Mais jamais elle ne désigne un incroyant (qui aurait fait une bonne action). Ainsi, si une lecture rapide peut donner une impression d’universalité, la lecture assidue et complète de l’ouvrage incitera le croyant à éviter de considérer qu’un être incroyant en connaissance de cause puisse être bienfaisant. De sorte que plus les gens lisent le Coran et y prêtent foi, moins ils ont de considération pour les incroyants. Ceci à d’autant plus forte raison que le Coran, par ailleurs, condamne ces derniers avec une régularité et une violence stupéfiantes.

Mais si le verset proposé par HR, le 125, procède d’un artifice, c’est pour une autre raison. En effet, HR omet de nous dire que ce verset se rapporte à une situation dans laquelle le Musulman, pour qui Mahomet est un modèle à suivre, n’a aucune autorité et ne peut guère qu’argumenter. Il omet de nous dire que le prophète, dès qu’il a eu de l’autorité, a prôné l’attentat, le pillage, l’assassinat politique, la tromperie, la tuerie de masse (accompagnée de la mise en esclavage de masse), la torture et autres joyeusetés dont la suppression de tous les cultes de la Mecque, censée en accueillir de très nombreux à l’époque.

Il omet de nous dire que ceux qui connaissent et respectent sa religion, notamment qui connaissent l’entier du Coran et de la vie du prophète et tiennent à en faire leurs guides dans l’existence, en sont puissamment incités à nous assassiner et à supplanter nos lois et nos autorités, une fois en position de force, si nous continuons de réfuter leurs arguments.

Si HR voulait vraiment tenir un dialogue religieux, il commencerait par admettre ceci et par le condamner. Ensuite, il serait possible de dialoguer avec lui au sens usuel du terme. Mais en l’espèce, avec lesdites omissions, HR fait simplement du prosélytisme. Du prosélytisme pour une idéologie qui encourage ses adeptes à la subversion, la sédition, l’assassinat, le pillage, la suprématie théocratique. Et, en tant qu’expert et prédicateur, nous devons admettre qu’il le sait ou que son ignorance à cet égard relèverait de la négligence grave.

29:46
«Et ne discutez avec les gens du Livre[1] que de la meilleure façon.»

Ce verset est amputé. En voici la version intégrale:

Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites: ‹Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons›.

Il ne faut donc discuter «de la meilleure façon» qu’avec les «gens du livre» (désignation musulmane des Juifs et des Chrétiens) qui ne sont pas «injustes». Et, hélas, les termes «injuste» et «injustes» sont très souvent utilisés dans le Coran comme synonymes d’infidèle, de mécréant. Quelques exemples: la consommation du fruit défendu par Adam et Eve fait d’eux des «injustes», verset 2:35; tous les contemporains de Noé étaient des «injustes» destinés à être noyés, verset 11:37; tous ceux qui n’ont pas cru le message de Mahomet sont des «injustes» destinés à l’enfer éternel, sourate 52; seuls des «injustes» renient les versets du Coran, verset 29:49, trois lignes après la citation de HR…).

De sorte qu’un non-Musulman convaincu ne saurait être un juste aux yeux d’un esprit pénétré de ce livre. De sorte que plus un esprit est familier avec le Coran, moins il pourra considérer qu’un non-croyant informé de l’existence de l’Islam puisse ne pas être aussi, par là-même, un injuste. Et de sorte que HR, qui connaît sans doute le Coran sur le bout du doigt, induit ses lecteurs en erreur en prêtant à croire que son livre sacré l’invite à se montrer agréable envers les non-Musulmans, sauf bien sûr à s’efforcer ainsi de les convertir.

2:111
Dis: «Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques!»

Le verset complet a la teneur suivante: 

Et ils ont dit: ‹Nul n’entrera au Paradis que Juifs ou Chrétiens›. Voilà leurs chimères. – Dis: ‹Donnez votre preuve, si vous êtes véridiques›.

Le prophète exigeait donc des Juifs et des Chrétiens une preuve que lui-même, qui répétera cette même promesse de paradis (et autres jardins) pour ses croyants à de nombreuses reprises, n’apportera jamais. Personne, sans doute, n’apportera une telle preuve et l’exiger est une gageure, la promesse de discussions sans fin ni débouchés.

La sourate 2 est la plus longue du Coran. C’est une sourate du début de la période dite médinoise du prophète, donc de son règne et de son autorité en tant que tel. Elle s’appelle La vache par référence à l’anecdote de la vache que Dieu (Bible : Nombres : 19) aurait ordonné aux Juifs (Moïse, Aaron) de sacrifier et dont Mahomet semble s’être inspiré pour réintroduire le rite du sacrifice d’animaux, mais cette fois de manière régulière et massive. La sourate 2 est trop longue pour en faire une description complète (résumé ici). J’en commenterai juste les passages les plus importants pour les non-Musulmans décidés à le rester.

2:217
Ils t’interrogent sur le fait de faire la guerre pendant les mois sacrés. – Dis: ‹Y combattre est un péché grave, mais plus grave encore auprès d’Allah est de faire obstacle au sentier d’Allah, d’être impie envers Celui-ci et la Mosquée sacrée, et d’expulser de là ses habitants. L’association est plus grave que le meurtre.›

Ce verset se rapporte à l’épisode de Nakhla, une petite oasis que les Musulmans avaient attaquée et pillée, tuant des gens au passage, pendant la trêve sacrée. Probablement le pire crime que l’on pouvait commettre à l’époque et en cette région. Mahomet aurait alors prononcé le verset ci-dessus, qui absout et justifie le crime de sang commis par traîtrise (pendant une trêve sacrée) en réponse, par exemple, à l’impiété et à «l’association», l’acte de prêter des associés à Dieu.

Depuis lors, le Musulman croyant peut invoquer le sens direct de la parole de Dieu, dans son contexte textuel et historique, ainsi que l’exemple du prophète pour tuer des gens simplement parce qu’ils appartiennent à une communauté de mécréants ou d’«associateurs» (polythéistes) ou de gens qui s’opposent à l’Islam d’une manière ou d’une autre. Et comme il s’agit, soi-disant, de la parole de dieu et des actes du dernier des prophètes, personne ne peut plus guère trancher cette interprétation avec autorité.

Autre verset important, le 2:193, que je vais citer depuis le 190 pour une meilleure compréhension (noter la répétition, au verset 191, de la phrase vue ci-dessus au verset 217 – «l’association est plus grave que le meurtre» – dont la lecture au premier degré autorise le meurtre pour incroyance en un dieu unique):

Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n’aime pas les transgresseurs!

Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous ont chassés: l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.

S’ils cessent, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.

Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul. S’ils cessent, donc plus d’hostilités, sauf contre les injustes.

Le verset 2:193 (dont il est important de savoir que le contenu est répété au verset 8:39) est crucial car il définira l’objectif du djihad offensif pour toutes les écoles juridiques de l’Islam sunnite, à savoir «jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’association et que la religion soit entièrement à Allah seul». Le consensus de ces écoles sur ce point indique bien l’aisance avec laquelle un esprit familier du Coran peut arriver à la conclusion que l’Islam est suprémaciste par essence.

6:148
Dis: «Avez-vous quelque science à nous produire?»

Ici encore, HR ne propose qu’un fragment. Voici le verset entier:  

Ceux qui ont associé diront: ‹Si Allah avait voulu, nous ne lui aurions pas donné des associés, nos ancêtres non plus et nous n’aurions rien déclaré interdit.› Ainsi leurs prédécesseurs traitaient de menteurs (les messagers) jusqu’à ce qu’ils eurent goûté Notre rigueur. Dis: ‹Avez-vous quelque science à nous produire? Vous ne suivez que la conjecture et ne faites que mentir›.

L’utilisation de ce verset par HR suscite un certain malaise. On peut en effet penser, si l’on en connaît le libellé complet, que HR traite ici, a priori, ses interlocuteurs (qu’il suppose chrétiens) de menteurs. Et le malaise a tendance à se confirmer lorsqu’on connaît également le contenu du verset suivant (149), lequel explicite ce que «quelque science» peut dire dans ce contexte:

Dis: ‹L’argument décisif appartient à Allah. S’Il avait voulu certainement Il vous aurait tous guidés (sur le droit chemin).

Dans le monde spirituel de HR, et du Coran, c’est semble-t-il la ruse de la présentation suivie de la force de l’affirmation qui décident de l’issue d’un «dialogue».

Face à des Chrétiens qui tiennent à leur bonne conscience il a d’excellentes cartes. Surtout si ces Chrétiens refusent de le prendre au mot et de chercher à comprendre son univers, son Coran.

La police dialogue avec les Musulmans — hallelujah

L’Office fédéral suisse de la police (fedpol) communique aujourd’hui qu’il a rencontré mercredi passé «plus de 30 représentantes et représentants des organisations musulmanes de Suisse». Je traduis:

Le thème central était la sécurité intérieure. Ce troisième volet du dialogue se serait déroulé dans un excellent esprit et aurait comporté des propositions très constructives (…).

Le communiqué n’indique pas quand les responsables de l’Office fédéral de la police ont rencontré les représentants du Christianisme, du Judaïsme, du Bouddhisme ou de la scientologie pour parler de sécurité intérieure. Peut-être que ces discussions-là n’ont pas été assez constructives ou que l’esprit n’était pas aussi délicieux qu’avec les Musulmans?

Une fois de plus, les Musulmans et Urs von Daeniken, le chef du Service d’analyse et de prévention, ont condamné l’amalgame souvent établi, à tort, entre la religion et la culture islamiques d’une part et l’extrémisme islamique et le terrorisme d’autre part.

C’est évident. D’ailleurs, il suffit d’écouter les terroristes et les extrémistes — ils se réclament clairement de l’exemple du prophète, du message coranique et de la charia, pas des Musulmans amateurs de dialogue avec les services de police non musulmans. Et l’Islam est bien entendu entièrement défini par les Musulmans amateurs de dialogue avec lesdits services de police, et certainement pas par l’exemple du prophète, le message clair au premier degré du Coran et l’interprétation unanime des juristes musulmans classiques.

La rencontre a permis de continuer de progresser vers l’objectif commun qui consiste à poursuivre le dialogue et à l’intensifier par des mesures concrètes.

Eh bien nous voilà renseignés.

Les souhaits des participants à la table ronde qui ne relevaient pas de la sécurité seront transmis par fedpol aux départements ou aux offices responsables.

J’espère que nos policiers ont également pensé à servir des boissons et des petits fours et à distribuer des bons cadeaux pour des massages et autres séjours en centres de bien-être.

Les rencontres devraient se poursuivre dans le même cadre, a-t-on appris. Il s’agira de continuer le dialogue, de réaliser des projets ou de discuter d’événements d’actualité.

C’est qu’il y en a, des choses à se dire, entre représentants d’organisations musulmanes et policiers.

Le coup d’envoi de ces échanges réguliers autour d’une table ronde a été donné en mars 2007. Le ministre de la justice de l’époque, Christoph Blocher, avait alors rencontré des représentantes et des représentants des organisations musulmanes. Une autre rencontre entre des représentants des Musulmans et des délégués de la Confédération s’est déroulée le 26 novembre 2007.

Ces échanges sont si rassurants. Ainsi, nous avons la garantie qu’aucune organisation musulmane importante ne va aller répandre les graines de l’extrémisme et du terrorisme dans notre pays et que les Musulmans suisses influents favoriseront simplement et pieusement la lecture et la récitation du Coran, la connaissance de la vie du prophète de l’Islam ainsi que, sans doute, l’étude de la pensée de ses grands philosophes modérés. Et tout ira pour le mieux.

Car, c’est bien connu, plus il y a de Musulmans pieux et pratiquants dans une communauté non musulmane, mieux les choses se passent, moins les jeunes sont extrémistes, moins les islamistes légaux peuvent se mouvoir à l’aise et trouver des soutiens pour faire appliquer la charia et plus les Musulmans en général se montrent compréhensifs pour les bases du système démocratique et antagonistes à la notion de suprématisme musulman. Tout cela est si évident.

Oslo: trois fois plus de viols qu’en Suisse. Pourquoi?

Les viols d’Oslo sont inquiétants depuis plusieurs années déjà. En l’an 2000, on y recensait 111 condamnations pour viol, dont 65% étaient le fait d’individus d’origine étrangère. En 2006, le personnel hospitalier parlait de doublement en dix ans. Et l’an dernier, ce total avait atteint 161 viols et 35 tentatives (196 cas, dont un grand nombre de viols en groupe), avec un pourcentage d’auteurs d’origine non norvégienne supérieur à 70%, alors que ces derniers composent quelque 20% des près de 700.000 habitants (Robert 2006) de la ville. Ces gens d’origine étrangère viennent essentiellement (larges communautés) des pays suivants: Pakistan, Sri Lanka,  ex-Yougoslavie, Vietnam, Philippines, Turquie, Somalie, Irak, Maroc.

Il vaut la peine de faire une comparaison avec la Suisse, qui offre des conditions de vie comparables, dans un milieu également européen et multilingue (Norvège: bokmal, nynorsk, anglais; Suisse: allemand, français, italien, romanche), compte dix fois plus d’habitants (7,5 millions) et un peu plus de 21% d’étrangers, mais d’origines différentes, plus européennes (dans l’ordre d’importance, en 2004: Italie, Serbie-Monténégro, Portugal, Allemagne,  Turquie, Espagne, France, Macédoine, Bosnie, Croatie, Autriche) et dont les nombres de viols recensés peuvent être consultés dans la statistique policière de la criminalité. J’indique ci-après le total des cas (viols + tentatives), le nombre commis par des auteurs identifiés et, parmi ceux-ci, le nombre, puis le pourcentage d’étrangers, de 2002 à 2006. Ce dernier pourcentage varie fortement (de 61,73% à 85,55%), car il contient un élément très aléatoire: il ne prend en compte que les cas élucidés.

2002: 484 cas, dont 372 élucidés, dont 254 commis par des étrangers (68,28%)
2003: 547 cas, dont 405 élucidés, dont 250 commis par des étrangers (61,73%)
2004: 573 cas, dont 404 élucidés, dont 259 commis par des étrangers (64,1%)
2005: 646 cas, dont 353 élucidés, dont 302 commis par des étrangers (85,55%)
2006: 639 cas, dont 486 élucidés, dont 309 commis par des étrangers (63,58%)

Il faut préciser ici que ces statistiques réunissent des indications peu harmonisées entre les différentes sources et ne peuvent guère indiquer valablement que des tendances très générales. Mais tout de même, entre 2002 et 2006, en cinq ans, le nombre de cas de viols en Suisse a progressé de 32% (alors que la population n’augmentait que de 2,6%), ce qui est alarmant, même si l’on considère qu’une partie de cette progression est à mettre au crédit d’une tendance accrue à signaler ces cas à la police. Il faut bien sûr aussi relever que le nombre total a connu un fléchissement entre 2005 et 2006, quoique cette évolution ne soit pas confirmée par l’évolution des cas élucidés. 

Mais si la Suisse devait atteindre le taux de viols de l’an dernier à Oslo (soit 28 cas par an et par 100.000 habitants), ce sont quelque 2100 viols qui y seraient perpétrés chaque année, soit plus de trois fois plus qu’aujourd’hui et plus de quatre fois plus qu’en 2002.

Pourquoi une fréquence de viols si élevée à Oslo? Plusieurs observateurs pointent l’Islam du doigt. L’an dernier, constatant que les étrangers étaient six fois plus souvent impliqués dans des affaires de viol que les Norvégiens et que l’origine musulmane semblait dominer parmi les violeurs, une commission chargée d’enquêter sur le problème proposa de faire intervenir les imams auprès de la population musulmane. Récemment des Musulmans norvégiens affirmèrent avec force que la fréquence des viols serait due au comportement insouciant ou provoquant des jeunes filles norvégiennes, par opposition aux Musulmanes. De fait, 80% des victimes de viol sont des femmes norvégiennes. Dans ce contexte, des analystes évoquent même une guerre mi-ethnique mi-religieuse des Musulmans

C’est que la religion islamique a de quoi inspirer des comportements de ce type. Pour violer une femme, il faut la mépriser et le Coran regorge littéralement de malédictions envers les gens qui n’ont pas leur foi (plus d’explications), ce qui incite certainement certains croyants musulmans à mépriser les femmes occidentales. Comme d’autre part, la religion islamique entérine la pratique de l’esclavage des non-croyants (jusqu’à en faire un pilier de son activité économique) et autorise le sexe avec les femmes esclaves, il est possible de s’attendre à ce que les gens qui puisent dans cette religion les bases de leur moralité y trouvent aussi des impulsions et une justification à traiter les femmes occidentales comme de purs objets sexuels.

Des affaires traitées en justice ou dans les médias ont permis de mettre au jour de tels sentiments liés au style de vie islamique, s’exprimant par des viols humiliants à caractère religieux et largement, quoiqu’indirectement, soutenus par des imams. Voir notamment le terrible récit des vagues de viols racistes à Sydney, qui réunit tous ces composants.

En l’état, ce ne sont là bien sûr que des hypothèses, sans preuves définitives. Mais le poids des indices devrait, dans un monde authentiquement libre et moderne, largement suffire à justifier des enquêtes sans complaisance à ce propos. Il faut étendre les statistiques jusqu’à inclure les sources de la morale et des motivations des violeurs, il faut établir avec la meilleure certitude possible l’impact de la foi islamique en la matière et observer si les cas de viols dans notre pays peuvent ainsi être valablement corrélés et expliqués. Systématiquement. Afin de les prévenir.

Nous devons faire la lumière. Nous le devons à toutes les victimes, passées et futures, de cet acte abject qu’est le viol, mais aussi à tous les étrangers sur qui ces statistiques criminelles indifférenciées font peser un soupçon trop vague pour être juste.

Les «jeunes» et la presse romande ont encore frappé

La nuit dernière, peu avant minuit, dans une petite bourgade du canton d’Argovie (Suisse), des policiers ont été agressés alors qu’ils tentaient d’empêcher des jeunes gens de tabasser leurs semblables. Un policier a été blessé et cinq personnes ont été arrêtées. Romandie.com, edicom.ch, 24HeuresSwisscom, le Journal du Jura, la Tribune de Genève, le Nouvelliste, Le Matin, Swissinfo et j’en passe certainement, nous disent qu’il s’agit de

Cinq jeunes, âgés entre 17 et 19 ans

Mais en allemand, 20minuten ou la Neue Zürcher Zeitung, par exemple, ont repris la totalité du rapport de police (je traduis):

Cinq hommes, trois Turcs et deux Suisses, âgés de 17 à 19 ans

C’est peut-être une question de sensibilisation: hier, sans qu’aucun média francophone n’ait jugé utile de le signaler, semble-t-il, les autorités du canton de Zurich (un canton voisin de l’Argovie) publiaient des statistiques sur la criminalité juvénile: 11% d’augmentation l’an passé. Même le grand quotidien zurichois de gauche, tout en s’efforçant de démontrer que la part des étrangers pourrait être en voie de diminution, l’admettait.

Mais revenons aux tabasseurs argoviens. À la TSR, on a choisi une autre approche, (signée Swiss TXT). On nous dit qu’il s’agit de trois Turcs et de deux Suisses, mais ceci dans une dépêche très brève, où l’on oublie les passages du communiqué de la police (mais l’a-t-on lu?) indiquant que les individus en question agressaient les passants depuis un moment déjà et étaient en train de tabasser ensemble (à six) un homme à terre lorsque la police est arrivée sur les lieux. Et on invente que (les cinq personnes arrêtées) «se disputaient quand la police est intervenue»:

En effet, ni le communiqué de la police, ni la dépêche française usuelle, visiblement copiée telle quelle par les autres médias romands, n’omet de préciser que

Lors de l’arrivée d’une patrouille, six jeunes hommes étaient en train de frapper un homme à terre.

Moralité: si vous voulez être informé, en Suisse, apprenez l’allemand… Et ne comptez pas trop sur les médias romands pour vous ouvrir le rideau de röstis. En revanche, attendez-vous à en apprendre sur la Suisse romande en lisant certains journaux alémaniques, par exemple sur Genève, le bijou de la Confédération — en français dans le texte, car la Weltwoche a fait traduire l’intégralité de cet article.

UPDATE: En France, ce sont des bandes de plusieurs dizaines de «jeunes» que la police doit affronter:

Hier, des policiers se trouvaient vers 23 heures à la cité du Petit Bois quand ils ont été pris à partie par une trentaine de jeunes. Les forces de l’ordre se sont dégagées en tirant une grenade lacrymogène avant d’interpeller deux personnes. Il n’y a pas eu de blessés. Un peu plus tôt dans la soirée, trois personnes ont été blessées à la tête dans cette même cité au cours d’un affrontement entre une bande originaire de Houilles et une autre de Carrières-sur-Seine. Les victimes ont dû être hospitalisées.

Et l’Allemagne n’est pas en reste: Des étrangers assaillent une discothèque — un mort. Bagarre générale aux soins intensifs. Bagarre générale après une cérémonie de circoncision. Etc.

Islam — les mensonges ennemis de la réforme

Les ennemis de la réforme, ce sont bien sûr d’abord les terroristes et les suprématistes, avec des groupes tels que le Hezbollah, le Hamas, les groupuscules affiliés à Al-Qaïda, et bien sûr tous les États islamiques qui se réclament de leurs traditions religieuses, avec l’Iran et l’Arabie Saoudite qui font la course clairement en tête. Mais au-delà de ces évidences, la nécessaire refonte des valeurs islamiques est entravée aussi, et même surtout en Occident, par deux types d’intervenants: les faux modérés et les faux Occidentaux.

Pour les besoins de la démonstration, je définis ici les modérés et les Occidentaux comme des gens qui placent la simple dignité humaine avant les injonctions purement autoritaires (ou les versions frelatées des droits de l’homme), l’État de droit avant les lois ou coutumes tribales et les bases de la démocratie (libertés individuelles, société civile, participation populaire) avant son couronnement, le vote. Avec toutes mes excuses aux gens qui se reconnaitront dans la définition, mais pas dans la dénomination.

Du côté musulman, les faux modérés se reconnaissent à l’absence de remise en question fondamentale. Par exemple, la semaine dernière, Tunis accueillait une conférence consacrée à la nécessité de défendre l’image de l’Islam. Personne, semble-t-il, n’y a évoqué le moindre besoin de modifier l’Islam lui-même. L’Islam est parfait, il suffit juste d’en parfaire aussi l’image. Or, cela équivaut à affirmer que la violence au nom de la religion est parfaite, du moins dans les situations analogues à celles dans lesquelles le prophète de l’Islam a procédé de la sorte (quelques exemples). Cela équivaut donc à justifier les assassinats politiques, la torture, les tueries de masse, la ségrégation sociale basée sur la foi, les châtiments corporels, l’esclavagisme… Et surtout le mensonge, car il est bien évident que personne ne peut, sans (se) mentir,  à la fois justifier tacitement tout cela et prétendre prôner la paix au nom même des auteurs de tels actes.

Ces faux modérés, en fait, répandent la même violence et la même haine que les terroristes, mais de manière plus rusée, voilée. À ceux qui ne connaissent pas l’Islam, ils ont l’air de parler de paix et de fraternité, mais en se réclamant explicitement des bases religieuses islamiques, lesquelles tolèrent et encouragent d’innombrables formes de violence physique et morale, dirigées systématiquement contre les non-Musulmans, ils savent bien que tous les Musulmans informés comprendront que ces belles paroles ne doivent en rien remettre en question les enseignements du prophète. Aux oreilles de leurs coreligionnaires (et des autres gens informés), ils ne condamnent, le cas échéant, que la violence dirigée contre l’Islam, jamais celle inhérente au respect de l’Islam.

Du côté occidental, les faux Occidentaux se reconnaissent à leur absence de repères moraux ou à leur refus d’en faire usage en pratique. Par exemple, les gens qui vantent des fanatiques politiques violents tels qu’Ernesto Guevara ne respectent pas, de facto, l’État de droit et soutiennent une politique faisant appel à une violence totalement débridée, même s’ils s’en défendent par ailleurs. De même, les responsables politiques qui dialoguent avec des groupes ouvertement terroristes et génocidaires tels que le Hamas ne peuvent pas en même temps prétendre respecter les principes des conventions de Genève ou les bases de la démocratie.

Le Hamas, comme Guevara, est un ennemi déclaré des lois et des principes qui fondent les démocraties occidentales. Dialoguer avec ces gens, les inclure dans de possibles solutions, c’est renoncer aux repères moraux qui guident l’Occident. Ainsi, de même que les faux modérés prônent tacitement la suprématie violente, au nom de la religion, les faux Occidentaux génèrent tacitement la violence et le chaos – révolutionnaires et islamiques – au sein de l’Occident. Et il est futile de se poser la question de la sincérité de leurs intentions – en tant qu’experts affichés, de l’Islam pour les uns et de la politique pour les autres, ils doivent être considérés comme conscients et responsables des conséquences de leurs actes, que ce soit par traitrise ou par négligence grave ne change rien d’essentiel à l’affaire.

Et cela ne constitue que la base, enfouie dans le sable, de la pyramide de mensonges qui pervertit les débats politiques de notre temps. En effet, sur ces fondements corrompus mais dont très peu de gens sont censés juger, nombre d’intervenants qu’il serait injuste de qualifier ici de faux Occidentaux soutiennent les faux modérés et ainsi la progression de principes et d’usages fondamentalement anti-démocratiques, sans assumer aucune responsabilité directe dans les conséquences de leurs actes, à l’image des banquiers qui favorisent l’intrusion de la charia en Occident sous prétexte de faire leur métier. Ou bien sûr des médias, qui se doivent de refléter le débat essentiellement tel qu’il se déroule, c’est-à-dire sans plus guère de liens avec les bases faussées qui le déterminent.

Pour réagir, il faut tenter d’approfondir le débat sur la nature de l’Islam et de la démocratie. Il faut déchirer résolument les voiles de la Kaaba là où cela reste possible et pendant qu’il en est encore temps, sans plus compter sur les faux modérés. Et il faut remettre en place le centre de gravité des démocraties occidentales dans la souveraineté populaire, c’est-à-dire dans la démocratie directe, sans plus compter sur les responsables politiques. Sinon…

Oui, il faut démocratiser les naturalisations

Le 1er juin prochain, les Suisses voteront pour ou contre une initiative populaire exigeant que les naturalisations puissent être décidées par le peuple, c’est-à-dire par les habitants des communes de résidence des candidats. Pratiquement tout le monde est contre. Même l’Église catholique. Voici pourquoi il faut être pour.

Au-delà de chipotages sur le partage des compétences entre communes, cantons et Confédération (et autres menaces de dictat des experts du «droit international»), les opposants ont, systématiquement, le tort de n’examiner, dans leur argumentation, que les intentions potentiellement peu avouables des Suisses, jamais celles des étrangers. Il y a là une tendance dangereuse à la discrimination positive, au «racisme sympa».

Car finalement, l’issue du vote équivaut à choisir de faire confiance aux uns ou aux autres. Si la décision n’est qu’administrative, par exemple au nom d’un certain modernisme, comme l’avance l’Église catholique, il devient possible à des gens qui, en fait, méprisent la Suisse et ses valeurs (démocratiques), de se faire naturaliser suisses dans le but, dissimulé, d’y imposer les valeurs de leur culture d’origine (non démocratique).

À qui est-il plus judicieux de faire confiance – à des étrangers dont on ignore les aspects de la culture qui pourraient relever d’un esprit de conquête, commun au moyen-âge et qui reparaîtrait aujourd’hui, porté par l’un ou l’autre «retour aux sources», ou à des Suisses, qui respectent les lois démocratiques et l’exercice de l’État de droit depuis beaucoup plus longtemps, et avec grand succès, ce qui les incite à les préserver?

Et qui est le mieux placé pour juger de ces aspects – des fonctionnaires qui cochent les conditions d’une liste de vérifications dressée selon des critères aseptisés, bien loin des réalités humaines ou culturelles, ou des gens qui côtoient le phénomène dans leur chair, dans leurs sentiments, dans leur famille, dans leur vie quotidienne?

Et puis, quels sont les risques de part et d’autre? Si certaines communes suisses deviennent xénophobes, quelques étrangers ne pourront pas y jouir des pleins droits civiques auxquels ils auraient droit. Ce qui serait certes très regrettable. Mais en revanche, si un groupe d’étrangers se sert de ce levier pour imposer ici, sur le terrain ou de manière téléguidée, une culture encore empreinte de tribalisme grégaire, c’est toute la population, suisse et étrangère, qui, à terme, risque de perdre ses droits non seulement civiques, mais démocratiques et humains.

Et on ne peut vraiment pas attendre de gens qui ne sont pas capables d’envisager de tels scénarios, alors que certaines cultures d’inspiration tribale vocifèrent depuis des décennies leur ambition de conquérir le monde ou d’y «éliminer toute corruption», qu’ils prennent à temps des mesures de protection.

En fait, même les initiateurs du projet sur lequel les Suissesses et les Suisses devront voter le 1er juin ne sont pas capables de dire la vérité aux gens et doivent espérer que la volonté populaire les soutiendra en taisant le principal danger auquel leur décision leur permettra, peut-être, de mieux se préparer. Alors moi non plus, pour une fois, je ne le nommerai pas.

UPDATE: Bonne nouvelle — l’initiative de l’UDC a trouvé un large soutien hors de l’arène politique. Lire aussi cette excellente approche du secrétaire général de l’UDC au Tessin, M. Eros N. Mellini.

UPDATE: Gilberte Demont, présidente de l’UDC fribourgeoise, répond brillament  aux questions de TSRinfo.

Bientôt libre et fier sous vos fenêtres (update: libéré le 17 juin 2008)

Abu Qatada, de son vrai nom Omar Mahmoud Mohammed Othman, dit le Palestinien bien que jordanien (il est né à Bethléem, mais en 1960, soit à une époque où la ville appartenait à la Jordanie), est le modèle même du djihadiste moderne. Il est recherché pour son implication dans des actes de terrorisme par plusieurs pays (Algérie, États-Unis, Espagne, France, Allemagne, Italie, Jordanie). Ses livres et ses cassettes ont inspiré des assassins islamistes (dont Mohamed Atta, qui a dirigé les attentats du 11 septembre 2001). Il est considéré comme le principal représentant d’Al-Qaïda en Europe. Ses déclarations le classent sans l’ombre d’un doute parmi les pires prêcheurs de haine islamiste depuis une quinzaine d’années.

Il séjourne actuellement dans une prison de haute sécurité en Grande-Bretagne. L’intention du gouvernement consistait à l’extrader en Jordanie, pour y être jugé. Et la nouvelle, c’est qu’il va rentrer chez lui dans quelques jours, après le versement d’une caution. Les organisations musulmanes extrémistes se félicitent et exigent des dédommagements pour l’injustice que constituait son arrestation.

Ainsi, comme le constate le Telegraph,

Cette décision signifie que pas un seul terroriste international n’a pu être expulsé de [Grande-Bretagne]. Près de trois ans après les attentats du 7 juillet, les seuls extrémistes islamiques à avoir quitté le pays sont huit Algériens, partis de leur plein gré.  

Et:

Une fois libéré, ce Jordanien père de cinq enfants peut espérer toucher une pension de £1000 par mois. Et le contribuable devra aussi éponger une facture de plusieurs dizaines de milliers de livres pour maintenir le prêcheur sous surveillance 24h/24.

Certes, les Britanniques sont particulièrement mous envers les terroristes et les islamistes. Mais rien n’indique que les autres gouvernements européens actuels feraient mieux s’ils devaient compter avec des lobbies islamistes comparables. Et le gouvernement suisse, qui se vante volontiers d’entretenir des contacts avec des terroristes au nom d’une bizarre vision de la neutralité et s’étonne qu’on puisse lui en vouloir, est peut-être le tout dernier qui serait capable de protéger sa population de l’influence de tels individus. Et même l’opposition politique suisse a montré que face à la menace de l’islamisme, elle se contenterait de parlementer avec l’ennemi, de réglementer dans le vide et de pousser le peuple à la faute.

Si nous voulons résoudre le problème de l’islamisme par des lois et des mesures de prévention et de répression de la criminalité, il faut commencer par dévoiler clairement d’où vient le crime. Sinon, il faut se préparer à la guerre de basse intensité qui empeste l’atmosphère partout où l’Islam est un facteur sociopolitique déterminant.

UPDATE: L’homme est sorti de prison hier, le 17 juin 2008.

Israël ne veut plus de la Suisse. Qui s’en étonne?

Micheline Calmy-Rey dit regretter qu’Israël n’ait pas invité de membre du Conseil fédéral pour les cérémonies du 60e anniversaire de l’État juif. Israël fait dire, diplomatiquement, que

l’absence d’invitation adressée à la Suisse tient au fait que c’est le président israélien Shimon Peres qui a dressé la liste des invités et non le ministère israélien des affaires étrangères. Le chef de l’Etat a ainsi porté son choix sur des personnalités avec qui il entretient des affinités et des amitiés. Parmi elles figure le fondateur du Forum de Davos, Klaus Schwab.

Pourquoi diable en effet ne serait-on pas ravi, en Israël, de recevoir un membre du gouvernement suisse? Oh, au hasard, peut-être parce que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), ces quelques dernières années,

En fait, aucun pays du monde, vraisemblablement, n’est aussi mal traité par la Suisse officielle qu’Israël. Et Mme Calmy-Rey le sait mieux que personne, elle dont le secrétariat général de l’OLP continue de saluer la délicate attention (je traduis):

Calmy-Rey déposa des fleurs sur la tombe de l’ancien leader palestinien, Yasser Arafat, dans le complexe présidentiel (Muqataa) de Ramallah.

UPDATE: Mme Calmy-Rey devrait peut-être se réjouir de ne pas avoir été invitée. En effet, Mahmoud Ahmadinejad, qu’elle côtoie volontiers voilée, a déclaré ce matin, le 8 mai 2008 (IRNA):

Ceux qui pensent qu’en organisant une fête d’anniversaire ils pourront faire revivre le cadavre puant du régime imposteur et usurpateur d’Israël se trompent. Et les noms des participants à ces cérémonies seront inscrits parmi les criminels sionistes.

Elle n’aura ainsi pas à lui demander de bien vouloir tracer son nom de cette petite liste taquine où elle n’a vraiment pas sa place.

Les amis suisses du martyre islamiste

Le collectif genevois Urgence Palestine organise tout au long des mois d’avril et mai une série d’événements à l’occasion du 60e anniversaire de la création de l’État d’Israël (qualifiée de Nakba, catastrophe). On pourra bien sûr y découvrir tout l’éventail de la pensée palestinienne, des théories du post-colonialisme à celles du martyre meurtrier en passant par le conflit de l’eau, la défense des droits de la minorité arabe en Israël (représentée au Parlement israélien, soit dit en passant), de la lenteur de la création d’un État palestinien judenrein et bien sûr des horreurs de l’occupation israélienne.

On pourra aussi y voir Jean Ziegler, d’ailleurs, lors d’une table ronde intitulée de manière très neutre «Palestine colonisée, peuple dépossédé».

Mais, parmi ces énormités devenues banales, la seule chose  qui puisse faire un sujet dans la presse normale est la présence d’un certain Azzam Tamimi, défenseur du «droit» des Palestiniens de commettre des attentats suicide à la bombe. Et de préciser, histoire de bien dédouaner nos braves autorités, que

Ni les autorités genevoises ni Berne n’ont été averties de la venue de M. Tamimi à Genève, ce qui laisse planer un certain malaise.

Le personnage est en effet un peu sulfureux. Palestinien installé en Grande-Bretagne, il est directeur d’un «Institut de la pensée politique islamique» et connu pour vanter les beautés du «martyre» musulman (tuer et se faire tuer pour la cause d’Allah); avancer que la guerre contre le terrorisme est une guerre contre l’Islam; affirmer des choses telles que «Nous sommes des Musulmans en Europe, pas des Musulmans européens» (cela rappelle quelque chose); et avoir déclaré publiquement, notamment, que «[se] sacrifier pour la Palestine est une noble cause. C’est la voie la plus directe pour plaire à mon Dieu et je la prendrais si j’en avais l’occasion.» Ce qui n’est pas assez pacifiste pour le débat toléré actuellement en Suisse. 

Azzam Tamimi explosera ses idées de manière plus détaillée le 18 mai prochain en compagnie de Hani Ramadan à Genève. Cette rencontre culturelle s’inscrira dans la bonne douzaine de manifestations prévues par le programme d’Urgence Palestine. Il faut dire que Genève, siège du Conseil des droits de l’homme, compte pas moins d’une demi-douzaine d’organisations exclusivement dédiées à la «Palestine».

Voir aussi (récemment):
TV palestinienne: la Shoah est l’oeuvre des Juifs
Le plan du Fatah en langage clair
Huit Palestiniens sur dix pour les assassinats racistes
La fierté d’industrialiser le sacrifice de civils
Les Palestiniens qui préfèrent Israël
Le désastre économique palestinien

UPDATE: Azzam Tamimi, chantre du terrorisme suicidaire au nom d’Allah (mais c’est parce que les Palestiniens sont obligés – n’importe qui ferait cela, voyons…), a déjà été invité par les autorités suisses, plus exactement le Département des affaires étrangères, pour y distiller sa science:

Le gouvernement suisse me considère comme un expert de la Palestine. Il m’a déjà invité deux fois durant ces trois dernières années pour le conseiller. (…)

Je suis considéré comme le meilleur connaisseur du Hamas, dont je suis très proche. Et si quelqu’un veut saisir ce qui se passe en Palestine, il doit comprendre le Hamas qui, je vous le rappelle, a gagné les élections et qui est à la tête du gouvernement. Beaucoup d’organisations et de gouvernements occidentaux citent mes travaux et m’invitent. La Suisse n’est pas la seule. Mais votre gouvernement est un des seuls à avoir compris que la solution dans la région ne passe pas sans un accord avec le Hamas. (…)

Il y a une année et demie, votre Ministère des affaires étrangères m’a demandé de donner un séminaire devant plusieurs cadres de haut rang de la Confédération, dont ceux de votre police fédérale. En revanche, je n’ai jamais croisé Micheline Calmy-Rey, votre ministre des Affaires étrangères, dont j’apprécie les efforts pour trouver une solution pacifique au Proche-Orient.

Dormez tranquilles, citoyens, nos autorités écoutent et comprennent le Hamas…

UPDATE: Le proche du Hamas a fait salle comble à Genève.

UPDATE: L’homme dans ses oeuvres (en 2006):

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Agression en bande dans une école suisse

24 heures signale ce matin qu’une mère d’Yverdon (Suisse romande) a déposé plainte après qu’elle et son fils aient été agressés et menacés par des dizaines de camarades d’école:

A en croire deux élèves rencontrés mercredi, c’est une rumeur à propos d’une insulte que l’élève de 13 ans aurait lancée «contre les musulmans» qui a mis le feu aux poudres. «Les élèves musulmans ont décidé de le taper», raconte un jeune de 11 ans, témoin de la scène. Et d’après lui, des élèves ont filmé le tabassage du jeune garçon à partir de leurs portables. Sandra [prénom d’emprunt] dément à moitié ces faits sordides: «Ils l’ont tapé mais, à ma connaissance, ils n’ont rien filmé.» Avant de s’insurger contre les propos prêtés à son fils: «Je vais me marier prochainement avec un musulman. Donc, ce n’est pas mon gamin qui va faire ce genre de remarques.»

Et cela ne s’arrête pas là:

«Ils nous ont suivis jusqu’à notre domicile, en nous lançant des cailloux et nous houspillant. Ils étaient une trentaine dont plusieurs filles. J’avais les jambes qui flageolaient.» En réaction à ce qu’elle appelle «une véritable tragédie», elle a déposé plainte.

Depuis ces douloureux événements, la quadragénaire ne peut s’empêcher de paniquer à la maison dès que son fils a «cinq minutes de retard». D’autant plus que ce dernier subit des menaces de ses pairs à l’école afin qu’elle retire sa plainte. «On va mettre des cagoules et venir casser ta mère, lui ont-ils dit. Depuis deux semaines, il dort mal. Il a perdu l’appétit et ses notes sont en baisse. Mais, lance-t-elle résolument, je ne céderai pas.»

Une rumeur, vraisemblablement infondée, suffit à déclencher la violence de Musulmans. Et une experte interrogée par 24 Heures y voit l’effet de la banalisation de la violence par les jeunes. Une réunion devrait rassembler les parties prenantes ces prochains jours.

Jean Ziegler à la loupe

Un texte indispensable sur l’un des personnages les plus douteux de Suisse, Jean Ziegler, paraît dans la dernière édition d’Azure, un journal intellectuel juif, et sous la plume de Hillel Neuer, directeur de l’ONG UN Watch.

C’est un examen critique complet de la carrière et de la personnalité du sociologue et auteur suisse. L’auteur y examine notamment les tendances de Jean Ziegler à l’affabulation:

He claims that as a child in Switzerland in the 1940s he witnessed a train accident in which a crashed vehicle was revealed to be carrying Nazi weapons, demolishing his youthful illusions about his country’s alleged neutrality. Ziegler presents this incident as a primal, formative experience, essential to the shaping of his adult character. Der Spiegel has reported, however, that there is no record of such a crash, and Ziegler’s own sister thinks he invented the story. Indeed, Ziegler’s strained relationship with the truth has led one Swiss reporter to conclude a lengthy profile of the UN Special Rapporteur by describing him as a “menteur et affabulateur”–a liar and a teller of tales.

Sa fascination pour les mouvements anti-occidentaux violents:

In a 1976 photograph, he is shown brandishing a Kalashnikov while on a solidarity visit with the Eritrean Liberation Front. In an image from 1979, he is in Ho Chi Minh’s Hanoi, standing atop a captured American tank. A 1981 picture shows him at a podium in Managua, addressing Sandinista soldiers (Ziegler has a medal from the Sandinista National Liberation Front). Finally, there is a photograph of him in a tent with armed militants from the Polisario Front, fighting for the independence of the Western Sahara — this time his 12-year-old son is holding the Kalashnikov.

This affinity for the radical and violent side of politics is more than aesthetic. Ziegler has actively supplied political and diplomatic aid to some of the most brutal regimes in recent memory. Ethiopian dictator colonel Mengistu Haile Mariam, accused of widespread human rights violations and of bringing his country to starvation, handpicked Ziegler in 1986 to be one of five experts who prepared a constitution calling for one-party rule–Ziegler was the only one from outside the Soviet bloc.

Ziegler has also paid visits to Saddam Hussein in Iraq and Kim Il Sung in North Korea, and in 2002 he fawned over Zimbabwean dictator Robert Mugabe–then in the midst of engineering mass famine through violent land seizures–saying, “Mugabe has history and morality with him.” Regarding Hezbollah, Ziegler has stated that “I refuse to describe Hezbollah as a terrorist group. It is a national movement of resistance.”

Ses amitiés troubles:

In April 1996, for instance, he came to the defense of Roger Garaudy, a former French Stalinist and convert to Islam whose book The Founding Myths of Modern Israel denies the Holocaust. In response to the public controversy provoked by the book, Ziegler wrote a letter of support to Garaudy, which the Committee for Open Debate on the Holocaust (codoh)–a group dedicated to the promotion of Holocaust denial–published in full on its website:

I am outraged at the legal case they are making against you…. All your work as a writer and philosopher attests to the rigor of your analysis and the unwavering honesty of your intentions. It makes you one of the leading thinkers of our time…. It is for all these reasons that I express here my solidarity and my admiring friendship.

Ziegler has also come to the aid of Tariq Ramadan, the controversial Islamic author who has written in praise of his maternal grandfather Hasan al-Banna, the Egyptian founder of the fundamentalist Muslim Brotherhood, and Sheikh al-Qaradawi, the contemporary theologian of the human bomb. Ramadan, also reared in Geneva and now a leading European intellectual, is a close friend of Ziegler and his family: He stuffed envelopes, made phone calls, and put up posters for Ziegler’s parliamentary election campaigns.

This affection apparently is reciprocated. In 1993, Ramadan wrote an open letter protesting the staging of Mahomet–a play written in 1736 by the French philosopher Voltaire–in Geneva, on the grounds that it would offend the Muslim community. Ziegler’s wife, Erika Deuber Ziegler–a member of the communist-affiliated Swiss Party of Labor and then director of the cultural affairs department for the city of Geneva–promptly blocked the performance by withholding a 310,000 franc subsidy.

Five years later, when his dissertation to the University of Geneva was rejected, Ramadan turned once again to Ziegler and his wife for assistance. Ramadan’s thesis recast the Muslim Brotherhood as a progressive social and religious movement and excised its teachings of jihad and misogyny, not to mention its support for Nazi Germany–a position that struck Ramadan’s two French supervisors as so untenable that they refused to award him a commendation. After Ziegler and his wife threatened a public scandal, however, a new jury of supervisors was formed–an exceedingly rare occurrence. With the removal of a few passages, Ramadan’s work was approved, giving him the academic credentials that have allowed his career to flourish.

Son goût pour les terroristes:

Most striking, however, is Ziegler’s role in co-founding, co-managing, and eventually winning the Muammar al-Qaddafi International Prize for Human Rights. In April 1989, just a few months after Pan Am flight 103 was blown up by Libyan intelligence agents, killing all 259 people on board, Ziegler announced the prize’s creation. It was widely believed to be a transparent attempt to change Libya’s damaged international image as a terrorist state.

Surtout certains:

Less than a year into his term at the UN, Ziegler delivered a report accusing Israel of policies that “created hunger and threaten starvation of the most destitute.” In January 2003, he told Al-Siyassa Al-Dawliya, an Egyptian quarterly, that the policies of “colonial repression” practiced by Ariel Sharon and other Israeli officials are “criminal and classifiable as crimes against humanity.” (…)

His twenty-five-page report accused Israel of numerous violations of human rights while simultaneously exculpating Palestinian terrorist groups from any responsibility for the conflict. Ziegler then swiftly issued a UN press release that “urgently” condemned Israel for destroying tunnels used by Palestinians for smuggling weapons and called for an “outpouring of condemnation” against the Jewish state. The Israeli army was accused of torturing and killing civilians, and then-prime minister Ariel Sharon of committing “state terror.”

(…) A few months later, Ziegler fired off another official UN letter, this time to the European Commission, urging it to cancel its trade agreement with Israel because of the latter’s alleged violations of the Palestinians’ right to food. This final missive was particularly bizarre because by the UN’s own standards, the food, situation in the Palestinian territories has never come remotely close to the “catastrophe” Ziegler described, nor has it ever been ranked as one of the world’s food emergencies. In fact, when the UN Standing Committee on Nutrition compared nutritional risk in selected refugee populations in November 2003, the West Bank and Gaza ranked lowest.

Ziegler had by this time become so identified with the Palestinian cause that when reporters in Brussels asked the Commission on Human Rights for a response to the report, they identified him as the “Special Rapporteur on Palestine”–a position Ziegler has never held.

Son approche très personnelle de ses charges onusiennes (rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation):

The (UN Watch) study found that in the first four years of his mandate, Ziegler used his UN position to publicly criticize the United States on thirty-four occasions. In contrast, he never criticized any party involved in fifteen of the seventeen food emergencies examined, nor did he speak out on behalf of the people suffering under these famines.

Regarding food emergencies in such nations as Burundi, the Central African Republic, Chad, the Democratic Republic of the Congo, the Republic of the Congo, Côte d’Ivoire, Eritrea, Guinea, Haiti, Liberia, Chechnya, Sierra Leone, Somalia, Tanzania, and Uganda, Ziegler said nothing.

Sadly, his personal politics appear to have trumped his interest in the documented suffering of starving populations around the world–populations who are thus deprived of the benefits of the UN mechanism created expressly to serve their needs.

Et les raisons pour lesquelles cet individu reste si bien installé aux Nations-Unies, parmi lesquelles il faut citer le soutien sans réserve du Département fédéral des affaires étrangères. Mais Hillel Neuer conclut que le DFAE a eu tout à fait raison de propulser Jean Ziegler au Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme: il incarne parfaitement la déliquescence actuelle de cet organe.

Lire le tout.

UPDATE: Aujourd’hui, dans Le Monde, Ziegler

admet volontiers que son mandat de plus de sept ans comme rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation s’est achevé, le 30 avril, sur “un terrible échec”. En dépit de ses efforts controversés, la faim a gagné du terrain pour frapper aujourd’hui plus de 850 millions d’êtres humains, sur une planète qui “pourrait nourrir 12 milliards de personnes”, nous dit-il.

Oui, l’Islam est ce que les Musulmans en font

Hugh Fitzgerald est un auteur prolifique, critique et extrêmement érudit, sur l’Islam. L’autre jour, il faisait la remarque suivante (je traduis):

Dans la première édition de sa série «Blogging the Qur’an» sur Hot Air (reproduite sur Jihad Watch), Robert Spencer écrit qu’il ne «pense pas que les textes religieux sont infiniment malléables et peuvent être interprétés au point de signifier tout ce que le lecteur souhaite les voir exprimer, comme semblent le croire certains (…)»

Cela fait immédiatement penser, par contraste, à l’opinion de Daniel Pipes selon laquelle «l’Islam peut être tout ce que les Musulmans souhaitent en faire».

L’une de ces opinions est beaucoup plus sensée que l’autre.

Je me sens appelé à creuser cette question, car il se trouve que je partage à la fois l’avis de Robert Spencer (les textes islamiques ne sont pas interprétables d’une manière pacifique) et celui de Daniel Pipes (les Musulmans peuvent décider librement de ce qu’est l’Islam).

D’abord, l’un parle des textes et l’autre de l’Islam. La différence est importante: même si les textes islamiques sont irrécupérables car trop débordants de haine et trop exempts d’arguments honnêtes en faveur d’une réconciliation (avec les non-Musulmans), il n’est pas exclu que les Musulmans choisissent d’en faire abstraction et de redéfinir leurs valeurs sur d’autres bases. Certains diront que ce ne serait plus l’Islam, mais que vaudrait une telle objection devant un fait accompli? Cette simple possibilité justifie à elle seule qu’on évite toute déclaration définitive à cet égard, car elle constitue sans doute l’issue la plus souhaitable. Et cette attitude permet de mettre indéfiniment l’accent sur les difficultés de la tâche sans pour autant verser soi-même dans le discours haineux.

D’autre part, même au-delà des termes et même si l’on veut croire que la religion islamique n’est décidément qu’un trou de honte creusé et entretenu de tout temps par des tortionnaires inspirés d’inculture tribale médiévale et que ses victimes, devenues consentantes par un asservissant mélange de lâcheté et d’esprit de sacrifice, préfèrent cacher au prix des pires mensonges et de la répétition des pires erreurs de leur histoire plutôt que de révéler leur infâme impuissance devant le mal, il peut être judicieux de laisser aux uns comme aux autres, ou à leurs descendants, autant que faire se peut, la possibilité de réparer cette ignominie par leurs propres moyens. Même si l’on ne parvient pas (encore) à y croire soi-même. La condition sine qua non de ce choix étant bien sûr de prioriser la protection des non-Musulmans contre l’influence de l’Islam.

Mais surtout, il est (presque) toujours de mauvaise politique de braquer un débat sur une impossibilité que la grande majorité des participants ne sont pas en mesure d’apprécier, d’évaluer. Pour être capable de poser une opinion éclairée sur la question, il faut avoir lu au moins tout le Coran, plusieurs fois, et une grande partie des textes qui l’accompagnent dans la conscience religieuse musulmane, sans oublier les principales approches non sacrées sur le sujet. Il est illusoire d’espérer que ce sera un jour le cas d’une majorité des gens ou des décideurs. Il faut même espérer ardemment que tant d’efforts si peu productifs ne seront jamais nécessaires. Il vaut donc mieux, si l’on veut vraiment participer  à un effort durable et susceptible de mener le problème jusqu’à sa solution, adopter un discours qui permette de réunir un consensus raisonnable sans exiger préalablement la diffusion à grande échelle d’une opinion à tel point informée et consolidée.

C’est pourquoi je suis de l’avis de Daniel Pipes: les Musulmans peuvent fort bien réformer leur vision de leur religion. S’ils se mettent d’accord. Les chances sont faibles, mais elles existent. J’ai même imaginé une structure qui écarterait les principales difficultés du débat et qui optimiserait la progression vers un tel consensus (mais c’est une autre histoire).

Et c’est pourquoi je suis aussi de ceux qui critiquent la religion islamique dans le même esprit que Robert Spencer et Hugh Fitzgerald, c’est-à-dire comme un corps de pensées que l’Occident doit absolument rejeter en totalité, au moins aussi longtemps que sa réforme ne sera pas achevée. Et il n’y a là pas la moindre contradiction.

J’ajouterai que si je préconise d’interdire l’Islam, en m’appuyant sur les particularités de la situation législative helvétique, ce qui peut en revanche aisément paraître contradictoire avec ma position ci-dessus, c’est pourtant dans ce même esprit, exactement. Si la Suisse, petit pays tranquille et sans problème musulman encore vraiment douloureux, parvient à tenir un débat national et surtout populaire sur les bonnes raisons d’éliminer une religion du domaine public occidental, le monde en général aura franchi un pas de géant vers la solution souhaitable esquissée plus haut.

Le plan du Fatah en langage clair

Après le Hamas et son extrémisme religieux, voici le Fatah, les politiciens modérés pragmatiques que certain(e)s veulent béatement aider à bâtir leurs propres rêves.

Abbas Zaki, l’homme qui s’exprime ici en arabe sur une chaîne de télévision libanaise est un membre du comité directeur du Fatah, le mouvement politique de Mahmoud Abbas, soi-disant modéré et en quête d’une solution pacifique avec Israël.  Il dit ici aussi clairement que possible que l’objectif a toujours consisté et consiste toujours à «expulser les Israéliens de toute la Palestine». Le reste, les résolutions des Nations unies, n’est que parlottes, ruses, manoeuvres. À ses yeux, les dirigeants occidentaux ont envoyé leur cerveau en vacances.

Voici l’interview (je traduis):

Abbas Zaki: Nous croyons de tout notre coeur que le droit au retour est garanti par notre volonté, par nos armes et par notre foi.

Interviewer: Vous croyez toujours en les armes, pas uniquement en les négociations?

Abbas Zaki: Les armes seules ne donneront aucun résultat et la politique sans les armes ne donnera pas de résultat. Nous agissons sur la base d’une vaste expérience. Nous analysons la situation très attentivement. Nous savons quel climat mène à la victoire et quel climat mène au suicide. Nous parlons de politique, mais nos principes sont clairs. Yasser Arafat, notre leader, notre pionnier, a su persévérer avec cette révolution, alors que les empires s’écroulaient. Notre lutte armée dure depuis 43 ans et la lutte politique, à tous les niveaux, dure depuis 50 ans. Nous récoltons des résolutions des Nations unies et nous faisons honte au monde, de manière à ce qu’il ne se ligue pas contre nous. Car le monde est dirigé par des gens qui ont envoyé leur cerveau en vacances — les Américains et les néocons. […]

Jeune Palestinien: À ce que je me souviens, l’invasion de 1982 et la destruction du Liban Sud ne constituaient pas seulement une réplique aux attaques de roquettes — c’était aussi une réponse aux opérations [= attentats suicide]. Israël n’utilise pas que les roquettes comme prétexte, il prend aussi prétexte de la résistance.

Abbas Zaki: L’important est qu’Israël paye un prix à chaque opération. Nous ne voulons pas de cas où vous ne tuez même pas un poulet et Israël tue 20 d’entre vous. Je salue toute opération qui fait payer le prix fort à Israël. […]

L’OLP est le seul représentant légitime [du peuple palestinien] et il n’a pas modifié sa position d’un millimètre. Au vu de la faiblesse de la nation arabe et du manque de valeurs et au vu du pouvoir américain sur le monde, l’LOP procède par étapes, sans changer sa stratégie. Laissez-moi vous dire, une fois que l’idéologie d’Israël s’écroulera et que nous pourrons prendre, au moins, Jérusalem, nous allons accélérer avec notre idéologie, si Dieu le veut, et les jeter hors de toute la Palestine.

La Suisse accusée d’aider le terrorisme — merci qui?

Selon Le Matin, l’Anti Defamation League (ADL) publie dès demain les annonces ci-dessus:

Les annonces interpellent directement la cheffe du DFAE, Micheline Calmy-Rey: «Madame, quand vous financez un Etat terroriste, vous financez le terrorisme.» Les pubs paraîtront notamment dans le «Wall Street Journal», le «Herald Tribune» et le «New York Times» ainsi que dans plusieurs médias suisses.

Réflexions:
La Suisse n’a pas besoin de ce gaz – elle a déjà trois autres fournisseurs (Europe du Nord, Algérie et Russie) et comme ses besoins en gaz ne représentent qu’un malheureux % des besoins européens, elle n’a guère de soucis d’approvisionnement crédibles. D’autant plus que la majeure partie de ce gaz iranien acheté par la Suisse doit être consommée en Italie. Certains disent même qu’aucune molécule de ce gaz ne parviendra aux consommateurs suisses.
Mme Calmy-Rey peut donc seulement se vanter d’avoir fait une excellente affaire, car le gaz iranien est très bon marché. Mais faut-il vraiment se réjouir de faire une si bonne affaire avec un État non démocratique qui brade ses ressources nationales non renouvelables, même en oubliant qu’il le fait pour entretenir un effort de guerre terroriste et d’armement nucléaire? En fait, en plus de soutenir financièrement un régime théocratique agressif, la Suisse et les entreprises impliquées ne pillent-elles pas ainsi les richesses naturelles qui, dans un monde normal, devraient profiter à la population iranienne?
On estime que l’Iran vend son gaz à peu près dix fois moins cher que la Russie. Le contrat en question ici pourrait donc produire un manque à gagner en Iran et un bénéfice excédentaire en Suisse de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards d’euros. À qui exactement profite cet argent si facile?

UPDATE: L’Iran se prépare à installer 6.000 nouvelles centrifugeuses.

UPDATE: Les «Juifs de Suisse» soutiennent Calmy-Rey.

UPDATE: Abraham Foxman à propos de Micheline Calmy-Rey (14.4.2008).

Lire: L’asservissement ou quand l’Europe sera esclave

Voir aussi:
La Suisse vue des États-Unis
«Tous les médias qui interviewent encore Calmy-Rey discréditent leur indépendance journalistique»
Cette certaine Suisse qui soutient l’Iran et le Coran

La Suisse vue des États-Unis

Qui arrêtera Calmy-Rey? Ce cri du coeur est celui du rédacteur du chef et éditeur de la Weltwoche, Roger Köppel. La version allemande de son développement n’est accessible qu’aux abonnés, mais je viens de découvrir qu’elle a été traduite en anglais pour rien moins que le Wall Street Journal – ça méritait un mot, et quelques extraits, for the record:

The embarrassing low point in a chain of clumsy gestures and mistakes was Ms. Calmy-Rey’s recent appearance in Tehran, where she was photographed, smiling and wearing a headscarf, with Iranian President Mahmoud Ahmadinejad. (…)

It is wrong to see the minister’s lapses as the result of a clever master plan. The reality is more banal and more dangerous. Ms. Calmy-Rey acts by instinct, erratically, emotionally, without any strategic framework. What she argues today with the greatest sincerity is no longer of interest tomorrow. The aim is not lasting effectiveness, but media effect. (…)

It was only logical then that Ms. Calmy-Rey would recommend the old socialist Jean Ziegler, of all people, as a human rights adviser to the United Nations. The controversial co-founder of the “Moammar Gadhafi Human Rights Prize” is a friend of Fidel Castro and an advocate of Hugo Chávez and naturally an unmerciful critic of “American imperialism” and Israel. Switzerland was also the only European country to vote in favor of last month’s one-sided anti-Israel resolution at the U.N. Human Rights Council. Ms. Calmy-Rey has a natural talent for alienating Switzerland’s most reliable partners.

Et de rappeler à peu près ceci, avant de conclure:

The problem is that Ms. Calmy-Rey is forcing a foreign policy role on Switzerland that the small country cannot and should not play. This new, wrong-headed visibility harms Switzerland and causes international confusion. The very fact that Swiss foreign policy has become an issue at all is evidence enough that Ms. Calmy-Rey must be stopped.

Qu’on se rassure: on sait aussi apprécier la Suisse aux États-Unis:

In reality, the Swiss have produced a remarkable success story that goes far beyond the signature tourist products they are known for: chocolates, watches, and knives. They have one of the world’s most stable economies, a skilled workforce, internationally recognized export companies, a sound currency, and renowned banking and financial services. All this is combined with remarkable social harmony, given that Switzerland has four national languages and great religious diversity. (…)

In 2005, The Economist Intelligence Unit ranked the “quality of life” in 111 countries and found Switzerland a stellar achiever in the nine factors of its index: material well-being, health, political stability, both family and community life, climate, job security, political freedom, and gender equality. Indeed, when ranking “human misery” among all countries, Switzerland ranked at the very bottom.

When it comes to competitiveness—the set of policies and institutions that determine a country’s productivity—Switzerland ranks second among all countries according to the latest report of the World Economic Forum, funded by 1,000 of the world’s leading corporations. It is bested only by the United States. (…)

It wasn’t always so. For much of its history, Switzerland was a backward society of farmers and tradespeople. It had scant natural resources and was so poor that many of its young people emigrated to America in order to make a living (Albert Gallatin, Thomas Jefferson’s treasury secretary, and John Sutter, who set off California’s Gold Rush, were two notable examples). Just a century ago, Switzerland was much poorer than Argentina. 

Today, Switzerland looms much larger in the world economy than its small size and  population of only 7.5 million people would lead one to guess. Its passion for quality has raised global standards worldwide in fields from pharmaceuticals to biotechnology to medical devices. It ranks among the top 20 global exporters. When only services are considered, Switzerland ranks among the top 12 exporters. (…)

Mais qui arrêtera Calmy-Rey?

Quelles précautions contre l’Islam?

Des parlementaires UDC (premier parti de Suisse, 29% des voix aux dernières législatives) proposent d’inscrire dans la Constitution fédérale suissel’article 15) un principe de précaution aux termes duquel,

Nul ne peut, de quelque manière que ce soit, exploiter la religion, les sentiments religieux ou les choses considérées comme sacrées par la religion, ni en abuser, dans le but de faire prévaloir, notamment dans l’esprit des adeptes, la norme religieuse sur la norme civile, pénale et/ou administrative de la Confédération et des cantons. (…)

Concrètement, il s’agit de rendre punissable la propagation des éléments de la religion pouvant entrer en contradiction avec les lois suisses actuelles. Le projet soumet également une proposition d’ajout au Code pénal suissel’article 275bis) précisant que

Les libertés de croyance et de conscience et les droits de manifestation et de culte qui en découlent, ne peuvent être exercés dans le but exprès ou implicite de porter atteinte à l’ordre constitutionnel de la Confédération ou d’un canton, même sans violence, ni de justifier directement ou indirectement une quelconque infraction à l’ordre civil, pénal ou administratif de la Confédération et d’un canton. (…)

Le développement explique que les personnes qui répandent des messages religieux problématiques pourraient dès lors être

(…) légitimement considérées comme responsables civilement aussi bien que pénalement, de la création, de la propagation d’un risque, et de ses conséquences dommageables, sauf à démontrer les actions préventives qu’elles auraient engagées et à en supporter le fardeau de la preuve.

Je suis à la fois heureux de pouvoir annoncer que des politiques prennent la question au sérieux et extrêmement sceptique, comme devant l’initiative contre les minarets. Car tout cela nous conduit à une situation que tous les Musulmans croyants connaissent trop bien, celle de Hudaibiya.

Alors, le prophète avait accepté de s’humilier (jusqu’à renoncer à son titre de messager de dieu) devant les gens de la Mecque (qui, comme nous, toléraient des religions multiples) pour obtenir le droit d’y venir prier, une fois par an. Puis, il partit en campagne militaire contre des adversaires moins coriaces, les écrasa, et revint, riche et puissant, pour conquérir la Mecque sans coup férir et y faire assassiner ses anciens ennemis. Et il est certain que, passé les récriminations d’usage, ceux des Musulmans qui veulent défendre leur religion procéderont selon ce modèle.

Ainsi, nous aurons probablement d’horribles débats sur les textes sacrés islamiques, ce qui aggravera les tensions dans le pays, donnant ainsi des prétextes non religieux aux gens concernés d’exprimer leur haine et leur violence, et, dans le meilleur des cas, c’est-à-dire si les islamistes s’inclinent, nous n’aurons protégé que la petite Suisse. Très provisoirement. De plus, comme les auteurs de cette proposition ne nomment pas leur cible et parlent simplement de «religion», il faut s’attendre, si cette loi passe, à ce que chaque attaque contre des imams ou des éditeurs musulmans soit suivie (ou précédée) d’une attaque contre des prêtres catholiques et des rabbins. Charmante perspective.

Et en fin de compte, nous n’obtiendrons ce résultat déjà peu souhaitable que dans la mesure où les partisans de cette proposition sauront présenter des arguments réellement convaincants. Il faut donc commencer par réunir un dossier à charge contre la pratique de la religion islamique. Et impliquer le peuple dans des décisions politiques positives (approbation des bonnes religions).

Car dès que les gens sont largement informés de la supercherie et qu’ils ont l’occasion de se prononcer sans chahut ni troubles publics, il devient possible de balayer cette religion tout en gardant ses membres réellement sincères. Puis, grâce à ces derniers, de convaincre les Musulmans de travailler enfin à une réforme digne de ce nom. Depuis l’intérieur.

UPDATE: Un débat est entamé chez François.

Fitna — Wilders a raison, le Coran est mauvais

Il y a encore de vrais journaux en Suisse. La Weltwoche, sous la plume de René Marcus, a examiné les affirmations maintes fois répétées selon lesquelles le film de Geert Wilders établirait un parallèle illégitime entre l’Islam et la violence. Un court extrait traduit et enrichi de liens vers un Coran en ligne (note: le Coran a 114 sourates):

J’invite tous les connaisseurs instantanés de l’Islam qui dénigrent la «fabrication» de Wilders et qui pensent savoir que l’Islam authentique prêche la paix, à lire le Coran. Le livre saint des Musulmans est un ouvrage dans lequel la racine verbale qtl, «tuer» apparaît à 187 reprises, dont 25 à l’impératif (par exemple dans les versets 4:89, 4:91; 9:5, 9:14 et 9:29). La citation «Tuez-les où que vous les trouviez!» est tirée d’un contexte tout à fait approprié. Dans le Coran, tous les incroyants sont sans cesse menacés de châtiments dans ce monde comme dans l’autre; la racine ‘db, «punir» est présente à plus de 400 exemplaires.

Wilders cite la sourate 4:56, qui dit ceci: «Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, (le Coran) Nous les brûlerons bientòt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d’autres peaux en échange afin qu’ils goûtent au châtiment. (…)» Sortie de son contexte? Le Coran martèle dans l’esprit du lecteur à quel point les punitions qui attendent les incroyants en enfer sont insupportables. De nouveaux supplices apparaissent sans cesse, décrits avec une précision sadique. La peau renouvelée de la citation précédente n’est qu’un exemple. Le lecteur pourra ainsi également tout apprendre des fruits cruels du zakkoum, qui consumeront les ventres de l’intérieur tels du métal en fusion, et autres surprises brûlantes d’un enfer éternel (versets 4:51 et s.; 22:19 et s.; 37:64 et s.; 44:43 et s.; 56:51 et s.).

Alors je demande aux Musulmans: «Où allez-vous avec tout cela? Et qu’arrive-t-il à l’âme des enfants qui apprennent ces versets par coeur, aux quatre coins du monde?»

Lire le tout (en allemand).

«Tous les médias qui interviewent encore Calmy-Rey discréditent leur indépendance journalistique»

Cette déclaration constitue le titre de l’éditorial de la Weltwoche (abonnés seulement) de cette semaine.

L’hebdomadaire suisse alémanique, n’ayant pu obtenir aucune déclaration de notre ministre des affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, depuis des années, selon son rédacteur en chef et éditeur Roger Köppel (également ancien rédacteur en chef de Die Welt), a décidé, en désespoir de cause, de lui offrir carte blanche: deux pages pour s’exprimer librement à propos de sa politique iranienne. Sans retitrage, sans encadré, sans question critique, sans rien.

Micheline Calmy-Rey fit alors savoir, exceptionnellement, qu’elle ne répondrait positivement à cette invitation sous aucun prétexte. Et elle interdit également à tous les hauts fonctionnaires sous ses ordres de prendre position pour la Weltwoche.

(Raison invoquée: un article réalisé par un auteur de la Weltwoche à son sujet et publié il y a cinq ans. Mais l’auteur en question ne travaille plus pour la Weltwoche depuis quatre ans et le portrait incriminé avait également été publié ailleurs que dans la Weltwoche.)

D’autre part, Roger Köppel a appris que Micheline Calmy-Rey n’a accepté de donner une interview à la télévision suisse romande, le week-end dernier, qu’après avoir reçu l’assurance que l’entrevue ne serait «pas très confrontative». Nous savons donc que l’interview que Mme Calmy-Rey ne manquera certainement pas de donner prochainement à l’un ou l’autre média sur l’affaire iranienne ne sera pas non plus «très confrontative»…

UPDATE: Le Matin s’y colle.

L’Arabie saoudite pour la liberté religieuse!

Enfin, façon de parler. Comme le signale Daniel Pipes, le Conseil consultatif d’Arabie Saoudite s’est prononcé tout récemment contre une proposition de pacte international qui exigerait le respect des religions. En clair, ce conseil a donc refusé d’instaurer une censure religieuse. C’est une excellente nouvelle. Ce pour des raisons certes peu réjouissantes, mais d’autant plus révélatrices.

Les auteurs de la proposition cherchaient à lutter contre certaines précautions ou tentatives d’information et autres publications de petits dessins qui se font toujours plus incisives à mesure que les gens comprennent lentement ce qu’est l’Islam. Et, comme il n’est guère possible de demander qu’on protège uniquement l’Islam d’une critique dont le Christianisme, notamment, fait les frais depuis des décennies, le projet tentait de réunir un consensus autour de l’interdiction d’insulter les religions dans leur ensemble.

Mais cela aurait obligé les Musulmans à respecter eux aussi les religions. Or, ont fait valoir les opposants au projet,

Certains considèrent que le Bouddhisme, le Qadianisme [un spin-off de l’Islam — ajm] et le Bahaïsme comme des religions. Pouvons-nous obliger les Musulmans à respecter ces fois et à ne pas les critiquer? (…) Si nous approuvons cette résolution, il deviendra obligatoire de reconnaître certaines religions et cela facilitera l’établissement de lieux de culte correspondants dans les pays musulmans.

Sur quoi la proposition a été balayée par 77 voix contre 33. Gageons que les promoteurs du projet vont maintenant tenter de conclure des accords bilatéraux avec le Vatican. La Suisse offrira-t-elle ses bons offices? Ce serait l’occasion de rectifier les imperfections du discours académique saoudien sur notre pays.

UPDATE: Cela n’a pas traîné. On pouvait lire hier dans Al-Hayat que le roi Abdallah avait maintenant reçu l’autorisation des ulémas pour lancer un appel «aux trois religions»  afin de

tenir des conférence en vue d’atteindre un accord pour sauvegarder l’humanité du dénigrement des valeurs morales, pour préserver l’institution de la famille et pour restaurer les valeurs de la loyauté envers l’humanité.

Mais ceci, vos médias habituels vous l’auront certainement déjà appris…

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